Page officielle internationale de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.

Menzingen, Suisse
Joined May 2017
Trouver une messe, les coordonnées d’une chapelle ou les horaires d’un prieuré devient plus simple. La Fraternité Saint-Pie X met en ligne un nouveau service mondial, conçu pour rassembler en un même endroit les informations utiles aux fidèles. Accessible à l’adresse map.fsspx.org, cette carte interactive est appelée à remplacer celle actuellement proposée sur le site international. La recherche peut s’effectuer directement par ville ou par lieu, mais aussi en parcourant le planisphère. Les implantations peuvent également être consultées par pays ou par district. Chaque implantation dispose de sa propre fiche, avec, selon les données disponibles, les horaires des messes dominicales et de semaine, l’adresse, les coordonnées, le site internet ou encore le prieuré de rattachement. Un accès direct à l’itinéraire facilite également les déplacements. La provenance des horaires et leur date de mise à jour sont indiquées, afin de connaître l’origine des renseignements affichés. Les différents liens entre les maisons sont aussi visibles : depuis la fiche d’un prieuré, il est ainsi possible de retrouver les chapelles et lieux de culte qui en dépendent. En cas d’erreur ou de changement, un système de signalement contribue à maintenir ces renseignements à jour. Le service ne concerne pas seulement les églises, chapelles, prieurés et missions. Une rubrique est consacrée aux écoles liées à la Fraternité ou à des communautés amies. Différents filtres facilitent leur recherche selon le pays, le niveau d’enseignement, le type d’établissement ou encore la présence d’un internat. Disponible en français, anglais, allemand, espagnol et italien, map.fsspx.org rassemble ainsi dans une interface unique des renseignements jusqu’ici répartis entre différents sites. Que ce soit à proximité de son domicile, pendant les vacances ou à l’occasion d’un déplacement, il devient ainsi plus facile de trouver un lieu de messe et d’en consulter immédiatement les informations pratiques. map.fsspx.org/fr
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En 1977, le cardinal Josyf Slipyj consacra des évêques sans avoir obtenu le mandat pontifical, motivant son choix par la nécessité d’assurer la survie de l’Église gréco-catholique ukrainienne, durement persécutée par le régime soviétique. Ce geste suscita des tensions avec Rome, mais n’entraîna pas les conséquences canoniques auxquelles beaucoup auraient pu s’attendre. Pourquoi le cas du cardinal Slipyj est-il aujourd’hui rappelé comme un précédent légitime, tandis que, lorsque la FSSPX consacre des évêques sans mandat, on parle immédiatement d’un acte schismatique ? Les deux cas sont-ils vraiment si différents du point de vue canonique et théologique ? Non, les deux cas ne sont pas différents. Au contraire, si l’on veut trouver une différence, elle réside dans le fait que la nécessité invoquée par Slipyj était très discutable. Il consacra des évêques de manière à ce qu’ils puissent, un jour, se rendre en Ukraine pour y exercer leur ministère. Il n’y avait donc pas immédiatement besoin de ces évêques ; il y en aurait peut-être eu besoin à l’avenir. Mais il ne faut pas oublier qu’en Ukraine, il y avait déjà des évêques consacrés clandestinement qui exerçaient leur ministère et que, de toute façon, l’Église gréco-catholique ukrainienne possédait une hiérarchie également en dehors de l’Ukraine, laquelle aurait pu être utilisée pour envoyer des évêques en Ukraine si le besoin s’en était fait sentir. La nécessité invoquée par Slipyj était donc très relative, très discutable. La nécessité invoquée par la Fraternité est une nécessité de la foi, et elle est sous les yeux de tous. Il est clair que la réaction de Rome a été très différente. D’ailleurs, cela démontre que consacrer des évêques sans mandat apostolique n’est pas un acte intrinsèquement mauvais et n’implique pas nécessairement une grave désobéissance ou un schisme. Slipyj ne fut pas puni. Les évêques qu’il avait consacrés ne furent pas punis non plus. Au contraire, l’un d’eux put ensuite exercer un ministère légitime sans aucune rétractation, sans excuses ni absolution. Il devint chef de l’Église gréco-catholique ukrainienne, cardinal, et aujourd’hui même sa cause de béatification est en cours. Il est clair qu’ici nous arrivons au motif principal pour lequel Rome nous a condamnés. Le motif n’est pas la consécration épiscopale sans mandat apostolique. Ce n’est pas non plus la désobéissance ou la prétendue autonomie de la Fraternité vis-à-vis de Rome. Le véritable motif est que la Fraternité n’accepte pas le modernisme. Et ici, il faut bien comprendre ce qu’est le modernisme. Le modernisme n’est pas une hérésie comme les autres. Les autres hérésies admettent toujours que la vérité existe. Les ariens disaient que Jésus n’était pas Dieu ; les catholiques, que Jésus est Dieu. Mais les uns comme les autres considéraient que leur position était vraie. Ils considéraient que la vérité existait et que l’homme pouvait la connaître. Pour le modernisme, en revanche, on ne peut pas savoir avec certitude si Jésus est Dieu ou si Jésus n’est pas Dieu, tout comme on ne peut pas savoir avec certitude