Hugues (@Hugues525540) profile picture
Joined September 2025
Le 23 septembre, Philippe Rodriguez venait débattre dans Silicon Carne de l'IA qui écrit des romans. 
Trois semaines plus tard, il lance le prix Pascal, avec Jacques Attali à la tête du jury.
 Le Goncourt brûle les sorcières, lui leur remet un prix.
 On avait un temps d'avance… comme d'hab. youtube.com/watch?v=aTPTo8te…
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“If you can’t explain it simply, you don’t understand it.” Real understanding is short. That’s why Deepstash condenses the best books and thinkers into 5 minutes. 📲

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89 % des entreprises utilisent l'IA. Mais seulement 6 % déclarent en tirer au moins 5 % de résultat d'exploitation supplémentaire. Les salariés gagnent du temps, les comptes des entreprises beaucoup moins. Le problème n'est plus seulement d'adopter l'IA, mais de réinventer la façon de travailler. Episode disponible sur Youtube et en podcast : 📺 buff.ly/g0Ecamk 🎧 buff.ly/xfXdnrQ
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"L'IA prend en charge la rédaction mais les idées sont celles de l'auteur". Lire @zetalyrae à ce sujet : « Supposons que nous puissions lire les représentations mentales à partir de l’activité du système nerveux. Ces représentations mentales ressembleraient-elles à de la logique ? Le cerveau possèderait-il cette ontologie ferme et cristalline, dans laquelle les idées seraient des énoncés formulés dans une sorte de logique formelle sophistiquée ? C’est absurde. Si nous pouvions regarder à l’intérieur du cerveau pour y voir les idées « telles qu’elles sont vraiment », nous ne trouverions pas de beaux objets platoniciens aux contours nets, mais un enchevêtrement nébuleux et contradictoire de souvenirs, de sentiments et d’intuitions. Voilà ce que sont nos idées : non pas des énoncés logiques, mais des rêves. Comment donner à ces rêves une forme utile ? Par l’écriture. Communiquer ses idées à un autre esprit oblige à les concrétiser, à les préciser, à clarifier ses présupposés. Plus généralement, cela transforme les idées : de vagues fantômes, elles deviennent des objets solides, physiques, que l’on peut manipuler. C’est alors que l’on découvre que ces idées, qui semblaient si solides, sont mal formulées, contradictoires ou incomplètes. Ces échecs sont des étapes nécessaires de la réflexion, car ils nous enseignent deux compétences essentielles : savoir quelles idées rejeter ou transformer. On apprend à éliminer les mauvais nœuds mais aussi à choisir ceux dont l’exploration mérite d’être approfondie. Josef Weizenbaum l’exprime bien : "Souvent, lorsque nous pensons comprendre quelque chose et tentons d’écrire à ce sujet, le fait de rédiger nous révèle notre propre incompréhension. Notre plume écrit le mot « parce que », puis s’arrête brusquement. Nous pensions comprendre le « pourquoi » d’une chose, mais découvrons que non. Nous commençons une phrase par « évidemment », puis constatons que ce que nous voulions écrire n’a rien d’évident. Parfois, nous relions deux propositions par le mot « donc », pour nous apercevoir ensuite que notre raisonnement est défectueux." J’en ai fait l’expérience à maintes reprises en développant des logiciels. Si les idées sont plus séduisantes que leur réalisation, c’est parce que, tant qu’un projet reste vague, abstrait et mal défini, on peut lui prêter toutes les qualités et aucun défaut. Dès que l’on commence à le concrétiser, on découvre que certaines idées n’ont pas de sens, que certaines qualités sont incompatibles entre elles et que certains objectifs empiètent sur les autres. »
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L’intelligence artificielle bouleverse notre rapport au langage, à la création et à l’authenticité. La philosophe Catherine Malabou propose de ne pas y voir une rupture absolue, mais l’aboutissement d’une histoire commencée avec Platon 🤖➡️ Entretien 🤖➡️ rfi.my/DA0i.x
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🚨 جنسن هوانغ يحذر الدول: "بيانات ثقافتكم وقيمكم هي ثروتكم الطبيعية.. لا تفوضوا سيادتكم الذكية لأحد!" ​في إعلان حاسم يعيد تشكيل الأمن القومي العابر للحدود، يضع رائد إمبراطورية إنفيديا القاعدة الجديدة لعالم الذكاء الاصطناعي: ​📌 السيادة في عصر الخوارزميات: ​الذكاء الاصطناعي لم يعد مجرد منتج تجاري، بل أصبح بنية تحتية أساسية لا تقل أهمية عن الطاقة، الاتصالات، أو الإنترنت. ​"بيانات بلدك هي موردك الطبيعي الأثمن.. لا يمكن لأي أمة أن تعهد بذكائها وقيمها المصنوعة من ثقافتها لطرف خارجي." ​مستقبل الذكاء الاصطناعي سيكون سيادياً، مفتوحاً، ومتزايد اللامركزية. ​السيادة الرقمية هي عنوان الصراع القادم.. من لا يملك عقوله الاصطناعية، لا يملك قراره! ​احفظ التغريدة وشاركها.. هل تمتلك دولتك استراتيجية واضحة للذكاء الاصطناعي السيادي؟ 🧵👇
