David BUGEME MUGISHO, PhD (@BugemeD) profile picture

Docteur en Sciences Agronomiques (Jomo Kenyatta University of Agriculture and Technology, 2009). Professeur UNILU et UCB.

Democratic Republic of Congo
Joined May 2018
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Marche, bon allié souvent sous-estimé. Stressé ? Marchez. Vous avez fini de manger ? Marchez. Besoin de vous vider la tête ? Marchez. Besoin de gagner en muscle? Marchez Etes constipé? Marchez Marchez autant que vous pouvez.
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Le Lualaba veut, au-delà des mines, faire avancer le secteur agricole comme secteur créateur d’emplois et générateur des revenus pour les jeunes, femmes et toute autre personne engagée, non seulement dans la lutte contre l’insécurité alimentaire mais aussi contre le chômage…
Hier, en compagnie du ministre de l’Agriculture, Pêche et Élevage du Lualaba, S.E.M. Jean-Pierre Mupataie, de sa délégation et du Directeur des programmes d’@aaliofficiel, Prof. Bugeme, nous avons été reçus par S.E. Mme la Gouverneure @FifiMasukaSaini @Presidence_RDC
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Bonjour cher collègue MUHINDO MISUNGU J. Il s'agit d'une question complexe dont la réponse peut dépendre du positionnement du Professeur concerné quant à la distinction entre DIDACTIQUE et PÉDAGOGIE. Personnellement, je suis "contre" l'idée de disposer d'une ÉVALUATION définitive avant l'EXÉCUTION du cours mais je sais à quel point cette position est discutable suivant les CONTEXTES et les PARCOURS. Je reconnais que le fait de disposer d'un QUESTIONNAIRE de l'INTERROGATION et de celui de l'EXAMEN avant le début du cours peut être un indice de bonne préparation de l'enseignant et d'une assurance qu'aucun écart ne sera observé entre l'EXÉCUTION du cours et sa PRÉPARATION mais ce n'est pas simple. Dans certaines universités disposant d'une très longue tradition et de beaucoup de ressources humaines, certains cours avancés dont les animateurs n'ont pas changé depuis de longues années peuvent s'exécuter exactement comme ils se sont préparés et il est effectivement possible que la préparation inclue l'évaluation. Mon parcours universitaire n'a jamais été linéaire parce que juste après ma section MATHS-PHYSIQUE à Alfajiri j'ai été FORGÉ dans un Institut Supérieur Pédagogique (ISP-BUKAVU) qui a fait de moi un "matiniste" à l'École d'Application (EDAP), ensuite un stagiare avant de m'accorder un "PERMIS D'ENSEIGNER" à l'École secondaire où j'ai fait mes armes comme ENSEIGNANT DES MATHÉMATIQUES dans toutes les classes et ce n'est que plus tard que j'ai obliqué vers les MATHÉMATIQUES DES FACULTÉS au Diplôme d'Études Approfondies (DEA) et au Doctorat en MATHÉMATIQUES PURES. Cette parenthèse très personnelle dans une question générale n'a rien de narcissique mais elle permet de comprendre toute la SUBJECTIVITÉ de ma réponse et le fait que certains éminents collègues et amis PhD in "PURE MATHEMATICS" puissent exprimer un désaccord avec ma réponse pour autant qu'ils n'ont JAMAIS rencontré les mathématiques en dehors des FACS. Pour mon "école", la PRÉPARATION du cours relève de la DIDACTIQUE et elle intègre les contenus des programmes, les spécificités de la Fac et du Département, les pré-requis des apprenants, le volume horaire et beaucoup d'autres composantes pour définir le contenus de son cours avec toutes les mises en situations et d'inévitables TRANSPOSITIONS grâce auxquelles le SAVOIRS-SAVANTS seront transformés en SAVOIRS-ENSEIGNABLES. Suivant cette approche, le travail DIDACTIQUE