đPOLITIQUE - LE CAMEROUN « AU BORD DE L'IMPLOSION ? », LE MRC EXIGE LE DĂPART DE PAUL BIYA ET INVOQUE LA VACANCE DU POUVOIR FACE Ă UNE IMPLOSION IMMINENTE.
Le ton monte d'un cran brutal dans le paysage politique camerounais. Dans une dĂ©claration explosive rendue publique ce jour depuis la capitale, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), dĂ©sormais sous la direction de Tiriane Balbine NadĂšge Noah, tire la sonnette d'alarme : le pays glisse irrĂ©mĂ©diablement vers le chaos. Face Ă ce qu'il qualifie de paralysie institutionnelle et sĂ©curitaire, le parti d'opposition franchit un rubicon politique en rĂ©clamant officiellement l'application de la Constitution : la constatation immĂ©diate de la vacance de la PrĂ©sidence de la RĂ©publique. Pour Ă©tayer cette mise en demeure politique sans precedent, le MRC s'appuie sur une sĂ©rie de signaux au rouge vif survenus ces derniĂšres semaines. D'abord, un avertissement prĂ©monitoire au sein de l'appareil Ă©lectoral : le parti rappelle la publication troublante du 27 septembre 2026 signĂ©e Jean-Paul Ntsengue, ex-directeur de cabinet et conseiller technique du prĂ©sident d'ELECAM. En dĂ©crivant publiquement un scĂ©nario cauchemardesque de chaos imminent si le prĂ©sident Paul Biya demeure inactif, ce cadre a levĂ© le voile sur l'extrĂȘme fĂ©brilitĂ© du systĂšme.
Ensuite, l'ombre d'une insurrection armĂ©e : l'onde de choc des rĂ©vĂ©lations du capitaine Romuald Kenneth Effoudou continue de faire trembler le sommet de l'Ătat. Lors de son passage retentissant le 23 octobre dernier sur Fauteuil Rouge TV face Ă Morgan Palmer, l'ancien chef du bureau du Renseignement de l'Ătat-major particulier de la prĂ©sidence a dressĂ© un rĂ©quisitoire au vitriol contre le rĂ©gime, appelant ouvertement Ă une « mobilisation gĂ©nĂ©rale ». Pour le MRC, il s'agit d'un signal clair d'un appel Ă l'insurrection au cĆur mĂȘme des troupes. Enfin, l'effondrement Ă©conomique et des caisses vides : la crise n'est pas que politique, elle est financiĂšre. Le MRC remet en lumiĂšre le constat cinglant dressĂ© le 22 octobre par le prĂ©sident du Groupement des entreprises du Cameroun (GECAM) devant le Premier ministre lors du 12e Cameroon Business Forum : une chute vertigineuse de 74,4 % des dĂ©penses d'investissement public pour l'annĂ©e 2026. Une faillite concrĂ©tisĂ©e par les aveux implicites du ministre des Finances suggĂ©rant que les caisses de l'Ătat sont Ă sec. Cette spirale infernale trouve ses racines dans une crise de lĂ©gitimitĂ© profonde.
Le MRC pointe du doigt l'exclusion arbitraire de son candidat, le Pr Maurice Kamto (investi par le MANIDEM), de la prĂ©sidentielle d'octobre 2025, suivie d'une rĂ©pression sanglante des contestations post-Ă©lectorales ayant coĂ»tĂ© la vie Ă des dizaines de citoyens. Plus grave encore, la formation politique dĂ©nonce fermement la rĂ©forme du 14 avril 2026 ayant créé un poste de Vice-PrĂ©sident. Le parti qualifie ce verrouillage institutionnel de vĂ©ritable « coup d'Ătat constitutionnel » violant de plein fouet l'article 64 de la Loi fondamentale de 1996. Pour Ă©viter l'embrasement gĂ©nĂ©ralisĂ©, le MRC pose une feuille de route stricte et irrĂ©vocable : La constatation immĂ©diate de la vacance du pouvoir et l'ouverture d'un intĂ©rim de 40 Ă 120 jours dirigĂ© par le PrĂ©sident du SĂ©nat. L'adoption en urgence d'un Code Ă©lectoral consensuel avant la tenue de toute nouvelle Ă©lection prĂ©sidentielle. La convocation sans dĂ©lai du corps Ă©lectoral, alors que les mandats des dĂ©putĂ©s (prorogĂ©s jusqu'au 20 dĂ©cembre 2026) et des conseillers municipaux (jusqu'en fĂ©vrier 2027) arrivent Ă leur terme ultime. Face Ă ce tournant historique oĂč le destin de la nation vacille, le MRC prend Ă tĂ©moin la communautĂ© internationale, lançant un appel solennel Ă l'Union Africaine, l'ONU, l'Union EuropĂ©enne et aux partenaires historiques du Cameroun pour enrayer l'implosion annoncĂ©e.
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đSĂRAIL - OSWALD BABOKE CANDIDAT Ă LA VICE-PRĂSIDENCE, AU CĆUR DâUN RĂSEAU DâINFLUENCE ET DE DEUX AFFAIRES SENSIBLES.
Selon Jeune Afrique, Oswald Baboke, directeur adjoint du cabinet civil de la prĂ©sidence et directeur du cabinet de Chantal Biya, figure parmi les favoris Ă©voquĂ©s pour une Ă©ventuelle vice-prĂ©sidence. EntrĂ© au palais dâEtoudi en 2000 et nommĂ© Ă son poste actuel en mars 2018, cet originaire de Dimako, dans la rĂ©gion de lâEst, est citĂ© dans deux dossiers sensibles : le faux dĂ©cret annonçant une nomination Ă la vice-prĂ©sidence et un prĂ©sumĂ© trafic dâor vers lâĂ©tranger. DâaprĂšs le magazine, Paul Biya a diligentĂ© des enquĂȘtes sur ces affaires. Baboke nie toute implication, tandis que son entourage dĂ©nonce un complot politique. Son Ă©pouse, Crescence Baboke, intervient dans la gestion dâentreprises familiales, notamment Jociddalo Petroleum et le restaurant Le Continent 237. Elle est Ă©galement concernĂ©e par un diffĂ©rend foncier de 1 003 mÂČ Ă Mfandena, Ă YaoundĂ©, avec CĂ©lestin Tawamba, prĂ©sident du Gecam. Leur fille Indira, chanteuse de gospel et mĂ©decin, a publiquement dĂ©fendu son pĂšre. Elle est aussi soupçonnĂ©e, selon Jeune Afrique, dâavoir servi de prĂȘte-nom pour lâattribution de concessions miniĂšres, ce quâelle nie. Antoine-FĂ©lix Samba, ancien directeur du budget et beau-pĂšre de Baboke, est Ă©galement citĂ© aprĂšs la diffusion de photographies de sa villa de Nkolandom, qui ont suscitĂ© des interrogations sur son patrimoine.
Dans les cercles du pouvoir, Jeune Afrique cite Chantal Biya, François Bolvine Wakata, PhilĂ©mon Yang et Simon Pierre BikĂ©lĂ© parmi les personnalitĂ©s de lâenvironnement dâOswald Baboke. Le Premier ministre Joseph Dion Ngute et le ministre Joseph Le figurent Ă©galement dans cette cartographie. Le rĂ©seau sâĂ©tend aux milieux Ă©vangĂ©liques : converti en 2001 sous lâinfluence dâĂtienne Konguep, Baboke est devenu pasteur et dirige la Chapelle de la Gloire du Christ Ă Mvog-Ada, Ă YaoundĂ©. Ayuk Raymond Ayuk et Rolland Ayissi comptent parmi ses relations religieuses. Dans le sport, Samuel Etoâo, prĂ©sident de la Fecafoot, apparaĂźt comme lâun de ses soutiens les plus visibles. Selon le magazine, Baboke aurait contribuĂ© Ă faciliter son Ă©lection en 2021 grĂące Ă ses connexions dans lâentourage de la premiĂšre dame. Etoâo a Ă©galement dĂ©fendu publiquement Baboke dans les affaires du faux dĂ©cret et de lâor prĂ©sumĂ©. Francis Ngannou, Rigobert Song, Benjamin Moukandjo et Christian Kofane figurent aussi parmi les personnalitĂ©s sportives citĂ©es. Ce rĂ©seau mĂȘlant responsables politiques, religieux et sportifs constitue un important capital relationnel.
