Le débat « Hitler était-il socialiste » tourne souvent à la querelle d'étiquettes. Les faits sont plus utiles.
Le parti s'appelait Parti national-socialiste des travailleurs allemands, et son programme de 1920 exigeait la nationalisation des trusts (point 13) et la participation aux bénéfices des grandes entreprises (point 14). Au pouvoir, le régime a pourtant gardé la propriété privée, et a même reprivatisé banques, aciéries, mines et chantiers navals au milieu des années 1930 (Germà Bel, Economic History Review, 2010).
Mais il a encadré presque tout le reste : syndicats dissous le 2 mai 1933 et remplacés par le Front allemand du travail, salaires fixés par des « fiduciaires du travail » d'État dès le 19 mai 1933, plan de quatre ans en 1936, puis gel général des prix le 26 novembre 1936, chaque hausse devant être autorisée par un commissaire aux prix.
Être propriétaire sans pouvoir fixer ni ses prix ni ses salaires, ce n'est plus le marché. La leçon dépasse les étiquettes : le danger, c'est l'État qui dirige l'économie, quel que soit son drapeau. La bonne nouvelle : la liberté des prix, des contrats et du travail reste le meilleur rempart. @mises
Le remboursement de Wegovy et Mounjaro depuis le 15 juin était une bonne nouvelle. La façon de l'organiser crée un goulot. La première prescription remboursée est réservée à des médecins reconnus experts de l'obésité, surtout en CHU et en centres spécialisés de l'obésité (CSO).
Résultat : du 28 mai au 30 juin, les CSO ont reçu 11 483 demandes, contre 24 000 nouveaux patients sur toute l'année 2025. Au CHU de Grenoble, le centre reçoit en moyenne 20 demandes par jour pour une capacité de 20 nouveaux patients par mois. En pharmacie, plus de 251 000 boîtes ont été délivrées du 1er au 26 septembre, contre environ 127 000 en mai (GERS).
La demande existe, l'innovation existe : c'est la file d'attente administrative qui rationne. Le renouvellement peut déjà être fait par tout médecin. Ouvrir l'initiation aux généralistes formés, avec les mêmes critères, libérerait les centres pour les cas complexes.
La France a su rembourser l'innovation. Il lui reste à faire confiance à ses médecins pour qu'elle arrive vraiment aux patients. @novonordisk @EliLillyandCo
Vendredi, l'enquête PMI flash de S&P Global a donné une photo nette du décrochage français. En octobre, l'activité du secteur privé s'est contractée en France : indice composite à 48,4, contre 51,1 en septembre, alors que les analystes attendaient 50,5. Au même moment, l'Allemagne reste en croissance à 52,8 et la zone euro à 51,9. Selon S&P Global, l'indicateur de confiance des entreprises françaises à douze mois est tombé à son plus bas depuis six ans et demi, sur fond d'inquiétudes budgétaires et d'une présidentielle 2027 très incertaine.
Ce n'est donc pas seulement un ralentissement européen : la France recule quand l'Allemagne et le reste de la zone continuent de progresser. Ce qui manque, c'est de la visibilité : un budget qui baisse la dépense au lieu d'ajouter des prélèvements, des règles stables, moins de formulaires.
La première estimation du PIB du troisième trimestre tombe vendredi à 7h30. Nos voisins restent au-dessus de 50 avec la même monnaie et la même BCE : rien ne nous condamne à rester en dessous, il suffit de lever les freins que nous nous sommes imposés. @SPGlobalPMI @InseeFr
Mussolini, Staline, Hitler. Trois régimes qu'on présente comme opposés, mais une même racine : l'individu doit tout à l'État.
Mussolini venait du socialisme : il dirigeait Avanti!, le journal du Parti socialiste italien, avant de fonder le fascisme. Sa formule résume tout : « Tout dans l'État, rien hors de l'État, rien contre l'État. »
Staline a appliqué la planification jusqu'au bout : propriété privée abolie, agriculture collectivisée, famines.
Hitler a dirigé un parti « national-socialiste » qui contrôlait les prix, les salaires, les investissements et l'agriculture, sous prétexte de bien commun.
