En même temps, comme la loi ne sera pas votée. OSEF. Mais le problème, c'est pourquoi nos députés perdent du temps sur des projets sans queue ni tête... Et est-ce qu'on a encore besoin de taxer encore un pays qui croule déjà sur les textes et qui est à l'arrêt ?
Olivier Sauvage retweeted
J'ai lu l'amendement I-1358 au PLF 2027, adopté ce vendredi à l'Assemblée : une taxe de 0,055 € par Go envoyé vers les abonnés des FAI français. Le chiffre est abstrait, alors comparons-le. Corrigez-moi si vous voyez des erreurs.
Deux comparaisons et un cas concret :
1. Le transit et le peering. Un port 100 Gbps coûte environ 6 300 € par mois chez un fournisseur de transit mondial. En interconnexion directe avec un FAI européen, compter 3 à 5 fois plus, soit 20 à 30 k€ par mois. Sur ce port (a), la taxe atteint 1,02 M€ par mois, soit environ 3400 % à 16300 % du prix d'une interconnexion vers les FAI français. On change donc profondément le modèle économique de la bande passante en France.
2. Les hyperscalers sont critiqués pour le prix de leur trafic sortant, qui va d'environ 0,08€ à 0,045€ par Go selon le volume. La taxe, 0,055 € par Go, représente 68 % à 123 % de ce prix. On parle donc de doubler, pour le trafic vers la France, un prix déjà jugé trop élevé !
3. Le cas d'OVHcloud. Nous envoyons de l'ordre de 500 Gbps au 95e percentile vers les FAI français, soit environ 324 Gbps en moyenne. Sur un an, la taxe brute atteindrait 70 M€. Le texte la plafonne à 15 % du CA réalisé en France ou à 2 % du CA mondial, soit entre environ 23 et 70 M€ par an que nous devrions collecter pour l'État, et donc répercuter sur nos clients.
Conclusions :
1. Une taxe porte en général sur une petite fraction de son assiette. Celle-ci vaut plus de 3000 % du coût du transit, et environ 100 % du prix public des hyperscalers. Rappelez-vous la loi SREN, votée pour supprimer les frais de transfert qui empêchaient les clients de quitter un fournisseur cloud. Ici, on parle de doubler le prix du trafic sortant vers les internautes français, un prix déjà très problématique.
2. Le garde-fou, un plafond calculé sur le chiffre d'affaires, est incohérent. Ce chiffre d'affaires couvre des serveurs, du stockage, des datacenters et des équipes sans rapport avec la bande passante. C'est comme créer une taxe calculée sur la consommation électrique des usines automobiles en France, plafonnée à 15 % du chiffre d'affaires des constructeurs. Quel rapport entre les deux ?
3. Une taxe nationale de ce type frappe à coup sûr les entreprises établies en France, alors que leurs concurrents mondiaux sans présence en France livrent le même trafic aux mêmes FAI français sans payer cette taxe en pratique. Cela crée une distorsion de concurrence au détriment des acteurs nationaux et déclasse les entreprises qui embauchent en France. Une taxe qui produit l'effet inverse serait une meilleure approche.
(a) Facturé au 95e percentile, ce port n'est pas plein en permanence : avec un profil journalier type (22 % vers 4 h, 90 % vers 21 h), il transporte en moyenne 57 % de sa capacité, soit 18,6 millions de Go par mois.
🤖 Made with AI
Olivier Sauvage retweeted
Les salariés utilisent l'IA. Mais savent-ils s'en servir ?
J'ai écouté le dernier épisode de @siliconcarnesf , « les salariés dépassent leurs patrons ». Passionnant comme toujours et une question ne m'a pas lâché depuis.
Le constat est connu : le shadow AI est partout. Selon le dernier baromètre OpinionWay pour Cegid, 67 % des salariés français qui utilisent l'IA passent par des outils que leur entreprise ne fournit pas, souvent sans le dire.
On pourrait y voir une bonne nouvelle : la curiosité est là, et elle avance plus vite que les directions.
Je n'en suis pas si sûr. En mai, dans « Le problème n'est pas l'IA. C'est le tempo qu'on nous impose », j'écrivais déjà qu'utiliser n'est pas maîtriser, et que le shadow AI en était la forme la plus préoccupante.
Cet épisode m'y ramène, avec une question que personne ne tranche vraiment :
- Quelles données y passent ? Des documents internes, des infos clients, sur un compte personnel ?
- L'outil est-il paramétré pour ne pas réutiliser ces données ? Le salarié le sait-il seulement ?
- L'usage répond-il à un besoin, s'inscrit-il dans un process ? Ou se résume-t-il à « rédige-moi ce mail » ?
Le même baromètre donne un indice. Les salariés français déclarent gagner en moyenne trois heures par semaine grâce à l'IA, deux fois moins que leurs homologues espagnols. Et 63 % disent que leur entreprise ne leur a proposé aucune formation. Autrement dit : on utilise beaucoup, on en tire peu.
En face, les dirigeants ont peur. Et cette peur est légitime : on ne confie pas ses données clients, ses contrats ou ses chiffres à un outil dont on ne maîtrise ni l'hébergement ni les conditions d'usage.