Le showbiz et les mĂ©dias complĂštent cette cartographie. Fally Ipupa a participĂ© Ă lâinauguration du restaurant Le Continent 237, tandis que le beatmaker ivoirien Tam Sir, auteur de « Coup du marteau », est liĂ© Ă Indira Baboke et a demandĂ© sa main en septembre Ă Douala. Les humoristes Ulrich Takam et Moustik le Karismatik ont publiquement dĂ©fendu Oswald Baboke dans lâaffaire du faux dĂ©cret. Le chanteur Vanister Enama figure Ă©galement parmi les proches de la famille. Dans les mĂ©dias, Bony Dashaco, fondateur de Dashaco Holdings, a publiĂ© plusieurs contenus favorables au responsable prĂ©sidentiel, dont une couverture de Dash Afrique Ă©conomie intitulĂ©e « Oswald Baboke, lâhomme qui donne des insomnies Ă ses dĂ©tracteurs ». Aristide Bounah, patron dâAfrik-Inform et de CTEC Sarl, est lui aussi citĂ©. En juin 2025, il avait dĂ©cernĂ© Ă Paul Biya le prix de « lâHomme dâĂtat de classe exceptionnelle », reçu au nom du chef de lâĂtat par Baboke. Dans son enquĂȘte, Jeune Afrique dĂ©crit ainsi un rĂ©seau Ă©tendu, alors que le nom du directeur adjoint du cabinet civil circule parmi les candidats potentiels Ă la vice-prĂ©sidence. Aucune nomination officielle nâest toutefois Ă©tablie Ă ce stade, et les affaires du faux dĂ©cret et du trafic dâor prĂ©sumĂ© restent soumises aux conclusions des enquĂȘtes, dans le respect de la prĂ©somption dâinnocence.
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đSOCIĂTĂ - LâANCIEN GARDE DU CORPS DE FERDINAND NGOH NGOH INTERPELLĂ Ă COTONOU AU BĂNIN APRĂS SES GRAVES ACCUSATIONS CONTRE LâĂPOUSE DU SGPR.
Lâancien membre du Bataillon dâintervention rapide (BIR), qui affirme avoir Ă©tĂ© victime de violences sexuelles de la part de CĂ©line Ngoh Ngoh, Ă©pouse du ministre dâĂtat, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, a Ă©tĂ© interpellĂ© au BĂ©nin alors quâil se trouvait en transit vers lâEurope. Les circonstances judiciaires de cette interpellation restent Ă prĂ©ciser. Le dossier prend une nouvelle tournure. Le caporal-chef camerounais Mfoula Ăvariste Junior, ancien Ă©lĂ©ment du Bataillon dâintervention rapide (BIR), a Ă©tĂ© interpellĂ© Ă Cotonou, au BĂ©nin, par la Brigade criminelle de la police judiciaire bĂ©ninoise, selon des informations communiquĂ©es par nos sources. Lâancien militaire aurait Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© alors quâil effectuait un court sĂ©jour de transit avant de poursuivre son voyage vers lâEurope. DâaprĂšs les informations rapportĂ©es, les nombreux appels tĂ©lĂ©phoniques quâil aurait passĂ©s aux membres de sa famille auraient contribuĂ© Ă sa localisation.
En revanche, les circonstances prĂ©cises de son interpellation, lâexistence Ă©ventuelle dâun mandat dâarrĂȘt et le fondement juridique de cette opĂ©ration nâont pas Ă©tĂ© officiellement Ă©tablis Ă travers nos sources consultĂ©es. Cette arrestation intervient dans un contexte particuliĂšrement sensible : quelques jours aprĂšs la diffusion publique de ses accusations contre CĂ©line Ngoh Ngoh, Ă©pouse de Ferdinand Ngoh Ngoh, ministre dâĂtat et secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique du Cameroun. Dans une intervention mĂ©diatique diffusĂ©e par Le Fauteuil Rouge TV, le caporal-chef affirme avoir subi des violences sexuelles de la part de CĂ©line Ngoh Ngoh alors quâil assurait la sĂ©curitĂ© rapprochĂ©e du couple. Ces dĂ©clarations, relayĂ©es notamment par Icicemac, ont provoquĂ© de nombreuses rĂ©actions dans lâespace public. Selon la version quâil prĂ©sente, les faits se seraient dĂ©roulĂ©s au cours dâune nuit dâavril 2026, Ă YaoundĂ©. Lâancien militaire affirme avoir Ă©tĂ© isolĂ© aprĂšs le dĂ©part de plusieurs agents de sĂ©curitĂ© et avoir subi des pressions pour entretenir une relation sexuelle.
Il soutient Ă©galement avoir Ă©tĂ© intimidĂ© par une rĂ©fĂ©rence Ă la position de son Ă©poux au sommet de lâĂtat. Le caporal-chef rĂ©sume publiquement son accusation par cette formule : « La femme du ministre mâa violĂ© ». Cette phrase constitue une accusation formulĂ©e par lâintĂ©ressĂ©, et non la conclusion dâune dĂ©cision de justice. Avant cette affaire, Mfoula Ăvariste Junior a servi au sein du BIR, une unitĂ© dâĂ©lite de lâarmĂ©e camerounaise. Il aurait ensuite Ă©tĂ© affectĂ© pendant environ cinq ans Ă la sĂ©curitĂ© rapprochĂ©e de Ferdinand Ngoh Ngoh et de son Ă©pouse. Selon nos informations, lâancien militaire aurait quittĂ© le Cameroun en avril 2026 avant de prendre publiquement la parole plusieurs mois plus tard. Cette affaire intervient alors que le nom de Ferdinand Ngoh Ngoh a dĂ©jĂ Ă©tĂ© citĂ© dans le dĂ©bat public autour de lâassassinat du journaliste Martinez Zogo, retrouvĂ© mort en janvier 2023. En juillet 2026, lâancien officier le capitaine Effoudou a formulĂ© publiquement de graves accusations contre le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence dans cette affaire. Pour lâheure, lâintĂ©ressĂ© se trouve toujours sur le territoire BĂ©ninois.
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đCRISE ANGLOPHONE - ATTAQUE ARMĂE Ă FUNDONG CE 28 OCTOBRE 2026 : TROIS BLESSĂS DONT DEUX POLICIERS DANS UN ASSAUT SIMULTANĂ CONTRE LES FORCES DE SĂCURITĂ ET LA RĂSIDENCE DU PRĂFET.
Ce 28 octobre 2026, la ville de Fundong, chef-lieu du département du Boyo dans la Région du Nord-Ouest, a été le théùtre d'une attaque armée perpétrée par un groupe de terroristes. Selon le communiqué officiel émanant des services du Gouverneur de la Région du Nord-Ouest, les événements se sont déroulés le 28 octobre 2026 aux alentours de 8h30. Un groupe d'hommes armés s'est infiltré dans la ville avant de trouver refuge dans les buissons. De là , ils ont ouvert le feu simultanément sur plusieurs cibles stratégiques, à savoir le bùtiment du poste de police de Fundong, le poste de sécurité d'Alim et la résidence du Préfet (Senior Divisional Officer) du Boyo. Cet assaut mené de plusieurs directions a fait trois blessés : deux agents de police identifiés comme l'IP2 Bawang Paul et le GPP Poulvoule Casimir, ainsi qu'un civil du nom d'Ambani Elvis.
Face à cette agression, la prompte réaction des forces de défense et de sécurité a contraint les assaillants à battre en retraite. Les trois personnes blessées lors de l'attaque ont été prises en charge et reçoivent actuellement des soins médicaux appropriés dans des structures sanitaires. Dans ce contexte marqué par la tension, le Gouverneur de la Région du Nord-Ouest a exprimé sa compassion envers les victimes, souhaitant un prompt rétablissement aux blessés. Il a également salué le sens du devoir et la détermination des forces de défense et de sécurité en service. Dénonçant pour la éniÚme fois ces actes barbares répétés dirigés contre les citoyens, le Gouverneur a lancé un appel solennel à la population pour qu'elle demeure calme, vigilante et qu'elle collabore étroitement avec les forces de l'ordre afin de traquer et de mettre hors d'état de nuire ces criminels qui constituent une menace majeure pour les communautés.
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đJUSTICE - AFFAIRE MARTINEZ ZOGO : AUDIENCE SUSPENDUE, PROCHAINE SESSION FIXĂE AUX 16 ET 17 NOVEMBRE 2026.
Le procĂšs relatif Ă lâassassinat du journaliste Martinez Zogo connaĂźt une nouvelle suspension au Tribunal militaire de YaoundĂ©. La prochaine session est annoncĂ©e pour les 16 et 17 novembre 2026. Cette nouvelle Ă©chĂ©ance intervient aprĂšs les audiences des 26, 27 et 28 octobre 2026, marquĂ©es notamment par lâaudition du lieutenant-colonel Parfait Armand Ayissi Nanga, prĂ©sentĂ© comme le 36e tĂ©moin dans cette procĂ©dure. Les dĂ©bats ont portĂ© sur son rĂŽle au sein de la commission mixte dâenquĂȘte et sur plusieurs dĂ©clarations relatives aux circonstances des investigations.