La leçon pour aujourd'hui n'est pas de traiter un adversaire de dictateur. Elle tient en une idée : chaque fois qu'on accepte que l'État décide à notre place de ce qu'on gagne, de ce qu'on dit et de ce qu'on achète, on recule d'un pas. Les libertés ne disparaissent pas en un jour, elles s'effritent au nom de l'intérêt général.
Ouvrir les yeux, c'est défendre la propriété, la parole libre et la responsabilité. Un pays libre fait confiance à ses citoyens.
Hier, 410 000 manifestants selon le ministère de l'Intérieur, 800 000 selon la CGT, pour le deuxième samedi contre la vie chère. Cortèges globalement calmes, mais près de 1 000 interpellations en fin de journée. La colère sur le pouvoir d'achat est réelle, elle mérite un vrai diagnostic.
La France ne souffre pas d'un manque de redistribution. Avec 45,3 % du PIB en impôts et cotisations en 2024, elle est deuxième de l'Union selon @EU_Eurostat, loin devant la moyenne de 40,4 %. La dépense publique atteint 57,3 % du PIB et les intérêts de la dette ont coûté 64,7 milliards d'euros en 2025 selon l'Insee. Bloquer les prix ou taxer davantage, c'est traiter le symptôme en aggravant la cause.
Le logement montre la voie. Minneapolis a supprimé les places de parking obligatoires et autorisé plus d'immeubles le long des axes de transport. De 2017 à 2022, son parc a augmenté de 12 % et les loyers de 1 %, contre 14 % dans le reste du Minnesota, selon @pewtrusts.
Moins de prélèvements, moins de normes, plus d'offre : le pouvoir d'achat se reconquiert. La France a tout pour y arriver.
Nouvelle rubrique sur ce compte : les GLP-1, ces traitements du diabète de type 2 et de l'obésité (sémaglutide, tirzépatide).
Un compte d'économie en parle pour une raison simple : c'est la plus grande réussite industrielle européenne de la décennie. Et elle n'est pas française.
Danemark, 2023 : PIB +1,8 %. Sans l'industrie pharmaceutique, il aurait reculé de 0,1 % (Danmarks Statistik).
Le FMI estime que la pharmacie a fourni 90 % de la croissance réelle danoise en 2022 et 50 % en 2023. Les ventes de Novo Nordisk pèsent 8,3 % du PIB danois.
France : Wegovy est autorisé dans l'UE depuis le 6 janvier 2022. Il n'est remboursé chez nous dans l'obésité que depuis le 15 juin 2026, plus de quatre ans après, et seulement pour un IMC d'au moins 40, ou 35 avec une comorbidité, après six mois de prise en charge nutritionnelle sans succès.
Pendant ce temps, le Canada a autorisé le premier générique du sémaglutide du G7 le 28 avril 2026, et l'Inde a vu des dizaines de versions arriver en mars avec des prix en baisse d'environ 70 %.
Ici, on parlera prix, remboursement, usines, brevets, et de ce que la France pourrait en tirer. Jamais de conseil médical : c'est le rôle de votre médecin.
@novonordisk @HAS_sante
Moody's a épargné la France vendredi soir. Les créanciers, eux, n'épargnent rien : 91,2 milliards d'euros d'intérêts prévus en 2027, puis 103,7 milliards dès 2028 selon les projections publiées par Les Échos.
Une note maintenue n'est pas une trajectoire.
Israël a connu bien pire. En 1984 : déficit budgétaire de 16 % du PIB, inflation de 445 %.
En juillet 1985, le gouvernement d'union nationale de Shimon Peres adopte un plan de stabilisation : coupe massive du déficit, réduction des effectifs publics, fin du financement de l'État par la Banque d'Israël.
Résultat : déficit ramené à 1,3 % du PIB en 1986-1988, inflation sous 20 %, dette publique intérieure ramenée de 112 % à 90 % du PIB en 1989.
C'est sur ces finances assainies que la Start-up Nation a ensuite décollé.
@Moodys accorde un sursis. @iFRAP chiffre depuis longtemps les économies possibles.
La France n'a pas besoin d'un sursis. Elle a besoin de son juillet 1985.
Jeudi 22 octobre, deux conceptions de l'industrie se sont croisées à quelques heures d'écart.
