Journaliste et écrivain. Crée La République des livres en 2005. Chroniqueur à "L'Express" et à "L'Histoire". Enseigne à ScPo. Auteur d'une trentaine de livres.

Joined April 2009
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✍️ Vous-êtes vous déjà demandé à quoi pouvait ressembler un manuscrit de Simenon ? 👀 Réponse avec cette page de celui du "Petit Saint" (1964) ! ⤵️
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"Les gens qui lisent sont moins cons que les autres, c’est une affaire entendue. Cela ne signifie pas que les lecteurs de littérature ne comptent pas d’imbéciles et qu’il n’y a pas de brillantes personnalités chez les non-lecteurs. Mais, en gros, ça s’entend, ça se voit, ça se renifle, les personnes qui lisent sont plus ouvertes, plus captivantes, mieux armées dans la vie que les personnes qui dédaignent les livres. C’est logique, après tout. Le lecteur développe son intelligence au contact des raisonnements, au frottement des idées, au heurt des chimères ou des apories. Il devient l’intime de héros de fiction dont il a suivi les aventures avec curiosité, souvent avec passion. Il range dans sa mémoire des morceaux d’histoire de France ou d’ailleurs, des vies de personnages illustres, des récits de découvertes, d’exploits, de faits divers, d’existences obscures ou infortunées, de peuples en majesté ou en servitude, de civilisations défuntes. Bref, il collectionne des éclats de ce qui constitue la culture générale dont le livre, même s’il a aujourd’hui des concurrents, reste le principal pourvoyeur. Beaucoup trop d’hommes politiques, de chefs d’entreprise, de hauts fonctionnaires, de manageurs, de responsables de tout poil ne lisent que des livres utiles à l’exercice de leur profession. La littérature ? Perte de temps. Les romans ? C’est bon pour les femmes. Pauvres types ! (Pas sûr qu’au même niveau de responsabilités les femmes lisent plus et mieux.) Eux qui vivent dans un monde clos de privilégiés et en connaissent les protocoles, ignorent tout de l’évolution des comportements dans les différentes strates de la population dont ils ont directement ou indirectement la charge. Romans et récits leur apprendraient bien des choses. Sur le clair-obscur des mentalités. Sur les raisons des volte-face et des fidélités. Sur les fiertés minuscules et les détresses inavouables. Sur le grand bazar du commerce des corps et des âmes. Et donc, par comparaison, par confrontation, sur eux-mêmes. Lire des romans, c’est prendre des nouvelles des autres. Barack Obama : « Grâce à la littérature, j’ai pu imaginer ce qui se passait dans la vie des gens. » Milan Kundera : « La bêtise des hommes vient de ce qu’ils ont réponse à tout. La sagesse du roman, c’est d’avoir question à tout. » Lire de la poésie, c’est soulever des chapeaux, des couvercles, des tapis, le ciel. Lire n’est pas se retirer du monde, c’est entrer dans le monde par d’autres portes. Lire, c’est prendre Voltaire comme professeur, Proust comme oncle de la ville et Vialatte comme tonton des champs, Duras comme cousine, Stendhal, Dumas, Camus et Semprun comme amis, La Fontaine et Vincenot comme gardes-chasse, Louise Labé comme amante, Colette comme cuisinière, Montaigne, Jean Giono et Julien Gracq comme voisins. Lire, c’est agrandir sa famille, engager du personnel, se faire des amis, multiplier ses relations, se constituer un fabuleux carnet d’adresses. Lire, c’est faire entrer un peu de lumière dans le dédale piégeux de nos existences. Mais si l’on comprend mieux le monde en lisant, la lecture peut aussi le complexifier, le rendre plus énigmatique. Il y a des livres qui décoiffent, qui dérangent, dont on sort troublé et même chamboulé. Ce sont peut-être les meilleurs puisqu’ils nous atteignent au plus profond et qu’ils modifient nos façons de voir et de ressentir. Ils nous poussent à des examens