Page d'information | Veille politico-stratégique, affaires militaires, terrorisme, pensée Arabe et Histoire des mouvements de libérations nationaux.

OSINT / GEOINT
Joined March 2020
📃🛑 | Communiqué : Sur l’apparition de comptes suivant le modèle d’Arab Intelligence.
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🇮🇱 | Programme global de Gadi Eisenkot : Gadi Eisenkot ne changerait pas la doctrine sécuritaire d’Israël, mais sa méthode et sa gouvernance. Sur l’essentiel, il rejoint Netanyahu : empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire, refuser un État palestinien et mettre fin au pouvoir du Hamas à Gaza. Sur l’Iran, il veut des objectifs plus ciblés. Il rejette le changement de régime comme but de guerre et se concentre sur le programme nucléaire. Il rejoint donc l’approche du renseignement préventif affirmant un manque de clarté stratégique dans les opérations en cours et souhaite clairement définir les objectifs concrets à atteindre. Sur Gaza, il combine fermeté et sortie politique avec destruction de la branche armée du Hamas en 18 mois, mais ouverture au plan américain d’administration palestinienne technocratique et de force internationale. Sur la Syrie, il est plus pragmatique et voit le nouveau régime comme une opportunité et se dit prêt à des accords avec Damas. À l’international, il mise sur un rapprochement avec Washington et l’élargissement des accords de paix. La vraie rupture est intérieure avec commission d’enquête d’État sur le 7 octobre et fin de l’exemption massive de service militaire pour les ultra-orthodoxes. Pour conclure il aura la même fermeté sécuritaire, mais avec des opérations davantage subordonnées à des objectifs stratégiques définis, là où il reproche au gouvernement actuel une approche trop tactique qui impacts les intérêts israéliens à long terme, une diplomatie plus coordonnée avec Washington et une rupture avec l’héritage politique de Netanyahu.
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Dans cet article, j’analyse comment la ratification de l’accord maritime turco-libyen pourrait redessiner les équilibres de pouvoir en Libye, en permettant à Ankara d’étendre son influence jusqu’à l’Est du pays et en favorisant l’ascension politique du clan Haftar.
🇹🇷🇱🇾 | Comment l’accord maritime turco-Haftar pourrait redessiner le destin de la Libye ? La Turquie occupe désormais une position centrale dans l’ensemble de la Libye. Le 20 octobre, le Parlement de l’Est a ratifié le mémorandum maritime de 2019 qu’il rejetait depuis six ans. Cette ratification découle d’un accord conclu en juillet entre Ankara et l’Armée nationale libyenne, qui aurait inclus le développement d’installations militaires et de systèmes de surveillance. Saddam Haftar a piloté ce revirement. Aguila Saleh, président du Parlement depuis douze ans et opposé à l’accord, a été écarté le 6 octobre. Il a été remplacé par al-Salihin Abdelnabi, président du groupe d’amitié libyo-turc et aligné sur le clan Haftar. Ankara a pesé directement sur Saddam Haftar, en menaçant de reporter son soutien sur les forces de l’Ouest si la ratification tardait. Saddam a tranché en faveur de la Turquie, malgré la pression contraire d’Israël et des Émirats. Les contacts sont désormais réguliers et à haut niveau. Saddam Haftar a été reçu par Hakan Fidan à Ankara en juillet, Fidan s’est rendu à Benghazi en août, et des forces de l’Est et de l’Ouest ont participé ensemble à l’exercice militaire turc EFES 2026. L’Égypte rejette l’accord et l’a redit à Ankara après la ratification. Au-delà de la question maritime, elle voit s’éroder sa profondeur stratégique en Cyrénaïque, zone tampon sur sa frontière ouest où la Turquie s’implante désormais. Ankara cherche donc à atténuer cette inquiétude en lui proposant