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Vision without execution is hallucination. Make it happen! 🌵

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Joined May 2010
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Replying to @Beetcoin
A narrative often emerges with a dazzling debut, but after the initial surge of recognition, it embarks on a prolonged journey of quiet consolidation, lost in the vast expanse of obscurity...The market often confuses price with value, leading to inefficiencies where the true worth of an asset is either underestimated or overhyped.
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Jacques retweeted
Il faut recommencer à faire du Beau ! Nous en avons besoin, aujourd’hui plus que jamais.
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L'énergie stable n'est pas un confort. C'est une matière première industrielle. Quand le prix du kilowattheure saute, ou quand tu ne sais plus si tu auras la puissance l'hiver prochain, tu ne planifies plus une ligne. Tu attends. Tu décales les investissements. Tu laisses partir le client qui voulait une date ferme. On parle beaucoup de décarbonation. On parle moins de ce dont une usine a vraiment besoin: un courant prévisible, à un coût qu'on peut mettre dans un devis sur trois ans. Sans ça, le reste (robots, IA, formation) reste sur le papier. Je le vois sur le terrain. Une machine tourne si l'énergie arrive. Sinon elle est un bel objet qui amortit à l'envers. Les pays qui réindustrialisent le plus vite ne sont pas forcément ceux qui subventionnent le plus fort. Ce sont ceux qui garantissent à l'industriel qu'il aura l'électron quand il en aura besoin, au prix qu'il a budgété. Le reste suit. Les compétences, les permis, le capital. Mais sans énergie fiable, on construit des usines qui dépendent du hasard météo ou du prochain arrêté. On veut des usines. Encore faut-il leur donner de quoi tourner, tous les jours, pas seulement le jour de l'inauguration.
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Le problème n'est pas le manque d'idées. C'est le manque de gens qui font. Regarde n'importe quel chantier bloqué, n'importe quelle ligne qui n'avance pas, n'importe quel dossier qui pourrit depuis six mois. Tu trouveras toujours une foule pour commenter. Expliquer. Diagnostiquer. Pointer du doigt. Et une poignée — parfois une seule personne — qui a mis les mains dans le problème. Ceux qui font acceptent le premier jet moche. Ils rentrent dans le détail. Ils appellent le fournisseur. Ils tiennent le délai même quand ça grince. Ceux qui commentent attendent que quelqu'un d'autre prenne le risque. Puis ils jugent le résultat depuis le bord du terrain. Si plus de monde faisait, beaucoup de nos débats s'effondreraient d'eux-mêmes. Moins de PowerPoint. Moins de réunions pour « cadrer ». Plus de pièces qui sortent, de devis bouclés, de clients livrés. Le pays ne manque pas d'intelligence. Il manque de bras et de têtes qui acceptent de porter jusqu'au bout. Et pourtant, on a inversé le prestige. Commenter est devenu noble. Faire est devenu suspect, ou invisible. On célèbre celui qui a « une vision ». On oublie celui qui a tenu la ligne un vendredi soir pour que la série parte lundi. Faire d'abord. Ensuite seulement : bien faire. Le bien faire n'est pas l'excuse pour ne rien commencer. C'est l'étape d'après. Une fois que tu as bougé, que tu as livré une première version, que tu as accepté le contact avec le réel — là tu peux exiger la tenue, le scrap rate qui baisse, la signature qu'on oserait mettre sous sa pièce. Pas avant. Sinon le « bien faire » devient un prétexte de passif : on attend les conditions parfaites, et on ne part jamais. Le passif dit : « Il faudrait. » Celui qui fait dit : « Voilà ce qui sort aujourd'hui. » Puis il corrige. Puis il recommence.
