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Et si la « fatigue informationnelle » était un réflexe plus sain qu’on ne le pense ⬇️
Le mutisme me guette. Pour les mêmes raisons qui font que de plus en plus de Français disent débrancher de l’actualité. C’est sans doute plus troublant venant de quelqu’un qui est, par son métier, de l’autre côté du miroir. Mais oui, ce qui nous sert aujourd’hui de conversation publique me donne parfois l’envie de ne plus piper mot.
Ces dernières années, les sondeurs et les think tanks ont forgé une expression tout exprès pour désigner la tentation de ne plus suivre l’actualité : ils ont appelé cela la « fatigue informationnelle ». Et d’après une enquête de la Fondation Jean-Jaurès publiée fin octobre, cette lassitude n’a jamais été aussi élevée : 55% des Français se déclarent fatigués par l’information, et trois sur quatre disent même limiter ou interrompre, au moins de temps en temps, leur suivi de l’actualité.
« Ça me déprime trop » est une expression qui revient partout, tout le temps. Mais il faut creuser pour voir ce qu’elle recouvre. Car si l’actualité n’est guère réjouissante, ce réflexe de mise à distance ne concerne pas toujours l’actualité elle-même - c’est-à-dire les faits et les événements - mais la façon dont ils sont rapportés et organisés.
Le diagnostic est connu : l’émotion a pris le pas sur la réflexion. A cause, surtout, du recul de l’écrit. La forme dominante du débat public est d’abord devenue l’image, puis aujourd’hui le flux et la vidéo courte. Or ce qui circule le mieux sur ce canal est ce qui se transmet sans argument : l’indignation, la compassion, le choc. L’émotion ne s’est pas imposée parce que les gens seraient devenus moins rationnels. C’est le canal qui ne transporte plus la raison.
Ajoutez à cela, parfois, une sorte de jouissance du scénario noir. Comme une pornographie de la catastrophe. On prédit trois ou quatre apocalypses par jour. Devant les enfants, ça confine à l’obscène.
C’est pourquoi, face au phénomène de « fatigue informationnelle », je ne suis pas si pessimiste. Je crois qu’il tient parfois du réflexe de protection. Une partie de ceux qui décrochent ne refusent pas le monde, ils refusent un vacarme - comme on quitte une table où tout le monde crie, sans pour autant détester la conversation.
Ce réflexe traduit une demande « d’autre chose » : d’une information qui s’abrite des névroses du débat public, pour dire les choses avec sincérité, pluralisme, et sans surenchère. Ce n’est pas évident, car pour les médias et les journalistes, aller vers l’émotion est un gage de succès sur les réseaux sociaux, et de reprise par les autres… Mais oui : résister aux algorithmes, cela me paraît désormais faire partie de la mission.
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Sur l’accueil de Raphaël Glucksmann hier, je me permets ce petit repost ⬇️
Les images qui nous sont parvenues de la fête de l’Humanité disent quelque chose, non pas des fractures qui traversent la gauche, car ça ce n’est pas un scoop : ces fractures sont graves, profondes ; les désaccords sont mutuels, et de nature à empêcher toute union électorale pour peu qu’on ait un peu d’esprit de conséquence. Ce qui me marque, ce ne sont pas les désaccords, donc, mais cette ambiance d’excommunication goguenarde qui fait désormais l’ethos de beaucoup de militants de la France insoumise et de ses représentants politiques. Sur le fond, c’est un refus de reconnaître l’adversaire comme interlocuteur légitime ; sur la forme, c’est un manque de civilité républicaine de base.
Cela est rendu possible par la façon dont cette gauche-là fonctionne. C’est-à-dire : d’abord, s’arroger le monopole de la définition de ce qui est de gauche ou non, puis dire que les autres, tous les autres, c’est « les fachos ». Ca tourne en rond comme une démonstration à vide mais c’est désormais le logiciel de beaucoup de militants insoumis. Et puisqu’il y a ce « nous, la gauche », et ce « eux, les fachos », eh bien, tout est permis. jusque parfois l’incitation à la brutalité, ou les raids numériques en meute.