si le divorcé remarié vit en état de péché mortel ou non. Tout est réduit à une opinion. Par conséquent, dans l’Église d’aujourd’hui, il y a de la place pour n’importe qui, pour des positions différentes, même antithétiques. Il y a actuellement dans l’Église catholique, non seulement parmi les fidèles mais également dans la hiérarchie, des personnes qui professent des articles de foi différents, incompatibles. Cela est possible. L’Église le tolère. L’Église peut également tolérer certains groupes qui célèbrent la messe tridentine, qui ont un style de vie plus traditionnel, qui enseignent la doctrine selon le catéchisme de saint Pie X, à condition cependant que ces groupes acceptent de n’être qu’une possibilité parmi tant d’autres. C’est l’une des manières d’être catholique. Il y a celle-là et puis il y a, par exemple, celle du Chemin synodal allemand, qui serait tout aussi légitime. Le motif pour lequel la Fraternité est condamnée est que la Fraternité n’accepte pas ce relativisme. Pour la Fraternité, la vérité existe et la vérité peut être connue avec certitude. Par conséquent, celui qui ne professe pas la vérité se trouve dans l’erreur. Ce n’est pas la doctrine de la FSSPX. C’est ce que l’Église a toujours cru et professé. fsspx.news/fr/news/consecrat…
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Donald Trump, assis derrière son bureau, entouré d’évêques catholiques dont certains posent la main sur lui : les images diffusées le 22 octobre par la Maison-Blanche ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux. La prière est conduite par Mgr James Golka, archevêque de Denver, qui demande la bénédiction divine sur le président et sur les États-Unis. La scène intervient à douze jours des élections législatives du 3 novembre. Publiée par Margo Martin, conseillère en communication du président, puis relayée par le compte de campagne de Donald Trump, la vidéo provoque aussitôt des réactions. Plusieurs évêques présents dénoncent une utilisation politique de leur prière. Pourtant, ils souhaitaient profiter de leur déplacement à Washington pour aborder avec l’administration américaine plusieurs dossiers : la politique migratoire, les visas des prêtres et religieux étrangers, la liberté religieuse, la défense de la vie et l’éducation. Selon Mgr Jeffrey Grob, archevêque de Milwaukee, les prélats ont d’abord échangé pendant environ quatre-vingt-dix minutes avec des conseillers de la Maison-Blanche, avant d’être conduits dans le Bureau ovale. Donald Trump les a accueillis, leur a remis des souvenirs, puis les a invités à prier autour de lui. Le 25 octobre, Mgr Jeffrey Grob publie une lettre intitulée A Public Apology (« Des excuses publiques »). L’archevêque de Milwaukee affirme que les évêques n’avaient pas autorisé la diffusion des photographies et ignoraient qu’une vidéo était enregistrée. Il se dit profondément attristé qu’une prière adressée à Dieu ait été utilisée de cette manière. « La rencontre ne constituait en aucune manière un soutien au président, à sa politique ou à son parti », insiste-t-il. Mgr Grob reconnaît avoir hésité avant d’accepter l’invitation. « J’aurais souhaité avoir écouté mes réticences », écrit-il, après avoir reçu de nombreux messages de fidèles troublés par sa participation. Certains lui ont notamment fait part de leur souffrance face aux mesures prises par l’administration Trump. L’archevêque demande pardon pour le tort que sa présence aurait pu causer. Mgr William Joensen, évêque de Des Moines, a également exprimé ses regrets, reconnaissant avoir fait preuve de naïveté face au risque d’une exploitation partisane de la rencontre. Mgr James Golka, qui a conduit la prière, tient un discours différent. Dans un entretien accordé à Denver Catholic, le journal de son archidiocèse, il reconnaît que la diffusion des images à quelques jours du scrutin pouvait donner l’impression d’un soutien électoral. Mais il assure que telle n’a jamais été son intention. « Je faisais ce que fait un prêtre catholique », répond-il à ceux qui lui reprochent sa participation. L’archevêque explique qu’il aurait tenu exactement les mêmes propos devant un président démocrate. « Nous prions pour les personnes. Nous bénissons celles qui ont besoin d’une bénédiction. Et nous avons tous besoin d’être bénis, absolument chacun d’entre nous. » Mgr Golka rappelle également que l’Église ne soutient aucun candidat ni parti politique. Il estime cependant indispensable que les évêques puissent dialoguer avec les autorités sur des questions telles que la défense des enfants à naître, la situation des familles immigrées et celle des plus pauvres. Mgr Scott Bullock, évêque de Rapid City, également présent à la Maison-Blanche, a lui aussi défendu la rencontre, rejetant toute intention électorale. Récupération électorale ou prière légitime pour le chef de l’État ? Si deux évêques regrettent l’utilisation politique des images, d’autres maintiennent le bien-fondé de leur démarche, rappelant l’exhortation de saint Paul à prier « pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité » (1 Tm 2, 2). fsspx.news/fr/news/etats-uni…
