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🗓️ Ce week-end, nous serons présents au Salon international de l’édition indépendant
📍Palais de la femme
94, rue de Charonne, 75011, Paris
Nous espérons vous y retrouver nombreux !
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🟡✒️📗 Les entretiens de Vivre l'Histoire
Découvrez notre entretien avec le grand historien Emmanuel de Waresquiel pour sa biographie de Vivant Denon chez @Ed_Tallandier
Vivant Denon, comme Napoléon à Sainte-Hélène, aurait pu dire : « Quel roman que ma vie ! » Né dans la bourgeoisie bourguignonne, ce graveur hors pair va rapidement intégrer la cour de Louis XV où la favorite du roi, Jeanne du Barry, va en faire son protégé. Doté d’un charme indéniable et d’un « œil aventureux » selon l’expression d’Emmanuel de Waresquiel, il écrira l’un des contes les plus célèbres de la fin du XVIIIe siècle avant d’être promu chargé d’affaires du roi à l’étranger. Rentré de Venise au plus fort de la Terreur, il aura le loisir d’œuvrer pour le Comité de salut public, d’assister aux séances du tribunal révolutionnaire et, depuis notre actuelle place de la Concorde où est dressé l’échafaud, de croquer la tête coupée de Robespierre. Dédaigné à l’origine par Bonaparte, il rejoindra finalement, à force d’intrigues, l’Expédition d’égypte dont il saura, grâce à un récit haut en couleurs, transformer la désagréable expérience en triomphe éclatant.
Devenu Napoléon, Bonaparte va le préférer à David et faire de lui le directeur de son musée impérial installé au Louvre. De là, Denon pourra exercer une influence déterminante sur les arts et leur histoire. Ré-inventant la muséologie en même temps que sa vie, il va, à l’aide du jeune Stendhal notamment, écumer les galeries européennes afin d’y prélever les pièces les plus dignes de nous faire comprendre les enchaînements propices au développement des arts. Bien qu’il travaillât pour Napoléon afin de faire de Paris une nouvelle Rome, Le Louvre sera l’œuvre de sa vie. Il refusera de l’abandonner à la chute de l’Empire et, sous la monarchie restaurée, fera encore visiter ses collections aux visiteuses anglaises effrayées par ses anecdotes. « Pourquoi n’a-t-il pas écrit ses mémoires ?1 » se demande Pierre Rosenberg, historien de l’art et président-directeur honoraire du musée du Louvre, avant de se désoler : « Le talent ne lui manquait pas. Sa plume est alerte, primesautière, il a le sens du récit. » Ses mémoires, il nous faut donc les deviner.
Entretien mené par Guilhem B.
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🟡✒️📗 Les entretiens de Vivre l'Histoire
Nous avons pu nous entretenir avec Emmanuel de Waresquiel pour son livre Vivant Denon, L’aventurier du Louvre chez @Ed_Tallandier.
« Les multiples diffusions de scènes légendaires auxquelles Denon a directement participé ont considérablement brouillé le fil de sa vie. Je considère que l’historien est comme un mécanicien qui démonte et remonte les couches mémorielles de la vie d’un personnage. »
Entretien mené par Guihem B.
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📚 Bravo à La Vie immédiate, à Charenton-le-Pont, pour son Grand Prix 2026 des librairies de France. Une belle reconnaissance pour toute l’équipe. Nous sommes fiers d’y voir nos livres en rayon : passez les découvrir et soutenir cette belle librairie indépendante.
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Dans son dernier numéro, le @JDD nous fait l'honneur d'une belle recension de notre « Compagnie Blanche ».
Trouvez votre exemplaire dans les librairies parisiennes ou commandez-le sur notre site : editionscardinales.fr
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« France, de ton malheur tu es cause en partie
Je t'en ai par mes vers mille fois avertie
Tu es marâtre aux tiens et mère aux étrangers
Qui se moquent de toi quand tu es aux dangers
Car sans aucun travail les étrangers obtiennent
Les biens qui à tes fils justement appartiennent. »
Ronsard
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Génial.
Chipyong-ni doit être mise en bonne place dans la liste des combats les plus héroïques de l'armée française et en plus c'est une victoire.
Nouvelle émission !
Chipyong-ni, la bataille qui renversé le cours de la guerre de Corée.
4500 franco américains, encerclés par 25 000 chinois.
Reconstitution 3D, archives exclusives, et une bataille quasiment inconnue.
youtu.be/Z1vZr3r2xFY?si=AKS-…
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Nouvelle émission !