un accord de délimitation plus avantageux que celui conclu avec la Grèce. Saddam Haftar s’est rendu au Caire le 25 octobre pour rassurer son principal parrain historique. Pour Saddam Haftar, la ratification est donc une contrepartie. Washington soutient un compromis qui le placerait à la tête de l’État tout en maintenant Abdelhamid Dbeibah à la tête du gouvernement. Ankara pourrait appuyer ce scénario en échange du feu vert de Benghazi. Face à un Ouest divisé entre milices, le pouvoir familial déjà installé dans l’Est pourrait ainsi s’étendre à tout le pays. Cela suppose toutefois de régler des différends jamais résolus : partage des revenus pétroliers, commandement militaire, pouvoirs du gouvernement central et élections. Le processus bute déjà sur Tripoli. Le 23 octobre, Saddam Haftar rencontrait à Ankara le ministre de la Défense par intérim de Tripoli, Abdelsalam al-Zoubi, pour négocier l’unification des deux armées. Le même jour, le président du Conseil présidentiel, Mohammed al-Menfi, a interdit toute signature sans l’accord du ministère de la Défense, de la commission militaire mixte 5+5 et du haut commandement. Les discussions continuent, mais aucun accord ne pourra être conclu en dehors de ces instances. La visite annoncée d’al-Salihin Abdelnabi à Tripoli, le 27 octobre, sera à suivre. Le nouveau président du Parlement a déjà engagé des discussions sur la maîtrise des dépenses publiques et un ajustement du taux de change. Si ce rapprochement s’étend aux institutions financières, cela confirmera que le camp Haftar cherche à contrôler la répartition de la rente pétrolière et les organes de contrôle financier, un enjeu aussi décisif que le commandement militaire dans une future autorité unifiée. La position turque reste fragile sur un point. Ankara a obtenu un traité ratifié difficile à remettre en cause , mais son influence dans l’Est dépend du soutien des Haftar, qui pourrait évoluer selon leurs intérêts.
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Le scénario le plus probable : Eisenkot arrive en tête, mais aucun bloc n’obtient les 61 sièges nécessaires. S’ouvre alors une phase de négociations longues et incertaines. Eisenkot reste le mieux placé pour former un gouvernement, à condition d’obtenir le soutien ou l’abstention d’un parti arabe. Netanyahu ne conserve une chance que si la participation arabe chute ou si les petites listes tombent en sa faveur. À défaut d’accord, deux issues avec soit un gouvernement d’union ou de nouvelles élections. Trois facteurs de fond expliquent ce rapport de force : Le 7 octobre. C’est le premier scrutin depuis l’attaque, et la responsabilité de Netanyahu est au cœur de la campagne. L’Iran. Seuls 11 % des Israéliens estiment que leur pays a gagné la guerre ( ou du moins converti une opération militaire d’ampleur en objectif stratégique concret), ce qui affaiblit l’image sécuritaire de Netanyahu. Ensuite, le profil d’Eisenkot. Ancien chef d’état-major, il neutralise l’argument sécuritaire de la droite et attire un électorat au-delà du centre. Face à cela, Netanyahu conserve deux atouts : un bloc cohérent et le soutien de Trump. Pour conclure, Eisenkot est favori pour gagner l’élection, mais sa capacité à gouverner dépendra des partis arabes désormais faiseurs de rois (un scénario qui rappelle 1992 et 2021, dans un contexte plus conflictuel).
🇮🇱 | L’ancien chef de l’IDF Gadi Eizenkot est pressenti pour devenir Premier ministre israélien après l’élection de mardi, succédant à Netanyahu. Celui-ci aurait 52 % de chances.
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🇮🇱 | L’ancien chef de l’IDF Gadi Eizenkot est pressenti pour devenir Premier ministre israélien après l’élection de mardi, succédant à Netanyahu. Celui-ci aurait 52 % de chances.
