Hadrien Forestier retweeted
C'est une ânerie. Au XIXe siècle la langue allemande était encore aussi diverse que le français, et ses dialectes n'était pas plus intercompréhensibles. L'idée que l'Allemagne a juste été la réunion de peuples parlant la même langue est un mythe totalement faux.
Les gens sont extrêmement ignorants de l'histoire de leur pays et encore plus des pays voisins. Ils plaquent des préjugés simplistes sur l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne qui seraient par définition des pays tous faits alors que la France serait une construction. Ce sont des idées reçues fallacieuses. La vérité est que tous les pays européens se sont construits sur le même modèle par boucle de rétroaction entre émergence étatique et fonds culturel. Et c'est universellement vrai : le modèle s'applique au Japon, à l'Ethiopie, à l'Iran, la Turquie, etc.
Quelqu'un a entendu Villepin dire quoi que ce soit de droite depuis son comeback ?
La victoire de Lula aux élections présidentielles brésiliennes est un signal d’espoir majeur. Les démocrates ont remporté la première manche d’un grand référendum global sur la démocratie.
Ce n’est qu’un début et il y en aura d’autres. Demain l’élection législative israélienne, où la défaite de Benjamin Netanyahou serait une nouvelle étape franchie pour libérer les peuples démocratiques de la tentation de la force, de la surenchère et de l’identitarisme étroit. La semaine prochaine, les Midterms aux Etats Unis seront l’occasion de freiner la course folle à la toute-puissance de Donald Trump. Nous serons, en France, en avril et mai prochain, le tour décisif de cette élection mondiale. Notre décision pèsera dans l’avenir de la liberté. Nous devons offrir une alternative, montrer que la démocratie libérale peut encore se ressaisir avant qu’il ne soit trop tard. De notre vote dépendra en effet pour une part la décision de l’Italie et de la Pologne, toutes deux déjà sous le charme des apprentis-sorciers identitaires. L’élection de Lula est une bonne nouvelle pour trois autres raisons en réalité.
C’est une bonne nouvelle pour le Brésil, parce que cela enraye, au moins provisoirement, la mécanique de guerre civile dans un pays très divisé, marqué par la mémoire de la dictature et les conflits sociaux. C’est une bonne nouvelle géopolitique, pour le continent américain, car le Brésil était la dernière pièce du puzzle ultranationaliste que veut composer Donald Trump. Le Venezuela est tombé de force, Cuba est en état de siège politique, la Colombie, le Chili, l’Argentine ont basculé à l’extrême-droite par les urnes. Seul le Brésil résiste encore.
C’est une bonne nouvelle pour la planète, car l’alternative présentée aux électeurs brésiliens mettait bel et bien en danger le poumon amazonien, avec les partisans de la prédation des ressources et de la déforestation illimitée prêts à sauter sur l’occasion. Maintenant, ne nous réjouissons pas trop vite. C’est une victoire étroite, assombrie par la majorité d’extrême droite et de droite dans les deux chambres brésiliennes, et le risque de tensions post-électorales tant que Flavio Bolsonaro n’aura pas reconnu sa défaite. Le droit doit prévaloir, comme les procédures de vérification indispensables à toute démocratie. C’est la condition de l’exemplarité. On ne peut donner le sentiment de forcer le destin sans prendre le risque d’attiser la guerre civile larvée qu’il s’agit justement de remettre sous contrôle.
Dominique de Villepin
Hadrien Forestier retweeted
In free nations, we investigate crimes to see who is guilty of them.
In communist tyrannies, they investigate men to see what they can be punished for.
Hadrien Forestier retweeted
Le taux de chômage des jeunes s’élève à 21 % en France, alors même que les besoins de main-d’œuvre restent largement insatisfaits dans la restauration, le bâtiment, l’agriculture et l’industrie, en particulier dans la métallurgie.
Je ne crois pas aux emplois magiques et suis profondément convaincu qu’il faut cesser d’opposer l’intelligence académique et l’intelligence manuelle. Si l’on veut redonner un horizon à notre jeunesse en même temps qu’au pays, il faut mettre fin à la massification universitaire, en instaurant davantage de sélection à l’entrée de l’enseignement supérieur et en réduisant les effectifs d’un certain nombre de filières sans débouchés.
