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Emprunter pour investir parce que les taux sont bas, c'est tentant
mais on se trompe souvent sur ce qu'il faut comparer
si tes liquidités te rapportent déjà quelque chose, ce rendement devient ton vrai plancher
l'investissement doit le battre, même si le taux de crédit est plus bas
le bon plancher du levier, c'est le plus élevé entre ce que le crédit coûte et ce que tes liquidités rapportent
c'est souvent plus exigeant qu'on croit
le levier crée de la valeur seulement quand l'investissement bat ta meilleure alternative
quand c'est pas le cas, tu prends du risque sans contrepartie
Je loue un appartement sur Paris, je pense qu'il y a un marché pour du coworking daily en petit comité à 15-20€/day comprenant déjeuner / café etc
Un peu comme les dîners de "founders" qui émergent ces derniers temps
Moi ça me plairait bien
Et après si y'a une vrai demande je peux louer un espace plus grand etc... Mais y'a pas de coworking autant clé en main et aussi peu cher pourtant c'est rentable en tant. que solopreneur
Quand tu signes un crédit, tu consommes une part de ce que tu pourras emprunter plus tard, et cette ressource-là elle est limitée
l'erreur c'est d'évaluer un projet sur son rendement seul, sans regarder ce qu'il interdit de financer ensuite
un investissement locatif pris aujourd'hui peut bloquer le financement de ta résidence principale ou d'un projet pro dans deux ans
donc avant de signer, la question à poser c'est l'ordre : quel projet mérite vraiment que tu lui réserves cette capacité maintenant
54 milliards d'économies annoncées dans le budget 2027, et 48,8 milliards de dépenses nouvelles votées par la commission des finances dans la même semaine
chaque ligne de dépense a derrière elle des bénéficiaires qui savent exactement ce qu'ils perdent si elle tombe, et ils s'organisent pour la défendre
les économies profitent à tout le monde, donc à personne en particulier, et personne ne fait pression pour tenir le solde
l'élu vote pour sa survie politique et il fait le bon calcul pour lui
ce que ça produit sur la durée c'est une marge de manœuvre qui rétrécit à chaque budget, jusqu'à ce que les décisions soient prises par les créanciers plutôt que par le parlement
Garder tes cryptos toi-même, c'est censé supprimer le risque
mais ça le déplace juste : du risque de la plateforme vers un risque opérationnel, le tien
tu peux perdre ta clé, oublier ton accès, te faire pirater
et aucune assurance ne te couvre, aucun support ne récupère quoi que ce soit
la vraie question : si tu meurs demain, qui accède à tes cryptos ?
une phrase dans ton testament ne suffit pas, il faut que quelqu'un sache où est la clé et comment s'en servir
le risque reste là, tu en deviens juste le seul gardien
L’Etat sait qu’il n’a plus de marge pour taxer le capital qui produit, ou peu
Donc à partir de maintenant (et depuis un peu de temps) il répercute toute hausse de fiscalité sur des assiettes larges et des petits montants
rajouter des centimes et euros par ci par là sur des biens de consommation
Et c’est effectivement le plus efficient
Vous pouvez aller grappiller facilement des milliards encore comme ça
Mais politiquement, ça fait peser les hausses sur le français normal plutôt que sur le riche, car il consomme moins en proportion de ses revenus
Mais honnêtement, taxer davantage les riches ne va pas régler vos problèmes
Les distributeurs dénoncent les marges de Coca-Cola, Danone, L'Oréal, le gouvernement convoque tout le monde ce matin
une marge élevée ça peut être deux choses : du coût fixe amorti (la R&D de Danone, les décennies de pub de L'Oréal) ou une rente protégée par une barrière à l'entrée
pour la marque par contre il y a un vrai mécanisme : une marque forte ferme l'entrée, les consommateurs ne switchent pas et la marge tient même quand les coûts baissent
l'instrument pour s'en occuper c'est la politique de concurrence, forcer l'accès sur ces segments, à zéro coût budgétaire