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🇹🇷🇱🇾 | Comment l’accord maritime turco-Haftar pourrait redessiner le destin de la Libye ? La Turquie occupe désormais une position centrale dans l’ensemble de la Libye. Le 20 octobre, le Parlement de l’Est a ratifié le mémorandum maritime de 2019 qu’il rejetait depuis six ans. Cette ratification découle d’un accord conclu en juillet entre Ankara et l’Armée nationale libyenne, qui aurait inclus le développement d’installations militaires et de systèmes de surveillance. Saddam Haftar a piloté ce revirement. Aguila Saleh, président du Parlement depuis douze ans et opposé à l’accord, a été écarté le 6 octobre. Il a été remplacé par al-Salihin Abdelnabi, président du groupe d’amitié libyo-turc et aligné sur le clan Haftar. Ankara a pesé directement sur Saddam Haftar, en menaçant de reporter son soutien sur les forces de l’Ouest si la ratification tardait. Saddam a tranché en faveur de la Turquie, malgré la pression contraire d’Israël et des Émirats. Les contacts sont désormais réguliers et à haut niveau. Saddam Haftar a été reçu par Hakan Fidan à Ankara en juillet, Fidan s’est rendu à Benghazi en août, et des forces de l’Est et de l’Ouest ont participé ensemble à l’exercice militaire turc EFES 2026. L’Égypte rejette l’accord et l’a redit à Ankara après la ratification. Au-delà de la question maritime, elle voit s’éroder sa profondeur stratégique en Cyrénaïque, zone tampon sur sa frontière ouest où la Turquie s’implante désormais. Ankara cherche donc à atténuer cette inquiétude en lui proposant un accord de délimitation plus avantageux que celui conclu avec la Grèce. Saddam Haftar s’est rendu au Caire le 25 octobre pour rassurer son principal parrain historique. Pour Saddam Haftar, la ratification est donc une contrepartie. Washington soutient un compromis qui le placerait à la tête de l’État tout en maintenant Abdelhamid Dbeibah à la tête du gouvernement. Ankara pourrait appuyer ce scénario en échange du feu vert de Benghazi. Face à un Ouest divisé entre milices, le pouvoir familial déjà installé dans l’Est pourrait ainsi s’étendre à tout le pays. Cela suppose toutefois de régler des différends jamais résolus : partage des revenus pétroliers, commandement militaire, pouvoirs du gouvernement central et élections. Le processus bute déjà sur Tripoli. Le 23 octobre, Saddam Haftar rencontrait à Ankara le ministre de la Défense par intérim de Tripoli, Abdelsalam al-Zoubi, pour négocier l’unification des deux armées. Le même jour, le président du Conseil présidentiel, Mohammed al-Menfi, a interdit toute signature sans l’accord du ministère de la Défense, de la commission militaire mixte 5+5 et du haut commandement. Les discussions continuent, mais aucun accord ne pourra être conclu en dehors de ces instances. La visite annoncée d’al-Salihin Abdelnabi à Tripoli, le 27 octobre, sera à suivre. Le nouveau président du Parlement a déjà engagé des discussions sur la maîtrise des dépenses publiques et un ajustement du taux de change. Si ce rapprochement s’étend aux institutions financières, cela confirmera que le camp Haftar cherche à contrôler la répartition de la rente pétrolière et les organes de contrôle financier, un enjeu aussi décisif que le commandement militaire dans une future autorité unifiée. La position turque reste fragile sur un point. Ankara a obtenu un traité ratifié difficile à remettre en cause , mais son influence dans l’Est dépend du soutien des Haftar, qui pourrait évoluer selon leurs intérêts.
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🇫🇷✡️🚩 | Au congrès du Rassemblement National à Orléans, des militants d'ultragauche de l’UEJF (Union des étudiants juifs de France) se sont infiltrés dans la salle afin de perturber le discours de Jordan Bardella. Ils ont déployé une banderole dénonçant prétendument « l’antisémitisme » du RN et provoqué une bagarre, avant d’être expulsés par le service d’ordre du parti, d'après le témoignage de la journaliste du Figaro, Omeya Guessoum. Dans une scène marquante, les militants antifas sont exfiltrés pendant que les partisans du RN entonnaient La Marseillaise.