Chipyong-ni, la bataille qui renversé le cours de la guerre de Corée.
4500 franco américains, encerclés par 25 000 chinois.
Reconstitution 3D, archives exclusives, et une bataille quasiment inconnue.
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[Poche] à paraître en novembre @livredepoche
Chroniques de l’Ancien Régime - Simone Bertière
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🟡📗🇺🇸 Lire l'Histoire | 1776 de Bertrand Van Ruymbeke chez @Ed_Tallandier.
Ouvrage très dense, qui détaille avec minutie et une grande érudition l’année 1776, côté américain. Bertrand Van Ruymbeke, probablement l’un de nos meilleurs spécialistes de l’histoire américaine, réussit, à l’occasion des 250 ans de la Déclaration d’indépendance, à retracer cette année de bouleversements qui va transformer politiquement l’Ancien et le Nouveau Monde.
L’auteur saisit bien l’évolution des mentalités chez les membres du Congrès continental, qui, à l’exception des plus radicaux comme Samuel Adams ou Patrick Henry, cherchent encore des voies de conciliation avec la Grande-Bretagne avant de basculer vers l’indépendance. Les radicaux peu à peu prenant l'ascendant sur les plus modérés.
Le sens du détail conviendra surtout aux passionnés d’histoire américaine. Une lecture qui se complétera parfaitement avec le documentaire du toujours excellent Ken Burns, La Révolution américaine, actuellement sur Arte.
Par Benjamin F.
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🎙️ Podcast | Remarquable série d’émissions sur Charles Pasqua, réalisée par l'excellent @MGarrigou, avec le passionnant @PierreManenti, biographe du « premier flic de France » et figure incontournable de la droite française. radiofrance.fr/franceculture…
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Il n’y a qu’à Blois aux Rendez-vous de l'Histoire qu’on vous donne le menu dans une histoire de France de Jacques Bainville.
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Dans son dernier livre intitulé « Peste Noire » (@EditionsduSeuil), présenté en ouverture des Rendez-vous de l’histoire de Blois, Patrick Boucheron revient sur le fléau qui frappa l’Europe et par lequel Conan Doyle fait débuter son roman historique incontournable.
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🇧🇪📚 Ce jour-là | Il y a 80 ans, le 26 septembre 1946, Blake et Mortimer faisaient leur toute première apparition dans le premier numéro du Journal de Tintin.
Les deux personnages imaginés par le Belge Edgar P. Jacobs apparaissent dans la première planche du « Secret de l’Espadon », marquant la naissance de l’une des séries emblématiques de la bande dessinée franco-belge.
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Photo très médiocre, mais ce n’est pas tous les jours qu’on peut voir un manuscrit du VIe siècle, qui plus est richement illustré, écrit en lettres d’or sur parchemin pourpré (Codex Sinopensis, Paris. suppl. gr. 1286)
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🪶📚 Opinion | « Circulez, il n’y a rien à voir ! » Voilà qui aurait pu être le titre de la dernière émission littéraire du Masque et la Plume, qui n’est pas revenue une seule seconde sur la succession de dithyrambes assez grotesques prononcés par ses chroniqueurs lors de la précédente émission.
Rappelons les faits. Le livre de Thélysson Orélien, aujourd’hui soupçonné d’avoir été écrit avec l’aide de l’intelligence artificielle, avait été salué pour sa « vélocité luxuriante », décrit comme une œuvre « entre le récit biblique et le roman picaresque », voire comme un « livre extraordinaire », jusqu’au caustique Arnaud Viviant, qui se réjouissait des meilleures punchlines du roman.
Pourtant, dimanche dernier, le sujet a été soigneusement glissé sous le tapis. Pas un mot, pas même l’ombre d’un modeste mea culpa pour revenir sur cette hallucination collective des critiques littéraires. Car le phénomène dépasse largement le petit cercle du Masque et la Plume. Une grande partie du monde du livre s’est laissée emporter par le même enthousiasme. On ne compte plus les articles élogieux, les critiques ridiculement enthousiastes de libraires qui ont fait d’Orélien « l’événement littéraire » de la rentrée. Jusqu’au prix Renaudot qui, contrairement au Goncourt, vient honteusement de maintenir dans sa sélection ce roman soupçonné d’avoir été écrit avec l’IA, signé de surcroît par un auteur accusé de plagiat.