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"Il n'y a pas d'État qui ne puisse mettre fin à la criminalité. Si un État ne parvient pas à mettre fin à la criminalité dans son pays, c'est que des criminels font partie du gouvernement." Nayib Bukele
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Hard-to-build technology is the only progress that compounds. Software can scale overnight. A turbine, a grid connection, a precision line, a qualified supplier base: those take years, and they punish improvisation. That is why they matter. Once they exist, everyone downstream gets faster. Snuff the places that still dare to build them, and you do not get a gentler world. You get a slower one. Capitalism here is not a slogan. It is the only known machine that pays people to solve hard problems before the committee agrees they are urgent. Creative competition is messy. It also ships. Central plans announce. Markets iterate until the part fits. And yet we treat the fragile clusters where this still happens as optional décor. Tax them harder. Delay their permits. Shame their founders. Then act surprised when the next critical tool arrives from somewhere else, with someone else's standards attached. Europe does not lack intelligence. It lacks patience for the ugly middle: the failed prototype, the delayed tooling, the supplier that needs a second chance. Soft culture wants the keynote. Hard technology wants the scrap rate to fall. The optimistic bet is still available. Protect the small, precarious zones that build difficult things. Let them compound. The rest of the world will copy later, as it always does. First you need something worth copying. teapawt.net/i/status/2118479933530…
Actual progress comes from hard-to-build technology. Which comes from competitive, creative, free-market capitalism. Which comes from one small, precarious area and then diffuses to the rest of the world. Snuff that out, and it’s global stagnation for an extremely long time.
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Stopping a working product to free the floor for the next one is not failure. It is how builders allocate scarce space. Tesla winds down Cybertruck mid-next year so Gigafactory Texas can ramp Cybercab. Same roof. Same teams. Different bet on what the line must ship next. Most organizations never make that cut. They protect yesterday's SKU, stretch the same square meters thinner, and call it loyalty to the product. What they really protect is inertia. Capacity is finite. Every bay still assembling the old model is a bay that cannot learn the new one. And yet we celebrate announcements more than reallocations. A press release is cheap. Clearing a line, retraining operators, resetting suppliers, accepting a temporary dip in volume so the next machine can land: that is the expensive part. That is also the part that compounds. Europe talks a lot about "transition." Too often it means adding a new program on top of the old one, without ever freeing the floor. Builders do the opposite. They choose. They stop something that still sells in order to make room for what must sell next. The optimistic version is simple. A factory that can reallocate itself stays in the game. The one that cannot will keep polishing a product the market has already moved past. Cut to build. That is the only transition that ships. teapawt.net/elonmusk/status/211859…
Tesla will be winding down production of the Cybertruck at Gigafactory Texas around the middle of next year to make room for increased Cybercab production
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Le budget le plus cher pour un pays n'est pas le plus dépensier. C'est le plus imprévisible. Cette nuit, la partie recettes du budget de l'État a été rejetée. Le texte part au Sénat dans sa version de départ. Aucun des ajouts n'a survécu. On va compter les gagnants et les perdants du vote. Ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est celui qui doit décider maintenant. Le patron de PME qui hésite à acheter une machine. L'investisseur qui compare la France à ses voisins. La famille qui se demande si elle peut s'engager sur un crédit. Tous posent la même question : quelle sera la règle dans trois ans ? Et personne ne peut leur répondre. Quand on développe une entreprise industrielle, un équipement se finance sur sept ou dix ans. On peut absorber un impôt élevé. On n'absorbe pas un impôt qui change chaque automne. La Constitution prévoit la suite : si le Parlement ne se prononce pas dans les soixante-dix jours, le budget peut être mis en œuvre par ordonnance. Un budget sec, sans débat sur le fond. Et pourtant, le vrai problème n'est pas la procédure. C'est l'habitude. Depuis des années, chaque loi de finances rouvre tout : les taux, les niches, les exonérations. La règle devient une variable. Ce qui manque, c'est une promesse simple : une fiscalité votée pour cinq ans, et tenue. Des économies programmées avec un chiffre et une date. Une dépense suivie comme on suit un compte de résultat. Bien gérer, ce n'est ni de droite ni de gauche. C'est ce qui permet de protéger ceux qui en ont besoin sans écraser ceux qui investissent. La France n'a pas besoin d'un budget héroïque. Elle a besoin d'un budget stable. La confiance revient vite quand la règle cesse de bouger. Deux réserves : ton audience est encore petite, donc ne compte pas sur beaucoup de portée avec un post seul. Et c'est ta stratégie d'audience d'abord par les réponses, donc je garderais plutôt l'énergie pour les réponses rapides d'aujourd'hui. J'ai gardé en réserve deux autres brouillons, que je ne te propose pas encore. Celui sur le logement et les recours contre les permis cite « plus d'un quart du prix d'une maison » comme venant du post de Brivael, et je ne l'ai pas vérifié. Celui sur Starlink Mobile (« puces Qualcomm », « à partir de 2027 ») repose sur des faits que je n'ai pas pu confirmer. Je les vérifierai si tu les veux.