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Il y a cent ans, des milliers de catholiques mexicains se retrouvaient devant un choix dramatique : subir la disparition progressive de toute vie religieuse ou risquer leur vie pour défendre les droits de Dieu. Une résistance qui allait marquer profondément l’histoire du Mexique. « Vive le Christ-Roi ! » Ce cri retentit publiquement pour la première fois parmi les catholiques mexicains le 11 janvier 1914, après les solennités célébrées en l’honneur du Christ-Roi. Quelques jours auparavant, le 6 janvier, l’épiscopat mexicain lui avait déjà reconnu ce titre en consacrant la nation au Sacré-Cœur. Pour ces catholiques, la publication de l’encyclique Quas Primas par Pie XI, en décembre 1925, ne fit en réalité que consacrer une dévotion solidement enracinée. En la rédigeant, le Souverain Pontife avait sous les yeux le triste exemple de ce pays, devenu une sorte de contre-modèle, où, comme il l’écrivait lui-même, on avait « chassé Jésus-Christ et sa loi de la vie publique ». Mais il y trouvait aussi, pour sa consolation, le témoignage de ceux qui travaillaient au rétablissement des droits publics de Notre-Seigneur. Depuis son indépendance, en 1821, le Mexique n’avait cessé de connaître des révolutions : près de trois cents entre 1825 et 1925. Soumis au pouvoir néfaste de politiciens libéraux, anticléricaux et francs-maçons, le pays perdit, entre 1836 et 1848, près de la moitié de son territoire au profit de son voisin, les États-Unis, et tomba partiellement sous son influence politique et économique pernicieuse. Affirmant que la supériorité de son voisin était due à la religion protestante, l’État prétendait à tout prix décatholiciser le pays par une législation toujours plus hostile à l’Église. La Constitution promulguée le 5 février 1917 était, à cette époque, l’une des plus antireligieuses du monde. Le 14 novembre 1921, une bombe fut placée devant l’image de Notre-Dame de Guadalupe, patronne du Mexique. L’image fut miraculeusement préservée. Avec l’arrivée de Plutarco Elías Calles à la présidence, les persécutions s’intensifièrent : fermetures d’églises, assassinats, etc. Calles souhaitait instaurer un régime de « bolchevisme antireligieux ». Les ennemis de Dieu au pouvoir prétendaient même bannir son saint nom des lèvres des fidèles. Dans certaines régions, ceux qui prononçaient publiquement des expressions telles que « adieu », « si Dieu le veut », « Dieu nous en préserve », etc., étaient punis d’une amende de dix pesos – une fortune pour les paysans pauvres. Au début de 1926, Calles annonça qu’il ferait appliquer intégralement la Constitution de 1917. Malgré les protestations de l’archevêque de Mexico, il fit adopter, le 14 juin, les sinistres lois qui portent son nom5. Elles devaient entrer en vigueur le 31 juillet et soumettre entièrement l’Église à l’État : c’était l’équivalent d’un schisme. L’épiscopat mexicain refusa officiellement de prêter serment de fidélité à la Constitution et aux nouvelles lois répressives. Les Mexicains, persécutés par l’État depuis tant d’années et demeurés malgré tout fidèles à la foi catholique, se virent soudain privés des canaux de la grâce. Cela leur devint insupportable. Comme un feu prêt à se propager, la résistance, jusque-là passive, se déchaîna. Dans des dizaines de localités, les troupes fédérales, chargées de garantir la stricte application des lois Calles – par la fermeture ou l’inventaire des églises –, se heurtèrent à des foules exaspérées et à de violentes représailles. En certains endroits, les catholiques conservèrent la maîtrise du terrain et de leurs clochers. Face à cette rébellion qui commençait à s’étendre, Calles assura que « tout serait terminé avant deux mois ». L’impie se trompait complètement : la guerre ne faisait que commencer et allait embraser le pays pendant plusieurs années. Les fédéraux affrontaient des « fanatiques » qui ne cessaient d’acclamer, comme cri de guerre : « Vive le Christ-Roi ! » Ils les appelèrent avec mépris les Cristos Reyes, expression qui devint par la suite Cristeros. Les valeureux catholiques mexicains allaient porter fièrement ce nom et le défendre héroïquement ! fsspx.news/fr/news/mexique-1…
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En Espagne, des parents athées ou agnostiques découvrent avec surprise que leurs filles portent des médailles de la Vierge et des chapelets. Une tendance également observée en France et dans d’autres pays, alors que plusieurs enquêtes signalent un regain d’intérêt pour le catholicisme chez les jeunes générations. « Maman, je suis rebelle : achète-moi une Vierge. » C’est sous ce titre provocateur que la journaliste Nuria Labari s’intéresse, dans le quotidien espagnol El País du 17 octobre 2026, à une mode qui déroute certains parents : le retour des médailles mariales, des crucifix et des chapelets chez les adolescentes, y compris dans les familles éloignées de toute religion. Ces objets, parfois retrouvés dans les tiroirs des mères et des grands-mères ou parmi les souvenirs de première communion, sont désormais proposés comme accessoires de mode. Sur les réseaux sociaux, la tendance porte un nom : le catholic-core, qui emprunte à la tradition catholique ses symboles et son esthétique. Mais ce retour de la Vierge Marie autour du cou des jeunes filles n’est pas sans provoquer quelques réactions. Nuria Labari raconte ainsi comment des