À Washington, le département du Commerce a signé des lettres d'intention pour 389 millions de dollars issus du CHIPS Act vers quatre entreprises qui lèvent les verrous physiques de l'énergie et des serveurs d'IA : 175 millions pour Helion Energy et les semi-conducteurs haute tension de ses générateurs à fusion nucléaire, auxquels s'ajoutent 50 millions de capitaux privés, 85 millions pour Commonwealth Fusion Systems, 73 millions pour les puces verticales au nitrure de gallium de Vertical Semiconductor et 56 millions pour le quartz ultra-pur de Sibelco. Pas de subvention à fonds perdus : l'État fédéral reçoit des parts minoritaires sans droit de vote.
Le même jeudi à Paris, la Direction générale du Trésor a publié le bilan de trente ans de recul productif : la part de la France dans les exportations mondiales de biens manufacturés a chuté de 6,0 % en 1995 à 3,3 % en 2024, et l'industrie manufacturière plafonne à 11,4 % de notre valeur ajoutée après 720 000 emplois perdus entre 2000 et 2010. Pendant ce temps, le projet de budget 2027 coupe de moitié les crédits de décarbonation des procédés industriels, ramenés de 500 à 250 millions d'euros, et les députés ont voté le même jour un amendement faisant financer par les cotisations un départ dès 62 ans à hauteur de 1,8 milliard d'euros.
D'un côté, on investit dans la physique, les électrons et les usines. De l'autre, on taxe la production pour administrer le temps libre.
Le Japon a montré entre 1976 et 1980 comment un pays reprend la main sur un verrou technologique. Son programme VLSI a réuni cinq industriels autour de la gravure de puces avec 70 milliards de yens, dont 30 milliards d'avances publiques ciblées sur les équipements. Résultat : plus de 1 000 brevets déposés et 50,3 % du marché mondial des circuits intégrés dès 1988, avant que les industriels ne remboursent l'État.
Rien n'est irréversible pour la France. Le 12 février 2025, le tokamak WEST du @CEA_Officiel à Cadarache a maintenu un plasma pendant 1 337 secondes, plus de 22 minutes, un record mondial. Nous avons les chercheurs, les équipes d'électronique de puissance à Grenoble et à Tours que met régulièrement en lumière @aympontier, et une électricité déjà décarbonée à plus de 95 %.
Colbert bâtissait des manufactures. Le jour où nous remettrons notre capital sur nos ingénieurs et nos réacteurs plutôt que sur des guichets, la France redeviendra l'atelier énergétique de l'Europe.
Jeudi 22 octobre, deux conceptions de l'industrie se sont croisées à quelques heures d'écart.
À Washington, le département du Commerce a signé des lettres d'intention pour 389 millions de dollars issus du CHIPS Act vers quatre entreprises qui lèvent les verrous physiques de l'énergie et des serveurs d'IA : 175 millions pour Helion Energy et les semi-conducteurs haute tension de ses générateurs à fusion nucléaire, auxquels s'ajoutent 50 millions de capitaux privés, 85 millions pour Commonwealth Fusion Systems, 73 millions pour les puces verticales au nitrure de gallium de Vertical Semiconductor et 56 millions pour le quartz ultra-pur de Sibelco. Pas de subvention à fonds perdus : l'État fédéral reçoit des parts minoritaires sans droit de vote.
Le même jeudi à Paris, la Direction générale du Trésor a publié le bilan de trente ans de recul productif : la part de la France dans les exportations mondiales de biens manufacturés a chuté de 6,0 % en 1995 à 3,3 % en 2024, et l'industrie manufacturière plafonne à 11,4 % de notre valeur ajoutée après 720 000 emplois perdus entre 2000 et 2010. Pendant ce temps, le projet de budget 2027 coupe de moitié les crédits de décarbonation des procédés industriels, ramenés de 500 à 250 millions d'euros, et les députés ont voté le même jour un amendement faisant financer par les cotisations un départ dès 62 ans à hauteur de 1,8 milliard d'euros.
D'un côté, on investit dans la physique, les électrons et les usines. De l'autre, on taxe la production pour administrer le temps libre.
