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Ma mère a été sortie du système scolaire traditionnel à 14 ans. Mes grands-parents ne croyaient pas en l'éducation des femmes. Mon père n'a pas fait de grandes études non plus.
Les deux ont repris leurs études à la trentaine. Avec trois enfants à gérer, en se relayant.
J'ai grandi dans un environnement où changer de carrière à 180 degrés était normal. Où apprendre de nouvelles choses en permanence était une évidence. Où le background ne devait jamais être une limite.
On n'avait pas beaucoup de moyens. Classe moyenne basse, pour être honnête. Mais mes parents se sont toujours assurés qu'on ait des encyclopédies, des dictionnaires, et tout ce qui pouvait nous aider à apprendre.
Quand c'était hors budget, il y avait la bibliothèque. Et internet qui faisait ses débuts, même si à l'époque, pas de YouTube, pas de Wikipédia rempli, et la plupart du contenu était en anglais.
Ça m'a marqué. J'ai continué à apprendre en permanence. Cette année, j'ai terminé un MBA. Mais j'ai aussi appris à utiliser l'IA autrement que via les webapps, à créer un SaaS, à gérer les réseaux sociaux, et maintenant le montage vidéo. Pas par obligation. Par curiosité.
Aujourd'hui, on a accès à tout. Des cours sur n'importe quel sujet. Des vidéos, des podcasts, des livres numériques. On n'a plus d'excuses.
Enfin, si. Une seule : la quantité. Tellement de ressources qu'on passe plus de temps à chercher qu'à apprendre. Tellement d'options qu'on finit paralysé.
C'est pour ça que j'ai créé dantes.io. Une carte vers les meilleures ressources, filtrées et organisées. Pour que le manque de moyens ou de diplômes ne soit plus jamais une barrière.
Meta veut lever 95bn$ sur le marché equity en une seule opération. Ce serait l'une des plus grandes émissions d'actions de l'histoire.
Plus précisément, 35bn$ en offre publique classique, 60bn$ via un programme "at the market" qui démarrerait début 2027. Sans surprise, Morgan Stanley et Goldman en lead.
Nvidia, AMD et Broadcom seraient intéressés pour se positionner comme investisseurs clés, à hauteur de 5bn$ : les fournisseurs de puces qui financent leur propre client. Le circuit est bouclé.
Le timing n'est pas idéal : le titre a perdu 7% après les résultats du T3, et le Nasdaq a corrigé de plus de 5% sur le dernier mois.
Mais Meta n'a pas vraiment le choix. La société a déjà 800bn$ d'engagements sur des baux et contrats pour des data centres et de l’énergie sur dix ans. Les capex projetés montent à 145bn$ cette année. Le cash flow commence ainsi à souffrir, et certains investisseurs s'inquiètent, à raison, de savoir jusqu'où ça peut aller si les paris ne paient pas.
On a vu Meta encaisser l'échec coûteux du Metaverse et s'en remettre. Mais l'IA, c'est une autre échelle d'investissement. Et surtout, ce n'est pas une option parmi d'autres : c'est la course pour les dix prochaines années !
Meta a justement une position unique dans cette course. Sur X, on parle beaucoup d'Anthropic, d'OpenAI, de Grok (entre autres), ie des modèles frontière pour des utilisateurs qui cherchent activement des outils IA. Mais c'est une niche. La majorité des gens n'utilisent pas encore l'IA au quotidien.
Meta a WhatsApp, Instagram, Messenger. Des milliards d'utilisateurs qui n'ont jamais ouvert une interface de chatbot. Intégrer l'IA directement dans ces applications, sans friction, sans abonnement supplémentaire, sans rien installer, est un vecteur de démocratisation que personne d'autre ne possède à cette échelle.
Si leur pari fonctionne, ces 95bn$ seront une ligne dans les livres d'histoire (financière). Si ça ne fonctionne pas, certains acteurs dans ce secteur vont souffrir sérieusement dans les prochaines années. Le marché commence à le prendre en compte, d'où la correction récente du cours.
Un mot sur Anthropic en ce jour spécial : tout le monde parle du prospectus IPO. Je n'ai pas encore eu le temps de le lire sérieusement. Je ferai un post dédié une fois que c'est fait.
Pépite du jour, bonjour !
