Brigitte A. Ameganvi retweeted
L'ingénierie des changements anticonstitutionnels avec un focus sur le Togo laboratoire des stratégies d'anéantissement de la démocratie en Afrique de l'Ouest, mon exposé à un side event à la 89ème session ordinaire de la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples.
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Emmanuelle Sodji : trop libre, elle est évincée, mais pas muselée
Pendant presque deux décennies, Emmanuelle Sodji a représenté au Togo et au Bénin l’image des médias internationaux, particulièrement ceux de la France, TV5 et France 24. Trois pays dont elle est citoyenne. Passionnée par son métier dont la déontologie lui est chevillée au corps, son inflexibilité à rester dans les clous n’est pas de nature à lui attirer la sympathie des puissants.
Je me souviens, elle était un point minuscule au milieu des centaines de milliers de manifestants en 2017, lorsque nous protestions contre le pouvoir de Faure Gnassingbé. Un point devenu la cible pour pouvoir. Pendant de longues semaines, elle a porté à l’international les images de ces événements, révélant au monde le profil répressif du régime. Un épisode qui lui a valu une animosité agressive des autorités togolaises, au point de devoir quitter précipitamment Lomé où elle habitait pour se replier au Bénin. Je l’apercevais dans la foule, et surpris de constater qu’elle était protégée par deux colosses. Les menaces avaient donc déjà commencé.
Sa connaissance du terrain, ses équipes sur place et ses réseaux tissés au sein du pouvoir deux décennies durant, permettent à Emmanuelle Sodji de poursuivre son activité au-delà de la frontière. Comme ce reportage mettant en lumière les conditions précaires dans lesquelles le femmes accouchent dans le plus grand hôpital du Togo. Un autre épisode qui a suscité la colère des autorités togolaises et une protestation formelle auprès de la chaîne.
Quand un régime autoritaire commence à menacer une journaliste, c’est que la séduction, la corruption et la manipulation n’ont pas fonctionné. Et quand les menaces ne donnent pas de meilleurs résultats, alors il active d’autres leviers.
A ce jeu, le pouvoir togolais a plusieurs cordes à son arc, politique, diplomatique, et aussi la déstabilisation par l’activation des petites mains et des Trolls sur les réseaux sociaux. L’enjeu est central pour le régime qui joue son image à l’international. Pour une dictature, c’est presque vital. Lomé n’hésite donc pas à faire pression sur la chaîne, avec des conditions pour le rétablissement du signal suspendu pour trois mois et toujours pas rétabli une année plus tard. Les autorités togolaises préfèrent une correspondant malléable. Et l’étrange arrestation juin juillet 2026 puis la libération plusieurs semaines plus tard de deux journalistes français en reportage au Togo, parait comme du chantage diplomatique.
Dans la foulée, Emmanuelle Sodji perd successivement ses contrats avec France 24 au Togo en juin 2026, puis au Bénin, trois mois plus tard.
Le pouvoir de Faure Gnassingbé célèbrera probablement ce qu’il considère comme une victoire d’étape. France 24 retrouvera sans doute bientôt son signal au Togo avec un autre correspondant, au prix d’une perte d’indépendance et d’une crédibilité érodée au sein de la jeunesse.
Certes, la correspondante incontrôlable n’est plus dans l’équation. Mais cela n’enlèvera pas l’arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO qui pend au nez du régime togolais dont les Togolais veulent se débarrasser.
On a voulu lui couper les ailes, elle est désormais libre de voler plus haut. Emmanuelle Sodji voguera certainement vers d’autres horizons, avec sa passion pour son métier, sa foi en l’Afrique et sa probité morale qui forge sa crédibilité.
Emmanuelle Sodji porte sa carapace professionnelle, rugueuse et abrasive, pour mieux protéger son empathie pour les plus fragiles qu’elle rencontre sur le parcours de son métier. Pour ce que je connais d’elle, cette éviction la rendra encore plus utile et plus au service des Togolais et des Béninois. Elle le porte en elle.
Pour tous ceux qui se frottent les mains d’avoir eu sa tête, c’est la fin du théâtre.
Rideau !
Nathaniel Olympio
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Aujourd’hui, j’ai 63 ans. Une vie de grâces reçues, au service de la justice. Mais je ne peux célébrer sans penser à ceux qu’on prive de liberté au nom de la seule force. Une autorité fondée sur les armes n’est pas une autorité : c’est une usurpation. Mon vœu est pour eux.