Politiquement, cette stratégie galvanise, notamment, une grande part de la jeunesse diplômée des métropoles, auprès de laquelle la France insoumise fait un carton. Mais cette sociologie, qui se voit si belle en son miroir, ne s’aperçoit pas qu’elle renvoie une image sectaire et méprisante partout en dehors de sa bulle, surtout dans la France populaire des campagnes et des villes moyennes . Ces porte-étendards se croient les hérauts du supplément d’âme ; ils agissent surtout comme des repoussoirs, qui participent à mobiliser contre la France Insoumise. Rappelons d’ailleurs à cet égard que Jean-Luc Mélenchon est, dans les toutes les enquêtes récentes, celui que Marine Le Pen battrait le plus nettement au second tour de la présidentielle.
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Les Nuls, c'était sortie le 12. Nous, c'est sortie le 5. Dispo dans toutes les bonnes librairies, comme on dit ! La suite de l'aventure des Grands Récits. On espère que ça vous plaira.
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📺 TF1 indique à l'AFP que l'entretien avec Jean-Luc Mélenchon avait été annulé en « fin de semaine » dernière. De sources internes à la chaîne, le candidat LFI avait prévenu de sa non-venue dès jeudi dernier. Soit trois jours avant l'entretien avec Édouard Philippe. #Médias
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Marine, quand t'étais petite, voilà le type de discours qu'on pouvait entendre de la part d'une figure de l'antiracisme.
C'est pas que le racisme ne se disait pas, c'est qu'on ne mettait pas vraiment le curseur au même endroit.
🔴 Trappes : "Quand j'étais petite, [le racisme] existait, mais ça ne se disait pas", souligne Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes. La candidate à la présidentielle appelle à "durcir" l'arsenal juridique sur la parole publique et les médias. #AvantLe20h #Canal16
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Études : la fausse démocratisation par la baisse du niveau et l’ouverture des places ⬇️
Les organisations lycéennes et étudiantes demandent que soit garantie la non-sélection à l’université, via notamment la création de 250 000 places. Un mot d’ordre repris par Jean-Luc Mélenchon lors de son meeting au Zénith d’Auvergne, le 11 octobre dernier : « Nous ne sommes pas pour la sélection à l’université, a-t-il déclaré.Nous sommes pour l’éducation. Nous sommes pour l’enseignement. Et pour l’acquisition des savoirs. » Dit ainsi, on ne peut qu’approuver. Le problème, c’est que depuis quarante ans, ce slogan a produit l’exact inverse de ce qu’il prétend atteindre : il n’a pas supprimé la sélection ; il l’a rendue plus injuste.
Alors, d’abord : dans l’enseignement supérieur, la sélection existe, notamment en classes prépa, dans les grandes écoles, les IUT, les BTS... L’université reste la seule filière officiellement non sélective, tenue d’accepter tous ceux qu’elle a la place d’accueillir. Mais voilà : la sélection qu’on n’y fait pas à l’entrée se fait par l’échec. Parmi les bacheliers entrés en licence en 2019, à peine plus d’un tiers avait obtenu son diplôme trois années plus tard. Il y a donc un tri, et il favorise les mieux nés : on compte 42 % de réussite en trois ans pour les étudiants très favorisés, 27 % pour les défavorisés.
Je ne crois pas du tout que l’ouverture de places supplémentaires à l’université réglerait le problème. Car l’échec en licence ne vient pas d’un manque de chaises ou de bancs dans les amphis. Il vient de ce que beaucoup d’étudiants y arrivent alors qu’ils n’y sont pas préparés. Ouvrir des places sans rien changer en amont, c’est agrandir la salle d’attente de l’échec.
Voilà des décennies que l’on fait la guerre à la sélection, et des décennies que l’égalité scolaire s’effondre. La France est désormais l’un des pires pays de l’OCDE en ce qui concerne le poids de l’origine sociale sur la réussite scolaire. L’un des pires pays de l’OCDE.
Faute d’avoir maintenu son niveau d’exigence tout au long de la scolarité, l’école a trompé ceux qui comptaient le plus sur elle. L’enfant sans réseau, dont les parents ne connaissent ni les bonnes filières ni les bons établissements, et n’ont pas les moyens des cours particuliers : lui a besoin d’une institution qui le repère, le stimule, et le hisse jusqu’aux plus hauts diplômes – s’il le souhaite, car il y a une vie hors des diplômes. Mais en abandonnant sa propre sélection, fondée sur le mérite, l’école a laissé faire une autre sélection, celle de l’avantage social. En fait, la sélection n’a pas disparu. Elle a été privatisée.