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Hervé Le Tellier : "Je n’ai aucun doute sur le fait que l'IA puisse concurrencer l’humain. Tous ceux qui racontaient qu’il y avait quelque chose d’un peu démiurgique chez l’être humain, forcément plus beau, plus intelligent, plus créatif, tout cela est balayé par le réel"...
« Il y aura bientôt des millions de livres générés par des IA » : l’écrivain Hervé Le Tellier tire la sonnette d’alarme ➡️ l.leparisien.fr/rBv3
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« Il y aura bientôt des millions de livres générés par des IA » : l’écrivain Hervé Le Tellier tire la sonnette d’alarme ➡️ l.leparisien.fr/rBv3
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QUI A FAIT ÇA ? HHAHAHAAHAHAHAHAHAHAHAH
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🔴💥 WOW ! Charles Consigny ATOMISE la députée d’extrême-gauche Sandrine Rousseau. C’est tellement succulent ! 🤤
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Les Français ont assisté, effarés, à ce qui ressemble de plus en plus à un effondrement. La journée du 17 octobre est à la fois la conséquence des politiques menées en France depuis quarante ans et la préfiguration de ce qu’elle sera si nous n’inversons pas le cours des choses. Le chaos, la barbarie, les pillages appellent une réponse immédiate et inébranlable. Doit s’y ajouter une réponse de long terme à l’ensemble des phénomènes qui ont concouru à ce désastre. La mécanique à l’œuvre durant cette journée est désormais connue et ceux qui se sont donné la peine d’aller au cœur des manifestations l’ont vue se mettre en place. Des citoyens viennent manifester pour dire leur difficulté à vivre dignement de leur travail. Des mères célibataires, des personnels soignants, des employés précaires… S’y ajoutent des lycéens inquiets pour leur avenir. Il y a là des retraités, des familles avec leurs enfants. Puis arrivent par grappes des jeunes gens masqués, des pasionarias, des militants d’extrême gauche venus récupérer la colère. Les slogans classiques se diffusent : ACAB, « À bas l’État, les flics et les fachos »… Les tags sur les murs, la tension, la confrontation avec les policiers. Des manifestants galvanisés envahissent les lieux institutionnels, préfectures ou mairies, dans un climat insurrectionnel. Les black blocs commencent à casser, fixent les forces de l’ordre, lancent la guérilla et derrière, les pillards opportunistes en profitent. Avec, en arrière-plan, peut-être, de ces attaques coordonnées de petits groupes mobiles, la stratégie des narcotrafiquants pour montrer à l’État sa fragilité. Et les Français qui peinent à boucler leurs fins de mois, ceux-là mêmes qui exprimaient à travers le mouvement social leur détresse et à qui l’on explique sempiternellement qu’il n’y a plus d’argent savent que ce sont bien eux, hélas, qui vont payer les dégâts. La réponse pénale doit désormais être à la hauteur de ce qui s’apparente à une tentative de déstabilisation de l’État. L’anomie qui s’est déployée dans toutes les grandes villes de France appelle une reprise en main immédiate. Peines planchers, circonstances aggravantes pour les vols commis en cas de troubles graves à l’ordre public, fin des peines de substitution et systématisation de la prison pour les courtes peines. L’individualisation des peines ne doit pas être un prétexte à l’impunité. Révision, enfin, de la justice des mineurs. Et pour cela, bien sûr, nous devons construire des prisons dédiées à ces courtes peines et, en amont, de véritables centres éducatifs fermés. Pour autant, cette remise en ordre et ce retour à la force de l’Etat ne suffira pas. Ce à quoi nous avons assisté est la conjonction de décennies d’incurie, d’impuissance, de destruction de toutes les structures de la République par des forces politiques conjuguées. Destruction de l’école et des structures éducatives, d’abord. La barbarie qui s’étale dans les scènes relayées sur les réseaux sociaux, la violence à l’état brut de jeunes gens incapables même de penser les conséquences de leurs actes est la conséquence du sabotage systématique de toute transmission d’une morale civique. Les sarcasmes du gauchisme culturel contre le supposé endoctrinement que représenterait l’enseignement de la morale