Le 27 octobre, lâofficier supĂ©rieur avait notamment Ă©voquĂ© devant la juridiction des menaces quâil affirme avoir subies. Ces dĂ©clarations sâinscrivent dans le cadre de son tĂ©moignage et restent soumises Ă lâexamen contradictoire des parties. La prochaine session des 16 et 17 novembre devra permettre la poursuite des dĂ©bats selon le calendrier retenu par le Tribunal. Le procĂšs se poursuit ainsi dans lâattente de la suite des auditions et des confrontations entre les diffĂ©rentes parties, la juridiction Ă©tant appelĂ©e Ă apprĂ©cier les tĂ©moignages et les Ă©lĂ©ments versĂ©s au dossier.
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đJUSTICE - AFFAIRE MARTINEZ ZOGO : LE LCL AYISSI AFFIRME QUE MARTIN SAVOM EST LE TUEUR, ACCUSE SA HIĂRARCHIE DâAVOIR BLOQUĂ L'ENQUĂTE ET EXCULPE LE PREMIER COMMANDO.
Le Lieutenant-Colonel Ayissi, ancien patron de l'enquĂȘte prĂ©liminaire, devant les juges du Tribunal Militaire, l'officier supĂ©rieur s'est livrĂ© Ă une sĂ©rie de dĂ©ballages fracassants. Mettant en cause sa hiĂ©rarchie militaire, pointant du doigt de prĂ©tendues manĆuvres d'Ă©touffement et dĂ©signant des coupables inattendus. Entre accusations de sabotage, thĂšses d'un double commando et mise en cause directe de personnalitĂ©s influentes, voici le rĂ©cit d'une audience sous haute tension. DĂšs les premiers instants de ses rĂ©vĂ©lations, le LCL Ayissi a affirmĂ© avoir voulu agir trĂšs rapidement grĂące au travail de terrain de ses Ă©quipes, notamment les renseignements fournis par l'Adjudant-Chef Ngambi. Il a dĂ©clarĂ© sans dĂ©tour que lorsqu'il a proposĂ© l'interpellation des Ă©lĂ©ments de la DGRE dĂšs la premiĂšre enquĂȘte grĂące aux premiers numĂ©ros fournis par Ngambi, sa hiĂ©rarchie a immĂ©diatement Ă©mis des rĂ©serves compte tenu de la sensibilitĂ© dudit service. Une dĂ©claration forte qui accrĂ©dite l'idĂ©e d'un freinage institutionnel de l'enquĂȘte dĂšs ses balbutiements, tout en rĂ©habilitant le travail de son collaborateur qu'il a tenu Ă blanchir en affirmant que, pour ĂȘtre intellectuellement honnĂȘte, les Ă©lĂ©ments matĂ©riels provenaient bien de l'Adjudant-Chef Ngambi. C'est ensuite sur la culpabilitĂ© rĂ©elle du premier groupe de suspects que l'ancien enquĂȘteur a semĂ© le doute en s'appuyant sur les dĂ©clarations des auditionnĂ©s et le rapport d'autopsie du Dr Mougoue.
Rapportant les propos exacts de l'Adjudant-Chef Ebo'o, le LCL Ayissi a rĂ©vĂ©lĂ© que ce dernier indiquait avoir laissĂ© la victime parlante et lui avoir mĂȘme montrĂ© la route. L'officier a soulignĂ© qu'aucun membre du commando n'a reconnu avoir Ă©tranglĂ© la victime, alors que c'est ce qui ressort des conclusions du mĂ©decin lĂ©giste. Convaincu que les militaires interpellĂ©s n'ont pas ĂŽtĂ© la vie au journaliste, il a rappelĂ© un dĂ©tail crucial du rapport d'autopsie prĂ©cisant que le lieu du crime est secondaire, ce qui le conforte dans l'idĂ©e que le premier commando n'a pas participĂ© Ă la mort de Martinez Zogo et qu'une seconde Ă©quipe serait venue achever le travail. L'ancien patron de l'enquĂȘte n'a pas non plus Ă©pargnĂ© la gestion des scellĂ©s et le travail de ses successeurs, chargeant vertement le LCL Bialo. Selon lui, si le LCL Bialo avait Ă©tĂ© sincĂšre avec les tĂ©lĂ©phones de Martinez Zogo, l'enquĂȘte aurait pu ĂȘtre bouclĂ©e en 24 heures. Pointant un mystĂšre troublant au sein de la Gendarmerie Nationale, il a dĂ©noncĂ© le prĂ©texte avancĂ© selon lequel un des tĂ©lĂ©phones de la victime se trouvait Ă la Police, s'interrogeant ouvertement sur la maniĂšre dont des policiers auraient pu rĂ©cupĂ©rer un tĂ©lĂ©phone dans une caserne de gendarmerie et suggĂ©rant une manĆuvre orchestrĂ©e pour faire disparaĂźtre une piĂšce Ă conviction capitale.
Enfin, pressĂ© par Me Calvin Job, le LCL Ayissi a lĂąchĂ© une accusation directe en affirmant ĂȘtre convaincu que c'est Martin Savom qui a assassinĂ© Martinez Zogo. Se dĂ©fendant sur la non-interpellation de ce dernier, il a expliquĂ© que Martin Savom avait Ă©tĂ© dissimulĂ© par d'autres enquĂȘteurs et qu'il ne disposait pas d'Ă©lĂ©ments pour aller vers lui Ă ce moment-lĂ , prĂ©cisant qu'il ne faisait plus partie de l'Ă©quipe lorsque Savom aurait dĂ» ĂȘtre interpellĂ©. Pour conclure sur l'ampleur des opĂ©rations qu'il a dirigĂ©es, l'officier a rappelĂ© avoir mobilisĂ© cent gendarmes pour l'arrestation d'Amougou Belinga, ayant considĂ©rĂ© le prĂ©sident du Groupe L'Anecdote comme un objectif particuliĂšrement difficile. Ces dĂ©clarations redĂ©finissent totalement les contours du dĂ©bat judiciaire en cours et renforcent les interrogations de l'opinion publique sur les zones d'ombre de cette affaire.
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đJUSTICE - PROCĂS MARTINEZ ZOGO : LE LCL AYISSI CONFIRME SON ĂVICTION DE L'ENQUĂTE ET L'EXPLOITATION DU MESSAGE ACCABLANT DU LCL DANWE DEVANT LE TRIBUNAL MILITAIRE.
Ă travers un interrogatoire menĂ© tambour battant par la dĂ©fense notamment Me Ashu et Me Calvin Job, le Lieutenant-Colonel (LCL) Ayissi s'est livrĂ© Ă des dĂ©positions d'une rare franchise, levant un pan de voile sur les coulisses troubles de l'instruction et les luttes d'influence au sommet de l'appareil sĂ©curitaire camerounais. InterrogĂ© par Me Ashu sur sa descente du 11 janvier et le procĂšs-verbal (PV) qui en a dĂ©coulĂ©, le LCL Ayissi a tenu Ă clarifier la mĂ©thode adoptĂ©e par son Ă©quipe : « Cette descente Ă©tait collective. Il fallait dĂ©terminer les responsabilitĂ©s individuelles de chaque militaire. Il fallait dĂ©composer leur opĂ©ration pour savoir qui Ă©tait le chauffeur, qui faisait le guet et qui a assĂ©nĂ© le coup fatal ». L'officier n'a pas Ă©ludĂ© les tensions internes au sein des organes d'enquĂȘte. Selon lui, son souci d'objectivitĂ© et la pertinence de ses pistes ont dĂ©rangĂ©, au point de subir une mise Ă l'Ă©cart manifeste : « Dans le but de contrĂŽler l'enquĂȘte, j'ai Ă©tĂ© Ă©carté ». Poussant ses rĂ©vĂ©lations plus loin, il a pointĂ© des manĆuvres au sommet de la Gendarmerie et du SED (SecrĂ©tariat d'Ătat Ă la DĂ©fense), illustrant la bataille de chapelles pour le contrĂŽle de ce dossier hautement sensible : « Dans le but de contrĂŽler cette affaire, lorsque l'actuel Commandant de la Gendarmerie a Ă©tĂ© nommĂ©, le SED a essayĂ© de tenter de connaĂźtre de quel bord il Ă©tait ». « Les conclusions qui m'ont semblĂ© pertinentes n'ont pas Ă©tĂ© prises en compte ».
