Pinned Tweet
Abdel Qader al-Jilani the Sufi Ash’ari also said:
"O Allah, I turn to You through Your Prophet, peace be upon him, the Prophet of Mercy. 𝗢 𝗠𝗲𝘀𝘀𝗲𝗻𝗴𝗲𝗿 𝗼𝗳 𝗔𝗹𝗹𝗮𝗵! 𝗜 𝘁𝘂𝗿𝗻 𝘁𝗵𝗿𝗼𝘂𝗴𝗵 𝘆𝗼𝘂 𝘁𝗼 𝗺𝘆 𝗟𝗼𝗿𝗱 𝘀𝗼 𝘁𝗵𝗮𝘁 𝗛𝗲 𝗺𝗮𝘆 𝗳𝗼𝗿𝗴𝗶𝘃𝗲 𝗺𝘆 𝘀𝗶𝗻𝘀. O Allah, I ask You by his right to forgive me and have mercy on me."
اللهم إني أتوجه إليك بنبيك عليه سلامك نبي الرحمة، يا رسول الله إني أتوجه بك إلى ربي ليغفر لي ذنوبي، اللهم إني أسألك بحقه أن تغفر لي وترحمني
———————————————
Ibn Al Uthaymin the Wahhābi said:
"But if he asks them directly by saying: '𝗢 𝗠𝗲𝘀𝘀𝗲𝗻𝗴𝗲𝗿 𝗼𝗳 𝗔𝗹𝗹𝗮𝗵, 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗰𝗲𝗱𝗲 𝗳𝗼𝗿 𝗺𝗲' or 'O so-and-so, intercede for me' or anything similar: this is not permissible. Rather, it is invoking other than Allah, and invoking other than Allah 𝗶𝘀 𝗦𝗵𝗶𝗿𝗸."
فالمهم أن الإنسان إذا رجا الله عز وجل أن يُشَفِّع فيه نبيه محمدا صلى الله عليه وسلم ، أو يشفع فيه أحدا من الصالحين ، بدون أن يسألهم ذلك : فهذا لا بأس به. وأما أن يسألهم فيقول: يا رسول الله اشفع لي، أو يا فلان اشفع لي، أو ما أشبه ذلك : فهذا لا يجوز، بل هو من دعاء غير الله عز وجل، ودعاء غير الله شرك.
unavailable
١٢ retweeted
📚 NOUVELLE TRADUCTION DISPONIBLE EN FRANÇAIS !
AL-KHARĪDA AL-BAHIYYA (الخريدة البهية)
Un traité fondamental de la croyance islamique selon l'école ashʿarite.
J'ai le plaisir de vous annoncer la publication de ma traduction française de la Kharīda al-Bahiyya, célèbre poème doctrinal de l'imam Aḥmad al-Dardīr al-Mālikī (mort en 1201 H).
Cet ouvrage constitue l'un des textes classiques les plus connus dans l'enseignement de la croyance sunnite, particulièrement au sein de la tradition malikite-ashʿarite.
À travers une présentation concise et méthodique, l'imam al-Dardīr expose les fondements essentiels de la foi, notamment :
Les attributs divins et ce qu'il convient d'affirmer au sujet d'Allah.
Les attributs des prophètes et leur préservation.
Les principales croyances relatives aux réalités de l'au-delà.
Les fondements de la connaissance d'Allah et de Ses messagers.
L'objectif de cette traduction est de rendre accessible au lectorat francophone un texte majeur de notre patrimoine théologique, tout en contribuant à la transmission des enseignements des grands savants de l'islam.
Que cette modeste contribution soit une source de bénéfice pour les étudiants en sciences religieuses ainsi que pour toute personne désireuse d'approfondir sa connaissance de la croyance sunnite.
Qu'Allah accepte ce travail, pardonne ses imperfections et le rende profitable à ceux qui le liront.
📖 Le livre est disponible dès maintenant sur Amazon :
amazon.fr/dp/B0HQGNY6S8
N'hésitez pas à partager cette publication afin de contribuer à la diffusion du savoir.
#AlKharidaAlBahiyya #AlDardir #Asharisme #Aqida #Malikisme #LivresIslamiques
١٢ retweeted
Qu’Allah préserve ce brave homme et accroisse le châtiment de la tombe d’Atatürk le mécréant
🇹🇷
Turquie: Un homme a été condamné à 3 mois de prison après avoir refusé de prêter serment selon la formule prévue par la loi laïque républicaine lors d'une audience où il comparaissait comme témoin. Il a insisté pour jurer uniquement "sur Allah", refusant ainsi de se conformer à la procédure légale, ce qui lui a valu une peine d'emprisonnement disciplinaire.
Dans les registres du tribunal:
Témoin: "Je ne souhaite pas prêter serment selon la formule prévue par la loi. Je souhaite jurer uniquement sur Allah."
Décision du tribunal: "Après avoir clairement rappelé au témoin son obligation de prêter serment conformément à la procédure légale et constaté qu'il persistait à refuser de le faire selon les formes prévues, le tribunal a décidé, à l'unanimité, de lui infliger une peine d'emprisonnement disciplinaire de 3 mois, conformément à l'article 60 du Code de procédure pénale turc (CMK).
Il a également été décidé d'émettre immédiatement une ordonnance afin que la mesure soit mise à exécution."
١٢ retweeted
Puis quand tu découvres l'imam ash-Shafii, Nawawi, les deux Ibn Hajar, Al Ashari, Ibn Salah, Al Juwayni, Zakariyya Al Ansari, Al Suyuti, Ar Razi, Subki................
١٢ retweeted
Bismi llāhi r-Raḥmāni r-Raḥīm
As-salāmu ʿalaykum wa raḥmatu llāhi wa barakātuh
Al-ḥamdu li-llāhi alladhī bi-niʿmatihi tatimmu ṣ-ṣāliḥāt.