@StephenSeiler a analysé les journaux d'entraînement d'athlètes d'élite en endurance. Résultat : environ 80% de l'entraînement est facile, 20% est intense. Perso, ça a beaucoup changé ma façon de me préparer à la course.
C'est la base de l'entraînement polarisé. La source originale du concept, en accès libre. Pour ceux qui courent, nagent, pédalent, et veulent comprendre pourquoi « aller plus doucement » est souvent la meilleure façon de progresser.
→ dantes.io/resource/intervals…
La formule montre bien pourquoi les marges de raffinage ont pu passer en négatif en Europe. Deux choses à noter :
1. Si le brut livré coûte plus cher plus vite que les produits, le crack se comprime et la marge avec.
2. Le problème, en ce moment, vient surtout du fret, qui a explosé. Début octobre, la marge Nord-Ouest Europe est tombée à environ -11$/bbl, surtout pour les raffineries dites simples. Les raffineries complexes restent rentables.
Pour les simples, à mon avis, importer du diesel peut devenir plus rentable que raffiner du brut importé.
Refining margin = (Product yields * product cracks) - (crude benchmark + FOB premiums + freight cost)
#oott
J'en parle ici : dantes.io/blog/oil-markets-t…
Pépite du jour, bonjour !
Un globe interactif qui montre où se trouvait ta ville il y a 750 millions d'années. Ou 250 millions. Ou 66 millions, juste avant l'extinction des dinosaures.
C'est une de ces ressources qui prend 2 minutes et te laisse contemplatif pendant une heure. La tectonique des plaques rendue viscérale.
→ dantes.io/resource/ancient-e…
Elon Musk veut fusionner @tesla et @spacex. Valorisation combinée : 3,600bn$. La plus grosse fusion de l'histoire. Pas vraiment surprenant de mon point de vue.
Musk a déjà fusionné xAI avec X. Avant ça, xAI est devenu actionnaire de SpaceX quand l'investissement de Tesla s'est converti en actions SpaceX. Les entités Musk se consolident progressivement depuis des mois. Tesla et SpaceX sont donc la prochaine étape logique d'un empire qui cherche à se verticaliser autour de l'IA, des robots et de l'espace.
Sur la gouvernance, on peut même y voir une simplification. La plainte chronique des actionnaires Tesla (i.e. mais à qui Musk consacre-t-il son temps et son énergie ?) devient moins pertinente quand les deux sociétés n'en font plus qu'une. Donc moins de conflits d'intérêts perçus, plus de clarté sur la création de valeur. En théorie, en tout cas.
Sur les synergies, Musk est plus convaincu que moi. Il voit 3GW de puissance de calcul chez SpaceX d'ici fin 2026, 13GW fin 2027, et une ambition de rivaliser avec AWS et Azure. Tesla apporte Optimus, l'autonomie et une base industrielle. SpaceX apporte Starlink, les fusées et des ingénieurs capables de construire des data centres plus vite que n'importe qui d'autre selon lui. Terafab, l'usine de semi-conducteurs commune déjà annoncée au Texas, préfigure ce que ça donne dans la pratique.
Est-ce que ça marchera ? Musk a tort plus souvent qu'il ne le prétend, mais il a raison assez souvent pour qu'on ne parie pas contre lui trop vite. Ce qui est certain est que les régulateurs analyseront attentivement le dossier, la Chine en tête (21bn$ de revenus Tesla en Chine tandis que SpaceX est classé comme une menace par l'armée chinoise), et une nouvelle saga qui va durer des mois.
Je pense que le deal se fera, mais Ă quelles conditions ?
Pépite du jour, bonjour !
@david_perell est l’une des voix les plus citées sur l’écriture en ligne. Son essai de référence, “The Ultimate Guide to Writing Online”, mérite amplement son titre.
Ce qui le rend utile est qu'il ne parle pas de technique rédactionnelle au sens classique. Il parle de ce que l’écriture en ligne fait pour vous sur le long terme. Chaque article publié travaille pendant que vous dormez. Chaque idée mise en forme attire des gens qui pensent comme vous. C’est ce qu’il appelle le “serendipity flywheel” et c’est une façon honnête de décrire ce que j’observe moi-même depuis que j’écris régulièrement.