La partie "recettes" du budget de l'Etat a été rejetée cette nuit. Le texte partira dans sa version de départ au Sénat. Aucun des éléments nouveaux y figurant n'a survécu au vote. - A ce rythme, le risque est celui d'un budget exécuté par ordonnances, c'est à dire "sec", sans amendement de nature à intégrer les nouvelles demandes (dont celles des lycéens) et sans tenir compte de l'évolution de la conjoncture (prix des hydrocarbures, croissance potentielle, données monétaires) . - Pour le ou la candidat(e) élu(e) en 2027 et pour une majorité parlementaire hypothétique, ce serait le pire des scénarios, pour les Français aussi, avec les conséquences qu'on peut imaginer sur les missions de l'Etat et sur l'activité elle-même. Photo les Echos
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Dans l'IA, on parle de modèles et de levées de fonds. La vraie bataille est ailleurs : le coût du calcul produit. Puces, énergie, usines, datacenters : tout se déprécie. Et pourtant, on compte la trésorerie, pas le coût du calcul. Gagnera celui qui produit le moins cher.
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Giovanni Strazza a réalisé ce joyau. Admirez la Vierge voilée !
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Le vrai monopole de SpaceX, ce n'est pas le marché. C'est le rythme. Plus de 700 lancements de Falcon 9 en seize ans, avec des premiers étages qui reviennent se poser et repartent. Ce n'est pas une part de marché arrachée aux concurrents. C'est une catégorie créée pendant que les autres optimisaient l'ancienne. On entend en Europe que c'est injuste. Qu'ils ont eu la NASA, les contrats, l'argent public. Et pourtant, d'autres ont eu de l'argent public pendant des décennies. Ce qui a manqué, ce n'est pas le budget. C'est le droit d'échouer en public. SpaceX a fait exploser des fusées devant les caméras. Chaque échec était une donnée. Chaque donnée, un nouvel essai. Chez nous, un échec devient une commission d'enquête, puis un rapport, puis cinq ans de prudence. Un monopole construit comme ça n'est pas une rente. C'est une avance. Et une avance ne se rattrape que d'une seule manière : en apprenant plus vite que celui qui est devant. La question pour l'Europe n'est donc pas « comment encadrer SpaceX ». C'est « qui, chez nous, a le droit de rater trois fois pour réussir la quatrième ». Le jour où on aura la réponse, on aura un lanceur réutilisable. Pas avant. L'espace n'est pas réservé aux Américains. Il est réservé à ceux qui acceptent d'apprendre en public. teapawt.net/brivael/status/2117362…
Competition is for the loser. SpaceX is a monopoly. And a good monopoly.
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A cost center becomes a profit center the day it starts selling. ZIPAIR put Starlink on its whole fleet: seat occupancy went from 73.7% to 87.8%, alongside flexible pricing. Wi-Fi stopped being an expense line. A service that brings in customers is not a cost. It's a product. teapawt.net/elonmusk/status/211765…
Starlink grows customers for airlines
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AI agents won't replace teams. They'll expose who knows how to delegate. For two years, most people used AI like a smarter search bar. Ask a question, get an answer, close the tab. That era is ending. The tools now make calls, compare offers, chase information and come back with work done. Not suggestions. Work. And yet, the hard part hasn't moved. It just became visible. To hand real work to an agent, you need what you need with any new hire: a clear goal, the context, the constraints, and a definition of done. Most organizations have never written those down. They live in someone's head, or in a meeting nobody recorded. So the first winners won't be the best prompt writers. They'll be the people who already knew how to brief a team. Managers who can explain what good looks like. Founders who can write a one-page plan instead of a forty-slide deck. That's the quiet revolution here. Delegation used to be a privilege of scale: you needed a payroll to have people working for you. Now one person with a clear head can run five streams of work in parallel. Small companies should be thrilled. The advantage of size is shrinking every month. The question is no longer "can the machine do it?" It's "can you explain what you want?" Learn that, and you just hired a team.