Le Japon a montré entre 1976 et 1980 comment un pays reprend la main sur un verrou technologique. Son programme VLSI a réuni cinq industriels autour de la gravure de puces avec 70 milliards de yens, dont 30 milliards d'avances publiques ciblées sur les équipements. Résultat : plus de 1 000 brevets déposés et 50,3 % du marché mondial des circuits intégrés dès 1988, avant que les industriels ne remboursent l'État.
Rien n'est irréversible pour la France. Le 12 février 2025, le tokamak WEST du @CEA_Officiel à Cadarache a maintenu un plasma pendant 1 337 secondes, plus de 22 minutes, un record mondial. Nous avons les chercheurs, les équipes d'électronique de puissance à Grenoble et à Tours que met régulièrement en lumière @aympontier, et une électricité déjà décarbonée à plus de 95 %.
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« On va y aller, on va te pourrir la réunion ». Ces propos, sont ceux de Jean-Luc Mélenchon, prononcés devant des sympathisants. Il faisait référence a l'invitation du PM a une réunion des partis politiques, jeudi, à Matignon...
Mais la tirade ne s'arrête pas là. Jean-Luc Mélenchon s'est également livré à une interprétation très personnelle du courrier de Matignon, assortie de commentaires plus que douteux.
« La République tient par cette conviction commune qu'aucun désaccord, aucune colère, aucune ambition politique ne peut justifier le recours à la violence », écrit notamment Sébastien Lecornu dans son courrier.
Réponse de Jean-Luc Mélenchon :
« Tu vas nous faire signer un certificat ? C'est ça que tu veux ? Tu crois vraiment qu'on va le faire ? Bien sûr que non!».
Tout d'abord, il serait bon de rappeler à M. Mélenchon que le Premier ministre, comme toute autre personnalité institutionnelle ou pas, n'est pas son « camarade », au sens où on pouvait l'entendre dans la Russie soviétique.
Le tutoiement, n'a donc pas sa place.
Ensuite, il serait appréciable qu'une personnalité politique aspirant a la fonction suprême en 2027, fasse preuve malgré ses désaccords et ses oppositions, d'un minimum de respect envers les institutions dont elle entend prendre la tête.
Car soyons sérieux, comment prétendre incarner l'autorité de l'Etat demain, tout en s'employant à la discréditer aujourd'hui ?
Mais au-delà de la forme, que révèle réellement cette sortie de Jean-Luc Mélenchon ?
Une ambiguïté pour le moins préoccupante quant à sa position sur le recours à la violence.
Relisons cet échange.
Sébastien Lecornu écrit :
« La République tient par cette conviction commune qu'aucun désaccord [...] ne peut justifier le recours à la violence. »
Jean-Luc Mélenchon rétorque :
« Tu vas nous faire signer un certificat ? C'est ça que tu veux ? Tu crois vraiment qu'on va le faire ? Bien sûr que non! »
Autrement dit, face à une affirmation aussi fondamentale que le refus de la violence dans le débat démocratique, Jean-Luc Mélenchon choisit apparement le rejet.
Ce sont ses mots, pas les miens.
Est-ce là l'attitude que l'on peut attendre d'un candidat à la présidence de la République ?
Je vous laisse juges...
Samedi, 550 000 personnes ont défilé contre la vie chère. Puis une minorité a tout cassé.
En deux jours : près de 2 400 interpellations, 997 policiers et gendarmes blessés, au moins 3 000 commerces touchés, l'hôtel de ville de Limoges en cendres.
Ce n'est pas une colère. C'est une facture. 🧵
« Des équipes de jour et de nuit pour que les manifs ne s'arrêtent pas. »
On appelle ça la jeunesse qui se lève. En réalité, ce sont des rotations organisées pour épuiser un pays.
Qui paie la nuit suivante ? Le commerçant qui baisse son rideau, le salarié qui ne peut plus rentrer chez lui, le pompier qui enchaîne les gardes, la mairie qui reconstruit avec nos impôts.
Une nation ne ressuscite pas en brûlant ce que d'autres ont mis des années à bâtir. Elle se relève en travaillant, en créant, en transmettant.
La vraie force, c'est de construire. La casse, n'importe qui peut la faire.
@davidlisnard @AdrienBrochier
Un plein de 50 litres de gazole : 116 €. Près de 50 € partent à l'État.