Les fuites de données de ces dernières années ont laissé des traces. Alors on attend, on bloque, on reporte le déploiement.
Sauf que voilà le paradoxe : en freinant, on ne supprime pas l'usage. On le pousse vers les comptes personnels, exactement là où les données sont le moins protégées. La prudence des directions fabrique le risque qu'elles voulaient éviter.
Côté salariés, on comprend pourquoi tout reste caché. L'épisode pose la question crûment : si je fais en deux heures ce qui m'en prenait six, à qui appartient le temps gagné ? Le dire, c'est risquer de paraître moins utile. Alors on se tait, on bricole seul, et personne n'apprend de personne.
Dernier signal, plus discret. L'épisode parle d'« AI workslop » : ces mails que vos collègues n'ont pas vraiment rédigés. On dicte, l'IA met en forme, on envoie. Parfois sans relire.
Dicter n'est pas le problème. Je le fais tous les jours, et ce que je dicte est souvent plus riche que ce que je tape. Le problème commence quand on ne relit plus, quand on ne délègue plus seulement la forme, mais la pensée. Écrire, c'est aussi structurer ce qu'on veut dire. Si on perd ça, on gagne du temps et on perd en clarté.
Le vrai écart n'est donc pas entre ceux qui utilisent l'IA et ceux qui ne l'utilisent pas. Il est entre ceux qui savent ce qu'ils font et ceux qui ne le savent pas. Et aujourd'hui, rien ne dit lequel des deux groupes domine.
Pour les dirigeants, interdire ne changera rien. Sécuriser, oui : des outils validés, un cadre clair sur les données, et le droit de dire qu'on utilise l'IA sans se mettre en danger. C'est la seule façon de faire sortir ces usages de l'ombre pour pouvoir les faire progresser.
Je vous conseille vraiment d'écouter l'épisode : 37 minutes qui posent les bonnes questions, sans détour.
open.spotify.com/episode/0Rc…
#IntelligenceArtificielle #ShadowAI #DonnéesEntreprise #Management #PME #ia
Ce qui est vraiment pathétique avec cette loi sur la taxation des flux de données, c'est qu'elle n'a aucune chance d'aboutir.
Que de temps perdu à discutailler sur des choses inapplicables et perdues d'avance.
Nos députés n'ont pas des choses sérieuses à faire ?
The AI jobs panic peaked in May and has faded fast since:
- News reports on AI job loss are down ~65%, back to year-ago levels
- Layoff announcements that cite AI are down ~90%, near the lowest of the year
Charts of the Week: a16z.news/p/charts-of-the-we…
I still love Apple, but honestly: where has their knack for disrupting the market gone?
Nothing they announce feels fresh anymore. It feels like they're perpetually playing catch-up with the rest of the industry.
And don't even get me started on AI. Where is Apple right now?
#Apple #TechTrends #AI
Utiliser l’IA pour licencier.
1) C’est pas beau de penser comme ça.
2) C’est une erreur stratégique.
Forrester, dont on peut penser ce qu’on veut, vient de publier une note justement à ce sujet qui alerte sur une vision trop simpliste de l’intégration de l’IA à l’entreprise.
Ce que j’en retiens :
1) Arrêtez de penser que l’IA remplace des personnes.
2) Think « positif » : pensez plutôt à ce que l’IA vous permet de faire et que vous ne savez pas faire pour améliorer votre entreprise, et gardez vos salariés, qui sont votre plus précieux atout (et qui, en plus, sont sûrement des gens sympas).
Le reste dans la vidéo.
La note Forrester ici : forrester.com/press-newsroom…
There's a certain social platform that has turned into an endless contest of hollow, meaningless platitudes that teach you absolutely nothing.
Call me old-fashioned, but if you're stepping up to speak, at least share something authentic and genuinely your own.
Not recycled corporate clichés churned out by a blender.
Olivier Sauvage retweeted
Google AdWords
aurait désormais
des consultants / commerciaux IA
à la place d’humains
This quoted post is unavailable.
Trying to grow on Substack feels suspiciously like tackling an arcade claw machine.
You convince yourself you're about to snag an iPhone, only to sink an entire month’s pay just to bag a cheap pink plush bunny made in China. 🕹️🧸
The creator grind is properly real.
#CreatorEconomy #Substack #WritingCommunity
Vous pensez que votre entreprise gagne du temps en confiant des tâches à des agents IA ?
Attendez un peu...
Vous en êtes bien certain ? Parce que certaines études tendraient à démontrer que ce n'est peut-être pas aussi simple que ça .
youtu.be/ur1aucC8ewg
L'IA, oui, mais par quoi commencer ?
Dans l'épisode 8 de B2biz, j'abordais la question avec Jeremy Muller, Directeur du digital du groupe Jean Rouyer Automobiles, un distributeur automobile de plus de 1600 salariés.
Sa réponse ne va pas vous étonner ;-)
Pour voir tout l'épisode, c'est ici : oliviersauvage.com/fr/ia-et-…
Finies les relations presse à la papa !
L'IA redonne un bain de jouvence à ce moyen de faire parler de votre entreprise.
Mes recommandations pour votre prochaine campagne sont ici :
tinyurl.com/27382mkd