C’est donc bien à une véritable démission des clercs que nous assistons. Celle d’une critique littéraire qui semble avoir perdu sa capacité à juger de la qualité réelle d’un livre. Car le problème de C’était ça ou mourir n’est pas seulement qu’il ait pu être écrit par une intelligence artificielle. C’est surtout que sa prose mécanique, souvent médiocre, ne méritait certainement pas un tel concert d’éloges. Car n’en doutons pas, c’est bien davantage l’idéologie et l’instinct grégaire de cette petite caste qui expliquent le délire collectif autour de ce roman que ses qualités littéraires intrinsèques.
Et lorsque cette petite société se retrouve prise en flagrant délit, plutôt que de reconnaître ses erreurs, elle se braque, devient agressive et préfère brûler le messager. En l’occurrence, le compte Balance ton Claude. Ses auteurs, parmi lesquels Samuel Fitoussi, se retrouvent accusés de tous les maux et abreuvés de milliers d’injures sur les réseaux sociaux, comme si leur démarche ne pouvait être animée que par la jalousie, voire le racisme. Pangram, l’outil qu’ils ont utilisé, présente pourtant des résultats jugés suffisamment sérieux pour avoir été examinés par plusieurs médias ayant enquêté sur cette affaire. Cela ne signifie pas qu’il soit infaillible, mais ses résultats méritent au moins d’être discutés.
Qu’importe ! À entendre certains, il aurait mieux valu qu’ils se taisent et laissent tranquillement l’imposture présumée triompher, jusqu’à rafler les grands prix littéraires auxquels le roman semblait promis. Pourtant, même si cet outil sera probablement très vite dépassé, il a au moins un mérite immense : celui d’avoir soulevé une question fondamentale et de l’avoir imposée dans le débat public, celle de l’utilisation de l’intelligence artificielle en littérature.
Balance ton Claude a jeté un pavé dans la mare. Et s’il n’est jamais agréable d’être éclaboussé, ce n’est pas une raison pour détourner le regard. Il est temps de mettre sur la table du salon cette question de l’IA, qui va incontestablement bouleverser le monde littéraire, le monde du livre et, plus largement encore, le monde des idées. Car le jour, déjà presque arrivé, où il ne sera plus possible d’affirmer avec certitude qu’un livre ou un article a bien été écrit par celui qui le signe, c’est la valeur même de l’écrit qui risque de s’effondrer. Et face à une telle perspective, nous ne pouvons pas nous contenter de regarder ailleurs.
Dans Le Prince heureux d’Oscar Wilde, un conte qui, enfant, m’a fait verser bien des larmes, une petite hirondelle dépouille peu à peu une statue de son or et de ses pierres précieuses pour soulager la misère des habitants de la ville qui souffrent du froid et de la faim. Lorsque l’hiver arrive, l’oiseau meurt et la statue, désormais privée de ses ornements, est jugée laide et inutile par les notables de la ville, qui décident de la faire fondre.
Difficile, devant cette affaire, de ne pas songer à cette fable : un petit monde fasciné par ce qui brille, incapable de reconnaître ce qui a réellement de la valeur, et qui finit par mépriser ceux qui osent lui rappeler la vérité. À ceci près que, dans notre histoire, ce n’est pas la statue qui a perdu son éclat, mais ceux qui étaient chargés de juger de la beauté de l’art.
✒️ Par Benjamin F.
🪶📚 Opinion | Discussion avec un libraire que je connais bien, aux goûts sûrs, qui ne savait rien de la polémique autour du livre de Thélysson Orélien, écrit par IA selon certains.
Je lui demande son avis sur le livre et il me dit que ce texte l’a beaucoup gêné et qu’il a noté un grand nombre de phrases problématiques. Il me dit s’être senti seul face à l’enthousiasme unanime des libraires et des critiques, à part celle du Monde. Il me cite un certain nombre de phrases qui n’ont ni queue ni tête, comme « Le théâtre est une illusion sur billet de banque déchirée. »
Quand je lui ai évoqué la polémique, il n’était pas surpris, mais je l’ai senti gêné, me disant : « Ce sont des accusations graves quand même. » J’ai feuilleté quelques pages et c’est vrai que certaines formules « claudiesques » sautent aux yeux, comme « Il a prononcé ces mots avec cette légèreté douloureuse des gens qui savent rire pour ne pas se briser ». Je mettrais ma main à couper que cette phrase a été écrite par IA.
L’enthousiasme autour du livre est effarant pour qui a le goût de la littérature et connaît les textes rédigés par IA.
✒️ Par Benjamin F.










