Le concept central que je retiens est le “personal monopoly”, c'est à dire l’intersection unique entre votre expérience, votre domaine et votre point de vue. Personne d’autre n’a exactement la même combinaison que vous. C’est là que réside votre avantage compétitif en tant qu’auteur. Non pas dans le fait d’être le meilleur écrivain, mais d’être le seul à écrire exactement ce que vous écrivez.
Une lecture incontournable pour quiconque hésite encore à écrire en ligne. Ca m'a fait penser à vous @lascribemoderne and @jeffwie_ ;)
→ dantes.io/resource/the-ultim…
Explication très claire sur la notion de P50 et P90 en project finance - avec un exemple sur le solaire, mais ça s'applique également à l'éolien. Je recommande la lecture pour ceux qui s'intéressent au financement de projets.
Project finance 101, #2: P50 vs P90
How do you forecast a solar plant’s production years before it’s built, and how sure can you be? 🧵

ALT Cover image for Suno’s series “Project finance 101”, episode #2: P50 vs P90. Subtitle: “How sure can a solar forecast be?” The background is an aerial photo of a solar plant under construction in Colombia, with rows of panels in the foreground, dry forest around it, and green mountains under a blue sky.
Une analyse très juste sur les capacités de raffinage 👇
For nearly 30 yrs western goverments have tried to suppress oil at the supply point. Restrictions on exploration, distribution, refining. They were succesful. However, the demand side is changing much slower. As a result there's this crazy situation where demand is declining for oil/oil products but the demand is ahead of supply.
This is most visible in refining, where the demand/supply balance is the most out of wack. Thats because refineries are a critical part of the energy infrastructure. Yet they are extraordinarily cyclical. Cracking down on refineries crushed margins, profitability to the point where any refinery that didn't need to be in business shut down.
We've finally after two decades arrived at the point where we don't have enough refining capacity. And there's no appetite among private companies to build more. Thats because despite sky high diesel prices, governments aren't yet relenting on their restrictions and crackdown. The math on putting up a new refinery is still a hard NO for a private business. This is why the Trump administration is now putting government money in to get a refinery built.
Its not going to be enough. You can't reverse 30 years of wrong headed policy with one refining plant. Truth is that refining is just the tip of the problem. There's more places in energy that have the same issue. As prices rise, it'll become clear that we simply lack enough energy for the lives we all live and want to live.
So get ready for energy prices to go up and stay up. Until the price is high enough to draw private capital back in to build energy up again.
J'en profite pour poster ma pépite du jour, avec
une des meilleures explications interactives que j’aie vues sur le web : le fonctionnement d’une montre mécanique, de l’échappement au spiral en passant par le remontage. Tout est animé, tout est manipulable, et tout fait clic dans sa tête une fois qu'on a bien tout regardé.
@bciechanowski est un ingénieur qui construit ce genre de pages depuis des années. Chaque article est une petite œuvre d'art et d'ingénierie en elle-même. Celui-ci prend le temps d’expliquer pourquoi une montre mécanique tient le temps. Pas juste comment elle tourne, mais la physique derrière la régulation de l’oscillateur. Fascinant si vous portez une montre sans jamais vous être posé la question.
→ dantes.io/resource/mechanica…
Les images d’hier en France sont sidérantes. Ce qui se passe dans les rues n’est pas de la colère sociale mais de la prédation organisée, il n'y a pas d'autres termes. La distinction est importante, parce qu’elle détermine la réponse qu’on lui apporte.
Le bloc idéologique qui les accompagne systématiquement me frappe davantage que les émeutiers eux-mêmes. Une partie de la gauche française a depuis des décennies développé une rhétorique où défendre l’ordre public devient du racisme, où demander des comptes à des récidivistes devient de l’oppression, où la victime est toujours ailleurs que là où elle est vraiment, c'est à dire chez le commerçant qui ramasse les vitres le lendemain matin.
Je comprends la frustration profonde de ceux qui vivent dans ces quartiers (et pas que au passage, ce n'est pas mieux dans la campagne ou petites villes) et qui galèrent vraiment. La précarité est réelle. Mais la réponse à la précarité n’est pas le saccage et surtout, elle ne viendra pas d’un État qui taxe et charge toujours plus pour financer une inactivité croissante. La seule sortie durable, c’est un travail qui paie vraiment : moins de charges, moins d’impôts sur les bas et moyens salaires, pour que l’écart entre travailler et ne pas travailler redevienne une évidence économique.