InterrogĂ© sur l'exploitation scientifique du vĂ©hicule Prado au cĆur du crime, l'officier a fait un aveu qui a jetĂ© un froid dans la salle d'audience : Me Ashu : « Avez-vous eu le temps de prĂ©lever les empreintes dans le Prado ? » LCL Ayissi, dĂ©sarmant : « Les actes avaient dĂ©jĂ Ă©tĂ© posĂ©s par les 2 premiers enquĂȘteurs. Il n'Ă©tait pas question pour moi de jouer au MaĂźtre ». Une carence initiale qui relance le dĂ©bat sur la prĂ©servation des indices matĂ©riels. Plus tĂŽt, le dialogue avec Me Calvin Job avait dĂ©jĂ confirmĂ© de graves dĂ©faillances de dĂ©part : Me Calvin Job : « Vous avez reprochĂ© aux premiers enquĂȘteurs d'avoir créé des assassins ? » LCL Ayissi : « Oui, je l'ai dit et je le confirme ». InterpellĂ© par la dĂ©fense au sujet du LCL Ătoundi Nsoe qu'il a fait interpeller, le LCL Ayissi a surpris l'assistance par une formule théùtrale et mesurĂ©e : « Je donnerai tous les respects au CL Ătoundi Nsoe. C'est le seul Ă qui on a envoyĂ© une convocation dĂ»ment signĂ©e par un colonel. Mais personne ne devrait s'en offusquer. Moi-mĂȘme j'ai Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©. Le Christ aussi ».
Abordant ensuite l'ambiance dĂ©lĂ©tĂšre au sein de la Commission d'enquĂȘte, l'officier a dĂ©noncĂ© l'ostracisme dont il a fait l'objet de la part de ses pairs : « Nous Ă©tions censĂ©s travailler en Ă©quipe, mais quand un membre se dĂ©solidarise des mĂ©thodes proposĂ©es qu'il juge pas bien, on peut le traiter de traĂźtre. C'est ce qui s'est passĂ© avec moi au sein de la Commission ». Enfin, sommĂ© par Me Calvin Job de dire s'il y avait une volontĂ© de protĂ©ger le LCL Danwe (son ancien co-chambrier Ă l'Ăcole des officiers), la rĂ©ponse a fusĂ©, nette et catĂ©gorique : « Non ! ». Comment les enquĂȘteurs sont-ils parvenus Ă remonter la filiĂšre ? Le LCL Ayissi attribue la percĂ©e Ă la fois Ă son intuition professionnelle et Ă l'analyse minutieuse du mode opĂ©ratoire : « Des 2 choses qui m'ont conduit vers la DGRE, il y a mon intuition et le mode opĂ©ratoire utilisé ». Il a rappelĂ© la genĂšse de l'enquĂȘte, partie d'une page blanche pour progresser grĂące aux Ă©lĂ©ments fournis par l'Adjudant-Chef Ngambi, avant de brandir une piĂšce maĂźtresse : le message incriminant attribuĂ© au LCL Danwe et destinĂ© Ă l'Adjudant Ngambi, lui commandant de trouver des « gros bras » pour « administrer une correction Ă un journaliste ».
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đJUSTICE - AFFAIRE MARTINEZ ZOGO : LâAUDIENCE SUSPENDUE, LE CONTRE-INTERROGATOIRE DU 36e TĂMOIN REPREND CE 28 OCTOBRE Ă 12 HEURES.
Lâaudience dans lâaffaire de lâassassinat du journaliste Martinez Zogo a Ă©tĂ© suspendue ce mardi 27 octobre 2026. La juridiction a fixĂ© la reprise des dĂ©bats au mercredi 28 octobre 2026, Ă 12 heures, avec pour point Ă lâordre du jour la poursuite du contre-interrogatoire du 36e tĂ©moin par la partie civile. La suspension est intervenue Ă la demande expresse du commissaire du gouvernement, avec lâaccord de toutes les parties Ă la procĂ©dure. Cette dĂ©cision a ainsi interrompu les dĂ©bats, sans mettre un terme Ă lâexamen judiciaire des faits soumis Ă lâapprĂ©ciation de la juridiction. Ă la reprise de lâaudience, la partie civile poursuivra le contre-interrogatoire du 36e tĂ©moin.
Cette phase des dĂ©bats doit permettre aux reprĂ©sentants des parties civiles de poursuivre leurs questions au tĂ©moin, dans le cadre des Ă©changes contradictoires conduits devant le Tribunal militaire de YaoundĂ©. Le renvoi au lendemain fixe ainsi le calendrier immĂ©diat de la procĂ©dure. Les dĂ©bats reprendront Ă 12 heures, conformĂ©ment Ă la dĂ©cision annoncĂ©e Ă lâissue de lâaudience de ce mardi. Aucun autre motif de suspension nâa Ă©tĂ© communiquĂ© dans les Ă©lĂ©ments disponibles. La demande du commissaire du gouvernement et lâaccord de lâensemble des parties constituent les seules prĂ©cisions rapportĂ©es concernant cette interruption des dĂ©bats.
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đJUSTICE - AFFAIRE MARTINEZ ZOGO : « L'ASSASSIN DE MARTINEZ ZOGO POUR MOI EST BEL ET BIEN MARTIN SAVOM », DĂCLARE LE LCL AYISSI NANGA EN DĂNONĂANT LA GENDARMERIE DE DISSIMULATION DE PREUVES.
Les dĂ©clarations du Lieutenant-Colonel (LCL) Ayissi Nanga jettent une lumiĂšre crue sur les zones d'ombre de l'enquĂȘte, pointant directement du doigt le sommet de la gendarmerie et ciblant des manĆuvres au sommet de l'Ătat. C'est l'accusation la plus lourde portĂ©e depuis l'ouverture de ce procĂšs. Ă la barre, le LCL Ayissi a affirmĂ© que l'enquĂȘte officielle aurait Ă©tĂ© manipulĂ©e pour servir des ambitions personnelles, Ă©voquant des pressions directes au sein de l'appareil sĂ©curitaire : « J'ai les preuves. Le SED avait demandĂ© au LCL Bialo de tout faire car les rĂ©sultats pourraient provoquer un remaniement ministĂ©riel ». L'officier est allĂ© plus loin dans ses rĂ©vĂ©lations en exposant un prĂ©tendu plan de redistribution des rĂŽles au sein du gouvernement : le Garde des Sceaux Ă©tait pressenti au poste de Vice-Premier ministre chargĂ© du Tourisme, et le SecrĂ©tariat d'Ătat Ă la DĂ©fense (SED) visait le portefeuille de Ministre des Finances. Les dĂ©clarations du LCL Ayissi relancent de plus belle la controverse autour de la gestion des scellĂ©s et des indices numĂ©riques. L'officier a exposĂ© deux faits majeurs. D'une part, il a affirmĂ© avec certitude que la derniĂšre communication du journaliste Martinez Zogo provenait de Martin Savom.
D'autre part, selon ses dires, un des tĂ©lĂ©phones portables de la victime a Ă©tĂ© soustrait aux investigations. Pis encore, l'appareil aurait Ă©tĂ© gĂ©olocalisĂ© Ă l'intĂ©rieur mĂȘme de la Gendarmerie Nationale avant de subir un traitement informatique destinĂ© Ă effacer son contenu :
« Bialo a cachĂ© un des tĂ©lĂ©phones de Martinez Zogo... le tĂ©lĂ©phone bornait Ă l'intĂ©rieur de la Gendarmerie Nationale ». « Il se trouve Ă©galement que le tĂ©lĂ©phone dont on m'a cachĂ© l'existence faisait l'objet d'un traitement pour effacer son contenu ». En s'exprimant devant le Tribunal militaire, le LCL Ayissi Nanga a levĂ© toute ambiguĂŻtĂ© sur l'identitĂ© de celui qu'il tient pour responsable de l'Ă©limination physique du journaliste : « L'assassin de Martinez Zogo pour moi est bel et bien Martin Savom ». Ces accusations frontales et documentĂ©es par les diffĂ©rents Ă©lĂ©ments livrĂ©s Ă la barre placent l'institution judiciaire et les autoritĂ©s militaires face Ă un impĂ©ratif de vĂ©ritĂ© et de transparence, alors que le procĂšs tente de dĂ©mĂȘler l'Ă©cheveau de l'un des crimes les plus retentissants de ces derniĂšres annĂ©es.
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đJUSTICE - « MARTINEZ ZOGO N'ĂTAIT PAS MORT OĂ L'ON A TROUVĂ SA DĂPOUILLE » ET « JE POSSĂDE UNE LETTRE DE L'ANTIC » : LE LT-COLONEL AYISSI NANGA FAIT VOLER EN ĂCLATS LA VERSION OFFICIELLE.