Les jeunes ont raison de dénoncer la trahison de la promesse républicaine. L’effondrement de la méritocratie scolaire est sans doute la faute la plus grave commise ces dernières décennies par nos gouvernements de gauche comme de droite. Mais pour y remédier, il faut avoir le goût de la vérité, le courage d’un diagnostic sincère, et une vision politique plus ambitieuse que la fausse démocratisation par la baisse du niveau et l’ouverture des places.
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Gueule de bois
Je me suis réveillée ce matin avec le clair sentiment d'être tombée dans un piège hier soir en allant sur le plateau C ce soir.
Je le savais déjà, à vrai dire, dans la journée en recevant la liste des invités. Que viennent faire une Canado-Palestinienne et un Franco-Libanais pour commenter les élections israéliennes ? La perspective régionale, m'a-t-on répondu.
Oui, mais non...
Ça s'était déjà passé comme ça pour l'émission du 7 octobre, en réalité. Les mêmes mécanismes, la même petite musique. Une journaliste de l'émission appelle poliment en milieu de journée pour poser une foule de questions détaillées sur mon point de vue, la société israélienne, les nuances.
J'ai ainsi passé une demi-heure au téléphone hier à expliquer les arcanes de l'exemption militaire orthodoxe et les différences de courants au sein des partis arabes israéliens à une journaliste qui avait l'air intéressée.
Mais arrivée en plateau, plus rien de tout cela.
Car le débat est immédiatement hijacké par les intervenants qui ne sont là que pour une chose : délégitimer, pointer du doigt, remettre en question l'existence même d'Israël.
Finies les nuances, dehors les précisions. Non. Je me retrouve à défendre, justifier. Sur le banc des accusés.
Fait-on ça à n'importe quel autre pays ?
Oserait-on, en France, faire une émission sur la société palestinienne en demandant à une Juive canadienne de commenter ?
La réponse est évidente.
Et puis surtout, on ne fait jamais d'émission sur les méandres de la société palestinienne tout court. Parce que ce qui intéresse uniquement, c'est comment Israël est coupable envers les Palestiniens. Jamais ce que font les Palestiniens eux-mêmes.
Et les intervenants étaient là pour servir cette soupe-là, précisément.
1948, une tragédie pour les Palestiniens, 2023, un « génocide ». Qu'ont fait les Palestiniens pour générer ces catastrophes ? Mystère. Amnésie. Inutile de le préciser, voyons.
Du colonialisme inversé, au fond puisque c'est les concernés eux-mêmes qui se voient comme des objets.
Israël, coupable de tout, les Palestiniens responsables de rien. Des nouveau-nés, sans libre arbitre ni volonté.
Ça en serait presque comique si ce n'était pas tragique.
L'histoire palestino-libanaise est particulièrement sanglante en elle-même ? Silence.
Leurs systèmes politiques sont hijackés par des milices terroristes qui font régner la terreur sur leurs élus et leurs populations ? Silence.
Les droits de l'Homme sont une blague dans leurs sociétés respectives ? Silence.
On peut être condamné par la justice libanaise ou palestinienne, voire mis à mort illico presto, pour une interaction normale avec des Israéliens, mais en Israël, 2 millions d'Arabes ont le droit de vote ? Silence.
Les guerres internes au monde arabo-musulman ont fait bien plus de morts et de réfugiés que le conflit israélo-palestinien ? Silence.
Non, le problème au Proche-Orient, c'est Israël, rien qu'Israël. On est là pour parler de ça, enfin.
Et puis d'ailleurs, rien d'autre ne compte. Ni l'histoire du Canada alors qu'une Canadienne accuse Israël de ne pas être un pays normal (peut-on sincèrement pérorer sur la colonisation en étant ressortissant d'Amérique du Nord ?), ni le fait qu'en tant que Juive, j'ai plus de liens historiques, culturels et autochtones avec la terre d'Israël que n'importe lequel des Français non de souche qui sont présents sur le plateau ce soir-là, n'en ont avec la France.
Oserait-on dire ça ? Bien sûr que non, une telle faute de goût.
Mais à une Israélienne de 8e génération en Israël, on peut tout dire. On peut remettre en question la création de son pays, 80 ans plus tard, on peut jeter le discrédit sur tout, piétiner la douleur du 7 octobre et la joie démocratique d'un jour de scrutin. Détourner, accuser, délégitimer. Toujours.