Parce que c’est là que le vrai ressentiment se construit, silencieusement, chez ceux qui se lèvent tôt. Pas contre les plus démunis : personne ne conteste qu’une société doit protéger ses membres les plus fragiles ! Mais contre ceux qui ont fait de l’inactivité un mode de vie choisi, adossé à des droits indiscutables et à une rhétorique victimaire prête à l’emploi. Ce n’est pas de la solidarité, c'est devenu du parasitisme institutionnalisé, et il pèse sur tout le monde.
Le résultat pénal est à l’avenant : un système qui libère trop vite, des peines trop courtes pour avoir un effet dissuasif, et une machine à recycler les mêmes profils à travers les mêmes quartiers indéfiniment. Les chiffres de récidive en France sont éloquents : plus de 40% des condamnés récidivent dans les cinq ans. A ce niveau, ce n’est pas un accident. C'est plutôt la conséquence d’une philosophie pénale qui a privilégié la réinsertion théorique à la protection concrète des gens ordinaires.
D’autres pays européens ont fait des choix différents. Les Pays-Bas ont réduit leur taux de récidive en combinant peines fermes et programmes de réinsertion très encadrés. La Scandinavie est souvent citée, mais on oublie que ses prisons sont aussi nettement plus sélectives dans l’accès aux aménagements de peine : le système est bienveillant avec ceux qui coopèrent, et très ferme avec ceux qui ne le font pas. Ce n’est pas le laxisme qu’on croit.
Enfin, on a l'exemple du Salvador. @nayibbukele a fait quelque chose de radical : emprisonner massivement les membres de gangs qui tenaient le pays en otage depuis des décennies. Le taux d’homicides a chuté de façon spectaculaire et le pays est passé d’un des plus dangereux au monde à des niveaux comparables à certains pays européens, le tout en très peu de temps.
L’approche a ses critiques légitimes sur le plan des garanties judiciaires, bien entendu ! Mais le résultat dans la rue, pour les Salvadoriens ordinaires, est réel et documenté. On peut ne pas vouloir ce modèle, et je ne suis pas convaincu que ce soit la meilleure solution, mais il faut au moins regarder ce qu’il a produit et se demander pourquoi on refuse d’en tirer des leçons.
Et c’est là que le problème devient vertigineux. Parce que si l’on accepte que le modèle du Salvador ne s’applique pas, et c’est le cas, il faut avoir une réponse alternative crédible. Pas un énième plan de réinsertion. Une réponse à la hauteur d’un problème qui ne concerne plus 1% de la population (ce qui au passage est déjà énorme à l'échelle d'un pays de 70m d'habitants), mais potentiellement 20% si l’on compte ceux qui le couvrent et le légitiment.
La question de fond reste entière : depuis combien de temps sait-on que ça ne fonctionne pas en France ? Et qu’est-ce qu’on a changé ? Rien. Si ni le modèle du Salvador ni le statu quo ne sont des réponses, il faut en avoir une troisième. Et cette fois, une solution crédible.
Pépite du jour, bonjour !
Kyle Kingsbury casse des bases de données distribuées et documente exactement comment elles échouent. Chaque analyse est un rapport technique rigoureux sur un système réel type Postgres, MongoDB, Redis, Cassandra, et beaucoup d'autres.
Si tu travailles avec des données distribuées, c'est une lecture humiliante mais nécessaire. Les systèmes qu'on croit fiables le sont beaucoup moins qu'on ne le pense.
→ dantes.io/resource/jepsen-an…
La vraie question dans ce débat n’est pas "faut-il transformer localement" ? La réponse est presque toujours oui. Il faut plutôt s'intéresser à comment on y parvient, et au bénéfice de qui.
La raffinerie Dangote, pour l'instant, montre la voie : au lieu d’exporter du brut et d’importer de l’essence à prix fort, le Nigeria garde une partie de la marge. Il est encore trop tôt pour dire si les Nigérians en voient les bénéfices cependant. Pour la RDC, ce serait la même logique, quelle que soit la ressource.
L’Indonésie l’a fait avec le nickel il y a quelques années : interdiction de l’export de minerai brut en 2020. Ca a résulté en des milliards d’investissements dans des fonderies locales et une position dominante dans la chaîne mondiale. Mais beaucoup de cette valeur a été captée par des industriels chinois venus construire les usines... et la surproduction qui en résulte a fait chuter les prix depuis 2023 ! C'est donc un succès partiel et il y a d'importantes leçons à en tirer.