Devant des juges attentifs, la dĂ©fense menĂ©e par le Lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga a portĂ© une charge mĂ©thodique contre les thĂšses de l'accusation, en s'appuyant rigoureusement sur les Ă©lĂ©ments scientifiques et documentaires du dossier. C'est sur le volet scientifique que l'officier a assĂ©nĂ© son premier coup. Citant directement les conclusions d'expertise mĂ©dicale versĂ©es aux dĂ©bats, le Lieutenant-colonel Ayissi Nanga a remis en cause la scĂšne de dĂ©couverte de la victime : « M. le PrĂ©sident, le mĂ©decin lĂ©giste a dit que Martinez Zogo n'Ă©tait pas mort au lieu oĂč l'on avait trouvĂ© sa dĂ©pouille. Que sa dĂ©pouille a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e quelques heures sur ces lieux ». Cette donnĂ©e mĂ©dico-lĂ©gale remet directement en question le lieu rĂ©el du crime et la chronologie des faits jusqu'alors retenue. Tirant les consĂ©quences juridiques et logiques de cette expertise scientifique, l'officier a immĂ©diatement poussĂ© l'analyse un cran plus loin devant la juridiction militaire : « Ceux qui ont dĂ©couvert le corps de Martinez Zogo, selon les conclusions du mĂ©decin lĂ©giste, devaient bĂ©nĂ©ficier de l'aide de ceux qui l'ont torturĂ© », a-t-il assĂ©nĂ© au prĂ©toire.
Face aux éléments diffusés sur les réseaux sociaux affirmant que la coupure d'internet invoquée dans le dossier n'avait jamais été effective, le Lieutenant-colonel Ayissi Nanga a produit une piÚce à conviction officielle pour trancher le débat factuel. Brandissant un document administratif versé au dossier, il a déclaré : « Sur la coupure d'internet, j'ai lu sur les réseaux sociaux que celle-ci n'était pas effective. Or, je possÚde une lettre de l'ANTIC qui le confirme ». En opposant un document émanant de l'Agence Nationale des Technologies de l'Information et de la Communication (ANTIC) aux spéculations du public, la défense entend démontrer la réalité matérielle des faits techniques versés au dossier. Entre incohérences spatiales révélées par la médecine légale et confirmations documentaires d'administrations publiques, la déclaration du Lieutenant-colonel Ayissi Nanga marque une étape charniÚre dans l'instruction à la barre du Tribunal militaire.
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đJUSTICE - AFFAIRE MARTINEZ ZOGO : LE LT-COLONEL AYISSI NANGA ACCUSE DIRECTEMENT LE SED D'AVOIR FABRIQUĂ LES ASSASSINS ET DICTĂ L'ENQUĂTE.
Devant le Tribunal militaire, le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga livre un tĂ©moignage d'une rare vĂ©hĂ©mence, jetant un pavĂ© dans la mare et pointant directement du doigt les plus hauts sommets de la hiĂ©rarchie sĂ©curitaire, avec en premiĂšre ligne le SecrĂ©tariat d'Ătat Ă la DĂ©fense en charge de la gendarmerie (SED). D'emblĂ©e, l'officier supĂ©rieur n'a pas mĂąchĂ© ses mots pour qualifier une instruction qu'il juge biaisĂ©e dĂšs les origines. Selon lui, les investigations initiales n'ont pas cherchĂ© Ă Ă©tablir la vĂ©ritĂ© objective, mais Ă rĂ©pondre Ă des impĂ©ratifs extra-judiciaires : « L'enquĂȘte sur la mort de Martinez Zogo a Ă©tĂ© un exposĂ© regrettable des inĂ©galitĂ©s. [...] Les premiers enquĂȘteurs ont créé les assassins et les commanditaires. Les premiers enquĂȘteurs ont servi les intĂ©rĂȘts politiques. Je dĂ©tiens les preuves de tout ce que je dĂ©clare ».
Le Lt-colonel Parfait Ayissi Nanga ne s'arrĂȘte pas Ă ce constat gĂ©nĂ©ral et cible prĂ©cisĂ©ment des officiers supĂ©rieurs de la gendarmerie. Il accuse le colonel Otoulou et le lieutenant-colonel Bialo d'avoir dĂ©libĂ©rĂ©ment Ă©garĂ© le haut commandement en prĂ©sentant un groupe de soldats comme les coupables idĂ©aux, tout en affirmant qu'ils connaissaient l'identitĂ© des vĂ©ritables auteurs. La charge la plus lourde de cette audience concerne le rĂŽle jouĂ© par le SecrĂ©tariat d'Ătat Ă la DĂ©fense (SED). Pour le Lt-colonel Ayissi Nanga, le SED s'est affranchi des rĂšgles de procĂ©dure pour dicter la conduite de la procĂ©dure judiciaire, notamment au lendemain des interpellations de personnalitĂ©s de premier plan telles que Jean-Pierre Amougou Belinga etc... L'officier affirme que « le SED Ă©tait le vĂ©ritable directeur de l'enquĂȘte, assistĂ© du lieutenant-colonel Bialo ».
Il dénonce un pilotage politique et autoritaire des arrestations et des remises en liberté, soulignant : « C'est le SED qui dit qui est-ce qu'on doit interpeller et qui s'oppose aux libérations des personnes interpellées ». Révélation particuliÚrement troublante, il affirme qu'aussitÎt l'interpellation de Jean-Pierre Amougou Belinga effective, le SED lui aurait transmis une liste de personnes à cibler dans le cadre de l'assassinat, mais dont l'exploitation aurait été orientée vers des dossiers de malversations financiÚres. Pour justifier sa prise de parole publique, le Lt-colonel Parfait Ayissi Nanga évoque un étouffement de ses propres propositions d'investigation, qui auraient pu mener rapidement aux véritables commanditaires et exécutants. Il déplore des « inégalités de chances » et confie que son refus de courber l'échine lui a valu des sanctions disciplinaires.
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đPOLITIQUE - LE MINISTRE DE LâADMINISTRATION TERRITORIALE PAUL ATANGA NJI SUSPEND LE FSNC D'ISSA TCHIROMA BAKARY Ă TOUTE ACTIVITĂ POLITIQUE.
Le MinistÚre de l'Administration Territoriale du Cameroun, sous l'autorité de Paul Atanga Nji, a pris une décision administrative portant suspension temporaire du Front pour le Salut National du Cameroun, formation politique dirigée par Issa Tchiroma Bakary. La nature de la sanction consiste en la suspension de toute activité politique sur l'ensemble du territoire national pour une durée de 3 mois. Les motifs officiels invoqués reposent sur des manquements aux obligations réglementaires encadrant le fonctionnement des partis politiques, des manifestations non autorisées ou des déclarations de nature à troubler l'ordre public et l'unité nationale, selon les prérogatives conférées au MINAT. La régulation des partis politiques au Cameroun repose principalement sur la Loi numéro 90/056 du 19 décembre 1990 relative aux partis politiques, adoptée lors du printemps démocratique camerounais. Le MinistÚre de l'Administration Territoriale assure la tutelle administrative et le contrÎle de la légalité des partis politiques. En cas de menace à l'ordre public, de non-respect des statuts ou d'activités jugées contraires à la Constitution, le ministre dispose du pouvoir de suspension temporaire allant de 3 à 6 mois avant toute procédure d'interdiction ou de dissolution administrative.
Issa Tchiroma Bakary est originaire de Garoua dans la RĂ©gion du Nord et est un homme politique camerounais de premier plan depuis le dĂ©but des annĂ©es 1990. Son parcours politique est marquĂ© par son appartenance Ă l'Union Nationale pour la DĂ©mocratie et le ProgrĂšs dans les annĂ©es 1990, sa nomination comme Ministre des Transports sous le gouvernement de coalition, la fondation du Front pour le Salut National du Cameroun, son intĂ©gration dans la majoritĂ© prĂ©sidentielle alliĂ©e au Rassemblement DĂ©mocratique du Peuple Camerounais, ainsi que l'exercice de fonctions ministĂ©rielles stratĂ©giques comme Ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement de 2009 Ă 2019 puis Ministre de l'Emploi et de la Formation Professionnelle. Il est Ă©galement candidats malheureux Ă lâĂ©lection prĂ©sidentielle de 2025. La mesure du MINAT entraĂźne sur le plan organisationnel l'interdiction pour le FSNC de tenir de congrĂšs, d'assemblĂ©es gĂ©nĂ©rales, de rĂ©unions publiques ou de faire des manifestations et des dĂ©clarations officielles au nom du parti pendant la durĂ©e de la suspension.
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đJUSTICE - PROCĂS MARTINEZ ZOGO : LE LIEUTENANT-COLONEL AYISSI NANGA ACCUSE SAVOM ET Me FĂLICITĂ ZEIFMAN D'UN ĂCHANGE D'ENVELOPPE EN PLEINE AUDIENCE.
Au cĆur du procĂšs sur l'enlĂšvement et l'assassinat du journaliste Martinez Zogo, l'audience a virĂ© Ă l'affrontement direct lorsque l'officier enquĂȘteur, le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga, a accusĂ© en pleine sĂ©ance le mis en cause Martin Savom d'avoir transmis clandestinement une enveloppe au conseil de la dĂ©fense, Me FĂ©licitĂ© Zeifman. L'altercation a Ă©clatĂ© au cours d'un contre-interrogatoire particuliĂšrement offensif menĂ© par l'avocate. Cherchant Ă fragiliser la crĂ©dibilitĂ© et l'indĂ©pendance de l'officier, Me FĂ©licitĂ© Zeifman l'a questionnĂ© sur les conditions logistiques de sa venue au tribunal, Ă©voquant son 'escorte par la Direction de la SĂ©curitĂ© PrĂ©sidentielle (DSP), ainsi que sur les circonstances de sa prise de fonction en remplacement du lieutenant-colonel Bialo.