En amont, enfin, il faudra revenir sur l’erreur qu’a été le collège unique, afin de permettre une préorientation plus précoce, et ce dès la classe de quatrième, vers une voie technique profondément revalorisée.
Hadrien Forestier retweeted
Leftists be like: “They're using the guy beheading your brother in the street to distract you from your real enemy: Jeff Bezos delivering medicine to your front door overnight.”
"Claude, fais un système de répartition des élèves selon les places disponibles dans le supérieur.
Tu n'as pas le droit de sélectionner les élèves, ni de leur refuser un choix.
Ni les notes ni le bac n'ont la moindre valeur.
Make no mistake."
“Voici un exercice simple pour explorer le concept de valeur d'échange : Jean a des billes en or, Marie en a en bronze. Jean a échangé une de ses billes contre dix de Marie. Pourquoi Marie a-t-elle accepté ?”
Réponse gauchiste : “A cause de la société patriarcale, évidemment.”
Comme prévu, l’exercice initial est toujours aussi efficace.
C’est assez curieux qu’ils soient à ce point incapables du moindre exercice de pensée sans se réfugier immédiatement derrière des slogans infalsifiables.
Ils ne peuvent pas s'empêcher de relier leurs étiquettes dès qu'ils pensent repérer quelques mots-clés pour les rattacher, en passant complètement à côté du cadre pourtant trivial.
L’opposition entre New York et le Bangladesh ne sert qu’à évoquer un contraste, mais n’a aucune importance ici. On pourrait très bien comparer un coiffeur de New York avec un coiffeur de Jackson, Suisse vs Bulgarie, ou 2026 vs 1926.
La question porte évidemment sur le mécanisme interne à la société, pas sur le contraste entre les Etats-Unis et le Bangladesh en particulier. A priori le concept de “ruissellement” cher aux gauchistes aurait dû suffire comme cadre.
Hadrien Forestier retweeted
Le fait que Villepin soit comptabilisé à droite vous dit tout ce que vous avez à savoir sur la politique Française.
La victoire de Lula aux élections présidentielles brésiliennes est un signal d’espoir majeur. Les démocrates ont remporté la première manche d’un grand référendum global sur la démocratie.
Ce n’est qu’un début et il y en aura d’autres. Demain l’élection législative israélienne, où la défaite de Benjamin Netanyahou serait une nouvelle étape franchie pour libérer les peuples démocratiques de la tentation de la force, de la surenchère et de l’identitarisme étroit. La semaine prochaine, les Midterms aux Etats Unis seront l’occasion de freiner la course folle à la toute-puissance de Donald Trump. Nous serons, en France, en avril et mai prochain, le tour décisif de cette élection mondiale. Notre décision pèsera dans l’avenir de la liberté. Nous devons offrir une alternative, montrer que la démocratie libérale peut encore se ressaisir avant qu’il ne soit trop tard. De notre vote dépendra en effet pour une part la décision de l’Italie et de la Pologne, toutes deux déjà sous le charme des apprentis-sorciers identitaires. L’élection de Lula est une bonne nouvelle pour trois autres raisons en réalité.
C’est une bonne nouvelle pour le Brésil, parce que cela enraye, au moins provisoirement, la mécanique de guerre civile dans un pays très divisé, marqué par la mémoire de la dictature et les conflits sociaux. C’est une bonne nouvelle géopolitique, pour le continent américain, car le Brésil était la dernière pièce du puzzle ultranationaliste que veut composer Donald Trump. Le Venezuela est tombé de force, Cuba est en état de siège politique, la Colombie, le Chili, l’Argentine ont basculé à l’extrême-droite par les urnes. Seul le Brésil résiste encore.
C’est une bonne nouvelle pour la planète, car l’alternative présentée aux électeurs brésiliens mettait bel et bien en danger le poumon amazonien, avec les partisans de la prédation des ressources et de la déforestation illimitée prêts à sauter sur l’occasion. Maintenant, ne nous réjouissons pas trop vite. C’est une victoire étroite, assombrie par la majorité d’extrême droite et de droite dans les deux chambres brésiliennes, et le risque de tensions post-électorales tant que Flavio Bolsonaro n’aura pas reconnu sa défaite. Le droit doit prévaloir, comme les procédures de vérification indispensables à toute démocratie. C’est la condition de l’exemplarité. On ne peut donner le sentiment de forcer le destin sans prendre le risque d’attiser la guerre civile larvée qu’il s’agit justement de remettre sous contrôle.