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📝🇩🇿🇳🇪 | Algérie–Niger : Alger en quête de profondeur stratégique Le déploiement militaire algérien au Niger relève d’une logique de sécurisation d’intérêts nationaux identifiés. Il répond à quatre enjeux : la stabilité du régime partenaire, la profondeur stratégique au sud, la protection des actifs énergétiques et la préservation d’un corridor gazier structurant. Le premier enjeu est la stabilité du régime nigérien. La tentative de coup d’État des 28 et 29 août a mis en évidence la vulnérabilité du pouvoir de Tiani et les fractures internes de l’armée. Les mutins ont temporairement pris le contrôle de l’aéroport, des drones turcs qui y étaient stationnés ainsi que des médias d’État. Pour Alger, le Niger est le principal partenaire sahélien avec lequel la relation a été rétablie. Sa déstabilisation remettrait en cause l’ensemble de sa stratégie régionale. Tebboune a d’ailleurs interprété la tentative de putsch comme une provocation dirigée contre l’Algérie, puisqu’elle a eu lieu pendant la visite du Premier ministre nigérien à Alger. Le deuxième enjeu est la profondeur stratégique. Le nord du Niger constitue une zone de transit pour les groupes armés, les réseaux de contrebande et les flux migratoires. Une présence militaire sur place permet à Alger d’adopter une posture de défense avancée, c’est-à-dire de traiter les menaces en amont de sa frontière. Le format retenu, un détachement stationné dans une base du nord du pays, correspond à cette fonction de zone tampon. Le troisième enjeu est énergétique. Sonatrach détient depuis 2005 le permis d’exploration de Kafra, d’environ 23 700 km², et sa filiale ENAFOR y conduit un forage dans la région d’Agadez. Le bloc de Bilma présente un potentiel de plus de 20 000 barils par jour sur une vingtaine d’années. Sonatrach est désormais présente sur plusieurs segments de la filière nigérienne, de l’exploration à la commercialisation. L’exposition croissante des investissements algériens appelle une protection que les forces nigériennes ne peuvent plus assurer seules. La sécurisation de ces installations constitue la mission officielle du contingent. Le quatrième enjeu est gazier. Le gazoduc transsaharien doit relier le Nigeria à l’Algérie via le Niger afin d’exporter du gaz vers l’Europe. Le territoire nigérien est un point de passage obligé du projet. Sa sécurisation conditionne la crédibilité de l’option algérienne face au gazoduc atlantique concurrent soutenu par le Maroc. Le cinquième enjeu concerne la position d’Alger dans le jeu des puissances au Niger. Le retrait français a laissé un espace que la Russie occupe désormais : Africa Corps a contribué à l’échec de la mutinerie. L’Algérie ne cherche pas à se substituer à Moscou. Elle vise un rôle de garant sécuritaire complémentaire, en faisant valoir un avantage que la Russie n’a pas : la proximité géographique. Cet engagement comporte néanmoins des coûts. Alger associe sa crédibilité à un régime militaire fragilisé. Elle expose ses troupes à la menace jihadiste. Elle s’inscrit également dans une crise politique où Niamey désigne la France, le Bénin et la Côte d’Ivoire comme commanditaires du putsch. Les effectifs et la durée de la mission n’ont pas été rendus publics. Seul le mandat effectif permettra d’établir si le dispositif algérien se limite à la protection d’actifs économiques ou s’il évolue vers une fonction de soutien au régime plus affirmée.
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🇩🇿🇳🇪 | Le Parlement algérien a voté à l'unanimité le déploiement de troupes au Niger. Un tournant majeur pour la doctrine militaire algérienne, longtemps fondée sur la non-intervention hors de ses frontières. Selon Jeune Afrique, les unités algériennes vont occuper la base militaire de Madama, située à une centaine de kilomètres de la frontière libyenne. Cette base accueillait jusqu’en 2023 les troupes françaises dans le cadre de l’opération Barkhane.