La Côte d’Ivoire et le Ghana font la même chose avec le cacao en poussant la transformation locale des fèves plutôt que de les exporter "brutes". La Côte d’Ivoire transforme aujourd’hui environ 35 à 40% de sa production sur place. C’est mieux que rien, mais l’essentiel du pricing power reste chez les chocolatiers européens.
Le vrai goulot d’étranglement dans tout ça, et en particulier en Afrique reste l’énergie. Une fonderie, une raffinerie, ou même une chocolaterie industrielle demandent une électricité stable et bon marché. C’est malheureusement souvent là que le projet s’arrête en Afrique subsaharienne.
On dira qu’il suffit alors de prévoir une centrale en parallèle. En théorie, oui, bien sûr. Une raffinerie s’en sort à peu près seule puisqu'elle peut bruler ses propres résidus de process pour produire de la vapeur et de l’électricité. Mais une fonderie de nickel ou de cuivre, c’est une consommatrice d’électricité hors normes. Vous ajoutez une centrale au projet industriel et la facture est multipliée...
Puis personne ne finance ça en fonds propres. Il faut donc de la dette, et qui dit dette dit des sponsors solides, mais aussi vraisemblablement des ECAs en couverture pour que les banques internationales acceptent le risque politique et commercial.
Et des Dangote en Afrique, il n’y en a pas beaucoup. Ce qui signifie qu’il faut un actionnaire majoritaire qui soit un grand groupe international. Par conséquent, une large partie de la nouvelle valeur ajoutée finira dans la poche d’investisseurs étrangers plutôt que dans celle des acteurs locaux. On tourne en rond.
Le modèle est bon mais l'exécution est difficile. L’alternative (exporter indéfiniment des matières premières et importer les produits finis) est clairement perdante.
#RDC 🇨🇩 : l’exemple de la raffinerie Dangote relance le débat sur la transformation locale des ressources africaines
La raffinerie Dangote, au Nigeria, montre qu’un pays africain producteur de pétrole peut aussi transformer son brut en produits finis destinés à son marché intérieur et à l’exportation. Un modèle qui pose la question des choix industriels de la République démocratique du Congo (RDC), où la production locale et la transformation des matières premières restent des enjeux économiques.
Mise en service en 2023 près de Lagos, la raffinerie Dangote traite, selon un reportage de France 24, jusqu’à 700 000 barils de pétrole brut par jour. L’installation fournit des carburants au marché nigérian et exporte également des produits raffinés vers l’Europe occidentale. Son directeur général affirme que le site a fourni 20 % des carburants d’aviation consommés en Europe en juin, juillet et août.
Cette capacité industrielle prouve les possibilités offertes par la transformation locale des ressources naturelles. Plutôt que d’exporter uniquement du pétrole brut, le Nigeria peut désormais vendre une partie de sa production sous forme de produits raffinés, qui répondent à une demande intérieure et extérieure.
Pour la RDC, l’expérience nigériane invite à interroger la place accordée à la production nationale dans les politiques économiques. Le pays dispose de ressources minières, agricoles et énergétiques, mais leur présence sur le territoire ne garantit pas, à elle seule, la création d’industries locales capables de les transformer.
Privilégier les produits fabriqués en RDC, soutenir les entreprises locales et développer des unités de transformation peuvent contribuer à élargir les débouchés pour les producteurs congolais, à créer des emplois et à réduire certaines dépendances aux importations. Cette orientation suppose toutefois des investissements, un approvisionnement régulier en matières premières et en énergie, des infrastructures adaptées ainsi que des produits compétitifs en matière de prix et de qualité.
Une crise dans la crise. Les marges de raffinage en Europe de l'Ouest sont passées de 54$/bbl début septembre à -11$/bbl (négatif, oui !) le 5 octobre. Elles sont aujourd’hui à 3$/bbl. En cause ? des coûts d'achat du brut et de fret écrasants.
Comment en arrive-t-on là alors que le diesel est cher et les prix du brut élevés, mais pas encore à des niveaux historiques ?