de conscience. Ils nous encouragent à prendre des résolutions, à tenter des expériences. Ce sont des perturbateurs existentiels. Lire, c’est courir le risque de se remettre en cause. Enfin, la lecture est l’une des dernières activités humaines – avec, entre autres, la conversation et l’amour – où il n’y a nulle nécessité de retenir des codes, d’appuyer sur des touches, de consulter des écrans. Technologie nulle, simplicité du contact avec les mots (à condition, bien sûr, de continuer de préférer le papier à la tablette). Lire, c’est avoir de l’esprit jusqu’au bout des doigts." Bernard Pivot
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Jean-Luc Godard : "J'ai énormément lu. Après, j'ai vécu. Mais dans ma vie d'adulte, je n'ai jamais retrouvé les émerveillements que Gide m'avait procurés. Il n'y a guère que la relecture de classiques qui puisse m'éblouir encore. Peu d'écrivains font du cinéma. Parce que c'est fatigant. En général, un bon écrivain n'a aucune raison de faire du cinéma. Ecrire, j'y songeais au début. J'ai essayé : "Il fait nuit..." Je n'ai même pas fini la première phrase. Alors j'ai voulu être peintre. Et voilà, j'ai fait du cinéma. Quand on a vu des films, on s'est sentis enfin délivrés de la terreur de l'écriture. On n'était plus écrasés par le spectre des grands écrivains. Truffaut était plutôt un libraire raté." (Lire, 1997)
Jean-Paul Belmondo, Pierrot le fou, Jean-Luc Godard "Seulement ce soir-là, il ne fumait pas un cigare il fumait une cartouche de dynamite. Et il y eut, au fond du jardin, l'énorme éclaboussure d'or qui éclaira la nuit pendant une seconde. C'était la tête de Langlois qui prenait, enfin, les dimensions de l'univers." Jean Giono, Un roi sans divertissement Louis Aragon : "Pendant que j'assistais à la projection de Pierrot, j'avais oublié ce qu'il faut, paraît-il, dire et penser de Godard. Qu'il a des tics, qu'il cite celui-ci et celui-là, qu'il nous fait la leçon, qu'il se croit ceci ou cela... enfin qu'il est insupportable, bavard, moralisateur (ou immoralisateur) : je ne voyais qu'une chose, une seule, et c'est que c'était beau. D'une beauté surhumaine. Physique jusque dans l'âme et l'imagination. Ce qu'on voit pendant deux heures est de cette beauté qui se suffit mal du mot beauté pour se définir : il faudrait dire de ce défilé d'images qu'il est, qu'elles sont simplement sublimes. Mais le lecteur d'aujourd'hui supporte mal le superlatif. Tant pis. Je pense de ce film qu'il est d'une beauté sublime. C'est un mot qu'on n'emploie plus que pour les actrices, et encore dans le langage des coulisses. Tant pis. Constamment d'une beauté sublime. Remarquez que je déteste les adjectifs." (Louis Aragon, Qu'est-ce que l'art, Jean-Luc Godard ?)
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💬 "Pour moi, le roman doit sortir de l’intuition, plus que du sens critique ou de l’intelligence." —— Georges Simenon, interview (La Gazette de Lausanne, 1964)
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“The detailed biographies of every correspondent make, in themselves, a whole picture of the cultural and political life of the early twentieth century.” Hermione Lee in the @nybooks on Woolf’s Uncollected Letters: nybooks.com/articles/2026/04…
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🗓️ Simenon et la traduction, une dimension encore trop peu connue qui fera l’objet d’un colloque, "De l’écrivain liégeois à l’auteur mondial : la circulation de l’œuvre de Georges Simenon en traductions", à Liège les 24 et 25 juin 2026 ! ➕ d’infos 👉 shorturl.at/rvqdu
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🤩 Nouveau format sur les réseaux Simenon ! 💬 Régulièrement, John Simenon répondra en vidéo aux questions que vous voudrez bien lui poser, de semaine en semaine, en commentaires ou par messages ! 👇 C’est à vous de jouer !