C'est Ă cet instant prĂ©cis que le tĂ©moin a rĂ©pliquĂ© par une charge frontale visant conjointement l'accusĂ© et son conseil : « M. Savom vous a remis un bouquin avec une enveloppe Ă l'intĂ©rieur ». Cette dĂ©claration, insinuant un transfert d'argent ou de documents confidentiels entre Martin Savom et l'avocate sous les yeux de la cour, a provoquĂ© une onde de choc et une vive contestation dans la salle d'audience, jetant un froid polaire sur les Ă©changes. Rappelons que, Me FĂ©licitĂ© Esther Zeifman dĂ©fend les ayants droit de Martinez Zogo, câest-Ă -dire les membres de la famille du journaliste assassinĂ©, et non les accusĂ©s dans cette affaire notamment Martin Savom.
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đJUSTICE - MARTINEZ ZOGO DĂCAPITĂ ET TORTURĂ DANS LA PRADO : LES RĂVĂLATIONS MACABRES DU LIEUTENANT COLONEL AYISSI NANGA QUI ACCABLENT LA DGRE AU TRIBUNAL MILITAIRE.
Les dĂ©tails du martyre subi par Martinez Zogo se dessinent avec une prĂ©cision effrayante devant le Tribunal militaire de YaoundĂ©. Ce 27 octobre, le tĂ©moignage de l'officier enquĂȘteur, le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga, a projetĂ© la salle d'audience au cĆur du calvaire vĂ©cu par le directeur de la radio Amplitude FM, apportant des Ă©lĂ©ments matĂ©riels sur les actes de torture et les circonstances de sa mort. Au centre des dĂ©positions figurait la Toyota Prado prĂ©sumĂ©e avoir servi Ă l'enlĂšvement du journaliste en janvier 2023. L'inspection du vĂ©hicule par les enquĂȘteurs a rĂ©vĂ©lĂ© des indices d'une extrĂȘme gravitĂ©. L'officier a dĂ©crit la prĂ©sence d'une forte odeur d'excrĂ©ments humains, de l'huile de moteur usĂ©e et d'une fine couche de poudre blanche Ă l'intĂ©rieur de l'habitacle, traduisant une tentative manifeste d'effacement de preuves aprĂšs les violences exercĂ©es.Â
Devant la cour, le lieutenant-colonel Ayissi Nanga s'est montrĂ© catĂ©gorique sur le lieu du supplice : « Martinez Zogo a Ă©tĂ© torturĂ© dans le Prado ». L'officier a en outre avancĂ© une hypothĂšse sur le dĂ©roulement des faits consĂ©cutifs aux sĂ©vices, suggĂ©rant qu'au terme de ces tortures, le corps de la victime aurait pu ĂȘtre rĂ©acheminĂ© vers YaoundĂ© avant d'ĂȘtre remis Ă d'autres exĂ©cutants ou Ă un second commando. La dĂ©position a Ă©galement mis en lumiĂšre l'existence prĂ©coce de preuves matĂ©rielles et d'alertes sur les membres prĂ©sumĂ©s du commando. L'intervenant a indiquĂ© avoir partagĂ© trĂšs tĂŽt ces Ă©lĂ©ments avec le SecrĂ©taire d'Ătat Ă la DĂ©fense (SED), conjointement avec l'adjudant-chef Ngambi, s'appuyant notamment sur des captations de communications impliquant le colonel Justin Danwe. MalgrĂ© la possession de photographies et de numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone ciblĂ©s, les demandes d'interpellation immĂ©diate se sont heurtĂ©es Ă des instructions d'attente motivĂ©es par la sensibilitĂ© de la Direction gĂ©nĂ©rale de la Recherche extĂ©rieure (DGRE).Â
La conduite des examens techniques sur les effets personnels de la victime a Ă©galement Ă©tĂ© abordĂ©e, faisant Ă©tat des dĂ©clarations du lieutenant-colonel DieudonnĂ© Bialo selon lesquelles un seul des deux tĂ©lĂ©phones du journaliste avait pu ĂȘtre analysĂ© sans rĂ©sultat probant, le second Ă©tant alors aux mains des services de police. L'audience a enfin Ă©tĂ© marquĂ©e par une vive tension lors du contre-interrogatoire menĂ© par Me FĂ©licitĂ© Zeifman. AprĂšs des Ă©changes sur les conditions de sĂ©curitĂ© et le mode de dĂ©placement du tĂ©moin, le lieutenant-colonel Ayissi Nanga a publiquement accusĂ© l'un des mis en cause, M. Savom, d'avoir transmis un livre contenant une enveloppe au conseil de la dĂ©fense, provoquant un vif incident en pleine sĂ©ance. Les dĂ©bats judiciaires se poursuivent Ă YaoundĂ© au tribunal militaire.
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đSPORT/FOOTBALL - BALLON DâOR 2026 : HARRY KANE ĂLU MEILLEUR JOUEUR AVEC 73 BUTS INSCRIS EN UNE SAISON.
25 ans aprĂšs le sacre de Michael Owen en 2001, lâAngleterre tient enfin son successeur. Ce lundi soir Ă Paris, Harry Kane a Ă©tĂ© Ă©lu Ballon dâOr 2026 au terme d'une saison 2025-2026 sensationnelle. Ă 33 ans, l'attaquant anglais dĂ©croche la plus haute distinction individuelle du football mondial, rĂ©compensant une rĂ©gularitĂ© et une efficacitĂ© clinique au plus haut niveau. Pour rĂ©gner sur la planĂšte football cette annĂ©e, Harry Kane s'est appuyĂ© sur des statistiques vertigineuses. Sur l'ensemble de l'exercice 2025-2026, l'avant-centre a compilĂ© un total impressionnant de 73 buts et 8 passes dĂ©cisives toutes compĂ©titions confondues, sous les maillots combinĂ©s de son club et de la sĂ©lection anglaise souliers dâor europĂ©ens. DĂ©cisif dans les grands rendez-vous, l'Anglais a dominĂ© les classements des meilleurs buteurs en Europe tout en portant le jeu de son Ă©quipe par sa qualitĂ© de passe et sa vision tactique.
Ce sacre marque un tournant pour le football britannique, qui traversait une longue traversĂ©e du dĂ©sert dans la quĂȘte de cette rĂ©compense individuelle. Michael Owen Ă©tait jusqu'ici le dernier joueur anglais Ă avoir soulevĂ© le trophĂ©e en 2001, alors qu'il Ă©voluait sous les couleurs de Liverpool. Avec ce couronnement, Harry Kane devient seulement le cinquiĂšme joueur anglais de l'histoire Ă remporter le Ballon d'Or. Il rejoint ainsi un cercle trĂšs fermĂ© composĂ© de Sir Stanley Matthews (1956), Sir Bobby Charlton (1966), Kevin Keegan (1978, 1979) et Michael Owen (2001). Ă 33 ans, Kane prouve Ă©galement que la maturitĂ© et la longĂ©vitĂ© au plus haut niveau restent des armes redoutables. En convertissant sa rĂ©gularitĂ© lĂ©gendaire en trophĂ©es et en rĂ©compenses individuelles majeures, l'international anglais grave dĂ©finitivement son nom parmi les plus grands avant-centres de l'histoire du football moderne.
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đJUSTICE - AFFAIRE MARTINEZ ZOGO : FIN DE L'AUDITION DU 35e TĂMOIN ET REPRISE DU PROCĂS CE MARDI Ă 10H AVEC LA SUITE DU DĂPĂT DU 36e TĂMOIN AU TRIBUNAL MILITAIRE DE YAOUNDĂ.
Le procĂšs consacrĂ© Ă lâassassinat tragique du journaliste Martinez Zogo a franchi une nouvelle Ă©tape ce lundi 26 octobre 2026, marquĂ©e par la fin de lâaudition du 35e tĂ©moin de l'accusation, le lieutenant-colonel Bialo, et lâinstallation Ă la barre du 36e tĂ©moin, le lieutenant-colonel Ayissi Nanga Parfait. Cette procĂ©dure judiciaire fait suite au kidnapping, aux tortures et Ă la mise Ă mort brutale dâArsĂšne Salomon Mbani Zogo, dit Martinez Zogo, chef de chaĂźne de la radio urbaine Amplitude FM et prĂ©sentateur vedette de l'Ă©mission satirique et d'investigation « Embouteillages ». En janvier 2023, Martinez Zogo est enlevĂ© le 17 janvier devant un poste de gendarmerie Ă YaoundĂ©. Son corps mutilĂ© est dĂ©couvert cinq jours plus tard, le 22 janvier 2023, Ă Ebogo, dans la banlieue de la capitale. La violence des faits suscite une vive indignation au Cameroun et sur la scĂšne internationale.