Et le monde médiatique français se délecte.
Je savais tout cela, honnêtement, avant d'y aller. J'ai pensé annuler. Je ne l'ai pas fait par amitié pour ceux qui s'étaient battus pour m'y donner la parole, et pour ces Juifs français qui viennent me voir parfois dans le métro, aux toilettes d'un restaurant ou sur Instagram pour me remercier de les représenter. Par fatigue aussi, après 24 heurs de travail post-scrutin.
Je n'aurais pas dû.
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C’est quand même très signifiant ce embarras, récurrent, dès qu’il s’agit de la Chine à LFI…
Après ses propos sur Mao qui ont provoqué un tollé en Chine, Kylian Mbappé s'excuse : "Je n'ai rien à dire sur cette question", @MathildePanot dans #BonjourLaMatinaleTF1
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Une nouvelle perle trouvée dans « Le Canard ». Aucune limite au pathétique…
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Entre légitimation de la violence, refus de se plier au résultat des élections ou encore de condamner l'excision, @BallyBagayoko confirme qu'il ne partage pas beaucoup des valeurs qui fondent la République. Et si on interdisait de parole le maire de Saint-Denis pour le bien de la démocratie?
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LFI “n’appelle pas à la violence” mais un élu LFI fait un selfie sympa avec des doux casseurs au poing levé.
L'élu LFI Allan Brunon prend la pose, tout sourire, avec des manifestants cagoulés type black blocks qui, quelques minutes plus tard, participeront au saccage du Crédit Agricole place Gustave Rivet.
C'est cet individu que Laurence Ruffin maintient président de la commission des finances de la ville de Grenoble malgré toutes ses dérives. Et ils veulent ensuite essayer de nous faire croire qu'ils n'ont aucune responsabilité dans la flambée de violence que nous vivons.
Soutien aux commerçants du Cours et des boulevards qui retrouvent ce soir leurs vitrines saccagées, ainsi qu'à tous ceux qui font les frais de ce chaos entretenu par des irresponsables qui soufflent sur les braises.
#grenoble #commerce
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En 1970, des militants maoïstes attaquaient l’épicerie de luxe Fauchon pour ensuite distribuer les produits volés à des travailleurs immigrés. Ils présentaient leur action comme « une restitution », reprenant ce slogan : « On a raison de voler les voleurs ! »
On aurait aimé voir Édouard Louis, samedi 17 octobre, briser la vitrine d’un magasin de sport pour s’emparer de baskets et les « restituer » à des gamins issus des banlieues. Il y aurait eu un certain panache à cela, plutôt que de céder, stylo à la main, aux ratiocinations les plus bêtes et abjectes.
Il faut lire son texte publié dans Libération pour comprendre combien la sociologie contemporaine ne s’intéresse plus à la condition de vie objective des populations, mais projette sur elles un fantasme révolutionnaire, digne des Misérables de Victor Hugo, actuellement à l’écran. En somme, si un jeune est violent, s’il pille, s’il casse, c’est un juste retour.
Il est stupéfiant de constater que le propos vient d’un homme qui a connu une extraction sociale par l’école, la lecture et la production littéraire. Lui, Édouard Louis, l’adolescent de Picardie, rejeté pour son homosexualité, souffrant de voir ses parents empêtrés dans leur condition modeste, a-t-il jamais brûlé une mairie, cassé un magasin ou pillé des vitrines ?
« Comment ne pas voir qu’ils étaient, en grande partie, des hommes racisés, noirs et arabes, de ceux que la société française depuis des décennies parque dans des cités insalubres », écrit-il, comme si tout pauvre et tout « racisé » (sic) n’avait d’autre choix, s’il souhaite une mobilité sociale, que d’exprimer sa volonté par la destruction, puisqu’elle résulterait d’une légitime défense. N’a-t-il pas vu, parmi les commerçants sinistrés, des Français issus de l’immigration, qui ont trouvé leur salut par le travail ?
La suite 👇🪶
Violences du 17 octobre : réponse à Édouard Louis, « vautour d’extrême gauche »
lepoint.fr/debats/violences-…
via @LePoint
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Il faut réaliser ce que cela signifie. Les syndicats censés défendre notre métier (il a fallu prendre des risques pour filmer ces images) et nos conditions de travail sont devenus des outils de censure et de pression politique.