#ÉtatDeDroit
#JusticeIndépendante #LibertéPourTous
@debatsdecitemko
@Debats2DroitMKO
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Il est cette nuit encore entre leurs mains souillées qui l’empêchent lui et son fils de respirer…
@debatsdecitemko
@Debats2DroitMKO
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C’est avec une immense fierté que je salue l’attribution d’une étoile sur le prestigieux Hollywood Walk of Fame à notre compatriote @AngeliqueKidjo. 🇧🇯⭐️
En devenant la première artiste africaine à recevoir cette consécration mondiale, l’icône béninoise grave son nom dans l’histoire et porte au sommet les rythmes, la créativité et la dignité de toute notre Nation. Au-delà de ses quatre décennies de succès et de génie musical, son engagement indéfectible pour l’éducation des jeunes filles force l’admiration.
Au nom du peuple béninois, je lui adresse mes félicitations les plus chaleureuses.
Eh oui ! En Afrique, si nous avons l'habitude d'adopter des textes si parfaits et avant-gardistes, c'est parce que tout le monde sait que ces textes sont juste décoratifs et que personne n'a l'intention de les respecter !
Replying to @SOAWR
Aujourd'hui marque les 23 ans du Protocole de Maputo : l'instrument le plus complet au monde pour les droits des femmes. Par des Africains, pour des Africains !
🔥 Faisons vivre la flamme : bit.ly/MaputoAt23
#MaputoAt23 #FaisonsVivreLaFlamme
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"Le président guinéen Mamadi Doumbouya visé par une nouvelle plainte en France pour disparition forcée d’opposants" lemonde.fr/afrique/article/2…
Une nouvelle plainte rendue possible grâce au travail d'enquêteur de @thomasdietrich0 :
youtube.com/watch?v=fBLZaVdo…
youtube.com/watch?v=jikJvwag…
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#Guinée «Nous disposons d’un acte notarié attestant qu’[il] est titulaire de la nationalité 🇫🇷. Compte tenu de cette nationalité et de la gravité des faits pour lesquels nous avons déposé plainte» Me Brengarth lemonde.fr/afrique/article/2…
Merci Thomas
youtube.com/watch?v=fBLZaVdo…
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Le Conseil constitutionnel vient de prendre une décision. Au-delà des commentaires et avis que peuvent susciter les motivations retenues, une seule chose reste : CETTE DÉCISION S’IMPOSE À TOUS !
Dont acte !
Ce cycle nous rappelle qu’en démocratie, lorsque les institutions jouent leur rôle, chacune dans son périmètre d’action, aucune crise ne peut survenir.
Aujourd’hui, je veux donc assurer au peuple sénégalais que l’Assemblée nationale continuera à exercer pleinement la mission qui lui a été confiée : des lois seront votées ou rejetées pour honorer les engagements pris envers ce vaillant et digne peuple.
Vive le Sénégal !
Cher Monsieur, le drame est que ce qui se passe au Togo n'est ni la démocratie, ni l'État de droit. L'élection frauduleuse d'une assemblée nationale aux quotients de représentation iniques et où l'on vote "à main armée" ne suffit pas pour caractériser une démocratie.
Aux États-Unis, des juges ont annulé des décrets du Président Donald Trump sur les droits de douane ou encore le droit du sol ;
En France, des milliardaires et d'anciens présidents sont poursuivis devant les tribunaux où il arrive qu'ils soient reconnus coupables, et d'autres fois il arrive que des enquêtes indépendantes soient menées jusqu'au sein même des locaux de la Présidence de la République;
Au Sénégal, la Cour constitutionnelle vient de déclarer inconstitutionnelle un projet de loi de révision adoptée par l'Assemblée nationale à une majorité écrasante de députés;
Ces exemples confirment ma position sur la nuance entre la démocratie et l'Etat de droit que je développe ici depuis un moment et que j'ai rappelée lors de mon passage chez Atigan.
Je continuerai à insister là-dessus. Parce que ce que nous vivons au Togo de façon systémique depuis plus d'un demi-siècle aujourd'hui, c'est la manifestation saillante d'une crise de l'Etat de droit.
En mars et avril 2024, un groupuscule d'individus jusque-là représentants du Peuple mais dont le mandat était expiré ont cru bon de changer la Constitution sans consultation du Peuple en bonne et dûe forme, tout en foulant au pied tous les textes nationaux et internationaux qui s'appliquent en la matière. Et, le juge constitutionnel togolais n'a pas eu le courage de dire le droit, pour mettre fin à cette dérive et appeler ces personnes à leur responsabilité.
La raison en est que ces gens se sont cru en droit de faire tout ce qu'ils voulaient sans consulter le Peuple, parce qu'ils étaient majoritaires à l'Assemblée nationale, d'une part, et parce que les acteurs de la justice Togolaise en général et la Cour constitutionnelle en particulier ainsi que l'armée togolaise se trouvent tous embrigadés par le parti au pouvoir et servent de mécanismes de répression pour la conservation du pouvoir de ce groupe d'individus, plutôt que de servir la République et le Peuple souverain, d'autre part.