Sur chaque litre à 2,33 € : 61 centimes d'accise, puis 39 centimes de TVA. Et cette TVA se calcule aussi sur l'accise. On paie une taxe sur la taxe.
Résultat : 42,8 % du prix en taxes, 5 points au-dessus de la moyenne européenne. Et quand le pétrole monte, la TVA monte avec lui : à chaque flambée, l'État encaisse davantage.
Aux États-Unis, la taxe fédérale sur le carburant n'a pas bougé depuis 1993 : 18,4 cents le gallon, moins de 5 cents par litre, avant les taxes des États.
En 2018, une hausse de la taxe carbone avait déjà mis les gilets jaunes dans la rue. Huit ans plus tard, même film : on taxe, puis on rend des miettes en chèques et en remises. Rien ne justifie la casse de samedi, mais la colère sur le prix de la pompe, elle, est fondée.
La bonne nouvelle : ce prix n'est pas une fatalité, c'est un vote. Une accise se baisse comme elle se monte. Encore faut-il dépenser moins pour pouvoir taxer moins.
1/7
Le 24 mai 1871, l'Hôtel de Ville de Paris part en fumée. Le 17 octobre 2026, celui de Limoges, inspiré du parisien et inauguré en 1883, est ravagé à son tour.
Entre les deux, 155 ans d'une leçon que la France connaît par cœur et qu'elle oublie : reconstruire est une décision, pas une procédure. 🧵
2/7
1871, Semaine sanglante : les Communards incendient l'Hôtel de Ville de Paris, archives et état civil compris.
1873, la ville décide de rebâtir. 1882, il est inauguré, relié à l'électricité et au téléphone, avec des ascenseurs. La République a répondu au feu par le bâtiment public le plus moderne de son temps.
3/7
1875, un rentier lègue sa fortune à Limoges. 1877, concours national. 1879, début des travaux. 14 juillet 1883, inauguration.
Quatre ans de chantier : granit du Limousin, mosaïques vénitiennes, sculptures. Une ville voulait un « palais du peuple » et se l'est offert.
4/7
Septembre 1944 : les bombardements détruisent environ 80 % du centre du Havre et font plus de 2 000 morts civils.
1945, la reconstruction est confiée à Auguste Perret. Béton, trame, préfabrication : le centre est rebâti jusqu'en 1964. En 2005, l'Unesco l'inscrit au patrimoine mondial.
5/7
15 avril 2019, Notre-Dame brûle. Dans les jours qui suivent, un objectif est fixé : cinq ans.
Une loi spéciale le 29 juillet, un établissement public dédié, des dérogations ciblées, 846 millions d'euros de 340 000 donateurs, 2 000 professionnels sur le chantier.
Décembre 2024 : la cathédrale rouvre.
6/7
Octobre 2026. Selon le maire de Limoges, la police n'avait plus de munitions à 15h15. Il le dit : « La police nationale a manqué de moyens. » Il menace de démissionner si l'État ne finance pas la reconstruction.
Avant l'incendie, la ville cherchait déjà des dons pour une restauration estimée à 4 millions d'euros. Un pays qui dépense 57 % de son PIB devrait pouvoir défendre et entretenir sa maison commune.
7/7
Je crois au futur de la France parce que Notre-Dame a prouvé qu'on sait encore tenir un calendrier avec 2 000 artisans d'exception, que Le Havre a montré qu'on rebâtit une ville en vingt ans, et que Limoges fabrique toujours sa porcelaine.
Une loi Notre-Dame pour Limoges : une date, un budget, et la facture aux incendiaires.
Vendredi soir, l'Assemblée a voté deux nouvelles taxations.
La première, sur la conversion de cryptos en stablecoins, au taux de 31,4 % : 38 voix contre 37. Un amendement communiste, adopté contre l'avis du gouvernement.
La seconde, sur certaines donations d'entrepreneurs (l'apport-cession) : 25 voix contre 23. Un article du gouvernement, remanié en séance.
577 députés. 100 votants pour la première, 71 pour la seconde.
L'ironie : les stablecoins USDC et EURC sont émis dans l'UE par une société installée à Paris, agréée par le régulateur français en juillet 2024. On attire l'émetteur, puis on taxe ses clients.