Les investigations conduisent Ă lâarrestation de plusieurs haut-gradĂ©s de la Direction gĂ©nĂ©rale de la recherche extĂ©rieure (DGRE) les services de renseignement camerounais, de son directeur gĂ©nĂ©ral LĂ©opold Maxime Eko Eko, du chef des opĂ©rations le lieutenant-colonel Justin Danwe, ainsi que de l'homme dâaffaires Jean-Pierre Amougou Belinga. AprĂšs plus d'un an d'instruction marquĂ©e par d'importants rebondissements juridiques, les accusĂ©s ont Ă©tĂ© renvoyĂ©s devant le Tribunal militaire de YaoundĂ© sous diverses prĂ©ventions, notamment pour complot, complicitĂ© d'assassinat, enlĂšvement et torture. Concernant le dĂ©roulement de l'audience de ce lundi 26 octobre 2026, Ă 21 h 00, le commissaire du gouvernement, le lieutenant-colonel Dr Atemengue Eric, a achevĂ© le rĂ©interrogatoire du lieutenant-colonel Bialo, mettant un terme dĂ©finitif Ă la dĂ©position de ce 35e tĂ©moin de la cause.
10 minutes plus tard, Ă 21 h 10, le lieutenant-colonel Ayissi Nanga Parfait a Ă©tĂ© appelĂ© Ă la barre. AprĂšs l'Ă©tablissement formel de son identitĂ©, il a prĂȘtĂ© le serment d'usage, entamant officiellement son audition en qualitĂ© de 36e tĂ©moin de la procĂ©dure. Le ministĂšre public a alors commencĂ© lâinterrogatoire principal du tĂ©moin. En raison de l'heure tardive et de la densitĂ© des Ă©lĂ©ments d'information recherchĂ©s, cette audition n'a pas pu ĂȘtre menĂ©e Ă son terme. Le prĂ©sident de la juridiction militaire a suspendu l'audience Ă 21 h 47. Les dĂ©bats reprennent ce mardi 27 octobre 2026 Ă 10 h 00, avec la suite de lâinterrogatoire principal du lieutenant-colonel Ayissi Nanga Parfait par le ministĂšre public, avant les sĂ©ries de contre-interrogatoires par les conseils de la dĂ©fense et des parties civiles.
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đJUSTICE - « MARTIN SAVOM A TENTĂ DE ME FAIRE ASSASSINER » : LE LIEUTENANT-COLONEL AYISSI ACCUSE ET IMPLIQUE DIRECTEMENT LE PROCHE DU POUVOIR DANS LâASSASINAT DE MARTINEZ ZOGO AU TRIBUNAL MILITAIRE.
En premiĂšre ligne des attentes de cette reprise : le Lieutenant-Colonel Parfait Ayissi Nanga, 36e tĂ©moin de l'accusation et ancien chef du groupement de gendarmerie du Mfoundi. ĂcartĂ© prĂ©maturĂ©ment de la commission mixte d'enquĂȘte sur l'assassinat du journaliste Martinez Zogo, l'officier supĂ©rieur a livrĂ© une suite de rĂ©vĂ©lations explosives, plaçant l'accusation d'une tentative d'assassinat au centre des dĂ©bats. DĂšs l'ouverture de sa dĂ©position Ă la barre, le climat est montĂ© d'un cran. Celui qui fut l'un des premiers enquĂȘteurs de cette retentissante affaire a dĂ©butĂ© par un vibrant acte de grĂące, conscient d'Ă©chapper de justesse au pire : « Je rends grĂące Ă Dieu de m'avoir permis de venir tĂ©moigner en vie ». Ăvoquant sans dĂ©tour les semaines prĂ©cĂ©dant sa comparution, le LCL Ayissi a jetĂ© un pavĂ© dans la mare en mettant directement en cause M. Savom, l'accusant d'avoir orchestrĂ© une tentative d'Ă©limination physique Ă son encontre : « M. Savom a tentĂ© de me faire assassiner dans la nuit du 19 au 20 aoĂ»t Ă Ebolowa ». Une accusation d'une extrĂȘme gravitĂ© qui vient corroborer l'irruption théùtrale de l'officier le 13 octobre dernier, lorsqu'il avait traversĂ© la salle d'audience pour supplier le tribunal de lui accorder une protection immĂ©diate face Ă des menaces pesant Ă©galement sur sa famille.
Sous escorte rapprochĂ©e depuis lors, le tĂ©moin n'a pas cachĂ© son soulagement, tout en ciblant des zones d'ombre de sa propre mise Ă l'Ă©cart : « Merci au Tribunal militaire de mâavoir mis une sĂ©curitĂ© rapprochĂ©e. Heureusement pour moi, jâai senti la main protectrice du TM, qui, je lâespĂšre, ne mâabandonnera pas au cours de mon tĂ©moignage ». L'officier a Ă©galement profitĂ© de la tribune pour lever un pan de voile sur les pressions subies en marge de l'instruction, Ă©voquant une « arrestation rĂ©pressive » dont les motifs ne lui auraient « jamais Ă©tĂ© communiquĂ©s ». Au fil de sa dĂ©position, le 36e tĂ©moin a dĂ©taillĂ© les manĆuvres d'approche dont il dit avoir fait l'objet. Il pointe du doigt un certain Dany, qu'il dĂ©crit comme un acteur aux mĂ©thodes de camouflage Ă©laborĂ©es : « Dany mâavait abordĂ© sous lâapparence du fils du Ministre dâĂtat, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la PrĂ©sidence de la RĂ©publique, et dâautres Ă©lĂ©ments apparents ».
Selon le rĂ©cit du LCL Ayissi, ce dernier aurait Ă©tĂ© conviĂ© Ă un rendez-vous hautement compromettant et discret dans la ville d'Ebolowa, au sein de la rĂ©sidence d'un militaire appartenant au Bataillon d'Intervention Rapide (BIR) une localisation qu'il a jugĂ©e d'emblĂ©e suspecte, aucun soldat de cette unitĂ© d'Ă©lite n'Ă©tant censĂ© y rĂ©sider. On lui aurait alors promis qu'il y serait reçu par son pĂšre dans la plus stricte intimitĂ©. Dernier coup de théùtre de cette comparution : lâaffirmation selon laquelle toutes ces tractations auraient Ă©tĂ© minutieusement enregistrĂ©es. Alors que le Tribunal Militaire s'attelle Ă dĂ©cortiquer ce tĂ©moignage d'une rare intensitĂ©, la dĂ©fense et la partie civile retiennent leur souffle. Ces dĂ©clarations fracassantes, axĂ©es sur les zones d'ombre et les violentes pressions exercĂ©es sur les maillons clĂ©s de l'enquĂȘte initiale, ouvrent une brĂšche vertigineuse dans le dossier de l'assassinat de Martinez Zogo. Ă ce stade, si ces accusations formelles appellent encore Ă l'Ă©tablissement contradictoire des faits par les juges, elles redĂ©finissent d'ores et dĂ©jĂ la dynamique d'un procĂšs oĂč la vĂ©ritĂ© semble plus que jamais menacĂ©e de silence.
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đJUSTICE - AFFAIRE MARTINEZ ZOGO : DĂCONCERTĂ PAR DANWE, L'ENQUĂTEUR RECONNAĂT QUE LE NOM ET LE NUMĂRO D'AMOUGOU BELINGA ONT ĂTĂ INTRODUITS DANS LE DOSSIER APRĂS LâAUDITION DâEKO EKO.
LâarĂšne du Tribunal militaire de YaoundĂ© sâest transformĂ©e en un vĂ©ritable théùtre de confrontations Ă haut risque. Entre le Colonel Justin Danwe et le Lieutenant-Colonel DieudonnĂ© Bialo, le vernis de la procĂ©dure judiciaire s'Ă©caille, laissant transparaĂźtre de troublantes zones d'ombre. Les derniers Ă©changes d'une rare intensitĂ© jettent une lumiĂšre crue sur les dessous de l'instruction et relancent, avec fracas, la question de la genĂšse de l'accusation contre l'homme d'affaires Jean-Pierre Amougou Belinga. La scĂšne, digne d'un polar politico-judiciaire, met en lumiĂšre un dialogue pour le moins Ă©quivoque entre Danwe qui rappelle les concertations menĂ©es avec le Colonel Otoulou avant ses auditions, et Bialo qui balaie ces accusations d'un laconique "C'est le fruit de votre imagination." Une fin de non-recevoir stĂ©rĂ©otypĂ©e qui se rĂ©pĂšte lorsque Danwe interroge son vis-Ă -vis sur de mystĂ©rieuses visites extĂ©rieures destinĂ©es Ă le pousser Ă bĂątir de toutes piĂšces le narratif incriminant Amougou Belinga.