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Winston Churchill una vez compartió una historia de su vida: “Un día tomé un taxi para ir a las oficinas de la BBC para una entrevista. Al llegar, le pedí al conductor que me esperara unos cuarenta minutos. Se disculpó y dijo que no podía, porque tenía que ir a casa a escuchar el discurso de Winston Churchill. Me sorprendió y al mismo tiempo me agradó su entusiasmo. Así que saqué diez libras y se las di sin decirle quién era. El conductor tomó el dinero y respondió de inmediato: ‘¡Lo esperaré todo el día, señor! ¡Y que Churchill se vaya al infierno!’” Es una historia sencilla, pero muy reveladora. El dinero puede cambiar los principios. Por dinero se venden naciones. Por dinero se pierde el honor. Por dinero se rompen familias. Se pierden amistades. A veces incluso se pierden vidas. Y con demasiada frecuencia, las personas se convierten en esclavas del dinero. Vale la pena detenerse un momento y preguntarse: ¿qué es lo que realmente importa? #Vida #Historias
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✍️ "J’ai besoin de me prouver à moi-même que j’existe en écrivant le roman suivant." —— Georges Simenon, interview pour l’ORTF (1968)
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🙏 Un immenso grazie agli organizzatori, agli intervenuti e al pubblico, accorso numeroso per la MARATONA SIMENON lo scorso weekend a Bologna! Un momento straordinario di condivisione attorno all’opera di Simenon! 🤝 @CircoloLettori x @adelphiedizioni 📸 @GiCivi
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La première conférence de Daniel Mendelsohn au Collège de France était exceptionnelle. La deuxième, lundi 9 mars à 18h, le sera tout autant. Son titre ? L’Odyssée et ses migrations : déplacement, errance, identité. Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Retrouvez la première conférence ici : college-de-france.fr/fr/agen…
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Lignes de force Épisode 2: Techno-fascisme aux USA: les nouveaux anti-modernes Abonnez-vous à marcweitzmann.com ou sur votre plateforme pour recevoir chaque nouvel épisode dans votre bal! Un dimanche sur deux pour l’instant. hebdo dès que possible. Bon visionnage!
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"Penguin continues to do impeccable service to the legacy of Simenon with 'The Cat', expertly translated by Ros Schwartz; the latter’s work eclipses every earlier version of this 1967 classic". —— @BarryForshaw3 🤓 Full review ⤵️ 👉 shorturl.at/VQcV8
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Irène Lindon vient de mourir, et je suis très, très triste. Je lui dois tant – peut-être tout. Serais-je là où je suis si elle ne m’avait fait confiance un jour de 2005 en publiant L’Adieu à la littérature ? Je me souviens de son premier coup de fil. Une semaine plus tôt, je lui avais envoyé mon manuscrit. Elle m’appelle. Je n’étais pas là. Je la rappelle. Sa voix rauque au téléphone. Elle me dit : « Nous ne publierons pas votre livre. Pour telle et telle raison. » Ce refus était une invitation. Un mois plus tard, je lui envoie un nouveau manuscrit corrigé et complété. C’est le livre qu’elle a publié. Depuis ce moment-là, j’appartenais à la maison, une vraie famille : Robbe-Grillet, Échenoz, Toussaint, Viel, Laurrent, Gailly, Almendros, Bayard, Didi-Huberman… Je pouvais tout publier, Irène me faisait une entière confiance. Où serais-je sans cette lectrice d’exception, élégante silhouette, une cigarette à la main, un manuscrit dans l’autre ? Minuit a sonné.
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✨ Many thanks to @RaiLibri for making this archival footage of Andrea Camilleri available online, in which the writer recalls his meeting with Simenon. A precious glimpse into literary history and a dialogue between two masters of storytelling. 📚🖋️
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Lu hier soir d’une traite une merveille de Balzac que je ne connaissais pas, « Les Martyrs ignorés », prodigieux dialogue inachevé à la Diderot, parfaitement présenté et édité par Michel Valensi aux éditions de L’éclat….
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✍🏻 "Le romancier veut envers et contre tout conduire une action d’une façon logique. Il veut que ses personnages suivent une ligne de conduite déterminée et ils sacrifient ainsi un élément que d’ailleurs ils dédaignent : le hasard". —— Georges Simenon
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🤩 Simenon is making headlines in Italy too! 🇮🇹📰 🙏 Thank you to #larepubblica for highlighting the new edition of Simenon’s African writings, recentyl published by @adelphiedizioni ! 🌍📚
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Les 4 finalistes du Goncourt 2025. Proclamation du prix mardi 4 novembre à 12.45 📚
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Le 1er des Choix Goncourt 2025, celui de la Pologne, vient d’être attribué. À l’⁦@IFCracovie⁩, les étudiants jurés de 12 universités ont plébiscité « La nuit au cœur » de Nathacha Appanah. L’annonce vient d’être faite au Festival J. Conrad. ⁦@Gallimard⁩ #roman #lire
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