parents athées ou agnostiques tentent d’expliquer à leurs filles pourquoi elles ne devraient pas porter des symboles religieux auxquels elles ne croient pas. La situation inverse les rôles : autrefois, les parents s’inquiétaient de voir leurs enfants abandonner la religion ; aujourd’hui, certains redoutent de les voir s’en rapprocher. La journaliste, elle-même peu favorable à cette évolution, évoque avec inquiétude la possibilité que ces adolescentes finissent par s’intéresser aux vertus de la Vierge Marie, comme la chasteté et la pureté. Elle imagine même des parents regrettant les efforts accomplis pour offrir à leurs enfants une éducation laïque. Le phénomène ne se limite pas à l’Espagne. Dès juin 2024, le quotidien français Le Monde consacrait une enquête au catholic-core, cette esthétique religieuse qui se répand sur TikTok et Instagram, entre chapelets, crucifix, images du Sacré-Cœur et représentations de la Sainte Vierge. Le journal recueillait notamment le témoignage de Laurène, 15 ans, lycéenne à Rouen, issue d’une famille athée et jamais baptisée. Séduite par cette esthétique, elle avait entièrement transformé la décoration de sa chambre. Julie, 23 ans, étudiante à Nantes et non croyante elle aussi, expliquait apprécier le caractère ancien et singulier des croix qu’elle portait. Selon les données rapportées par Le Monde, les 18–24 ans représentaient en France 70 % des internautes intéressés par les recherches liées à l’expression « catholic aesthetic » sur Instagram. Le succès de ces objets dépasse d’ailleurs les réseaux sociaux. Aleteia signalait déjà le retour en grâce des médailles religieuses et rapportait, en novembre 2022, le témoignage d’une commerçante dont les ventes de chapelets avaient augmenté de 40 % en un an. Au Royaume-Uni, The Guardian consacrait à son tour, en mai 2025, un article au retour des symboles catholiques dans la mode. Crucifix, chapelets et références à l’iconographie chrétienne apparaissent dans les collections de créateurs et les tenues de personnalités populaires auprès des jeunes. Derrière le succès des médailles mariales et des chapelets, que faut-il voir ? Une simple mode, une recherche d’identité ou les premiers signes d’un retour à la foi ? Ces objets religieux sont parfois réduits à de simples accessoires, portés sans égard pour leur signification sacrée, voire associés à des tenues peu conformes à la modestie chrétienne. Mais ils peuvent aussi éveiller une curiosité religieuse. Reste à souhaiter que cet attrait ne s’arrête pas aux apparences et conduise les jeunes à retrouver la foi de leurs ancêtres, à découvrir la prière et à recevoir les sacrements. Le phénomène retient en tout cas l’attention jusque dans les milieux éloignés de l’Église. Nuria Labari, qui défend l’avortement et attaque volontiers la morale catholique dans ses chroniques, s’inquiète aujourd’hui sur l’échec des promesses d’émancipation faites à la jeunesse. « Nous avons échoué », reconnaît-elle, avant de conclure sur cette alternative inattendue : « Et quand tout échoue, que reste-t-il aux jeunes filles ? Peut-être la Vierge. Ou la révolution. » fsspx.news/fr/news/croix-med…
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La crise de l’Église ne se joue pas seulement dans les débats doctrinaux : elle touche, selon Mgr Athanasius Schneider, jusqu’à ses structures de gouvernement. À la Catholic Identity Conference, organisée à Pittsburgh (États-Unis) par The Remnant Newspaper, le 3 octobre 2026, le prélat a confronté cette situation aux grandes épreuves de l’histoire catholique, où les simples fidèles ont parfois dû défendre la foi contre leurs propres pasteurs. « Nous sommes témoins d’une crise sans précédent dans l’Église, d’une prise de contrôle hostile des structures administratives stratégiques de l’Église catholique. » Le ton est donné dès l’ouverture de la conférence de Mgr Schneider, intitulée La victoire du Christ sur la prise de contrôle hostile au sein de l’Église. Le prélat dénonce la propagation « non seulement d’ambiguïtés doctrinales empoisonnées, mais même d’hérésies ouvertement professées dans les rangs du haut clergé », phénomène qui, dans certains cas, « confine à l’apostasie ». Pour comprendre cette situation, il revient à l’avertissement du Christ : « Dans le monde, vous aurez à souffrir ; mais ayez confiance, j’ai vaincu le monde » (Jn 16, 33). Ce monde, explique-t-il, désigne une société et une culture qui s’organisent indépendamment de Dieu, jusqu’à devenir hostiles à la Révélation et à la royauté du Christ. Or, au cours des soixante dernières années, cet esprit du monde a progressivement pénétré les structures ecclésiastiques, au point d’en occuper les postes administratifs stratégiques. Mgr Schneider s’interroge sur le changement de perspective intervenu à la veille du concile Vatican II. Pendant vingt siècles, l’Église avait puisé sa vitalité dans les sources de l’Écriture et de la Tradition, les sacrements et l’exemple de ses innombrables saints. Pourquoi aurait-elle soudain eu besoin d’ouvrir ses fenêtres pour recevoir l’air frais du monde moderne ? Et de quel monde s’agissait-il ? D’un monde marqué par le matérialisme consumériste, l’esprit de la Révolution française et les philosophies modernes. Depuis Vatican