Soutien à @LaurentDelahous et à ses équipes.
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Cette mini-affaire dans l’affaire décidera-t-elle les médias à s’intéresser enfin à l’enquête sur le meurtre de Deranque, ds laquelle 14 membres ou proches de la milice créée-dirigée par Arnault, dt 3 collaborateurs, sont mis en examen pour meurtre et/ou asso de malfaiteurs etc⁉️
🔵 INFO LE PARISIEN | LFI dénonce une «tentative d’interpellation» de Raphaël Arnault, les policiers voulaient lui remettre une simple convocation
➡️ l.leparisien.fr/Gg47
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A la caméra, ce que j’ai préféré, c’est le sac « LOVE», comme s’il avait été mis à son poignet par une accessoiriste pleine d’humour.
Love, love Eribon 😎
« Doigts d’honneur, dégage connard, dégage sale sioniste : quand Didier Eribon m’exprime sa haine »
« Mais c’est Eribon !! »L’incrédulité de mon ami résonne encore. Il vient de reconnaître l’homme qui quelques secondes auparavant m’a aboyé dessus à coup de « Dégage, connard ! » avec de multiples doigts d'honneur, sur un trottoir parisien où nous discutions, mon ami, ma femme et moi. Ce n'est donc pas un simple passant ivre de colère. C’est bien Didier Eribon. L’éminent universitaire, le sociologue, l'intellectuel de gauche. Qui se vautre dans le vulgaire. À la manière d’un exhibitionniste qui, peinant à trouver des occasions de jouir, ouvre son imper et sort son engin à la hâte en débitant des ordures pour voir l’effet produit sur les passantes…
Passée la sidération, je refuse de laisser l'impunité s'installer. Je remonte sur mon vélo, je le rattrape et l'interpelle avec ironie et fermeté : « Monsieur Eribon, est-ce ainsi que vous traitez vos désaccords ? En insultant les gens dans la rue et en leur faisant des doigts d'honneur avec la plus crasse des vulgarités ? ». Démasqué, il assume. Avec une morgue pitoyable : « Oui je suis Didier Eribon, je suis mondialement connu et vous êtes un sale connard ». Il ne m'aime pas, et il tenait à me le signifier. Cela m’arrive quelques fois. Mais comme à chaque fois quand la violence verbale est convoquée, je prends alors la décision de ne pas laisser passer et donc de l'accompagner dans sa déambulation. Une marche dans le quartier pour le confronter à son propre naufrage. Je lui fais remarquer à quel point ce procédé est désespérant pour un intellectuel français. Son seul argument ? « - Vous m’avez insulté alors je vous insulte. Vous avez insulté les Insoumis, vous avez traité Jean-Luc Melenchon de salopard antisémite. ». « La République, c’est moi » dit Mélenchon, et dans un parallélisme parfait, « Mélenchon, c’est moi » se convainc l’intellectuel Insoumis.
En l’écoutant, je perçois une violence inouïe, froide, une haine viscérale, une rage qui déforme tout. Je finis par lui dire : « Si vous aviez été plus costaud, vous m’auriez mis un poing dans la figure. C'est cela votre manière de régler les différends. ». Pour toute réponse, et pour masquer son indignité sous un snobisme bourgeois, il s'empresse de m'écraser de son agenda mondain : « Mais ma vie est formidable ! Ce soir, je dîne avec mon amie Annie Ernaux, prix Nobel de littérature. »L'arrogance de l’entre-soi germanopratin convoquée pour justifier une attitude de voyou. Mais le masque de l'universitaire tombe définitivement, laissant échapper ce qui lui brûlait la langue. « J'aurais pu vous dire aussi, et je pourrais vous dire : dégage, sale sioniste ! » « Allez-y », lui ai-je répondu. « Encore un effort, le vrai mot est au bord de vos lèvres. » Car on le sait trop bien aujourd'hui : ce fameux « sale sioniste », craché avec une telle haine sur un trottoir, n'est que le faux nez de l'antisémitisme le plus rance. Celui qui tente de se recycler, de se banaliser et d'exiger sa place dans la société. Didier Eribon ne m’a pas dit « sale juif », mais tout mon être l’a entendu dans ses mots et sa gestuelle. Et qu’on ne vienne pas me demander pourquoi. C’est ainsi. Et c’est pareil pour les noirs et les arabo-musulmans qui savent parfaitement reconnaître le racisme quand ils en sont victimes. Cette scène de rue n’est pas qu’une anecdote pathétique. Elle illustre la bascule d'une certaine gauche devenue parfaitement haineuse. Quand ceux qui sont censés être les acteurs du débat, les figures tutélaires de la réflexion et de la confrontation des idées, sombrent à ce point dans l'outrance et la violence, il ne faut pas s'étonner de la brutalité qui gangrène le reste du pays. Didier Eribon, ce soir-là n'a pas seulement fait un doigt d'honneur à un adversaire politique, il a fait un doigt d'honneur à l'intelligence même.