Une grosse partie de la réponse tient dans le transport maritime : le coût de location d’un supertanker a explosé. Résultat, le brut arrive aux raffineries européennes à un coût record. En parallèle, les prix du naphta et du fuel lourd (sous-produits inévitables du raffinage) sont en territoire négatif...
Si vous avez suivi mon article sur le pétrole cet été, vous n'êtes pas sans savoir qu'une raffinerie ne choisit pas ce qu’elle produit : un baril donne ce qu’il donne, marges positives ou pas sur chaque fraction.
Pendant ce temps, les raffineries américaines vont enregistrer une augmentation de leurs profits de plus de 400%, puisqu'elles s’approvisionnent en brut domestique et ne paient donc pas les tankers.
La situation est tellement absurde qu’il est aujourd’hui moins cher d’importer du diesel américain que d’en produire en Europe. Et ce n’est pas fini : les marchés sont fragmentés. Le gasoil est moins cher en Asie qu’en Europe mais les taux de fret rendent le transport non rentable.
L’Europe paie ici plusieurs factures à la fois. Un conflit qu’elle n’a pas choisi, en Iran. Des décennies de politique énergétique qui ont progressivement fragilisé son autonomie industrielle. Et une incapacité collective à expliquer à l’opinion que le pétrole ne sert pas qu’à faire avancer des voitures : il est dans les plastiques, les médicaments, les engrais, les matériaux de construction.
Quand j’entends parler de décroissance ou d’arrêt immédiat du pétrole et du gaz, je ne vois pas une idée courageuse. Je vois plutôt une méconnaissance (naïveté) profonde de ce sur quoi repose notre économie. Bref, on n'est pas sorti de l'auberge...
“Y’a pas assez de budget”. Si si, c’est juste qu’il part dans les inactifs “qui ont cotisé pour” 🤣
Ravi de payer autant d'impôts pour ça... Honnêtement, c'est n'importe quoi. Je ne suis pas du tout contre les aides. J'entends parfaitement que certaines personnes en ont besoin.
Mais 25% de la population en âge de travailler est éligible au status "handicapé" au Royaume Uni... il y a clairement un problème dans notre système.
Selon les critères, je suis largement éligible notamment à cause d'une maladie orpheline notamment. Bon, j'aurais bien du mal à justifier la demande d'aides en ayant un job à plein temps en finance. Et quitter mon job me ferait perdre énormément d'argent.
Cependant, si j'avais un job bien plus pénible et surtout bien moins rémunérateur, les chiffres sont clairs : je serais mieux chez moi à ne rien faire, étant largement éligible. Pourtant, je suis en état de travailler. Est-ce logique ? Absolument pas !
Excellent article in the Wall Street Journal on Britain's unsustainable welfare spending:
— 7 million people (over 10% of the UK population) now claim at least one or more sickness or disability benefit. This is up 60% in the past 6 years.
— The UK will spend over £100 billion pound this year on sickness and disability benefits. This is projected to increase to £130 billion a year by 2030.
— No other Western country has seen such a rise in disability claims. In the US, 10.6 million people claim some form of federal disability payment, despite the population being 5x larger.
— 1 in 7 new cars sold in the UK are under the Motability scheme; however, only 10% of cars are modified for a disability. In one dealership, 25 out of 26 cars they sold in August were all under the Motability scheme.
— Charities, consultants, YouTubers and TikTokers have all sprung up, telling people how to maximise benefit access. Some of these videos receive hundreds of thousands of views. Over 1,000 people a day are signing on for PIP.
— According to a Government survey from 2024, 25% of the UK's working age population could theoretically be classed as disabled under the current criteria and access these benefits.
— A minimum wage worker who works 40 hours per week would take home around £1,880 per month after tax; however, if you are classed as too sick to work and claim PIP, you can take home £2,000 tax free per month.
wsj.com/world/uk/united-king…
Pépite du soir, bonsoir !
Des cours de batterie gratuits qui se concentrent sur le feeling et la groove plutĂ´t que sur la vitesse et la technique spectaculaire. Contre-intuitif dans un monde YouTube oĂą tout le monde montre des rolls impossibles.
Le site propose une approche 80/20 appliquée à la musique.
→ dantes.io/resource/the-8020-…
Si vous n’en êtes pas convaincus, parlez avec des gens autour de vous, en dehors de votre cercle proche. J’ai très peu d’amis ou connaissances qui utilisent l’IA au quotidien. Ou même une fois par semaine. Et pour la plupart, quand ça leur arrive, c’est pour une recherche faite auparavant avec Google.