Je l'ai déjà dit. Je le répète. Sans État de droit, la démocratie nous fait courir le risque de la tyrannie de la majorité.
C'est parce qu'aux États-Unis, en France et au Sénégal, l'Etat de droit a atteint un certain niveau de consolidation que des juges sont capables de dire Stop à celui qui se prévaut de la légitimité populaire ou de la majorité parlementaire pour adopter des mesures rétrogrades et liberticides.
Mais, ce n'est pas un acquis. Il faut continuellement se battre pour la consolidation de l'Etat de droit. Car, des partis politiques et des groupes d'individus animés par des idéaux et des intérêts obscures cherchent toujours à détricoter l'État de droit en accédant au pouvoir. On le voit actuellement en France avec la loi qui instaure la présomption de légitime défense au bénéfice des forces de l'ordre...
Si vous avez des acteurs politiques qui veulent la démocratie sans l'État de droit, ne leur confiez pas la destinée de votre Nation. Vous le regretterez, tôt ou tard.
C'est pourquoi nous devons toujours rester vigilants sur les débats et les enjeux des affaires publiques de notre temps.
La gravité du risque nous oblige à constamment faire extrêmement attention aux motivations profondes de ceux qui convoitent le pouvoir dans un État.
Si, même dans une démocratie, la permanence du risque de la tyrannie de la majorité et du populisme politique n'est pas une arlésienne, la consolidation de l'Etat de droit relève dès lors d'une entreprise collective quasi sisyphéenne qu'il faut réaliser inexorablement avec une abnégation.
Bibi
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🎯 #Togo🇹🇬 Contrairement à ce qui se raconte, sachez que les décisions de la Cour de justice de la CEDEAO s'imposent aux Etats qui doivent les respecter. Ce n'est pas parce que l'arrêt du 29/01/26 ne comporte pas de sanction qu'elle est symbolique et non coercitive. Attention!
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JOUR 39. Me Mountaga TALL toujours enlevé.
Vieux proverbe africain : « Chacun son tour chez le coiffeur. »
Aujourd’hui, sur le tabouret, c’est lui. Demain, ce sera quelqu’un d’autre. Et après-demain ? Peut-être toi.
Tant que tu es sur le banc, parle.
#LibérezMountagaTALL
@debatsdecitemko
@Debats2DroitMKO
À demain pour J40 — un seuil symbolique fort, quarante jours.
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togoscoop.tg/affaire-table/
TOGO - Affaire de la tablette disparue à la Présidence : le journaliste Roger Amemavoh auditionné au SCRIC
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Depuis le 10 mai 2026, des prisonniers politiques sont en grève de la faim au #Togo. Pour rappel, plusieurs témoignages ont déjà dénoncé des conditions inhumaines: détentions arbitraires, privation de droits, torture, absence de soins, violence se*uelles. Leur vie est en danger.
Brigitte A. Ameganvi retweeted
Il y a des hommes dont le destin est intimement lié à celui de leur nation. C’est le cas de Foniké et Billo. Leur enlèvement par le régime du CNRD, le 9 juillet 2024, a marqué et scellé la fin de la liberté en Guinée.
Brigitte A. Ameganvi retweeted
Le Dr Victor Kossikouma AGBEGNENOU, scientifique et inventeur togolais, connu pour avoir créé le système de communication sans fil polyvalent (PWCS), souvent appelé RETICE, est décédé.
Dr Victor AGBEGNENOU est le père de la judokas française Clarisse AGBEGNENOU.
#Togo 🇹🇬
Brigitte A. Ameganvi retweeted
#Togo
Enfin libres !
Affectio a incarné l'absurdité de la violence d'Etat qui emprisonne pour un poème dans lequel il appelait chacun "à faire sa part".
Tout comme Grâce Koumayi, visage de l'intrépidité qui symbolise l'avilissement par le viol, et Amavi Katanga, une autre victime brisée par la torture.
Libres ce reveillon de la Saint Sylvestre, tous les trois sont le symbole d'une jeunesse avide de liberté.
Soutien aux putschistes de l'AES ou juste un renvoi d'ascenseur. Mamadou Tanja alors Président du Niger et de la CEDEAO et sa Ministre des Affaires étrangères Aïchata Mindouda sont ceux qui ont installé Faure Gnassingbé au pouvoir en 2005 sur les cadavres de 500 à 800 Togolais!
Replying to @Nath_Yamb
Faure Gnassingbé est arrivé au pouvoir en 2005 par un coup d'état militaire. Et plus de 500 togolais ont été massacrés pour qu'il soit installé... Aujourd'hui les panafricons se réjouissent de son soutien aux putschistes de l'AES... Bravo !