à l’école, et les poncifs du genre « il ne faut pas juger » ont fait de la France le pays de la décivilisation. Le redressement de l’école et la relégitimation des enseignants comme incarnation première de la République est une urgence. Destruction, ensuite, de toute capacité à contrôler qui entre sur le territoire français et à intégrer ceux qui ont vocation à y rester. Nombre de jeunes gens qui se sont livrés à des pillages considèrent tout simplement qu’ils n’appartiennent pas à la même société et sont venus se servir dans le « camp d’en face », sur un territoire adverse. Le contrôle de l’immigration, la lutte contre les ghettos urbains, telle que la pratiquent d’autres pays européens, doit également faire partie de la réponse. Mais le retour de la République et de la France, c’est le retour de l’ordre au service de la justice et de la prospérité partagée. C’est non seulement la fin de l’impuissance, mais c’est aussi la fin des politiques qui ont mené à cet effondrement généralisé. Quarante ans de destruction de l’appareil productif, quarante ans de destruction des services publics et de tous les outils de la puissance de l’Etat, quarante ans de destruction des corps intermédiaires et de tous les rouages démocratiques, voilà ce que nous payons. Le climat insurrectionnel qui s’installe depuis des années en France trouve ses causes profondes dans une politique qui allie le démantèlement de l’Etat stratège, l’inflation administrative et les logiques de prédations du capitalisme de connivence. À qui profite le crime ? Chacun à sa manière, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon dansent sur le brasier. Le premier, après dix ans de pouvoir, laisse la France en ruine et continue à répondre par le mépris aux aspirations des citoyens. L’absence d’opérationnalité des forces de sécurité intérieure en est la manifestation flagrante. Le déploiement surdimensionné des FSI sur les lycéens, le temps consacré à des milliers de gardes à vue sans issue judiciaire ont eu une conséquence : le gouvernement a épuisé sa capacité à faire face à des mouvements violents. Dans certains bourgs de province, on a vu des lycéens pacifistes entourés par des dizaines et dizaines de gendarmes et de policiers… Mais le maire LR de Limoges explique que le commandant des FSI devant protéger sa ville n’avait plus de munitions… Mais le plus grave est l’absence de réponse politique. Le choix du pourrissement. Le maître des pendules est devenu le maître du chaos et du néant, chaos dans nos rues et néant politique. Le gouvernement des technocrates et des consultants est d’une nullité sans bornes. Deux chiffres étaient repris par les manifestants ces derniers jours : plus de 60 milliards de dividendes des entreprises du CAC sur le premier semestre et un gazole proche des trois euros le litre alors que le gouvernement refuse de mettre en place une taxe flottante. Pain béni, bien sûr, pour un Jean-Luc Mélenchon qui a pris soin de souffler sur les braises. L’instrumentalisation systématique du mouvement lycéen, le refus de condamner la violence, la mise en accusation des forces de l’ordre, la complaisance envers les casseurs et les pillards… Alors que l’élection présidentielle devrait permettre de trancher démocratiquement les débats de fond, en particulier sur la politique économique et sociale et sur le modèle de société que souhaitent les Français, l’installation d’un climat insurrectionnel vise à empêcher ce débat et à lui substituer un affrontement entre ses militants et ceux du Rassemblement national. Et voilà bien ce qui attend la France si nous ne changeons pas immédiatement la donne. Le Rassemblement national est le grand bénéficiaire du chaos. Il sait que la peur et l’indignation lui déroulent un boulevard. Une France contre une autre. Face à face, pour reprendre les mots de feu Gérard Collomb. Sommes-nous condamnés à l’affrontement ? Sommes-nous condamnés à voir le débat démocratique, la question économique et sociale disparaître dans les débris de la quasi-guerre civile ? Non. Car les aspirations des Français sont claires : un État renforcé dans ses prérogatives et qui fait appliquer la loi, une France qui produit pour financer ses services publics et ses infrastructures, une école qui enseigne l’effort, la rigueur, le respect, une démocratie restaurée pour rendre au peuple sa souveraineté, sa capacité à décider de son destin. Ils veulent un avenir pour leurs enfants dans un pays prospère, indépendant et fidèle à sa grandeur.