Dominique de Villepin
Hadrien Forestier retweeted
The ugly truth about France and some of the other European countries currently in turmoil - and which none of the politicians want to admit because it'd be political suicide - is that you can't solve the problem by going after immigrants (as the right asserts) or the rich (as the left asserts), but you could solve it by going after the old.
One extraordinary statistic for you: people over 60 in France, a quarter of the population, own 60% of France's wealth, non-financial and financial (ofce.fr/pdf/revue/2025/3-192…).
And here is another crazy statistic:
that same quarter of the population, those above 60, receive nearly two-thirds of all social spending by the French government (previssima.fr/actualite/prot…) - which is famously among the highest in the world (France's government spending is an insane 57.3% of GDP).
Last statistic: they make up about 40% of voters because they're a third of registered voters (insee.fr/fr/statistiques/266…), and they turn out far more than anyone else (franceinfo.fr/elections/sond…).
Put our 3 statistics together and there's almost a bit of an apartheid situation here: the old own most of the country's wealth, collect most of the social spending and have the political power to keep it that way.
Which makes them a de-facto rentier class, living off assets and transfers paid for by younger generations.
And, of course, at the risk of stating a truism, the future is built by the young. Yet France keeps effectively taking money away from them to give it to those whose working lives are already behind them - and need the money far less since they already own the country's wealth.
What about inheritance, I hear you ask? That's the funniest/saddest aspect: given that life expectancy has kept rising, the French now inherit a home at 54 on average. The most common case is someone in their 80s leaving it to heirs in their 50s, in effect the very old transferring wealth to the about-to-be old (insee.fr/fr/statistiques/fic…).
You can add this to our earlier apartheid statement: on top of all the rest, even when the old finally let go of their wealth, it stays within their own "camp".
That's my personal situation, incidentally: I'm 42, my father is 71 and he is starting to look at ways to pass things on to me and my siblings, when our professional lives are already well settled, so it'll arrive when it changes things the least, which is pretty much the French system in a nutshell.
Now, I get that there'd be some unfairness in going after them: they paid into the system their entire working lives, playing by the rules of a social contract that told them if they paid up they'd collect at the end. Changing the rules now means breaking that promise, which is admittedly unfair.
But there's no magic wealth tree in any society: you can only take it where it is. That's the way most major societal transformations end up happening. They're often triggered by a catastrophic event (the so-called "four horsemen": mass-mobilisation war, revolution, state collapse, plague) BUT what really drives change is a transfer: wealth gets pried from the privileged class who've been sitting on it and handed to those who'll build what comes next.
So, in theory and in an ideal world, you can do without the catastrophic event and directly proceed with the transfer...
The fact that in France, and elsewhere in Europe, it's the youth protesting is probably no coincidence - even though they don't frame it as a generational fight. And even though, cruel irony, the left politicians many of them march behind promise to bring the retirement age back to 60 (lcp.fr/actualites/legislativ…), which would make the situation even worse.
Let's say they understand intuitively that the system is stacked against them, even if they haven't yet figured out how. And politicians are obviously doing what politicians do, meaning pandering to the people who actually vote, while pointing the young towards easier - and politically convenient - scapegoats.
To be clear I'm not saying it's the only problem in France, VERY far from it. I'm also not saying that all old people in France live a lavish lifestyle at the expense of younger generations: there are also plenty of very poor retirees who, if anything, would deserve more.
What I am saying is that it's probably the biggest elephant in the room: everyone can see it, nobody dares mention it - no politician, from any side, wants to run on cutting grandma's pension - and it makes every other problem harder to fix.
Quand on parle d'empathie suicidaire, beaucoup pensent qu'on reproche à la gauche un excès d'empathie.
C'est faux. La gauche souffre d'une empathie névrotique déviante. Elle investit son empathie dans les marges, ceux qui ne respectent pas les normes sociales, qui enfreignent les lois, commettent des crimes et veulent voir le monde brûler.
Ce n'est pas un excès d'empathie. C'est un défaut presque psychopathique d'empathie pour l'immense majorité de la population.