mais ça ne rapporte aucun vote et coûte des ennemis organisés, alors on convoque à Bercy et ça fait la une
Les taux remontent et l'immobilier repart à la baisse, de nouveau
le plafond légal de 35 % d'effort sur les revenus reste fixe mais le capital qu'on peut emprunter pour ce même effort rétrécit quand les taux grimpent, donc moins d'acheteurs solvables et les prix reculent
c'est en fait une correction attendue, les prix s'étaient déconnectés des revenus depuis des années et les taux révèlent juste l'écart
assouplir le crédit maintenant pour faire revenir les acheteurs repousserait juste la même facture en empilant de la dette sur un collatéral encore surévalué
la réponse c'est l'offre, construire plus pour faire descendre les prix sans endetter davantage les ménages
Beaucoup de gens ont tout mis sur leur livret A, persuadés que c'est la bonne base avant n'importe quoi d'autre
c'est une excellente base pour l'épargne de précaution : rendement garanti, capital protégé, argent disponible à tout moment, et zéro impôt dessus
mais au-delà de ce matelas, remplir à fond n'est pas une règle et le bon choix dépend du profil
la suite peut aller vers du fonds euros (la partie garantie d'une assurance-vie), un compte à terme, ou un autre support selon ce que tu peux bloquer et ton horizon
L'Assemblée vote 10 % sur les rachats d'actions CAC 40 et 5 % sur les dividendes exceptionnels quand ils augmentent de plus de 20 %
c'est asymétrique : tu taxes la bonne année, sans jamais compenser la mauvaise, donc faire entrer du capital dans ces groupes coûte mécaniquement plus cher dans le temps
et la haute valeur ajoutée c'est l'assiette la plus mobile, la première à fuir quand les taux montent, et l'Irlande en vit bien en attirant les groupes plutôt qu'en alourdissant le taux
le pacte Papin va dans l'autre sens : faciliter la transmission aux salariés, garder le capital productif en production plutôt que taxer ses retours
Comment ton conseiller est rémunéré change ce qu'il te recommande
il y a deux façons d'être payé pour un conseiller : les honoraires (tu paies directement pour le conseil) et les rétrocessions (le produit reverse une part au conseiller qui le distribue)
les rétrocessions n'en font pas un escroc, mais une pression vers certains produits s'installe mécaniquement, ça ne demande même pas de mauvaise volonté
le bon réflexe avant d'écouter quoi que ce soit : demander comment il est payé, et par qui
un conseiller transparent te le dit avant que tu poses la question, et ça change tout ce que tu vas entendre ensuite
On me demande beaucoup comment j'automatise mon montage avec l'IA
N'hésitez-pas à aller voir ma vidéo pour voir le rendu d'un montage automatisé à l'IA
Je vous mets à disposition mes outils (skill, software) à brancher à votre IA
github.com/lbachelotcapitalb…
Je pense que pour beaucoup de contenus, 80% de satisfaction d'un montage suffisent par rapport aux 20% de perfectionnement moins visibles et qui demandent beaucoup de travail humain
3ème et dernier épisode sur mon passage en Chine
J’explore plusieurs villes, plusieurs cultures, de la nature et du désert
Je trouve le montage par Claude de mieux en mieux
Abonnez-vous je compte faire du contenu business / IA / investissement
youtu.be/g4322G6umbs?si=kfQk…
Ce passage est un bon diagnostic de la gauche et de la droite.
La droite va défendre la liberté de consommation sans fondement pragmatique, la défense de la culture. Les discours sont ringards.
La gauche veut corriger avec pragmatisme des comportements, faire parfois aussi rentrer des recettes fiscales sur des assiettes large et des taux faibles (le plus efficient)
Au milieu de tout ça, qu’est ce qu’on veut au final ? Décarboner ? Prévenir les risques santé ? Voir court terme sur une filière industriel ou restructurer pour le long terme ?
Faut-il rester conservateur et accepter un coût social mutualisé à la viande transformée sous fond de « liberté » ou rentrer dans le jeu finalement libéral du « je ne veux pas payer pour les autres » ?