Dusting off this tweet from April because this gap in shared understanding of LLM capability is *widening*. It's now less "two groups of people speaking past each other" and more a sharp funnel.
- Napkin math somewhere around 6B people (~75% of the population) have barely come in contact with LLMs at all.
- Around 1-2B (~20%) are casual and infrequent users of free-tier ChatGPT-like products. This group sees derpy chatbots and treats them a bit like a better Google search, a writing aid, or etc. Maybe an agent tries to book you a flight. I have non-tech friends who (reasonably, imo) say they have not much use for it at all. Even many professionals outside of math&code are in this tier. For example, execs and many other functions spend a lot of their time talking to other people, so while they understand what is happening intellectually, it is still second-hand and a bit abstract.
- Now we get to professional use of frontier-grade LLMs in math&code. Somewhere around 20M people (0.2%) see first-hand that large, complex projects that used to take them weeks/months can now be completed by agents with a prompt. Building apps, copying apps, translating apps, decompiling apps from binaries... This has all happened very quickly and recently - less than 1 year ago, I was writing code manually by hand, typing memorized computer code commands into a code editor character by character, occasionally pressing Tab to autocomplete a little chunk of code.
- And finally we get to the ~5,000 people (~0.00006%) with access to frontier-grade systems internally. The external world has seen the preview. It looks like swarms of thousands of agents collaborating over weeks on software mega projects: minting zero days, running cyber attacks and defenses at machine speeds, discovering new science, advancing the frontier of mathematics. Things that would have taken top professionals in the industry years of work. Meanwhile, human review and comprehension are starting to fall behind. For example, people are still involved in the "archeology" of the OpenAI-HF incident from many months ago. Mathematicians may be poring over the 722 manuscripts on frontier mathematics for a while.
The funnel is driven by a combination of factors:
1. The impact scales with ambition, problem size, and horizon. A question with a paragraph answer barely stresses the system. You need a reservoir of big, difficult problems that you really care about. This aspect drives the consumer / professional dimension of the funnel.
2. The jaggedness of the system (which I have written about a lot separately). Capability peaks in domains that are digital, verifiable and economically valuable. This is because LLM capability emerges from reinforcement learning on verifiable rewards on a curated environment mixture driven by revenue potential. This aspect primarily drives the area (e.g. math&code) dimension of the funnel.
3. Access. Free-tier, paid-tier, internal.
So this is the weirdness of the moment. The general public has mostly not interacted with these systems. When they have, it looks like a derpy chatbot. The majority of professionals still see only a modest uplift. And a small sliver of professionals are experiencing the vertigo of the curve going vertical. And it is all happening at the same time.
Exactement ça. Personne ne vous demande de lire des livres qui n’ont aucun attrait pour vous. Soyez juste curieux et tentez de sortir de vos préjugés parfois, vous pourriez être surpris. Le plus important reste de prendre du plaisir dans la lecture, un livre à la fois. L’habitude se prend rapidement.
A. retweeted
Much has already been written and said about President Trump's decision on Friday to ease sanctions on Russian diesel in an effort to bring down fuel costs ahead of the US midterm elections. I have made a point of keeping this feed focused on markets rather than politics, and intend to continue doing so.
However, the economic pressure behind the decision is clear, with diesel prices hovering near USD 200 per barrel and US consumers facing exceptionally high fuel costs. Russian supplies on the scale being discussed are unlikely to have more than a limited impact, especially compared to the potential political fallout from this decision. Indeed, New York ULSD futures fell just 3% on Friday to USD 4.74 per gallon, remaining within their recent 50-cent trading range. More importantly, additional Russian supplies would do little to address the underlying problem. The global distillate market remains exceptionally tight, primarily because of disrupted refinery operations and product exports from the Persian Gulf, compounded by reduced Russian refinery output.
The distinction matters: crude oil shipments from the Gulf have recovered significantly, but refined product flows remain severely constrained. With substantial refining capacity still offline, restoring crude supply alone will not resolve the diesel shortage. Moreover, redirecting Russian exports towards the US would do little to increase overall global availability. A sustained easing of distillate prices will ultimately require the restoration of refining capacity and product exports, particularly from the Middle East.