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Pour ceux suivants régulièrement notre travail, cet article est particulièrement important pour comprendre la reprise potentielle de la guerre entre Washington et Téhéran.
📝 | Téhéran cherche à exploiter la proximité des élections de mi-mandat américaines pour prolonger l’incertitude stratégique et limiter la marge de manœuvre de Donald Trump. En refusant les concessions, le régime iranien parie sur le coût politique et économique d’un conflit prolongé pour Washington, tout en préservant ses propres leviers de pression. Toutefois, le risque d’escalade repose sur une convergence dangereuse des calculs dans les deux capitales où Téhéran pourrait privilégier une déstabilisation systémique et coûteuse pour les intérêts américains, tandis que Washington pourrait intensifier l’asphyxie économique et étendre ses frappes à des infrastructures jusqu’ici épargnées. Si chaque camp en vient à considérer l’escalade comme nécessaire pour reconfigurer le rapport de force, les élections américaines pourraient devenir non plus un facteur de retenue, mais un accélérateur de confrontation rationel. Le risque central réside alors dans une dynamique de réciprocité incontrôlée, susceptible d’étendre le conflit aux infrastructures critiques et aux réseaux énergétiques et numériques régionaux. En clair l’incertitude stratégique augmente, la probabilité d'une escalade supplémentaire entre les États-Unis et l'Iran est plus grande que les perspectives d'atteindre un accord diplomatique. L’hypothèse centrale serait celle d’une prochaine confrontation plus intense mais dont la durée dépendra de la capacité de chaque camp à imposer rapidement ses conditions et à maîtriser les représailles. C’est ce qui rend la prochaine guerre plus dangereuse avec deux acteurs persuadés d’avoir l’avantage dans une guerre dont ils ne maîtriseront pas les conséquences ni la durée et encore moins la portée.
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🇮🇷🇺🇸 | Téhéran a élaboré des plans détaillés visant à cibler les câbles de communication sous-marins stratégiques du Golfe et à empêcher toute opération de réparation en cas de reprise du conflit militaire avec les États-Unis et Israël. De hauts responsables iraniens de la sécurité ont confirmé que de nouvelles frappes contre les infrastructures iraniennes entraîneraient la levée de toutes les « lignes rouges » opérationnelles. Ils menacent notamment les infrastructures numériques et de télécommunications dans le détroit d’Ormuz et à travers le Golfe. Les responsables iraniens soulignent que les États du Golfe et les entreprises technologiques américaines subiraient les conséquences économiques de potentielles perturbations des réseaux Internet, du cloud et des systèmes financiers. ( Reuters )
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🇸🇦 | L’Arabie saoudite se prépare à produire des missiles balistiques plus puissants Des images satellites prises entre avril 2025 et septembre 2026 suggèrent que l’Arabie saoudite modernise ses infrastructures de missiles balistiques sur un site situé près d’Al-Duwadimi, à environ 200 km à l’ouest de Riyad, ce qui pourrait ouvrir la voie à la production de missiles plus gros et plus puissants. Les chercheurs ont identifié un nouveau bâtiment, au moins deux fois plus grand que l’installation existante, qui pourrait selon eux être destiné à la fabrication de moteurs de missiles à propergol solide. Une seconde structure pourrait servir au stockage des composants du propergol ou des éléments de missiles achevés. Selon les chercheurs du Foreign Policy Research Institute, Sam Lair et Michael Duitsman, cette extension pourrait permettre à l’Arabie saoudite de développer des missiles dotés d’une portée accrue ou capables d’emporter des charges militaires plus lourdes. La production sur ce site pourrait débuter dès la fin de 2026.