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Rien de nouveau, hélas. Berlin a commandé le P-8 américain en 2021, en mettant de fait au placard le programme franco-allemand de patrouille maritime. Puis le F-35 en 2022. Le SCAF ne meurt pas cette semaine, il meurt à chaque commande passée outre-Atlantique. La souveraineté européenne se lit dans les bons de commande, pas dans les discours.
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Un budget, c'est une déclaration d'intentions qu'on ne peut pas maquiller. Les discours parlent de puissance, d'autonomie stratégique, d'une Europe qui se défend. Les chiffres que relaie Elon racontent autre chose : 31 % du budget européen pour les subventions agricoles, 1,2 % pour la défense, 2 % pour les frontières. Je ne vise pas les agriculteurs. Beaucoup sont les premières victimes d'un système qui les paie pour tenir plutôt que pour vivre de leur travail. Le problème est ailleurs. Un budget qui ne bouge pas quand le monde bouge n'est plus un choix. C'est une habitude. Il y a une guerre aux portes de l'Union. Les frontières sont devenues une inquiétude majeure pour des millions d'électeurs. La technologie redessine la puissance tous les cinq ans. Et pourtant, la structure des dépenses ressemble à celle d'un continent qui pense que l'histoire est finie. Dans n'importe quelle organisation, quand l'environnement change, on réalloue. On arrête ce qui ne sert plus la mission, on finance ce qui la menace. Ça fait mal, ça fait des perdants, et c'est précisément pour ça qu'on paie des gens pour décider. À Bruxelles, chaque ligne a son lobby, et aucune n'a de propriétaire. Personne ne répond de l'ensemble. Alors rien ne change, et chacun peut dire qu'il n'y est pour rien. La souveraineté ne se proclame pas dans un sommet. Elle se lit dans un tableau de répartition. Montrez-moi votre budget, je vous dirai ce que vous craignez vraiment. La bonne nouvelle : un budget, ça se réécrit. Il suffit de quelqu'un qui accepte d'en assumer le prix. teapawt.net/elonmusk/status/211745…
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Le mérite n'est pas une injustice. C'est la seule promesse qu'un pays peut tenir à ceux qui partent de rien. On le présente aujourd'hui comme un mythe de privilégiés. Une façon élégante de justifier les places déjà prises. Et pourtant, retirez le mérite, et regardez ce qui reste. Il reste le réseau. Le nom. Le bon quartier. La bonne école choisie par les bons parents. Supprimer l'exigence ne protège pas les plus faibles. Ça protège ceux qui n'en ont jamais eu besoin. Le fils d'ouvrier n'a qu'une arme : faire mieux que les autres, et que ça se voie. Un concours anonyme, une note, une pièce qui sort conforme ou pas. Ce sont les rares endroits où personne ne demande d'où vous venez. Chaque fois qu'on abaisse la barre au nom de l'égalité, on ne rapproche pas les gens. On rend le classement invisible. Et un classement invisible, c'est toujours celui des initiés. Un pays qui récompense l'effort attire ceux qui en sont capables. Un pays qui s'en excuse les voit partir. Le mérite n'est pas le problème. C'est la sortie de secours.
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Un pays se mesure à ce qu'il laisse construire, pas à ce qu'il déclare. Chaque formulaire de plus, chaque délai de plus, c'est un projet qui ne voit jamais le jour. Et personne ne manifeste pour une usine qui n'a pas été ouverte. Ce qu'on ne construit pas ne laisse aucune trace. C'est pour ça que ce coût-là n'apparaît dans aucun bilan. Pourtant, c'est le plus lourd.
