They would have launched him out of a plane in 1945
La catastrophe de la famille James a commencé quand leur fils a fait un tantrum à bord d'un avion de All Nipon Airways, ANA.
Ryan, 18 ans, était venu d'Australie pour visiter Disney World au Japon. Signe particulier : il a le syndrome de Jordan. C'est une maladie tellement rare, que même les médecins doivent googler quand ils en entendent parler pour la première fois.
Dans la littérature, on parle d'un défaut génétique PPP2R5D touchant le système nerveux. Il donne un retard mental de type 35 et une macrocéphalie. Pour faire simple, l'équipage se retrouve face à un autiste à la grosse tête, agité, faible mais belligerant et avec lequel il est impossible de communiquer. Il retire sa ceinture de sercurité et, avant la fermeture des portes, il sort sur la passerelle et commence à crier.
La famille est debarquée. Il faut du temps pour aller retrouver leurs bagages et l'avion part sans eux.
Les responsables d'ANA sont compréhensifs et leur offrent l'option d'embarquer sur un autre vol, plus tard dans la journée.
Tout se passe bien jusqu'à la fin de l'embarquement. Là, Ryan détache sa ceinture, bouscule tout le monde et sort en hurlant. Cette fois, il vient d'épuiser les patiences.
La compagnie est encore prête à l'embarquer pour l'Australie, mais il faut qu'un médecin signe un certificat d'aptitude a voler.
C'est ainsi que la famille se retrouve coincée au Japon, sans option pour revenir au pays.
Quand ils appellent leur assurance voyage, celle-ci décline de couvrir la situation. En effet, la maladie de Ryan n'était pas connue lors de la signature, le contrat n'est donc pas valide. Toutes les assurances ont ce piège : quand tu prends la couverture, on te laisse 100% libre de tes déclarations. Par contre, quand il s'agit de payer, on va analyser la situation à la loupe. Au moindre détail qui ne colle pas, tu es tout seul.
Une grosse collecte a commencé en ligne. Il fallait lui trouver un jet privé. Mais même cette solution avait un gros défaut : s'il fait une crise en arrivant dans le Learjet, le captain peut refuser de l'embarquer.
Une fois le jet privé de CareFlight programme, Ryan a été admis aux soins intensifs de l'hôpital international de St Luke à Tokyo. Il a été plongé dans un coma artificiel et connecté à un respirateur. L'avion ambulance est équipé pour transporter des patients dans cet état et il y a toujours des médecins et des infirmières à bord.
Le cas posait un gros défi logistique : Tokyo - Sydney, c'est 10 heures de vol !
Enfin, Ryan a pu revenir à la maison cette semaine. A l'arrivée, c'est un hôpital de Sydney qui l'a réceptionné pour le réveil progressif.
Par contre, malgré les dons, la famille a dû s'endetter et réhypothéquer sa maison. La facture totale de ce rapatriement s'élève à 500'000 dollars dont 300'000 pour la location du jet et le reste est parti dans la procédure médicale.
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