Alerte medaille🥇🇸🇳
🥇🇸🇳 JOJ Dakar 2026 | Lutte de plage : Maguette Diop offre au Sénégal sa deuxième médaille d’or !
Le Sénégal poursuit sa moisson d’or ! Maguette Diop s’impose dans la catégorie des moins de 80 kg et décroche le deuxième titre olympique de la jeunesse du Sénégal en lutte de plage. Une nouvelle consécration pour les Lionnes et Lions ! 🇸🇳❤️
#JOJDakar2026 #Dakar2026
Boubs 🇸🇳 retweeted
Replying to @djigane
J’ai été bizuté il y a 20 ans. On ne forçait personne à adhérer. Perso je n’ai pas été toujours coopérant mais les activités permettaient de briser la glace. Rien de violent (de ce que j’ai vécu), rien de dévalorisant.
Boubs 🇸🇳 retweeted
Replying to @00boubs
Bien dit Monsieur...
Je suis témoin des intégrations faites a l’ESP mais elles permettent aux nouvelles recrues de mieux s'adapter aux exigences polytechniciennes et a la vie sociale qui est dans le campus.
Meussou ma degg khekh waleuk khoulo birr EPS.
Boubs 🇸🇳 retweeted
Que des faits
Boubs 🇸🇳 retweeted
Copier coller… rien à ajouter !
La solidarité tant soulevée des étudiants de l’ESP est fille des intégrations. En tout cas moi humainement c’est une expérience unique ❤️
Boubs 🇸🇳 retweeted
Super Mame merci pour leral yi mais Bilay meunon nala si begn fek façon on sait tous comment ce reseau marche les gens se prononcent sur des choses qu’ils ne maîtrisent pas, mentent sans scrupule et postent pour des stats yakamti deg esp rk pour Sandi sen grains de sel
Bonjour je me permets d'intervenir en tant qu'ancien étudiant ayant moi-même vécu les intégrations il y a plus de 15 ans, afin d'apporter quelques éléments de contexte.
1. Les écoles polytechniques du Sénégal (l'EPT et l'ESP, avant leur séparation) ont un héritage militaire
Si les éléments ci-dessous sont réunis dans ce que vous appelez « intégration » à l'ESP (et dans d'autres écoles), les victimes doivent porter plainte, l'administration doit mener des enquêtes et les ministères concernés doivent se saisir de l'affaire 👇🏿
Pourquoi le « bizutage » est une forme de violence :
Le bizutage consiste à imposer à une personne, pour qu'elle soit acceptée dans un groupe, des épreuves humiliantes, dégradantes ou dangereuses.
Il est violent par sa nature, par ses formes et par ses effets.
1. Une contrainte déguisée en choix. Le nouveau veut appartenir au groupe, et refuser revient à s'exclure. Le consentement est donc vicié dès le départ. Le « il était d'accord » ne tient pas : un accord obtenu sous la pression du groupe n'est pas un consentement libre.
2. Des violences multiples, pas seulement physiques. Le Code pénal sénégalais les réprime :
• Physiques : alcool forcé, coups, privation de sommeil, de nourriture ou d'eau, épreuves dangereuses. Des décès en ont résulté. Les coups et blessures volontaires sont réprimés par les articles 294 à 298 du Code pénal.
• Psychologiques : humiliation publique, insultes, obéissance exigée, dégradation rituelle.
• Sexuelles : nudité imposée, attouchements, simulacres ou gestes à caractère sexuel, jusqu'à l'agression sexuelle ou au viol.
Ces actes ne sont pas des « débordements » : ce sont des infractions graves. Le viol est défini à l'article 320 du Code pénal (loi n° 2020-05 du 10 janvier 2020) et le harcèlement sexuel à l'article 319 bis.
• Menaces et intimidation : peur de représailles, de violences ou d'exclusion si le nouveau refuse ou parle. Les menaces sont aussi réprimées par le Code pénal.
• Ostracisme : mise à l'écart, isolement, rejet du groupe pour punir celui qui résiste. L'exclusion sociale est une violence en soi.
• Atteintes à la vie privée : photos et vidéos humiliantes, diffusion sur les réseaux, harcèlement en ligne qui prolonge l'humiliation.
3. Un abus de pouvoir. Les anciens imposent leur domination aux nouveaux. Cette asymétrie ne transmet aucun savoir et ne crée aucun lien : elle installe la peur.
Celui qui a subi s'estime souvent en droit d'infliger à son tour, et le cycle se reproduit.
4. La loi du silence. Le groupe protège ses pratiques : on se tait par peur, par honte, par loyauté mal placée.
Ce silence expose les victimes à l'isolement.
Les témoins qui laissent faire, ou qui y participent, peuvent engager leur responsabilité, et l'encadrement qui ferme les yeux aussi.
5. Des séquelles durables. Honte, anxiété, dépression, troubles du sommeil, perte de confiance, décrochage scolaire ou professionnel, stress post-traumatique.
Les conséquences dépassent largement le moment de l'épreuve.
6. L'argument de la tradition ne tient pas. Qu'une violence soit rituelle, collective et ancienne ne la rend pas acceptable : cela la rend plus difficile à dénoncer. L'esprit d'équipe se construit par l'accueil, l'entraide et des épreuves librement choisies et sans humiliation.
Réponse aux défenseurs du bizutage : ils invoquent la cohésion, la tradition et le consentement.
Aucune cohésion n'existe dans la peur : elle produit la soumission et le silence.
La tradition n'est pas une justification, et le consentement obtenu sous pression de groupe n'en est pas un.
"Nos aieux se battent là-bas et nous emboitons le pas.. FIDÉLITÉ"
Heureux de voir que les jeunes respectent tjrs la tradition de cette épreuve de fraternité, de fidélité et d'intégration des décennies après et surtout heureux de savoir que ca énerve tjrs ceux qui n'y sont pas 😂
