C’est avec une grande joie et beaucoup de reconnaissance envers Allāh que je vous annonce la publication de ma toute première traduction d’un ouvrage en langue française.
📚 Les Joyaux de la théologie pour éclaircir la croyance islamique
Al-Jawāhir al-kalāmiyya fī īḍāḥ al-ʿaqīda al-islāmiyya
Du shaykh Ṭāhir al-Jazāʾirī (raḥimahullāh)
Le shaykh Ṭāhir al-Jazāʾirī (1852-1920) fut un éminent savant d’origine algérienne, né à Damas, qui consacra sa vie à l’enseignement, à la transmission du savoir et à la préservation du patrimoine intellectuel musulman.
De quoi traite cet ouvrage ?
Ce livre est une introduction claire et méthodique aux fondements de la croyance islamique (ʿaqīda).
À travers une succession de questions et de réponses, l’auteur expose les six piliers de la foi : la croyance en Allāh, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers, au Jour dernier et au destin (al-qaḍāʾ wa-l-qadar).
Il aborde également des questions fondamentales de théologie (ʿilm al-kalām), notamment les attributs divins, la transcendance d’Allāh (tanzīh) par rapport à Sa création, les qualités des prophètes et les preuves de leur véracité.
L’une des grandes qualités de cet ouvrage réside dans sa méthode pédagogique : le shaykh cherche à rendre accessibles des notions parfois complexes, sans pour autant négliger leur profondeur.
Il constitue ainsi une lecture intéressante pour les personnes qui souhaitent découvrir les fondements de la croyance islamique, mais aussi pour les étudiants désireux de consolider leurs premières connaissances en théologie.
Pourquoi avoir traduit cet ouvrage ?
Mon souhait était de contribuer, à ma modeste échelle, à rendre accessible au public francophone une partie de notre riche patrimoine scientifique et religieux.
Il me tenait également à cœur de faire découvrir l’œuvre de ce savant d’origine algérienne, dont le parcours et l’attachement au savoir méritent d’être davantage connus.
C’est ma première traduction publiée, et je suis parfaitement conscient qu’elle peut comporter des maladresses, des imperfections ou des erreurs.
C’est pourquoi je vous invite sincèrement à me faire part de vos retours, de vos remarques et de vos critiques constructives. N’hésitez pas à me signaler les passages qui vous sembleraient perfectibles ou les éventuelles erreurs que vous pourriez relever.
Vos observations me seront précieuses pour progresser, améliorer mon travail et, avec la permission d’Allāh, proposer d’autres traductions à l’avenir.
Je demande à Allāh d’accepter ce modeste effort, de pardonner mes erreurs et de faire de cette traduction une source de bien et de savoir bénéfique pour ses lecteurs.
Qu’Allāh fasse également miséricorde au shaykh Ṭāhir al-Jazāʾirī et le récompense pour ses efforts au service de la science.
📖 L’ouvrage est désormais disponible sur Amazon :
amazon.fr/dp/B0HQBG52MB
N’hésitez pas à partager cette publication autour de vous afin de contribuer à faire connaître ce livre.
Bāraka llāhu fīkum wa jazākumu llāhu khayran.
Eden Jahad
Éditions Al-Talibun
السلام عليكم و رحمة الله و بركاته
la soeur a besoin d’un psy ou psychiatre qui pourrait lui faire un justificatif pour une situation urgente et très importante pour elle, si vous pouviez partager ou en parler avec des professionnels qui pourraient l’arranger c’est vraiment important pour elle, qu’Allah vous récompense grandement et vous accorde Son vaste Paradis
This Post is from an account that no longer exists. Learn more
J’ai vu aucun TikTok de jeune en crise identitaire sous cosplay saoudien qui dénonce cette fête en Arabie saoudite, par contre dans la période du mawlid ils inondent les réseaux ..
How bro felt writing this
Patriarchy existed to STOP OTHER MEN.
You really think men invented patriarchy to hold YOU down? You are too weak, too fragile, too irrelevant for men to waste invention on you.
Men invented patriarchy to protect their lands, food, money, resources, women and children FROM MEN.
500 years ago women didn't know what patriarchy was because it was SURVIVAL.
No police. No 911. No guns. No cell phones. If a rival tribe wanted you, they killed your men, raped you, took your land, took your food, and married you off to their sons or kept you as maids, servants, and sex slaves. That was history.
Patriarchy said: TOUCH HER AND YOU DIE. She belongs to this man, this family, this tribe. That was not oppression. That was a DEATH THREAT to other men to keep you safe.
Pregnancy = 9 months useless. Breastfeeding mother can't run, can't fight, baby cries and brings wolves.
Who hunted? MEN.
Who fought bears? MEN.
Who fought other men? MEN.
Who built houses in snow? MEN.
Who died in wars? 90% MEN.
If men left women alone to be "independent" in 1500, you would have gone EXTINCT in one winter. No food. No fire. No protection.
You are alive today because of patriarchy.
Modern luxury - AC, Uber Eats, iPhone, birth control, police made yall RETARDED and ungrateful. You think world was always safe.
You think animals don't hunt humans for food?
Who stopped all these? Patriarchy. Men who built walls, laws, armies, civilization so you can sit on TikTok with fake eyelashes and say "patriachy oppress me."
You are not oppressed. You are PROTECTED and too dumb to know it.
Without patriarchy, you wouldn't be CEOs. You'd be extinct or a sex slave to the strongest man in your own village that’s been conquered by the enemy.
Patriarchy is not why you are suffering. Patriarchy is why you are ALIVE to complain.
١٢ retweeted
Thomas d’Aquin (1225-1274)
Somme théologique — Supplément, question 62, article 2, réponse à l’objection 1.
« Le péché de fornication chez l’épouse peut être corrigé non seulement par une telle peine, mais aussi par des paroles et des coups. »
1 Timothée 2:11-12
« Que la femme écoute l'instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d'enseigner, ni de prendre de l'autorité sur l'homme ; mais elle doit demeurer dans le silence. »
Tais toi dcp stp.