est celui qui se fait en AMONT. Cette approche est discutable, souvent francophone si pas française car certaines universités anglophones que j'ai visitées peinent à distinguer la DIDACTIQUE DES MATHÉMATIQUES des MATHEMATICS PEDAGOGY et l'avis des collègues des universités anglophones que je n'ai pas visitées m'instruira. L'EXÉCUTION du cours relève de la PÉDAGOGIE et elle se fait en AVAL du travail DIDACTIQUE. Il s'agit de l'animation quotidienne du cours, forcément des ajustements des séances (n) en fonction des difficultés des séances (n-1) et souvent des ÉCARTS avec la préparation. Généralement, les Pré-requis réels sont différents de ceux dont on a tenus compte durant la préparation. De ce point de vue LES RÉALITÉS PÉDAGOGIQUES CONSTATÉES SUR TERRAIN ABOUTISSENT SUR LA REVISITATION DU TRAVAIL DIDACTIQUE (aucun travail DIDACTIQUE n'est bon au point de dispenser l'enseignant des révisions pédagogiques des veilles). Ce n'est donc qu'après avoir EXÉCUTÉ le cours que l'on peut sérieusement ÉVALUER l'atteinte des objectifs. Votre question évoque des PROFESSEURS QUI REMETTENT LES QUESTIONNAIRES AVANT D'ENSEIGNER. J'imagine que c'est dans le contexte africain et même des visitings dans la mesure où dans plusieurs grandes universités europeennes il n'est pas question de "REMETTRE" son questionnaire à qui que ce soit pour la simple raison que LE TITULAIRE DU COURS RESTE LE PRINCIPAL ORGANISATEUR DE SON EXAMEN QU'IL SURVEILLE GÉNÉRALEMENT. En Afrique il existe d'autres arguments en défaveur d'une remise (à qui?) trop anticipée des questionnaires!
Replying to @ZIHINDULABIGURU
Professeur par rapport à certains SECRÉTARIATS DES JURYS qui sont capables de vous demander un questionnaire la veille de l’épreuve. J'ai vu dans certaines Universités les Professeurs remettre les questionnaires des examens avant d'entamer les cours. Quelle est votre opinion ?
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LA MORT DU PROFESSEUR JASON ARDAY RAPPELLE DE VIEUX SOUVENIRS TOUT EN SOULEVANT DE NOUVELLES QUESTIONS. Seuls les "imposteus académiqes" survivent sans remords aux accusations de PLAGIAT par leurs pairs. L’exemple du grand Gottfried Wilhelm LEIBNIZ devrait être davantage vulgarisé. LEIBNIZ souffrait, certes depuis des années, d’une crise de goutte mais sa santé s’était totalement dégradée lorsque ISAAC NEWTON réussit à le faire condamner INJUSTEMENT pour PLAGIAT à l’issue du procès truqué qui opposa les deux savants sur la paternité du CALCUL INFINITÉSIMAL. Comme l’avait écrit STEPHEN HAWKING (dans l’annexe de "UNE BRÈVE HISTOIRE DU TEMPS"), Isaac NEWTON était certes un grand génie mais ce n’était pas un "chic type". Il s’était rendu coupable d’un des plus ignobles "ABUS DE POUVOIR" et de position pour briser définitivement le coeur de LEIBNIZ. Il est aujourd’hui établi que LEIBNIZ et NEWTON avaient chacun découvert un de principaux aspects du CALCUL INFINITÉSIMAL (la publication de LEIBNIZ étant d’ailleurs antérieure à celle de NEWTON) mais ISAAC NEWTON avait abusé de son prestige et surtout de son statut de Président de l’ultra puissante ROYAL SOCIETY pour initier le procès, nommer discrètement et intimider les juges en exigeant et en obtenant la CONDAMNATION DE LEIBNIZ POUR PLAGIAT! Il s’en suivit une dégradation de la santé de LEIBNIZ, beaucoup de chagrin, un extrême isolement et malheureusement la mort! Cette attitude d’ISSAC NEWTON constitue un laid furoncle sur le beau visage de l’Histoire des mathématiques et constitue pour certains observateurs un motif de DÉGOÛT de l’humain que fût le grand