Aux États-Unis, Trump a signé en juillet 2025 le GENIUS Act, une loi-cadre pour faire du pays le leader des actifs numériques, votée 308 contre 122 à la Chambre et 68 contre 30 au Sénat. Le fisc américain taxe lui aussi les échanges de cryptos, mais là-bas on a bâti le cadre avant de passer à la caisse.
Pas un budget à l'équilibre depuis 1974, et toujours le même réflexe : une activité nouvelle apparaît, on cherche d'abord comment la taxer.
La bonne nouvelle, c'est que rien n'est définitif : vote solennel mardi, puis le Sénat. Paris peut encore devenir la capitale européenne de la finance numérique. Il suffit de ne pas la taxer avant qu'elle existe.
Replying to @JeanMessiha
Merci d'avoir soutenu l'appel du 17 octobre et la « convergence des luttes ». Vos cortèges ont été calmes, c'est ce que vous dites. Mais la journée s'est aussi terminée par 1 200 interpellations et 150 policiers et gendarmes blessés selon le gouvernement, l'hôtel de ville de Limoges en cendres et l'office du tourisme de Lyon incendié. Depuis la loi de 1983, c'est l'État qui indemnise, donc le contribuable. La facture doit aller à ceux qui ont cassé, pas aux Français qui n'ont rien demandé. @SebLecornu @BrunoRetailleau
Hier, 550 000 personnes ont défilé contre la vie chère. Le soir, l'hôtel de ville de Limoges, inauguré en 1883, partait en fumée.
D'abord l'essentiel : rien ne justifie qu'on brûle une mairie ou qu'on pille un commerçant. 1 200 interpellations, 150 policiers et gendarmes blessés. Ceux qui ont cassé doivent payer, et ceux qui ont défilé pacifiquement ne méritent pas d'être confondus avec eux.
Reste la question que personne ne pose : pourquoi la vie est-elle si chère dans un pays qui prélève 43,5 % de sa richesse, le deuxième taux de l'OCDE derrière le Danemark ? Une partie de la vie chère, c'est le prix de l'État.
La recette n'a pas changé depuis 1974 : pas un budget à l'équilibre, des taxes pour financer, puis des chèques pour compenser les taxes. En 2018, les gilets jaunes partaient déjà d'une hausse de taxe sur le carburant. À gauche, la réponse reste la même : plus de dépense, payée par ceux qui produisent.
L'Argentine a choisi l'inverse : excédent budgétaire dès 2024, inflation ramenée de 211 % en 2023 à 33 % sur un an en septembre. C'est encore beaucoup, et le rythme mensuel est un peu reparti à la hausse, mais aucun chèque n'aurait fait ça.
La bonne nouvelle, c'est que la France a tout pour redevenir abordable : une électricité nucléaire, des entrepreneurs, une jeunesse qui veut travailler. Il suffit que l'État prenne moins à ceux qui font vivre le pays.
Les taux français à dix ans se rapprochent de 4,9 %, un niveau qu'on n'avait plus vu depuis plus de vingt ans, avec près de 1,4 point d'écart avec l'Allemagne. Le FMI juge la situation encore maîtrisable, mais prévient que la hausse durable des intérêts compliquera le redressement.
Ce n'est pas un accident de marché. C'est le prix de déficits ininterrompus depuis 1975, d'une dépense publique à plus de 57 % du PIB et d'une dette de 3 595,5 Md€, soit 119 % du PIB. Le gouvernement vise encore 5,4 % de déficit en 2026, puis 5 % en 2027.
Pendant ce temps, l'Argentine de Milei affiche un excédent financier d'environ 0,3 % du PIB sur les neuf premiers mois de 2026, avec des dépenses primaires en baisse de 0,9 % en septembre en termes réels, selon son ministère de l'Économie.
Le contraste n'est pas idéologique, il est arithmétique : tant qu'un pays finance sa dépense par l'emprunt, les intérêts grossissent plus vite que ses usines.
Je crois encore à la France : ingénieurs, nucléaire, usines à reconquérir. Il faut choisir de produire plutôt que d'emprunter pour gérer. @iFRAP @davidlisnard



