J’ai hésité pendant le week-end. Le pays est assez fracturé. Mais je rends public pour ne rien laisser passer.
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Message de service à ceux qui préfèrent chercher des excuse à la violence plutôt qu’un extincteur :
Vous serez balayés deux fois.
Par l'extrême droite, à qui vous faites la courte échelle. Et par tous ceux que vous excusez au nom d'un misérabilisme pénitentiel et d'une vision identitaire des « quartiers populaires ». @franceinter
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« Les sionistes gèrent la France 🇫🇷… Il faut voter Mélenchon. » L’ingérence du régime algérien 🇩🇿 dans ce qui s’est passé hier était flagrante. Exemple à Lyon où l’influenceur Sofia Benlemmane encadrait les affrontements avec la police à Bellecour toujours dans la provocation et les allusions antisémites
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Sur Telegram, je tombe sur cette bouillie écrite pour justifier la débauche de violences d'hier.
Est-il venu à l'esprit de son auteur que Vichy, ça n'était pas exactement la République ?
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L'extrême gauche trotskiste, appuyée par LFI, a fait la preuve aujourd'hui de son pouvoir de nuisance.
Elle a notamment permis à des pilleurs d'origine immigrée, venus des banlieues pauvres, de démultiplier leur violence intéressée, désespérée et decervelée.
Mais cela ne les rapproche pas du pouvoir.
Au contraire.
La situation, en France, n'est en effet pas révolutionnaire. Elle est, au contraire, largement contre-révolutionnaire.
Mai 1968 s'était terminé par quelques acquis sociaux... et politiquement par l'écrasante manifestation gaulliste du 30 mai - qui annonçait un pompidolisme fortement réactionnaire (et largement corrompu)...
Les violences d'aujourd'hui (et de demain) se traduiront, elles, par une victoire de Marine Le Pen.
Laquelle trouvera aisément, dans ces troubles, de quoi justifier des mesures violentes de réduction des aides sociales et des libertés publiques - et tout naturellement de quoi faire oublier la corruption endémique à l'extrême droite.
Bien sûr, ceux qui en paieront le prix seront moins l'extrême gauche trotskiste et les bourgeois déclassés de la LFI, que les immigrés des banlieues pauvres, qui dans leur immense majorité, voudraient juste survivre en paix.
Car, de toute façon, à la fin, c'est toujours les pauvres qui payent...
Et l'extrême gauche, appuyée par LFI, a donc, aujourd'hui, fait la preuve de sa capacité de nuire ... aux pauvres.
De toute façon, à la fin, c'est toujours ce que fait l'extrême gauche. 🙂
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Florilège de déclarations insoumises qui ont précédé ce 17 octobre 2026 :
@JLMelenchon : « Abattez la citadelle. »
@RimaHas : « Il n’y a qu’une seule solution, c’est la désobéissance civile. »
@BallyBagayoko : « La violence peut être légitime. »
@GuiraudInd : « C’est pas dans les quartiers qu’il faut manifester, c’est plutôt à l’Élysée. »
@alma_dufour : « La fin justifie les moyens. »
@ALeaument : « Les manifestations prennent la forme qu’elles veulent. [...] On ne va pas jouer les pompiers. »
@Portes_Thomas : « La sauvagerie policière française est sans limite. »
@JLMelenchon : « Les chiens de garde nous ordonnent d’appeler au calme. Nous appelons à la justice. »
@RimaHas : « Il faut investir l’ambassade d’Israël pour être entendus ? »
Et vous êtes étonnés après ça ?
