Plus loin, un autre Ă©change enfonce le coin du doute. InterrogĂ© sur sa mission prĂ©tendument fixĂ©e par la hiĂ©rarchie avant sa rencontre avec le magnat de la presse, le Lieutenant-Colonel Bialo concĂšde Ă demi-mot que cela avait Ă©tĂ© dit lors des auditions, tout en Ă©ludant les dates et les pĂ©riodes exactes. Si la feuille de route Ă©tait dĂ©jĂ tracĂ©e en haut lieu avant tout contact avec le patron du groupe L'Anecdote, l'implication d'Amougou Belinga ne serait-elle qu'une construction a posteriori, un Ă©chafaudage opportuniste ? Le procĂšs prend une tournure encore plus sulfureuse lorsque le Colonel Danwe assĂšne une question clĂ© : comment le Lieutenant-Colonel Bialo a-t-il obtenu le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone de Jean-Pierre Amougou Belinga, alors mĂȘme que Danwe affirme ne le lui avoir jamais communiquĂ© ?
Face Ă cette brĂšche dans la traçabilitĂ© des preuves, les versions s'entrechoquent. Bialo tente de renvoyer la balle en affirmant que Danwe nâa prononcĂ© le nom dâAmougou Belinga qu'aprĂšs que lâancien Directeur GĂ©nĂ©ral de la DGRE, Maxime Eko Eko, ait lui-mĂȘme Ă©voquĂ© l'homme d'affaires. PressĂ© de s'expliquer sur le timing de ces accusations tues avant son arrestation le 6 fĂ©vrier 2023, Bialo se rĂ©fugie derriĂšre un aveu d'impuissance en affirmant ne pas pouvoir le dire. Ces passes d'armes rĂ©pĂ©tĂ©es au prĂ©toire fracturent un peu plus la soliditĂ© de l'accusation. Entre des rĂ©unions officieuses niĂ©es en bloc, des ordres reçus en amont dont les dates Ă©chappent Ă l'enquĂȘteur, et l'origine pour le moins opaque de piĂšces Ă conviction numĂ©riques, le dossier tangue. Au-delĂ du sort des individus Ă la barre, câest toute la crĂ©dibilitĂ© de l'enquĂȘte prĂ©liminaire et des mĂ©canismes d'inculpation dans cette affaire retentissante qui se retrouve, chaque jour un peu plus, au banc des accusĂ©s.
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đSOCIĂTĂ - YOKADOUMA : PROFANATION DE TOMBE ET TRAFIC DâOSSEMENTS HUMAINS, DEUX SUSPECTS ARRĂTĂS AVEC UN SAC D'OSSEMENTS.
Les 20 et 21 octobre 2026, la Compagnie de Gendarmerie de Yokadouma, placĂ©e sous le commandement du Chef dâEscadron Russel FONKOU MBA, a menĂ© une opĂ©ration d'envergure ayant conduit Ă l'interpellation de deux individus. Ces derniers sont fortement soupçonnĂ©s dâĂȘtre impliquĂ©s dans un rĂ©seau de trafic d'ossements humains ciblant des sĂ©pultures locales. L'affaire a dĂ©butĂ© le 20 octobre 2026 grĂące Ă l'exploitation minutieuse d'un renseignement prĂ©cis. Les Ă©lĂ©ments de l'unitĂ© ont ainsi interpellĂ© un premier suspect. Poussant l'interrogatoire et l'exploitation de cet individu, les gendarmes ont dĂ©couvert un sac dissimulĂ© dans un champ situĂ© juste derriĂšre son domicile, au quartier Paradis.
Ce sac contenait des ossements humains destinĂ©s, selon les premiers Ă©lĂ©ments de l'enquĂȘte, Ă ĂȘtre commercialisĂ©s et Ă©coulĂ©s dans les villes de Yokadouma et de Bertoua. Les investigations menĂ©es tambour battant ont rapidement permis de remonter la filiĂšre. DĂšs le lendemain, le 21 octobre 2026, un second individu, prĂ©sentĂ© comme le complice du premier suspect, a Ă son tour Ă©tĂ© interpellĂ© et placĂ© en garde Ă vue. L'enquĂȘte rĂ©vĂšle un mode opĂ©ratoire particuliĂšrement odieux et ciblĂ©. Les deux prĂ©sumĂ©s trafiquants auraient agi avec le concours de complices appartenant Ă la communautĂ© Baka. Ensemble, ils auraient profanĂ© la sĂ©pulture dâune vieille dame issue de cette mĂȘme communautĂ©, dans la localitĂ© de Sengbot PK 72, situĂ©e dans la circonscription territoriale de lâunitĂ©. Les restes humains ainsi exhumĂ©s illĂ©galement Ă©taient acheminĂ©s pour alimenter ce marchĂ© macabre.
Ă l'issue de ces diligences, les ossements saisis ont Ă©tĂ© placĂ©s sous scellĂ©s Ă©tanches. Ils seront transmis, de mĂȘme que l'intĂ©gralitĂ© des piĂšces de la procĂ©dure, Ă Monsieur le Procureur de la RĂ©publique prĂšs les tribunaux dâinstance de Yokadouma pour la suite de l'action judiciaire. Ă travers cette intervention rĂ©ussie, la Compagnie de Gendarmerie de Yokadouma rĂ©affirme sa dĂ©termination sans faille Ă traquer et Ă neutraliser toutes les formes de grande criminalitĂ©. Cela concerne particuliĂšrement la profanation de sĂ©pultures, le trafic dâossements humains, les stupĂ©fiants et produits psychotropes, ainsi que le trafic illicite dâarmes et de munitions. Face Ă la persistance de ces rĂ©seaux, la Gendarmerie Nationale rĂ©itĂšre son appel Ă la collaboration et invite les populations locales Ă signaler sans dĂ©lai tout comportement suspect afin de prĂ©server la sĂ©curitĂ© de tous.
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đJUSTICE - AFFAIRE MARTINEZ ZOGO : CRIME DâĂTAT ET FUITE DE 48 DOSSIERS CONFIDENTIELS DU FISC : LE CHEF DE LâENQUĂTE DĂSTABILISĂ PAR LES RĂVĂLATIONS SUR MODESTE MOPA.
Au cĆur du Tribunal militaire, les audiences se suivent et ressemblent Ă des tragĂ©dies grecques oĂč le destin des hommes se joue Ă coups de rĂ©vĂ©lations glaçantes. Ce lundi, lâaffaire de lâassassinat du journaliste Martinez Zogo a franchi un cap explosif, propulsant un homme dans lâĆil du cyclone : Modeste Mopa. En dĂ©signant sans dĂ©tour l'ancien patron de la Direction GĂ©nĂ©rale des ImpĂŽts comme le pivot d'une machination souterraine, Maxime Eko Eko a fait voler en Ă©clats le rĂ©cit officiel, renvoyant l'opinion aux heures sombres des grands contentieux politico-financiers du pays. Face au Lieutenant-Colonel Justin Landry Bialo, l'ancien maĂźtre de la DGRE a secouĂ© l'instruction en sortant un rapport d'expertise au vitriol. Ce document pointe l'impensable : Modeste Mopa est soupçonnĂ© d'avoir alimentĂ© des rĂ©seaux en faisant transiter des documents confidentiels vers les sphĂšres du renseignement et les cercles d'influence.
L'ancien grand commis de l'Ătat se retrouve ainsi rattrapĂ© par les antĂ©cĂ©dents brĂ»lants de sa gestion passĂ©e, notamment l'affaire du redressement monumental de 10,8 milliards de francs CFA infligĂ© en mars 2022 au groupe de Jean-Pierre Amougou Belinga, avant qu'une volte-face ministĂ©rielle n'efface d'un trait de plume prĂšs de 9 milliards de cette ardoise fiscale. En plaçant Mopa au centre d'un tel Ă©chiquier d'intĂ©rĂȘts croisĂ©s, l'accusation met en lumiĂšre la porositĂ© toxique entre l'administration des impĂŽts, les luttes d'influence et les services de sĂ©curitĂ©. Cette configuration rappelle les grandes heures de l'Histoire oĂč l'arme fiscale et la guerre des dossiers ont servi de leviers aux purges et aux rĂšglements de comptes au sommet de l'Ătat. De la mĂȘme façon que les institutions de contrĂŽle ont souvent Ă©tĂ© instrumentalisĂ©es dans les crises rĂ©publicaines pour briser des rivaux ou protĂ©ger des clans, la trajectoire de Modeste Mopa cristallise les dĂ©rives d'un systĂšme oĂč les secrets du fisc croisent les armes du renseignement.
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