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La guerre civile ethnico-religieuse devient possible A force d’expliquer aux Racisés qu’ils sont victimes des méchants Blancs… on court à la catastrophe
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Aurélien Barrau : la résolution de pbs mathématiques majeurs par l'IA "n'a aucun intérêt", "c'est un non événement", voire "un moment d'abjection". Etienne Klein approuve "à plus de 100%" : "ce n'est pas en allant au sommet du Mont Blanc en hélicoptère qu'on apprend l'alpinisme".
Sylvia Serfati sur la révolution de l'IA en mathématiques "La plupart des résultats d'OpenAI mériteraient la médaille Fields". "Les preuves sont d'une complexité incroyable et aussi parfois d'une beauté impressionnante. C'est-à-dire que nous n'avons pas le monopole de la beauté."
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Merci à Laetita Strauch-Bonart et à la revue @CivilisationOff pour cet entretien où j’ai pu m’exprimer longuement sur les enjeux d’alignement des IA, et la possible fin de la civilisation de l’écrit. m.youtube.com/watch?si=XPez8…
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Message for the West: wake up. Last night in Texas, at a SpaceX facility, Elon Musk made a car fly. The new Tesla Roadster drove up a ramp, went upside down, fired ultra-high-pressure air thrusters, rolled in mid-air and landed back on its wheels. His words: "Flying cars are real." Production planned for 2028. This isn't a gimmick. It's an answer. Last November on Joe Rogan, asked why Tesla would build a flying car, Musk's answer was simple: his friend Peter Thiel once observed that the future was supposed to have flying cars, and we never got them. "If Peter wants a flying car, we should be able to buy one." Everyone knows Thiel's line: "We wanted flying cars, instead we got 140 characters." The 2026 version: we got TikTok. For fifty years, the West stopped building in the world of atoms and retreated into the world of bits. Apps, infinite scroll, targeted ads. And we called it progress. Yesterday, someone closed the loop. Not a ministry. Not a five-year plan. Not an ethics committee. A car company and a rocket company that decided to work together. And this is only the beginning. We are living through the most extraordinary revolution in human history. AI, robotics, energy, space, biology: everything is converging at once. For the first time, we can reinvent everything. All of our systems. Education, healthcare, government, production, distribution. We can dream of systems more efficient than any generation before us could imagine. Solve access to food. Make extremely high-quality goods and services available to everyone, at a cost trending toward zero. Abundance is no longer a utopia. It's an engineering problem. But at some point, we have to open our eyes. The West is dysfunctional. And Europe is the most advanced stage of that dysfunction. The current technocracy, the project championed by Macron and the globalist elites, is driving us straight into a wall. It is opening a chasm between what the United States and China are capable of creating and what we are still capable of creating. They understood where value comes from. It comes from freedom. The freedom to start, to build, to try, to fail, to start again. We built a continent where, before a car could take off, you'd need three years of impact assessments, a citizens' assembly and a GDPR review. And above all, let's not fall for the trap of the moment: believing that "sovereign AI" will save us. Sovereign AI in a country that's no longer allowed to build is a Ferrari locked in a garage. Europe's problem isn't technological. It's mental. We're running an ideological software that looks more and more like neo-communism: the precautionary principle as state religion, "impact" as the only moral compass, degrowth as the horizon, social justice as a pretext to redistribute before anything has even been produced. We replaced the question "what are we building?" with "what are we banning?" As long as we run that software, we can pour all the billions we want into AI plans and nothing will happen. We'll regulate what others invent. We'll tax what others produce. And we'll watch, on our phones, other countries make cars fly. The future is coming. It's coming fast. The only question is whether Europe wants to be an actor in it, or a museum. Wake up.