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📝 Le mode opératoire évoque l’attaque menée par des djihadistes à Karak en décembre 2016, qui avait fait dix morts. Une piste liée à l’État islamique est donc une première piste. Une autre hypothèse concerne un groupe actif en Syrie, Saraya Ansar al-Sunna, qui avait revendiqué l’attentat contre l’église Saint-Élie à Damas en juin 2025. Cette piste s’inscrit dans un contexte sécuritaire dégradé dans le sud syrien, marqué par les frappes israéliennes visant à maintenir une zone tampon sécurisée, ainsi que par les tensions entre Damas et les groupes druzes. Ces dynamiques contribuent à complexifier la situation sécuritaire à la frontière jordano-syrienne, où plus de 200 tentatives d’infiltration auraient été signalées ( réseaux contrebandiers et donc infiltration de djihadistes possible). Enfin, l’implication d’une cellule djihadiste jordanienne autonome, inspirée par l’idéologie de l’EI mais sans lien opérationnel direct avec celui-ci, constitue une autre hypothèse.
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🇯🇴 | Un attentat contre une église à Karak en Jordanie aurait fait plusieurs morts et des dizaines de blessés.
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🇶🇦🇹🇷 Le Qatar devrait prochainement transmettre à la Turquie un projet de contrat de vente ainsi qu’un projet de programme de formation pour les Eurofighter. Ankara négocie l’acquisition de 24 Eurofighter qataris Tranche 3A, en complément des 20 appareils neufs commandés au Royaume-Uni. Des discussions avaient également été engagées avec Oman pour 12 appareils, mais la piste qatarie semble désormais privilégiée.
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🇺🇸🇦🇪🇸🇦🇮🇱🇳🇱 | Les services de renseignement néerlandais auraient piraté le téléphone de Jared Kushner et surveillé son accès à un compte bancaire aux Émirats arabes unis ayant reçu plusieurs centaines de millions de dollars d’une banque en Azerbaïdjan. Kushner disposait d’un pouvoir de signature sur des comptes liés à des dirigeants émiratis et saoudiens, avec au moins 2 milliards de dollars qui auraient été transférés à son bénéfice. Cet argent était destiné à financer des objectifs diplomatiques et à influencer la politique américaine, et Kushner aurait omis de déclarer ces comptes comme l’exigeait la réglementation.
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🇮🇱🇮🇷 | L’armée de l’air israélienne a développé une stratégie consistant à faire voler des chasseurs armés depuis Israël au-dessus de la Syrie et de l’Irak en direction de la frontière iranienne, avant de faire demi-tour, afin de préparer une future frappe contre l’Iran. Cette méthode aurait été utilisée avant l’opération « Rising Lion » (guerre des 12 jours), environ trois mois avant l’attaque surprise de juin 2025. Un survol similaire aurait eu lieu le 10 octobre 2026, avec des avions de chasse traversant l’espace aérien syrien et irakien avant de faire demi-tour. L’objectif serait d’entraîner les équipages, de recueillir du renseignement et d’habituer l’Iran au trafic aérien israélien afin de permettre une frappe surprise.