II, affirme-t-il, les conséquences de cette ouverture sont devenues manifestes. Il rappelle les paroles de Paul VI, le 29 juin 1972 : « Par quelque fissure, la fumée de Satan est entrée dans le temple de Dieu. » L’évêque cite alors un témoignage moins connu, celui de Mgr Manoel Pestana, évêque d’Anápolis, au Brésil, de 1979 à 2004, qui fut son professeur et l’ordonna prêtre. Surnommé l’« Athanase du Brésil », ce prélat déclarait en 1988 : « Ce n’est pas seulement la fumée de Satan qui est entrée dans l’Église par une ouverture cachée, comme l’avait dit Paul VI. C’est plutôt par les grandes portes que le diable est entré triomphalement, jusque dans les plus hautes sphères de l’Église, par l’intermédiaire de ses fidèles serviteurs. » Mgr Pestana allait jusqu’à demander, dans la préface d’un livre du célèbre exorciste Gabriele Amorth, qui chasserait les démons des séminaires, des résidences épiscopales, des conférences épiscopales et même des palais pontificaux. Pour Mgr Schneider, la crise actuelle dépasse par son étendue celle de l’arianisme au IVe siècle. Cette dernière avait principalement pour objet la divinité du Christ. Aujourd’hui, les désordres touchent simultanément la doctrine, la morale, la liturgie et la discipline. « C’est comme un corps atteint d’une maladie qui ne touche pas seulement un organe, mais tous les organes. » Toutefois, cette maladie ne saurait être mortelle : l’Église est indestructible, parce qu’elle est d’institution divine. Le Christ demeure sa tête, le Saint-Esprit l’assiste et la Sainte Vierge est sa Mère. La vérité peut être obscurcie et défigurée, mais seulement pour un temps. Il termine en invitant les catholiques à demander sans relâche de saints papes, qui ne craignent pas les puissants de ce monde, ne transigent pas avec l’esprit du temps, défendent la foi jusqu’au sang et transmettent fidèlement la vénérable liturgie romaine. Le Saint-Siège doit resplendir de nouveau comme la chaire de vérité pour le monde entier. Malgré la profondeur de la crise, le prélat demeure assuré de l’issue du combat : « Nous croyons et nous espérons en la victoire du Christ sur la prise de contrôle hostile au sein de l’Église. Christus vincit ! » fsspx.news/fr/news/mgr-schne…
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Camp de garçons organisé par la FSSPX à Los Cardos, dans l’État de Puebla (Mexique), sur le thème des Cristeros, à l’occasion du centenaire du début de leur combat pour la défense de la foi. Au programme du camp : prière, formation religieuse, vie en plein air et activités collectives, dans un esprit de simplicité, de sacrifice et d’amitié chrétienne. fsspx.mx/es/news/los-campame…
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Nouvelle chapelle de la FSSPX bénie à Cracovie (Pologne) ce 18 octobre, en présence de 500 fidèles. Depuis deux ans, la chapelle du prieuré de Libertów, près de Cracovie, accueillait un nombre croissant de fidèles et était devenue trop petite. Un ancien entrepôt, situé plus près du centre-ville, a été transformé en lieu de culte grâce au travail de nombreux bénévoles, mobilisés pour réaliser les aménagements nécessaires. L’abbé Karol Stehlin, supérieur du District de Pologne, a procédé à la bénédiction de cette nouvelle chapelle placée sous le patronage de saint Pie X, avant d’y célébrer une messe solennelle. news.fsspx.pl/2026/10/polska…
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Le pèlerinage du Christ-Roi de la FSSPX s’est ouvert ce samedi 24 octobre à Lourdes. Malgré l’interdiction des célébrations dans les basiliques du sanctuaire, après la décision de Mgr Jean-Marc Micas, évêque du lieu, les fidèles ont pu se retrouver pour une première journée de prière et de dévotion. Les Petites Servantes de Saint-Jean-Baptiste ont accueilli les pèlerins à la Maison Saint-Ignace, où un vaste chapiteau a été installé pour les cérémonies. Quatre messes en l’honneur de Notre-Dame de Lourdes se sont succédé à 11 h, 14 h, 15h45 et 17h30, permettant aux différents groupes de fidèles de participer au Saint Sacrifice. Dans l’après-midi, les frères du séminaire de Flavigny ont animé des chemins de croix commentés sur les hauteurs des Espélugues. Les pèlerins ont également pu se rendre individuellement à la grotte de Massabielle pour prier Notre-Dame. Cette première journée a mobilisé de nombreux bénévoles, chargés de l’accueil, de l’orientation des groupes et de l’accompagnement des personnes malades ou handicapées. fsspx.news/fr/news/lourdes-2…