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Merci pour ces notes d’expérience qui apportent du relief ! Clairement le givrage apporte des conditions particulières, et l’expérience permet de les appréhender
J'ai beaucoup de peine pour cette jeune femme et ses passagers... Je ne sais pas si c'était la seule pilote de cet avion, et j'espère que ce n'était pas le cas, et qu'il y avait quelqu'un de plus expérimenté aux commandes. On ne donne pas la responsabilité de passagers à une seule personne de 20 ans. Il y a des choses qu'on ne peut pas apprendre en instruction, et c'est l'expérience qui fait un pilote. On dit qu'un bon pilote est un vieux pilote. En février dernier je me suis retrouvé en condition givrante, avec un avion équipé, mais c'était plus sévère que ce que j'avais estimé, mes réservoirs de dégivrants se sont vidés rapidement. Les premiers signes de givrage apparaissaient et j'étais en permanence en train de regarder les ailes et l'hélice. C'est très difficile, dans l'espace aérien de Londres, hyper chargé, de demander aux controleurs de faire des exceptions et dévier des avions de ligne de leur trajectoire pour faire place à votre petit coucou. On hésite, on n'ose pas, on pense qu'on va passer pour un faible. J'ai hésité... à peu près... 12 secondes, mais quand le moteur a commencé à ralentir je les ai immédiatement prévenus que j'allais avoir un problème s'ils ne me faisaient pas descendre rapidement à des températures positives. Les controleurs anglais sont des pros exceptionnels, les meilleurs au monde (pardon pour mes potes contrôleurs). On a même pas besoin de demander. J'ai 53 ans, je n'ai aucun problème d'ego, et mes passagers sont la priorité absolue. Seul pilote à bord, personne à consulter, les décisions doivent être prises dans la seconde. On apprend rapidement, en instruction, que les 2 plus gros dangers en avion sont la désorientation spatiale (qui a couté la vie aux Rio-Paris, pourtant des pros avec des milliers d'heures de vol), et le givrage, qui explique un nombre important d'accidents. A force de l'entendre et de lire des rapports d'accidents, et de regarder tous les épisodes de Air Crash, un voyant rouge s'installe dans un coin de la tête, et dès qu'on se retrouve dans un de ces 2 cas, on sait que si l'on ne réagit pas immédiatement, notre espérance de vie se compte en secondes. Alors on n'hésite pas à demander de l'aide. Dans ce genre de métiers, aller vite est une erreur. Avoir un brevet à 17 ans, c'est bien, mais rien ne remplace les années d'expérience, et le retour d'expérience des autres pilotes. Il vaut mieux être lent, ne pas aller trop vite, prendre plus d'heures que nécessaires avec un instructeur, plutôt que chercher à battre des records. Cet accident était probablement évitable. Mais peu importe, maintenant c'est fait, et ça fera un voyant rouge supplémentaire dans la tête de tous les autres pilotes sur terre. RIP.
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On parle de souveraineté comme d'un slogan. C'est d'abord une liste. Ce qu'on sait produire. Ce qu'on sait réparer. Ce qu'on peut décider sans demander l'autorisation à quelqu'un d'autre. Un pays qui raye une ligne de cette liste ne la récupère pas avec un discours. Il la récupère avec des années, des gens formés et des commandes qui tiennent. La souveraineté ne se proclame pas. Elle se vérifie à la porte de l'atelier.
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Full round-trip: 1) When you are young, you want to trade time for experience. 2) When you are middle-aged, you want to trade experience for money. 3) When you are old, you want to trade money for time.
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On n'a pas perdu nos usines. On a perdu l'envie de les attendre. Une usine se construit en vingt ans. Notre système est organisé pour ne plus regarder au-delà du prochain sondage. Alors on ferme ce qui coûte aujourd'hui, et on découvre dix ans plus tard qu'on ne sait plus fabriquer. J'ai écrit pourquoi, et ce qui marche vraiment pour que ça revienne. teapawt.net/jacquesmarron/status/2…
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