Par expérience je dirais que ce qui a causé le plus d’apostasies féminines est l’idéologie féministe portée par le progressisme-libéralisme qui envahie les esprits de nos sœurs en occident.
Qu’est-ce que le féminisme apporte concrètement aux femmes musulmanes ? À part des manifestations où des femmes se dénudent pour revendiquer des droits qu’Allah leur a interdits que nous apporte réellement cette idéologie ? En quoi ces revendications nous concernent-elles nous femmes musulmanes pudiques ?
Votre problème c’est que lorsque vs faites face à une personne qui vous prive de vos droits au nom de l’islam au lieu de lui expliquer que ce qu’elle dit est faux et que sa compréhension de la religion est erronée en vous appuyant sur les sources islamiques, par le qala Allah wa qala ar-Rasul vous préférez parler au nom d’une idéologie portée par des kafirat qui l’ont développée dans un contexte où ni leur religion ni leur état ne leur accordaient de droits ce qui les a poussées à élaborer une nouvelle idéologie.
MAIS VOUS l’islam vous a honorées, préservées et a établi vos droits de manière équitable et au lieu de défendre vos droits par votre belle religion qui est COMPLÈTE comme le dit le verset : « Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, accompli sur vous Mon bienfait, et agréé pour vous l’islam comme religion. » vous préférez faire comme les kafirat en ayant recours à ces idéologies de kufr?
Réfléchissez un peu subhanaAllah
١٢ retweeted
Le larping du communisme que proposent les frencharabic, alors que le communisme te dit que ta prière est une aliénation.
D’ailleurs le communisme dans sa théorie ne vise pas moins le travail, au contraire le travail est central, et dans sa pratique c’est encore pire
١٢ retweeted
Il s’agit de deux éditions d’un seul et même ouvrage, attribué à deux savants différents.
L’ouvrage a d’abord été publié sous le titre Al-Iʿtiqād al-khāliṣ min ash-shakk wa-l-intiqād (« La croyance pure, exempte de doute et de contestation »), sous le nom de l’imam ʿAlāʾ al-dīn Ibn al-ʿAṭṭār (654–724 H), disciple de l’imam al-Nawawī. L’édition a été préparée par Saʿd al-Zuwayḥirī, qui a attribué le livre à Ibn al-ʿAṭṭār.
Par la suite, la maison d’édition Dār al-Fatḥ a publié le même ouvrage sous le titre Al-Kitāb al-ʿAqāʾid, en l’attribuant au ḥāfiẓ Ibn Kathīr (701–774 H). Le docteur Ḍiyāʾ Muḥammad al-Mashhadānī attribue l’ouvrage à Ibn Kathīr et considère que son attribution à Ibn al-ʿAṭṭār est une erreur.
Le livre est consacré à l’exposition de la croyance des gens de la Sunna. Quel que soit celui des deux auteurs auquel on l’attribue, il expose, du début à la fin, la doctrine acharite (ʿaqīda ashʿarite), selon la méthode des gens du hadith. L’auteur y cite notamment al-Bayhaqī, al-Ṭaḥāwī, al-Bāqillānī, le qāḍī ʿIyāḍ et d’autres savants.
١٢ retweeted
Is it permissible to perform tabarruk [tawassul] through Prophet’s ﷺ holy grave?
Ibn al-Qayyim: “Yes, the Salaf used to make Tabarruk through the Rawdah, the Minbar AND THE GRAVE…….”
[Jalā ul-Afhām]
١٢ retweeted
L’imam al-Nawawī : entre son commentaire du Ṣaḥīḥ Muslim et son épître sur la Parole d’Allah.
Au nom d’Allah.
Puisse Allah, Très-Haut, rendre ce travail bénéfique à tous.
Première partie : la véritable doctrine de l’imam al-Nawawī et le rejet de l’affirmation selon laquelle il aurait changé de doctrine à la fin de sa vie.
I. Le meilleur ouvrage de référence pour déterminer la croyance véritable de l’imam al-Nawawī.
Pour identifier la véritable croyance de l’imam, le meilleur ouvrage auquel se référer est son propre commentaire du Ṣaḥīḥ Muslim. Et ce, pour plusieurs raisons :
a. Dans l’introduction de son ouvrage, l’imam indique lui-même que son commentaire comprend des discussions importantes relatives aux fondements de la religion (uṣūl al-dīn).
Voir Sharḥ Ṣaḥīḥ Muslim, vol. 1, p. 3-4.
b. Cet ouvrage compte parmi les œuvres rédigées vers la fin de la vie de l’imam. Celui-ci mentionne lui-même qu’il avait expliqué une question relative au butin de guerre (al-ghanīma) au moment où elle s’était posée, en l’an 674 de l’Hégire.
Voir Sharḥ Ṣaḥīḥ Muslim, vol. 12, p. 57.
Cela implique que le commentaire du Ṣaḥīḥ Muslim a été rédigé après cette date, soit relativement peu de temps avant le décès de l’imam, survenu en 676 H.
c. Aucun élément de preuve solide ne permet d’établir que l’imam aurait rétracté les positions doctrinales exposées dans ce commentaire. Celui-ci constitue donc une référence déterminante pour connaître sa croyance.
Il serait inconcevable qu’un aussi grand savant, conscient que son commentaire servirait de référence à la communauté musulmane, n’ait pas rétracté ses positions s’il avait réellement fini par les considérer comme fausses, voire comme relevant de l’innovation religieuse (bidʿa) ou de la mécréance (kufr).
d. Tout ouvrage doctrinal dont l’attribution à l’imam al-Nawawī est avancée doit être examiné afin de vérifier sa compatibilité avec les explications qu’il donne dans son commentaire du Ṣaḥīḥ Muslim.