Quand la droite défend corps et âme la liberté en économie sociale, elle défend le droit de piétiner sur celle des autres bien souvent
Je ne suis pas nécessairement de gauche et l’amendement mérite probablement d’être revue, mais forcé de reconnaître qu’ils apportent parfois plus que le « fichez-nous la paix coûte que coûte » des droitiers
Le budget de la sécu, c'est chaque année le même round : quelle cotisation monte, quel remboursement baisse, qui absorbe la hausse
c'est la bonne question à court terme mais ça laisse de côté pourquoi la facture grossit
et là y'a un truc contre-intuitif sur la France : on gère bien la santé des vieux, la part des années vécues sans incapacité monte après 65 ans, mais elle baisse sur l'ensemble de la vie
parce que c'est avant 65 ans que ça se dégrade, sur la vie active, et la prévention c'est 2,6% de la dépense de santé totale
tant qu'on n'investit pas là, les 6 mesures ne font que redistribuer le coût d'une facture qui continue de grossir
Une possible hausse du SMIC de 1,5 % dès décembre, parce que l'inflation fait jouer la règle automatique qui relie le SMIC aux prix, et le patronat dit intenable
dans les secteurs comme la restauration ou l'aide à domicile, une hausse se répercute en partie dans les prix et le reste sort des marges ou des postes
mais le coût qu'on ne voit pas c'est les services qui ne se créent jamais, si une garde d'enfants coûte plus cher que ça ne vaut pour la famille elle fait ça elle-même et le poste n'existe pas
mieux vaudrait une commission avec une cible explicite plutôt qu'un mécanisme automatique qui monte sans vérifier si ces emplois créent davantage de valeur
La France a bien davantage un problème de politiques publiques que de fiscalité
Vous augmentez l’impôt, très peu partent concrètement, vous y gagnez toujours en recettes (jusqu’à un certains point évidemment)
Ceux qui se barrent à Dubai se seraient quand même barré à 20% de moins de fiscalité
On a beau battre les records du monde de prélèvement on a encore de la marge
Notre seul problème, c’est qu’est ce qu’on en fait
Car les deniers publics peuvent être puissant bien investi, bien mieux qu’un 100% privé.
Mais marteler la fiscalité à longueur de journée c’est se tromper de combat. Baissez la fiscalité elle ne ruissèlera pas.
La majorité de la fiscalité est payée directement ou indirectement par le consommateur final.
Plutôt que lorgner la fiscalité, il faut des politiques publiques pour faire produire plus au privé et ainsi faire consommer davantage au privé
Le prix que tu vas toucher en vendant ta boîte se décide bien avant de rencontrer un acheteur
trois choses pèsent lourd dans l'évaluation : la dépendance au dirigeant, la concentration sur un client qui pèse trop, et la propriété des actifs immatériels (marque, logiciels, process)
un acheteur qui voit que la boîte ne tourne pas sans toi, ou qu'un seul client fait une part écrasante du chiffre d'affaires, applique une décote (une réduction de prix) et aucune négociation ne la rattrape
trois ans à corriger ces points valent plus que trois mois à négocier
Le gaz monte en novembre, 12 euros de plus par mois sur les factures
c'est les marchés du gaz en Europe qui sont au plus haut du mois, et le tarif réglementé français suit mécaniquement avec du retard
la France ne produit presque pas de gaz, elle l'importe et paie le prix mondial, et aucun tarif administré ne peut absorber ce choc durablement, juste le décaler
ce qui change en novembre c'est juste la date de mise à jour du tarif, la cause de la hausse elle est sur les marchés mondiaux
et quand le choc arrive quand même, mieux vaut un chèque ciblé sur les ménages qui ne peuvent pas absorber 12 euros de plus qu'un bouclier général
Le rendement plus élevé en dehors de ta ville semble justifier d'aller chercher plus loin, et c'est souvent vrai en apparence
mais le coût de la gestion à distance n'entre jamais dans le business plan qu'on fait avant d'acheter
sans quelqu'un sur place en qui tu as vraiment confiance, tu paies quelqu'un pour gérer à ta place, et sa marge mange exactement le rendement supplémentaire que tu cherchais
l'investissement à distance peut marcher si le relais local est solide et dans le calcul dès le départ
Moody's a maintenu la note Aa3 de la France vendredi soir, perspective toujours négative
la note et le taux d'emprunt c'est pas la même chose : la note mesure si on a la capacité et la volonté de rembourser, le taux porte en plus la liquidité, le rôle de la dette comme collatéral, les achats de la BCE
même à note inchangée, la facture monte mécaniquement : les obligations émises à taux très bas arrivent à maturité et se refinancent aux taux actuels, chaque année
et la perspective négative c'est pas une dégradation annoncée, c'est un horizon d'un à deux ans sans automatisme, et depuis décembre 2024 Moody's cite la fragmentation politique explicitement à chaque révision