Ils fétichisent tellement le signalement de vertu, que tout ce qui menace de l'amoindrir devient secondaire, dérisoire voire haïssable. Ils sont indifférents à tous ceux qui souffrent de leurs positions : ceux qui respectent les normes, les règles, l'ordre, les lois. Ils méprisent l'innocence et le travail.
Ce renversement est contenu dans l'idéologie gauchiste qui affirme que l'ordre est une oppression : elle fait de chaque personne convenable, insérée, qui contribue à l'économie et au commun, un complice à punir.
Voilà comment on en arrive à des Lola-Fleur qui rigole du désespoir des commerçants pillés, et des hordes de militants qui viennent soutenir la libération des criminels jusque dans les tribunaux.
La gauche préfère diffuser partout les ravages de la drogue que d'arrêter les dealers, mettre en danger des milliers d'enfants que d'enfermer les violeurs pédophiles, répandre les fanatiques et les terroristes que de surveiller les frontières.
Ces gens ne sont pas empathiques à l'excès. Ce sont des névrosés qui ne savent plus distinguer le bien du mal et militent pour détruire les fondations même de notre société. Leur pseudo "humanisme" est une autoroute vers le chaos le plus barbare.
Au contraire, punir les malfaiteurs, protéger et récompenser ceux qui font l'effort de s'adapter aux autres plutôt que d'exiger que le monde s'adapte à eux, c'est ça la véritable compassion. Pour retrouver notre pays, nous devons à nouveau exercer cet amour des Français normaux et travailleurs, à un niveau politique.
Hadrien Forestier retweeted
La France Insoumise a fait plus de tweets sur l'attentat de Trappes en 48h que sur les dizaines d'attentats islamistes qui ont frappé le pays depuis 15 ans, réunis.
Je crois que ça dit tout ce que l'on a besoin de savoir sur ce parti pestilentiel.
Hadrien Forestier retweeted
Re
La France n’est pas une couleur de peau.
Toutes les couleurs de peau sont françaises.
La France n’est pas une religion : il y a toutes les religions en France et même beaucoup qui n’en ont pas.
La France n’est même pas une langue puisque nous la partageons avec 28 autres pays dans le monde.
Ce qui caractérise la France c’est sa devise : Liberté, Égalité, Fraternité.
Et Trappes, vous êtes la France 🇫🇷 ❤️
Comment ne pas doomer face au niveau absolument catastrophique des représentants étudiants ?
Rien n’est plus éclairant sur notre problème fondamental que ces échanges lunaires avec un représentant étudiant (une sorte d’élite dans son groupe peut-on supposer).
La revendication pour une absence totale de sélection, jusqu’à l’emploi lui-même montre une pensée digne d’un enfant de 5 ans. Les adultes autour de lui sont consternés.
Au-delà de l’idéologie qu’on a pu leur inculquer, le problème est que le niveau cognitif des étudiants s’est effondré. Sans tournant radical vers une sélection assumée, l’Etat sera condamné à financer et mettre en scène des « études » puis de décerner des diplômes en chocolat. Mais il ne pourra pas obliger aux embauches, d’où une colère sans cesse plus grande vis-à-vis du « système ».
La démocratie est effectivement en danger, de sa dérive irréversible vers une distributrice de rentes.
Et c'est peut-être déjà trop tard.
The point of no return by Richard von Mises is worth reading:
"A state becomes almost unreformable when the majority of the population is financially or structurally dependent on the state (state employees, civil servants, recipients of subsidies, grants, or transfer payments, etc.). As soon as those who net benefit from or are supported by the state outnumber those who do not, the system blocks reforms, since the majority votes out of self-interest for the preservation or expansion of state services."
Does this sound familiar? Some European countries, France, Belgium, Finland are already way beyond that point, closely followed by Germany, Spain, Austria and Italy. It works for a while, as long as markets buy more sovereign debt at reasonable interest rates. The party ends when they stop though. For France, they stopped this month, Belgium will be next.
The longer the socialist illusion persists, the more painful the inevitable cuts and adjustments will be. It’s pure arithmetic. Good luck Europe, good luck Euro. Buckle up, it won’t be pretty.
