Ce commentaire doit servir de référence pour évaluer ses autres œuvres, et non l’inverse.
II. La doctrine de l’imam al-Nawawī : son appartenance à l’école ashʿarite.
Pour ces raisons, nous sommes convaincus que l’imam al-Nawawī, éminent spécialiste du hadith, suivait l’école ashʿarite en matière de croyance.
Et ce, pour les raisons suivantes :
a. Les positions de l’imam sur les questions doctrinales sont conformes aux fondements (uṣūl) de l’école ashʿarite, ainsi qu’à une grande partie de ses questions secondaires (furūʿ).
Vous pouvez consulter mon ouvrage intitulé Sharḥ ʿAqīdat al-Imām al-Nawawī (Commentaire de la croyance de l’imam al-Nawawī) pour découvrir les différents éléments de preuve étayant cette affirmation.
b. L’imam lui-même reconnaît que les théologiens spéculatifs ashʿarites (mutakallimūn al-Ashāʿira), tels que l’imam al-Ashʿarī, l’imam al-Ghazālī, l’imam al-Ḥaramayn, l’imam al-Bayhaqī, l’imam al-Ḥalīmī, l’imam al-Māzarī et d’autres, comptent parmi les savants de référence (aṣḥāb) qu’il suit en matière de croyance.
Voici ses propres paroles :
قَالَ الْمُحَقِّقُونَ مِنْ أَصْحَابِنَا الْمُتَكَلِّمِينَ نَفْسُ التَّصْدِيقِ لَا يَزِيدُ وَلَا يَنْقُصُ وَالْإِيمَانُ الشَّرْعِيُّ يَزِيدُ وَيَنْقُصُ بِزِيَادَةِ ثَمَرَاتِهِ وَهِيَ الْأَعْمَالُ وَنُقْصَانِهَا قَالُوا وَفِي هَذَا تَوْفِيقٌ بَيْنَ ظَوَاهِرِ النُّصُوصِ الَّتِي جَاءَتْ بِالزِّيَادَةِ وَأَقَاوِيلِ السَّلَفِ وَبَيْنَ أَصْلِ وَضْعِهِ فِي اللُّغَةِ
(Sharḥ Ṣaḥīḥ Muslim, vol. 1, p. 147.)
Traduction :
« Les savants vérificateurs parmi nos compagnons théologiens spéculatifs affirment que l’acte même de l’assentiment (taṣdīq) n’augmente ni ne diminue. En revanche, la foi au sens religieux augmente et diminue selon l’augmentation ou la diminution de ses fruits, à savoir les actes.
Ils disent que cette interprétation permet de concilier les sens apparents des textes qui mentionnent l’augmentation de la foi et les propos des pieux prédécesseurs (salaf), avec le sens fondamental que ce terme possède dans la langue. »
c. La reconnaissance par les savants postérieurs de son appartenance à l’école ashʿarite.
Considérons les propos du ḥāfiẓ al-Dhahabī dans son ouvrage Tārīkh al-Islām :
وكان مذهبُه في الصفات السمعية السكوتَ وإمرارَها كما جاءتْ، وربما تَأوَّل قليلاً في شرح مسلم. والنوويُّ رجلٌ أشعريُ العقيدة معروفٌ بذلك
(Tārīkh al-Islām, vol. 15, p. 332.)
Traduction : « Concernant les attributs transmis par les textes révélés (al-ṣifāt al-samʿiyya), sa position consistait à garder le silence et à les accepter tels qu’ils nous sont parvenus. Il lui arrivait parfois de recourir quelque peu à l’interprétation dans son commentaire du Ṣaḥīḥ Muslim. Al-Nawawī est un homme dont l’appartenance doctrinale à l’école ashʿarite est bien connue. »
Ainsi, nous pouvons établir que l’imam al-Nawawī était bien un savant sunnite affilié à l’école ashʿarite.
III. L’affirmation selon laquelle il aurait renoncé à sa doctrine ashʿarite peu avant sa mort.
Une affirmation a néanmoins émergé selon laquelle l’imam aurait renoncé à sa position doctrinale ashʿarite environ cinq mois avant son décès.
Cette affirmation s’appuie sur un épître attribué à l’imam, intitulé Risālat al-Nawawī fī Kalām Allāh (« L’épître d’al-Nawawī sur la Parole d’Allah »). Nous le désignerons désormais par l’expression « l’épître sur la Parole divine ». Ce titre figure au début du manuscrit de l’épître.
Le groupe qui attribue ce texte à l’imam affirme qu’il s’agit d’une bonne nouvelle pour les partisans de la Sunna et pour ceux qui aiment l’imam al-Nawawī, car cela démontrerait que celui-ci n’appartenait en réalité pas à l’école des théologiens spéculatifs ashʿarites, mais plutôt à une école salafiste correspondant à leur propre conception du salafisme !
Or, selon les règles de la controverse savante (munāẓara), celui qui transmet une affirmation — autrement dit, celui qui attribue des propos à une autre personne — doit démontrer que cette attribution est authentique.
Cependant, en tant que partie adverse dans cette discussion (sāʾil), nous n’acceptons pas que l’attribution de cette épître à l’imam soit authentifiée. Il nous incombe donc de contester la validité de cette attribution.
Examinons les points suivants, qui mettent en évidence les sérieux doutes entourant l’attribution de cet ouvrage.
IV. Les problèmes soulevés par le manuscrit de l’épître.
Après avoir examiné le manuscrit de cette épître, nous avons constaté que son contenu est particulièrement étrange et ne semble pas digne d’être attribué à l’imam al-Nawawī.
Cela tient notamment aux éléments suivants.
a. L’abondance de récits fabriqués, extrêmement faibles et problématiques dans leur utilisation comme preuves.
Il est bien connu que l’imam al-Nawawī était un spécialiste du hadith particulièrement rigoureux concernant les traditions utilisées pour établir des jugements juridiques.