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Pendant qu’on nous présente la 2CV « revival », Tesla dévoile le Roadster qui « vole »… C’est juste pas le même monde.
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🚨La scène complète du dévoilement de la voiture volante Tesla présentée par Elon Musk. Pour les gauchistes le «Progrès» c’est le mariage pour tous, la GPA et l’arc-en-ciel🌈☠️ Il faut redonner un sens aux mots Pour les PATRIOTES le progrès c’est ça 👇
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J’ai peur que l’IA signe la fin de la civilisation de l’écrit humain. Le problème, c’est précisément qu’elle va écrire des livres exceptionnels. Des romans, des essais, avec des styles qu’aucun humain n’a encore inventés. Le génie littéraire deviendra reproductible, accessible à celui qui n’a jamais su écrire une page. Pourquoi consacrer des années à un livre si n’importe qui peut, en une journée, en faire produire plusieurs tout aussi bons, voire meilleurs ? Certains continueront par plaisir. Beaucoup renonceront devant cette concurrence. Pour le lecteur, ce sera une aubaine : une profusion de livres extraordinaires, personnalisés selon ses goûts et ses envies. Mais une culture ne se résume pas à la qualité des textes disponibles. Elle repose aussi sur des œuvres que nous connaissons ensemble, des personnages et des histoires qui deviennent nos références. Quand chacun lira une littérature fabriquée pour lui, que restera-t-il de cet héritage partagé ? Nous aurons une infinité de livres à lire, mais plus aucune histoire à partager.
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Vous n’êtes pas prêts… Un preprint repris dans un édito dans Nature rapporte comment distinguer une idée produite … par un humain d’une idée générée par une intelligence artificielle ! 🥵🤣 Jusqu’ici les détecteurs d’IA cherchaient essentiellement à identifier les textes rédigés par des machines. Mais là des chercheurs de l’université du Maryland ont développé IdeaLens : un outil qui analyse non pas le style d’écriture mais la structure des arguments et le contenu des idées. Et les premiers résultats sont étonnants. Sur différents jeux de données IdeaLens identifie 91 % des documents entièrement générés par IA, avec moins de 1 % de faux positifs. Mais + intéressant encore, lorsque des humains rédigent eux-mêmes des histoires à partir d’idées proposées par une IA, le système en reconnaît l’origine artificielle dans 68 % des cas. Mais ce qui est encore + interessant ce sont les différences observées entre les productions humaines et celles des IA. Les idées générées par IA ont davantage tendance à généraliser, à utiliser des détails apparemment précis mais difficilement vérifiables, à extrapoler au-delà des preuves disponibles et à minimiser les limites ou les inconvénients. À l’inverse, les productions humaines présentent plus souvent des détails déterminants, des références vérifiables et une reconnaissance explicite des incertitudes. Attention ⚠️ toutefois : il s’agit d’un preprint, les performances dépendent des corpus étudiés et cet outil ne permet absolument pas de certifier l’origine d’une idée individuelle. Mais cette étude soulève une question fondamentale pour l’avenir de la recherche scientifique. À force de confier aux IA non seulement la rédaction de nos travaux, mais aussi la production de nos hypothèses, risquons-nous de standardiser progressivement la pensée scientifique ? Et finalement, comment préserver l’originalité de la réflexion humaine dans un monde où les machines produiront une part croissante de nos connaissances ? 🔗 arxiv.org/abs/2610.06778 🔗 nature.com/articles/d41586-0…
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