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Le voyage apostolique du pape Léon XIV en France, du 25 au 28 septembre 2026, fut un succès médiatique : foules en liesse à Paris et à Lourdes, échos unanimes chez les responsables politiques et les journalistes… Quatre jours d’enthousiasme ne suffisent évidemment pas à renverser plusieurs décennies de sécularisation. Comme l’écrit Jean-Pierre Maugendre sur le site de Renaissance catholique du 29 septembre : « Avec le recul du temps, ce qui est certain c’est que le succès populaire de la venue du pape Jean-Paul II en France en 1980 (350 000 personnes à la messe du Bourget, 50 000 jeunes au Parc des Princes) et sa célèbre interpellation : “France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ?” n’ont en rien enrayé la sécularisation de la société française et sa déchristianisation. De même la dénonciation pontificale de la “permissivité morale qui n’apporte pas le bonheur” ne semble pas avoir eu un effet déterminant. » Cette réalité est corroborée par les chiffres publiés par le Vatican, le 18 septembre, une semaine avant la visite du pape. C’est une comparaison saisissante de la France qui a reçu Jean-Paul II en 1980 avec celle qui reçoit Léon XIV en 2026, 46 ans après. On apprend qu’en 1980, il y avait un prêtre pour 1 382 habitants ; en 2024, un pour 5 270. Les religieuses sont passées de 87 000 à 17 000 : quatre sur cinq ont disparu sans relève. Les mariages religieux, qui frôlaient les 220 000 en 1980, n’atteignent pas 41 000 aujourd’hui. La France qui, en 1980, envoyait des missionnaires dans le monde reçoit aujourd’hui chaque année 1 550 prêtres de plus qu’elle n’en envoie. Et pour tenter de combler le déficit sacerdotal, les diacres permanents se sont multipliés par 29 ; ce sont majoritairement des retraités. L’état de l’Église en France est celui d’un effondrement constant depuis le concile Vatican II. L’historien Guillaume Cuchet estime aujourd’hui à moins de 2 % la pratique dominicale des catholiques déclarés, contre environ 25 % au début des années 1960. Il estime également qu’on est passé d’environ 93 % d’enfants baptisés dans les premiers mois de leur vie à probablement moins de 20 % baptisés dans les sept premières années. La crise des vocations est devenue structurelle : le nombre de prêtres est passé d’environ 65 000 en 1960 à environ 12 000 aujourd’hui, dont moins de 7 000 en activité avec près d’un tiers de prêtres étrangers. Un exemple particulièrement spectaculaire est le diocèse d’Arras, qui doit passer de 89 à 11 paroisses pour s’adapter au manque de prêtres. Le patrimoine religieux lui-même témoigne de cet effondrement : un recensement récent dénombre 1 679 édifices cultuels fermés toute l’année, tandis que seulement 39 % des églises sont régulièrement ouvertes au public. La vie monastique connaît elle aussi une crise considérable : une étude d’Isabelle Jonveaux recense 91 monastères contemplatifs ayant fermé entre 2007 et 2026, soit près d’un tiers du paysage monastique étudié. Ce qui faisait dire à un observateur lucide, sur Belgicatho du 22 septembre, avant l’arrivée du pape en France : « Le véritable paradoxe du voyage est que Léon XIV ne verra pas l’Église de France telle qu’elle est un dimanche ordinaire dans une paroisse rurale ; il verra l’Église de France réunie pour la venue du pape. Ce n’est pas la même chose… À mon sens, si l’Église de France voulait vraiment éviter l’effet “Potemkine” [trompe-l’œil à des fins de propagande, allusion au « village Potemkine » prétendument présenté à Catherine II lors de son voyage en Crimée, en 1787. NDLR], le meilleur service qu’elle pourrait rendre au pape serait de lui montrer aussi une paroisse rurale ordinaire, une église presque vide, une école où les enfants ignorent le contenu élémentaire de la foi, un presbytère désert, et une communauté religieuse confrontée à son vieillissement. » Comme l’écrit Paul Vigneron dans Les crises du clergé français contemporain (Téqui, 1976), en faisant parler les artisans des réformes conciliaires, déçus par les fruits amers qu’ils récoltaient : « Il faut avoir le courage de se poser l’inévitable question : “Voici 30 ans que nous faisons des “expériences”, apostoliques ou autres, que nous sommes partis, sans jamais parvenir à les trouver, à la recherche de nouvelles méthodes de prière et d’ascèse. Après tant de tentatives, oserons-nous, enfin, en risquer une dernière ? Essayer tout simplement et loyalement ces méthodes d’apostolat et de spiritualité que nous avions rejetées, peut-être avec témérité, voici une trentaine d’années ! Et si, par hasard, ces méthodes, qui ont d’ailleurs fait leurs preuves, parvenaient – sait-on jamais ! – à nous rendre la joie du cœur aujourd’hui perdu, si elles remplissaient à nouveau nos séminaires devenus presque déserts, si elles redonnaient à notre prédication et à notre vie cette force que seuls possèdent les témoins sacrifiés, oserons-nous avouer enfin que nous nous sommes trompés !” Mais voilà, précisément, le mot le plus dur à prononcer ! » Avouer qu’on s’est trompé ! Tel est l’obstacle majeur qui rend difficile – mais pas impossible – toute renaissance durable des vocations et de la pratique religieuse dans l’Église. Paul Vigneron le souligne fort justement : « Après l’arrestation du Christ, des apôtres le renièrent parce qu’ils tremblaient pour leur propre vie. Aujourd’hui, c’est bien plus que leurs vies que risquent ceux qui avaient adhéré, parfois avec enthousiasme et sans en apercevoir forcément le caractère pernicieux, aux tendances novatrices apparues vers 1945. Ils sont maintenant parvenus à l’âge où on a de l’influence et, parfois, de hautes responsabilités. C’est leur amour-propre qu’il faudrait sacrifier en disant humblement : “Oui, peut-être avons-nous fait longtemps fausse route !” Leur vie, des hommes courageux peuvent, comme les premiers apôtres après leurs défaillances, la sacrifier finalement à Dieu. Mais l’amour-propre ! » C’est cette « expérience de la Tradition » que Mgr Marcel Lefebvre demandait à Rome de pouvoir faire librement. Aujourd’hui plus que jamais, l’Église en a besoin, mais c’est une expérience qui ne peut se faire que dans l’humilité. fsspx.news/fr/news/voyage-le…