Voyons ce qu’il affirme lui-même dans son Sharḥ Ṣaḥīḥ Muslim :
قَالَ الْعُلَمَاءُ وينبغى لقارىء الْحَدِيثِ أَنْ يَعْرِفَ مِنَ النَّحْوِ وَاللُّغَةِ وَأَسْمَاءَ الرِّجَال
(Sharḥ Ṣaḥīḥ Muslim, vol. 1, p. 71.)
Traduction : « Les savants ont dit que celui qui lit les hadiths doit posséder des connaissances en grammaire, en langue arabe et concernant les noms des transmetteurs. »
Il déclare également :
فَحَاصِلُهَا أَنَّهُ لَا يُقْبَلُ رِوَايَةُ الْمَجْهُولِ وَأَنَّهُ يَجِبُ الِاحْتِيَاطُ فِي أَخْذِ الْحَدِيثِ فَلَا يُقْبَلُ إِلَّا مِنْ أَهْلِهِ وَأَنَّهُ لَا يَنْبَغِي أَنْ يُرْوَى عَنِ الضُّعَفَاءِ وَاللَّهُ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى أَعْلَمُ
(Ibid., vol. 1, p. 84.)
Traduction : « En résumé, la transmission d’un narrateur inconnu (majhūl) n’est pas acceptée. Il faut faire preuve de prudence dans la réception des hadiths : ceux-ci ne doivent être acceptés que de personnes qualifiées. Il ne convient pas non plus de rapporter des traditions provenant de transmetteurs faibles (ḍuʿafāʾ). Et Allah, exalté et très-haut, sait mieux. »
En somme, la méthodologie de l’imam en matière de transmission des hadiths servant à établir des jugements juridiques était particulièrement stricte, même s’il se montrait plus souple concernant les traditions relatives aux mérites des actes (faḍāʾil al-aʿmāl).
Il soulignait qu’il ne convenait pas de recevoir des traditions de transmetteurs faibles ou inconnus. À plus forte raison, un savant ne devrait pas entreprendre délibérément une telle démarche.
En outre, dans son ouvrage al-Majmūʿ, il indique que l’utilisation d’eau chauffée par le soleil (māʾ mushammas) n’est pas réprouvée, car le hadith invoqué pour justifier son caractère réprouvé est faible.
Observez donc comment il rejette une opinion juridique de son école en raison de la faiblesse du hadith utilisé pour l’étayer. Cela montre à quel point il était rigoureux sur cette question — et cela vaut d’autant plus lorsqu’il s’agit de croyance.
Considérons également les propos suivants de l’imam :
وَأَمَّا فِعْلُ كَثِيرِينَ مِنَ الْفُقَهَاءِ أَوْ أَكْثَرِهِمْ ذَلِكَ وَاعْتِمَادُهُمْ عَلَيْهِ فَلَيْسَ بِصَوَابٍ بَلْ قَبِيحٌ جِدًّا وَذَلِكَ لِأَنَّهُ إِنْ كَانَ يَعْرِفُ ضَعْفَهُ لَمْ يَحِلَّ لَهُ أَنْ يَحْتَجَّ بِهِ فَإِنَّهُمْ مُتَّفِقُونَ عَلَى أَنَّهُ لَا يُحْتَجَّ بِالضَّعِيفِ فِي الْأَحْكَامِ وَإِنْ كَانَ لَا يُعْرَفُ ضَعْفُهُ لَمْ يَحِلَّ لَهُ أَنْ يَهْجُمَ عَلَى الِاحْتِجَاجِ بِهِ مِنْ غَيْرِ بَحْثٍ عَلَيْهِ بِالتَّفْتِيشِ عَنْهُ إِنْ كَانَ عَارِفًا أَوْ بِسُؤَالِ أَهْلِ الْعِلْمِ بِهِ إِنْ لَمْ يَكُنْ عَارِفًا وَاللَّهُ أَعْلَمُ
(Ibid., vol. 1, p. 126.)
Traduction :
« Quant à la pratique de nombreux juristes, voire de la plupart d’entre eux, qui consiste à agir ainsi et à s’appuyer sur de tels récits, elle n’est pas correcte ; elle est au contraire extrêmement blâmable.
En effet, si le juriste connaît la faiblesse du hadith, il ne lui est pas permis de l’utiliser comme argument, car les savants sont unanimes sur le fait qu’un hadith faible ne peut servir de preuve en matière de jugements juridiques.
Si, en revanche, il ne connaît pas son degré de faiblesse, il ne lui est pas permis de se précipiter pour l’utiliser comme preuve sans avoir préalablement effectué des recherches à son sujet : en l’examinant lui-même s’il en a les compétences, ou en interrogeant les spécialistes si tel n’est pas le cas. Et Allah sait mieux. »
Voyez comment l’imam qualifie de comportement extrêmement blâmable (qabīḥ jiddan) le fait d’utiliser délibérément des hadiths faibles pour établir des jugements juridiques !
Il le qualifie de répréhensible !
Ainsi, examinons quelques traditions dont la chaîne de transmission (isnād) pose problème et qui figurent dans cet ouvrage.
a.1) Le hadith rapporté par ʿUthmān ibn ʿAffān رضي الله عنه.
عثمان بن عفان رضي الله عنه قال" سألت رسول الله صلى الله عليه وسلم عن ألف ب ت ث إلى آخرها، فقال: "الألف من اسم الله الذي هو الله والباء من اسم الله الذي هو الباري
« ʿUthmān ibn ʿAffān رضي الله عنه rapporte : “J’ai interrogé le Messager d’Allah ﷺ au sujet des lettres alif, bāʾ, tāʾ, thāʾ, jusqu’à la fin de l’alphabet. Il répondit : “La lettre alif provient du nom d’Allah, qui est Allah, et la lettre bāʾ provient du nom d’Allah, qui est al-Bārī (Le Créateur).” »
D’après nos recherches, nous n’avons trouvé cette tradition dans aucun recueil de hadiths ni dans aucune source authentique. Au terme de nos recherches préliminaires, nous ne l’avons rencontrée que dans deux ouvrages : al-Ghunya, attribué au Shaykh al-Jaylānī, et cette épître sur la parole divine.