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🇵🇰 | Chantage, proxies et ambiguïté : l’ISI au cœur du grand jeu pakistanais À Islamabad, l’ISI n’est pas un simple instrument de l’État : il en est l’ossature. Son action repose sur trois leviers, le chantage, les proxies et l’ambiguïté. Chacun rapporte, aucun n’est gratuit. Sa puissance s’adosse d’abord à celle d’Asim Munir. Adopté le 20 août, le Defence Forces of Pakistan Act prolonge la révision de l’article 243, qui lui garantit une immunité à vie. Il supprime la présidence du comité des chefs d’état-major au profit d’un chef des forces de défense qui commande les armées et leurs services. Munir a nommé Asim Malik à l’ISI sans aval civil ni expérience du renseignement, puis en a fait son conseiller à la sécurité nationale. Faisal Naseer, numéro deux de l’ISI qu’Imran Khan accusait de tentative d’assassinat, a été relégué le 4 septembre à la NACTA. Depuis juillet 2024, l’ISI intercepte légalement les communications du pays. Cette verticalité a pourtant ses limites : les réseaux tribaux et religieux priment souvent sur la hiérarchie, et les antennes de Lahore ou Karachi ignorent parfois le siège. Le chantage est l’outil le plus visible. L’opération indienne Firewall-2026 a révélé qu’au moins treize marins de l’Indian Navy échangeaient avec deux faux profils féminins pilotés par l’ISI, grâce à des cartes SIM indiennes transitant par Dubaï. Deux suspects auraient renseigné sur Visakhapatnam, base des SNLE de classe Arihant. Les services occidentaux subissent une pression comparable, selon une gradation éprouvée à travers des avertissements, véhicules sabotés, puis menaces de mort imputées aux djihadistes. Devenu le carrefour de la médiation entre Washington, l’Iran et le Golfe, Islamabad attire les espions mais peine à les retenir. La DGSE a eu du mal à pourvoir son poste cet été, après le rapatriement de son chef de poste et l’expulsion en juin de l’attaché de défense français. Au début des années 2010, un cadre de l’ISI avait frappé le numéro deux de la DGSE, irrité par l’intérêt français pour le programme nucléaire. Paris avait répliqué en expulsant le représentant de l’ISI en France. Londres a perdu un diplomate en 2010 et son attaché de défense en 2005, piégés par des honeytraps. Quant à la CIA, la presse pakistanaise a exposé davantage de ses officiers que la Chine ou l’URSS, dont le chef de station Jonathan Bank en 2010. Les proxies relèvent de la doctrine. Après la « guerre de mille ans » promise par Bhutto en 1965 et la défaite de 1971, Islamabad choisit de « saigner l’Inde par mille coupures » plutôt que de risquer un affrontement conventionnel sous ombre nucléaire. Mais l’outil se retourne contre lui. Le TTP et la BLA frappent depuis l’Afghanistan, comme à Kohat le 18 septembre. Le 11 octobre, l’état d’urgence est décrété au Khyber Pakhtunkhwa et son gouverneur PTI, Sohail Afridi, est arrêté. Islamabad accuse Ajit Doval d’avoir renoué avec des Talibans avides d’autonomie. Coupé des Haqqani, qu’il a soutenus jusqu’en 2021, l’ISI dépend désormais du MIT turc. Ibrahim Kalin a rencontré Sirajuddin Haqqani mi-septembre, dans le cadre de l’accord de défense conclu en août entre Ankara, Islamabad et Riyad. L’ambiguïté, enfin, tient lieu de diplomatie. Munir a offert à Trump le crédit d’une paix que Modi contestait, un soutien au Nobel et une commande de drones Powerus. La CIA célèbre la capture en mars 2025 de Mohammad Sharifullah, lié à l’attentat de l’aéroport de Kaboul. En 2011, l’ISI refusait pourtant d’être associé au raid contre Ben Laden, mené à quelques centaines de mètres de son académie militaire. Washington et Islamabad restent opposés sur la prolifération et sur la Chine. Paris, partenaire militaire de New Delhi, entretient un canal antiterroriste au sommet tout en encaissant les coups sur le terrain. Pékin reçoit du renseignement sur le Parti islamique du Turkestan ouïghour. Mais la Chine doute de la protection de ses intérêts et craint que le retour américain n’expose son industrie de défense.