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La fête du Saint-Rosaire à Gómez Palacio (Mexique), le dimanche 11 octobre, par une messe solennelle suivie d’une kermesse consacrée à cette dévotion mariale. fsspx.mx/es/news/gomez-palac…
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Camps pour jeunes filles organisés par les Sœurs de la FSSPX aux États-Unis 📷 sspx.org/.../sspx-sisters-su…
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Un demi-siècle après les premières résistances à la nouvelle messe, que reste-t-il du combat des anciens ? Le regard d’un laïc qui a traversé ces événements permet de mesurer le chemin parcouru, mais aussi les raisons doctrinales d’un engagement toujours actuel. Ce n’est plus un prêtre âgé et indépendant qui vient célébrer la messe. Désormais, c’est l’un des jeunes prêtres de la FSSPX. Il n’y a plus de salon étroit ni de hangar pour accueillir le Saint Sacrifice. Aujourd’hui, la messe est célébrée dans une belle église, avec de nombreux enfants de chœur, une chorale, un orgue et des cloches. Les héros de sa jeunesse, Mgr Lefebvre, Jean Madiran et le Père Calmel, sont tous partis vers leur récompense éternelle. Ses enfants ont grandi et se sont mariés. Grâce à Dieu, ils sont tous restés fidèles à la messe traditionnelle. Maintenant, ce sont les petits-enfants qui reprennent le flambeau. Pour l’instant, ils tiennent bon, et c’est une joie immense pour M. Vincent de voir sa nombreuse descendance assister au Saint Sacrifice pour lequel il a vaillamment combattu. Dans les jeunes générations, certains sont devenus prêtres ou religieuses. Il rend grâces pour ces vocations qui ont éclos au pied de l’autel. Tous ces fruits sont nés de l’engagement ferme et sans concession du vieil homme, avec son cortège de sacrifices. Autant de graines semées autrefois qui portent aujourd’hui leurs fruits. Mais le combat continue ! Tant que la messe de toujours n’est pas célébrée au Vatican et dans toutes les églises, tant que le règne de Notre-Seigneur Jésus-Christ n’est pas proclamé par Rome, tant que la Tradition ne redevient pas le phare qui guide l’Église de Dieu, le combat doit continuer. L’époque est différente. Certaines circonstances ont changé, mais c’est toujours le même combat. L’écologie, la synodalité, l’inclusion et toutes ces nouveautés que M. Vincent juge contraires à la doctrine catholique lui apparaissent comme de nouvelles manifestations des mêmes idées révolutionnaires qui ont envahi l’Église depuis le concile Vatican II. Les catholiques traditionnels refusent de collaborer à la destruction de l’Église qui se déroule sous leurs yeux. Ils n’acceptent pas la nouvelle messe protestantisée, refusent d’y participer et de la qualifier d’orthodoxe et de légitime. C’est aussi pour cette raison qu’ils refusent de signer une déclaration doctrinale ambiguë qui constituerait un compromis et prêterait à confusion. Sur le fond, rien n’a changé depuis 1976. Au crépuscule de sa vie, M. Vincent prie pour sa nombreuse descendance, afin qu’elle reste fidèle au bon combat. Il pense à la génération suivante, et à celle qui viendra encore après, pour l’amour de la Sainte Église. Il croit aux promesses de Notre-Seigneur : Il sera avec son Église jusqu’à la consommation des siècles, et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle. Oui, l’Église, dont la sainte messe est le cœur, est une œuvre divine. Elle traverse une terrible tempête. Il faut tenir bon. Elle ne fera pas naufrage. M. Vincent prie pour le pape Léon XIV, comme il a prié pour tous les papes qu’il a connus. Un jour, Pierre pleurera amèrement et reviendra à la Tradition. Il reprendra pleinement son office de gardien du dépôt de la foi. Alors s’accomplira de nouveau la parole de Notre-Seigneur : « Et toi, une fois converti, confirme tes frères. » Ce sera la fin de la crise de l’Église. Ce jour viendra, M. Vincent en est intimement convaincu. Il ne verra peut-être pas ce jour glorieux, mais peu importe. Credo in sanctam Ecclesiam catholicam. Il se rappelle Notre-Dame de Fatima, ce sanctuaire où il s’est rendu plusieurs fois, et la promesse de la Sainte Vierge : « À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. » fsspx.news/fr/news/le-combat…
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Au cours du récent voyage apostolique de Léon XIV en France, les cérémonies liturgiques furent dignes. C’était la nouvelle messe sans excès : pas de « servantes de messe », comme le réclamaient les féministes progressistes de Magdala (ex-Comité de la jupe). On a chanté en latin le Gloria, le Pater, le Salve Regina… Est-ce le signe d’un retour à une certaine tradition ? C’est surtout la volonté du pape, lui qui explique le vif intérêt des jeunes pour la messe traditionnelle par les excès de la liturgie conciliaire. Son raisonnement est simple : si l’on supprime ces abus, l’intérêt s’estompera petit à petit. C’est ce qu’il affirmait mezza voce dans son livre-entretien, Léon XIV, pape missionnaire d’une Église mondialisée (Artège/Le Rocher, 2025) : « Les “abus” dans ce que nous appelons la messe de Vatican II