Il est bien connu qu’une grande partie des hadiths rapportés dans al-Ghunya soulève des problèmes quant à leur authenticité. Certains sont même forgés, comme l’a mentionné le ḥāfiẓ Ibn Kathīr dans al-Bidāya wa-l-Nihāya (16/420). De plus, al-Ghunya elle-même ne fournit aucune chaîne de transmission pour ce hadith. Par conséquent, à ce stade, nous sommes convaincus qu’il relève de la catégorie lā aṣla lahu (لا أصل له), c’est-à-dire qu’il n’a pas de fondement établi dans les sources.
a.2) Le hadith rapporté par Abū Hurayra رضي الله عنه.
عن أبي هريرة رضي الله عنه قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: "إن الله قرأ طه ويس قبل أن يخلق آدم بألفي عام فلما سمعت الملائكة القرآن قالت: طوبى لأمة ينزل عليها هذا، طوبى لأجواف يوعى فيها هذا، طوبى لألسنة تتكلم بهذا
« Abū Hurayra رضي الله عنه rapporte que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Allah récita les sourates Ṭā-Hā et Yā-Sīn deux mille ans avant de créer Adam. Lorsque les anges entendirent le Coran, ils dirent : ‘Heureuse est la communauté sur laquelle ceci sera révélé ! Heureuses sont les poitrines qui le conserveront ! Heureuses sont les langues qui le réciteront !’” »
Ce deuxième hadith a été jugé forgé (mawḍūʿ) par Ibn al-Jawzī dans al-Mawḍūʿāt. Ibn Ḥibbān a également considéré son contenu comme forgé dans al-Majrūḥīn. De plus, al-Ṭabarānī indique dans al-Muʿjam al-Awsaṭ que ce hadith présente une transmission isolée (tafarrud) par Ibrāhīm ibn al-Mundhir.
Il apparaît donc clairement que ce hadith ne peut en aucun cas servir de preuve dans les questions relatives à la croyance (ʿaqīda).
a.3) Le hadith rapporté par al-Ṭabarānī.
« إِنَّ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ نَاجَى مُوسَى بِمِائَةِ أَلْفٍ وَأَرْبَعِينَ أَلْفَ كَلِمَةٍ »
« Allah, Puissant et Majestueux, s’entretint en confidence avec Moïse en lui adressant cent quarante mille paroles. »
Al-Haythamī a jugé ce hadith ḍaʿīf jiddan (très faible) dans Majmaʿ al-Zawāʾid. Voici ses propos :
وَفِيهِ جُوَيْبِرٌ وَهُوَ ضَعِيفٌ جِدًّا
« Il contient Juwaybir, qui est extrêmement faible. »
Cette faiblesse est liée à Juwaybir, qu’Ibn Ḥajar al-ʿAsqalānī a lui aussi qualifié de ḍaʿīf jiddan dans Taqrīb al-Tahdhīb.
Il apparaît donc que ce hadith n’est pas davantage digne d’être utilisé comme preuve pour établir un élément de croyance.
b. Une argumentation rationnelle d’une faiblesse particulièrement grave.
Si vous connaissiez l’étendue du savoir de l’imam al-Nawawī en matière de croyance à travers son Sharḥ Ṣaḥīḥ Muslim, vous seriez certainement mal à l’aise en lisant l’argumentation rationnelle suivante, qui est extrêmement faible et dénuée de logique, et que l’on voudrait pourtant lui attribuer. Voyez le texte suivant :
b.1) Premier passage : établir l’éternité des lettres au motif qu’elles représentent les noms d’Allah.
فقال: "الألف من اسم الله الذي هو الله والباء من اسم الله الذي هو الباري" ١ فاشتق لكل حرف حرفاً من صفات الله إلى آخر الحروف والسر في أن هذه الحروف مباني كتب الله المنزلة بالألسن المختلفة ومباني صفاته القديمة وأسمائه الحسنى، فالقول بحدوثها يوجب طرق الحدوث إلى ذلك، وقدمها ثابت بالإجماع.
« Il dit : “La lettre alif provient du nom d’Allah, qui est Allah, et la lettre bāʾ provient du nom d’Allah, qui est al-Bārī.” Il dériva ainsi, pour chaque lettre, une lettre à partir des attributs d’Allah, jusqu’à la dernière lettre. Le secret réside dans le fait que ces lettres constituent les éléments qui composent les Livres d’Allah révélés dans différentes langues, ainsi que les éléments qui composent Ses attributs éternels et Ses plus beaux noms. Affirmer que ces lettres sont advenues après n’avoir pas existé (ḥādith) reviendrait à introduire l’advenue après l’inexistence dans ces réalités. Or, leur éternité est établie par consensus. »
Observez bien : l’auteur véritable de ce texte — et nous sommes absolument convaincus qu’il ne s’agit pas de l’imam al-Nawawī — affirme que chaque lettre de l’alphabet arabe (ḥurūf al-hijāʾ) qui compose le Coran représente en réalité un nom ou un attribut d’Allah.
Par conséquent, selon cet argument, toutes ces lettres doivent nécessairement être éternelles (qadīm), car affirmer qu’elles sont advenues après n’avoir pas existé impliquerait que les noms et les attributs d’Allah eux-mêmes seraient nouveaux !
Par Allah, il est vraiment étrange qu’un tel raisonnement puisse être attribué à l’imam. Comment le caractère nouvellement apparu des lettres qui composent un nom pourrait-il impliquer que la réalité désignée par ce nom — le musammā — soit elle aussi nouvelle ? Est-ce là la logique sur laquelle repose cet argument ?