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« Si l'Occident ne comprend pas que notre combat, ici est aussi le sien, un jour viendra où ils devront mener cette même guerre sur leur propre sol, mais il sera trop tard ». — Bachir Gemayel, ancien président libanais
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🇸🇾| Syrie : les réseaux d’Ahmed al-Charaa à l’assaut du marché de la sécurité privée Alors que la Syrie s’ouvre aux entreprises internationales de sécurité privée, les nouvelles autorités cherchent à reprendre le contrôle d’un secteur historiquement fragmenté. Au cœur de cette recomposition figure Defense Safe, une société devenue incontournable pour les groupes étrangers souhaitant accéder au marché syrien. Son représentant légal, Nawras Nasser, assure l’interface avec ces entreprises, dans un dispositif étroitement lié aux intérêts économiques du nouveau pouvoir. Du 25 au 28 octobre, Damas accueillera la première édition de la Syria International Security & Safety Exhibition (Fortix), un salon consacré à la sécurité privée. Les principaux groupes occidentaux intéressés par le marché syrien ont été fortement incités à y participer comme sponsors ou exposants. Plusieurs appels d’offres de plusieurs millions de dollars devraient prochainement être lancés pour assurer la protection des ambassades occidentales, dont celle de l’Union européenne, ainsi que d’organisations internationales comme le Fonds monétaire international. Dans ce contexte, Defense Safe s’impose comme un interlocuteur privilégié. Les entreprises étrangères devant s’associer à un partenaire local pour opérer en Syrie, elles sont fortement encouragées à passer par cette société. Son représentant légal, Nawras Nasser, juriste diplômé de l’université de Damas, possède un parcours essentiellement administratif et commercial. Ancien professionnel des ressources humaines au sein d’entreprises au Qatar, il a également exercé dans l’arbitrage commercial et occupé des fonctions juridiques auprès d’une antenne du Croissant-Rouge à Lattaquié. Son CV ne fait toutefois état d’aucune expérience dans les forces de sécurité ou le commandement opérationnel. Derrière cette structure se trouvent surtout les intérêts du nouveau régime. Defense Safe est désormais placée sous le contrôle du Syrian Sovereign Fund (SSF), le fonds souverain créé en 2025 et étroitement lié aux autorités de Damas. Sa direction générale a été confiée à Ibrahim Sukkariyeh, alias Abu Maryam al-Australi, ancien trésorier de Hayat Tahrir al-Cham (HTC), le mouvement dirigé par Ahmed al-Charaa lorsqu’il contrôlait Idlib. Après la prise du pouvoir, Ibrahim Sukkariyeh a également joué un rôle dans le fonctionnement du comité du pardon. Cet organe, qui ne rend compte qu’au président Ahmed al-Charaa et à son frère aîné Hazem al-Charaa, a examiné les avoirs d’hommes d’affaires enrichis sous Bachar al-Assad et souhaitant revenir dans le pays. L’objectif était de déterminer quels actifs devaient être récupérés par les nouvelles autorités et lesquels pouvaient rester entre les mains de leurs propriétaires historiques, parmi lesquels figuraient des oligarques alaouites et des membres de la bourgeoisie sunnite damascène. Une partie de ces actifs a été transférée au SSF, notamment des participations dans d’anciennes sociétés de sécurité. Shorouk et Proguard, deux acteurs déjà présents sous les Assad, sont ainsi désormais affiliés au fonds souverain et à Defense Safe. Cette restructuration illustre la volonté des nouvelles autorités de centraliser le secteur de la sécurité privée tout en s’appuyant sur des entreprises héritées de l’ancien régime. En devenant un passage privilégié pour les prestataires étrangers, Defense Safe se situe à la croisée des intérêts commerciaux internationaux et des réseaux économiques du pouvoir syrien.
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🇺🇸❌🏴 | Semafor rapporte que CBS News prépare une enquête sur de possibles liens entre Abdul El-Sayed, candidat démocrate au Sénat dans le Michigan, et les Frères musulmans. - Bari Weiss, rédactrice en chef de CBS News, aurait chargé l’équipe d’investigation du réseau d’examiner son parcours. La publication est attendue dans les prochains jours. - Selon Fox News, sa campagne aurait reçu plus de 115 000 dollars de contributions de personnes affiliées au Council on American-Islamic Relations (CAIR), organisation désignée comme terroriste par les Émirats arabes unis en 2014.
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