n’ont pas aidé les personnes qui recherchaient une expérience plus profonde de la prière, un contact avec le mystère de la foi qu’elles semblaient trouver dans la célébration de la messe tridentine. Eh bien, si nous célébrons la liturgie de Vatican II de manière appropriée, trouvez-vous vraiment une grande différence entre cette expérience-ci et celle-là ? » Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État, a exprimé le fond de la pensée du pape dans un message adressé aux évêques de France, le 18 mars 2026 : il faut trouver des « solutions concrètes » pour « inclure généreusement les personnes sincèrement attachées au Vetus Ordo », à condition que ce soit « dans le respect des orientations voulues par le concile Vatican II en matière de liturgie ». En bref, le Novus Ordo avec du latin et de l’encens. Léon XIV pense pouvoir faire ainsi l’unité, comme il l’a dit à Notre-Dame de Paris, le 25 septembre : « Faites donc passer la communion avec le Successeur de Pierre et avec l’Église avant vos sensibilités personnelles, afin de cultiver l’unité du peuple de Dieu. » Et il a insisté à Lourdes, le 27 septembre : il s’agit d’une « unité dynamique qui se nourrit de la Tradition de l’Église – des Pères jusqu’au concile Vatican II –, et du Magistère postconciliaire. Par ailleurs, elle s’enrichit dans le dialogue réciproque, partant de la foi, selon un style synodal… » En clair, il n’y a pas de rupture doctrinale entre la Tradition et le Concile, entre la messe tridentine et celle de Paul VI, simplement des « abus » à corriger dans un dialogue synodal. Ainsi se trouve balayé le jugement théologique des cardinaux Alfredo Ottaviani et Antonio Bacci dans leur Bref examen critique (1969) : « Le Novus Ordo Missæ […] s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la sainte Messe, telle qu’elle a été formulée à la XXIIe session du Concile de Trente, lequel, en fixant définitivement les canons du rite, éleva une barrière infranchissable contre toute hérésie qui pourrait porter atteinte à l’intégrité du Mystère. » Le pape veut « dépolariser » la question liturgique, il ne voit pas que les fidèles sont attachés à la messe traditionnelle non par « sensibilité personnelle », mais par fidélité au dogme. Ils veulent le Sacrifice sacramentel et non une cérémonie hybride, mi-catholique mi-protestante, tournée vers les hommes, ouverte au monde et à ses « valeurs » modernes. Une dignité extérieure ne règlera pas la question liturgique qui est dogmatique : lex orandi lex credendi. fsspx.news/fr/news/la-soluti…
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Procession du Rosaire à St. Mary’s (Kansas, Etats-Unis). smac.edu/en/gallery-17
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Que lire ? Les éditions Clovis offrent de nombreuses pistes avec leur catalogue général 2026-2027, qui vient de paraître. En 32 pages, les lecteurs peuvent parcourir les nouveautés, retrouver les grands classiques de la littérature catholique et découvrir des ouvrages destinés à toute la famille. Parmi les titres mis en avant figurent La Route d’Avallon, d’Anne Bernet, dont les deux tomes sont désormais réunis en un seul volume, et un album richement illustré par Clémence Meynet, retraçant l’histoire des Dominicaines du Saint-Nom-de-Jésus. Les agendas et calendriers pour 2027 sont également disponibles, aux côtés des missels, catéchismes et nombreux ouvrages de formation. laportelatine.org/personne/a…
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De nombreuses jeunes filles venues de différentes régions du Mexique se sont retrouvées du 13 au 23 juillet dans la Sierra de Lobos pour le camp annuel de la Société Saint-André (SAS). Consacré cette année à la guerre des Cristeros, le camp a alterné conférences, jeux, excursions et vie spirituelle, avec notamment un pèlerinage au Cerro del Cubilete, auprès de la statue du Christ-Roi. Présente au Mexique depuis 1991, la Société Saint-André accompagne les jeunes filles dans leur formation chrétienne et leur dévotion au Cœur Immaculé de Marie.
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Plus de 600 personnes, dont une grande partie ont découvert récemment la Tradition catholique, ont participé au congrès annuel d’Angelus Press, la maison d’édition de la FSSPX aux États-Unis. Organisé à Kansas City du 16 au 18 octobre, ce congrès était consacré aux sacres épiscopaux, sous le thème « Passer le flambeau », avec des conférences de grande qualité. angeluspress.org/pages/free-…
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Après près de 30 ans de sacerdoce, le Père David Mary Engo, fondateur des Franciscan Brothers Minor, s'est rapproché de la FSSPX. Une décision qui lui a valu le retrait de ses facultés sacerdotales par le diocèse de Knoxville, dans le Tennessee (Etats-Unis). Dans cet entretien, il revient sur son parcours, son refus de célébrer la nouvelle messe et son projet de développer un apostolat traditionnel dans la région.
Meet the Priest Who Left the Diocese to Join the SSPX Despite the Excommunication Fr. David Mary Engo left his diocese after nearly 30 years for the SSPX, triggered by Rome rejecting Mary's "Co-Redemptrix" title and what he calls the spread of modernism.
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