Saviez-vous que l’imam al-Nawawī était en réalité un spécialiste du hadith qui maîtrisait également la science du kalām (théologie spéculative) ? Ce fait est reconnu de manière courante par une grande figure de cette discipline, l’imam Burhān al-dīn Ibrāhīm ibn Ibrāhīm al-Laqānī (m. 1041 H). Celui-ci a notamment pris les propos et les positions d’al-Nawawī comme référence pour trancher le désaccord entre les Salaf et les Khalaf concernant la question de l’augmentation et de la diminution de la foi (voir ʿUmdat al-Murīd, 1/325).
Voyez également comment l’imam fait preuve de la finesse de son raisonnement logique lorsqu’il commente le hadith relatif aux caractéristiques du Dajjāl :
وَأَمَّا قَوْلُهُ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِنَّ اللَّهَ تَعَالَى لَيْسَ بِأَعْوَرَ وَالدَّجَّالُ أَعْوَرُ فَبَيَانٌ لعلامة بينة تدل على كذب الدجال دلائل قَطْعِيَّةً بَدِيهِيَّةً يُدْرِكُهَا كُلُّ أَحَدٍ وَلَمْ يَقْتَصِرْ عَلَى كَوْنِهِ جِسْمًا أَوْ غَيْرِ ذَلِكَ مِنَ الدلائل القطعية لكون بعض العوام لايهتدى إِلَيْهَا وَاللَّهُ أَعْلَمُ
« Quant à ses paroles ﷺ : “Allah, Exalté soit-Il, n’est pas borgne, tandis que le Dajjāl est borgne”, elles exposent un signe manifeste qui démontre le mensonge du Dajjāl, au moyen de preuves catégoriques et évidentes que chacun peut comprendre. Le Prophète ne s’est pas limité à indiquer que le Dajjāl est un corps, ni à présenter d’autres preuves catégoriques de ce genre, car certaines personnes du commun ne seraient pas en mesure de les saisir. Et Allah sait mieux. »
(Sharḥ Ṣaḥīḥ Muslim, 18/60.)
Examinons maintenant d’autres faiblesses dans l’argumentation de l’auteur véritable de cette épître.
b.2) La confusion entre la signification d’une éternité essentielle (qidam dhātī) et celle d’une éternité relative (qidam iḍāfī).
« إن الله قرأ طه ويس قبل أن يخلق آدم بألفي عام فلما سمعت الملائكة القرآن قالت: طوبى لأمة ينزل عليها هذا، طوبى لأجواف يوعى فيها هذا، طوبى لألسنة تتكلم بهذا »« وهذا صريح في تقدم الحروف قبل آدم والخصم لا يقول بذلك فيصير محجوجاً »
« Allah récita les sourates Ṭā-Hā et Yā-Sīn deux mille ans avant de créer Adam. Lorsque les anges entendirent le Coran, ils dirent : “Heureuse est la communauté sur laquelle ceci sera révélé ! Heureuses sont les poitrines qui le conserveront ! Heureuses sont les langues qui le réciteront !” »
« Ce texte indique explicitement que les lettres existaient avant Adam. Or, l’adversaire n’affirme pas cela ; il se retrouve donc réfuté. »
Voyez comment l’auteur confond la signification de ce hadith — que l’on admet ici, à titre d’hypothèse et pour les besoins de la discussion (tanazzulan wa-jadalan) — avec l’idée que l’existence des lettres avant celle d’Adam prouverait leur éternité (qidam).
Dans la tradition sunnite ashʿarite, nous admettons, selon certains savants, le concept de tanjīz al-qadīm concernant l’attribut de la parole divine (ṣifat al-kalām). Cela ne signifie toutefois pas que cette parole consiste en des lettres et des sons.
Une telle interprétation contredit le principe même de l’identité essentielle des lettres (mabdaʾ al-huwiyya), car il est intellectuellement inconcevable que des lettres, qui nécessitent une articulation vocale (talaffuẓ), soient elles-mêmes éternelles et sans commencement (qadīm wa-azalī) !
Quoi qu’il en soit, ce récit ne renvoie pas à la relation de tanjīz al-qadīm, puisque les versets y sont récités alors que les anges existent déjà. Il s’agit donc d’une relation de tanjīz al-ḥādith, et non de tanjīz al-qadīm.
En tout état de cause, l’antériorité (taqaddum) de l’existence évoquée dans ce récit ne démontre qu’une éternité relative (qidam iḍāfī), et non une éternité essentielle (qidam dhātī).
Comment pourrait-on en déduire une éternité essentielle alors que les anges existaient déjà pour entendre cette récitation ? Par Allah, un tel raisonnement est vraiment étrange !
Passons à la faiblesse suivante.
b.3) Toute parole doit nécessairement être composée de lettres.
ماروي عن النبي صلى الله عليه وسلم أنه قال:"إن الله ناجى موسى بمائة ألف كلمة”فأثبت الله تعالى المناجاة بهذه الكلمات، والكلمات حقيقتها لاتعقل إلا بالحروف، واتصاف البارئ بما هو من لوازم المحدثات محال تعالى الله عن الحدث علواً كبيراً.
« Il est rapporté d’après le Prophète ﷺ qu’il a dit : “Allah s’entretint en confidence avec Moïse en lui adressant cent mille paroles.” »
« Allah, Exalté soit-Il, a ainsi établi cet entretien confidentiel au moyen de ces paroles. Or, les paroles ne peuvent être conçues dans leur réalité qu’au moyen de lettres. Il est impossible que le Créateur soit caractérisé par ce qui relève nécessairement des choses nouvellement apparues. Allah est infiniment au-dessus de toute contingence. »
L’auteur suppose qu’étant donné qu’Allah s’est entretenu en confidence avec Moïse au moyen de paroles, selon ce récit — une fois encore, uniquement à titre d’hypothèse et pour les besoins de la discussion (tanazzulan wa-jadalan) —, il s’ensuit que les lettres doivent elles aussi être éternelles, puisque les paroles seraient par essence constituées de lettres.
C’est une erreur qui découle d’une compréhension insuffisante du concept de taklīm, c’est-à-dire du fait qu’Allah parle.
Les sunnites ashʿarites expliquent que le taklīm, tel qu’il s’est produit avec le prophète Moïse dans le Coran, a eu lieu lorsqu’Allah lui a dévoilé le voile qui l’empêchait d’entendre le kalām nafsī d’Allah le Très-Haut, sans que cela nécessite des lettres ou des sons.
En effet, entendre au moyen de lettres et de sons n’est qu’une modalité habituelle de l’audition dans ce monde. Allah peut parfaitement modifier cette habitude. Cette question mérite toutefois un autre article.
Quoi qu’il en soit, cet argument ne peut être accepté, que ce soit du point de vue de la conclusion qu’il prétend établir (madlūl), du rapport entre la preuve et cette conclusion (wajh al-dalāla), ou de la preuve elle-même — en particulier, du point de vue de la chaîne de transmission (isnād).
Ce qui précède ne représente qu’une petite partie des défauts de l’argumentation de cette épître. Il y en a encore beaucoup d’autres si l’on poursuit l’examen.
c. L’absence de toute preuve provenant des propos de savants postérieurs attestant l’authenticité de cette épître sur la parole divine.
Vous ne trouverez aucun savant, pas même parmi ses propres élèves, comme Ibn al-ʿAṭṭār, ni parmi les spécialistes du hadith qui ont rédigé des notices biographiques spécifiques à son sujet, comme al-Sakhāwī, qui lui attribue cet ouvrage.
Comment un ouvrage aussi important, qui serait censé contenir la preuve d’un changement de doctrine théologique de l’imam survenu environ cinq mois avant sa mort, aurait-il pu ne jamais être mentionné par les savants fiables des générations suivantes ? Cela suscite de sérieux doutes.
Ainsi, si vous lisez réellement le Sharḥ Ṣaḥīḥ Muslim, vous constaterez qu’il existe deux versions très différentes de l’imam al-Nawawī :
a) L’imam rigoureux dans la transmission des hadiths touchant à la croyance et au droit religieux, critique dans son argumentation et adepte de l’école ashʿarite. C’est l’imam que l’on rencontre dans le Sharḥ Ṣaḥīḥ Muslim.
b) Un « imam » ignorant ou faisant preuve de légèreté là où cela n’est pas permis dans la transmission des hadiths touchant à la croyance et au droit religieux, dont l’argumentation est faible et qui penche vers la doctrine des hanbalites extrémistes (ghulāt al-Ḥanābila). C’est l’« imam » que l’on retrouve dans cette épître sur la parole divine.
Par conséquent, vous devez choisir entre deux possibilités :
i. Attribuer le Sharḥ Ṣaḥīḥ Muslim à al-Nawawī et nier qu’il soit l’auteur de l’épître sur la parole divine.
Ou bien :
ii. Lui attribuer l’épître sur la parole divine et nier qu’il soit l’auteur du Sharḥ Ṣaḥīḥ Muslim.
Il n’existe pas de troisième possibilité consistant à lui attribuer les deux ouvrages, car aucune preuve solide ne montre que l’imam ait abandonné les positions théologiques qu’il avait exposées dans son commentaire du Ṣaḥīḥ Muslim.
Comment un savant ascète et scrupuleux, qui savait que ses ouvrages seraient lus par les générations suivantes, aurait-il pu ne pas annoncer explicitement et publiquement qu’il retirait ses positions théologiques exposées dans ce commentaire ? Si tel était le cas, cela constituerait une trahison du savoir. L’imam était bien loin d’agir de la sorte !
1/2
١٢ retweeted
Dude took the position of al Harawi and some hanbalis and ascribed it to asha'irah and maturidiyyah to bolster up numbers. Good stuff
Muslims following the Sunnī Maturidi & Ash'arī aqeedāh(school of thought), which is the biggest aqeedāh in Islam, cannot logically on metaphysical principle reject our doctrine of Orthodox Christology, that's God the Word assuming human flesh, without it becoming eternal or the divine nature becoming created.
For example, let's compare it with their understanding of what the Qur'ān is.
For them, the eternal Qur'ān can exist on a writing surface or someone’s tongue aswell as on the preserved tablet in the presence of God. That's, the Qur'an is both assuming, & entering creation without alteration of substance/mixture. This theology is analogous to what our Christology entails, that God the Word united & assumed human nature unto Himself without morphing into change, or an alteration.
The Shi’a & Mu’tazilites knew this too. It’s the reason they rejected the doctrine of Kalam Nafzī, & even stated & accused them that they’ve received such a philosophy from the Christians.
١٢ retweeted
Est-ce que Allah ﷻ peut il être DANS un endroit qui n’est pas créé ?
Sheikh Abderahmane hamdouch حفظه الله تعالى 🌹
١٢ retweeted
Sachez que le discours d'unité, pas de fitna, cohésion (etc) avec les salafis, est INENTENDABLE pour moi.
Mes frères sunnites, ne vous laissez pas leurrer par les discours de certains hashawiyyah qui se présentent en défenseurs de l’unité musulmane, tout en propageant une idéologie qui alimente la division, le tadlīl, le tafsīq, le takfīr et parfois même le taqtīl. Leurs slogans panislamiques ne doivent pas nous faire oublier les conséquences de leurs paroles et de leurs pratiques, que l’on observe depuis des années.
L’unité ne se bâtit pas sur des slogans. Elle exige de se débarrasser des causes de la désunion et de revenir à une compréhension plus saine, mesurée et apaisée de la religion. Réfléchissez à ces réalités et ne vous laissez pas tromper.


