savant ISAAC NEWTON. Le fait que les générations ultérieures à NEWTON et LEIBNIZ aient décidé de parler de la FORMULE DE NEWTON-LEIBNIZ pour désigner la relation d’après laquelle l’intégrale d’une fonction sur un intervalle en est une primitive n’est évidemment pas suffisant pour réparer le BANDITISME, l’ARBITRAIRE et la MORT de WILHELM LEIBNIZ. L’accusation du Professeur JASON ARDAY de plagiat et la mystérieuse mort qui s’en suit ne laissent personne indifférent. Pas seulement parce que le sociologue JASON ARDAY était le plus jeune professeur noir de l’Université de CAMBRIDGE @Cambridge_Uni , la même où ISAAC NEWTON oficiait les maths mais aussi parce qu’il se pose le besoin d’élucider les causes de sa mort et les fondements du plagiat dont il venait d’être accusé. En faisant un parallélisme avec le dossier @EtienneKlein dont le doctorat venait d’être annulé pour PLAGIAT massif...il est peut-être temps que d’une part il y’ait des RÉFLEXIONS GLOBALES pour réduire la SURCHARGE DES ÉQUIPES D’ENCADREMENT DES THÈSES en insistant sur la nécessité qu’elles s’assurent de l’originalité des travaux des doctorants avant de leur accorder de FEUX VERTS et d’autre part, il se pose l’urgence de reduire les CONFLITS d’égos qui minent le secteur académique en y rendant l’air si irrespirable que les fausses accusations et les abus de pouvoir par certains profils ne sont pas à exclure! Que l’âme du Professeur JASON ARDAY repose en paix! @Unikinrdc @CIREMath @ucbukavu @uniluofficiel @UOBukavu @ckamala @paul_tsasa @DBugas
Dr Jason Arday has been found dead days after resigning from Cambridge University amid plagiarism allegations brought by DEI critic Nathan Coftas. His family condemned a ‘campaign of misinformation’, in which UK media published 188 articles about him in just nine days.
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🇨🇩 #RDC | En tant que partenaire technique, nous réaffirmons notre engagement à accompagner le Projet de Relance Agricole 2027 dans la plaine de la Ruzizi, une initiative porteuse pour renforcer la résilience et le relèvement économique de la chaîne de valeur du maïs au Sud-Kivu.
Débloquer les investissements dans la chaîne de valeur du maïs au Sud-Kivu J’ai accompagné le Gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki, ainsi que des investisseurs venus de Tanzanie, pour le lancement du Projet de Relance Agricole 2027 dans la plaine de la Ruzizi. 🇨🇩🇹🇿
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Un projet salutaire, particulièrement pour les populations en zones post-conflit.
Débloquer les investissements dans la chaîne de valeur du maïs au Sud-Kivu J’ai accompagné le Gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki, ainsi que des investisseurs venus de Tanzanie, pour le lancement du Projet de Relance Agricole 2027 dans la plaine de la Ruzizi. 🇨🇩🇹🇿
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📸 Réunion avec les étudiants du Groupe U-BookTok. 1/ Le groupe U-BookTok a été créé avec comme un double objectif : 1.1/ Inciter les jeunes brillants à la lecture, à la rigueur et à l'excellence. 1.2/ Gommer progressivement, auprès de la nouvelle génération de jeunes brillants, le complexe que leurs aînés (~y compris moi-même) entretiennent à l'égard des institutions et universités étrangères (Europe, Amérique du Nord, Asie, etc.). 2/ Pour entretenir cette dynamique et liquider ce complexe, 3 conditions minimales paraissent essentielles : 3.1/ Traiter la médiocrité et toutes ses tentacules non seulement comme une apostasie académique, mais aussi comme un opprobre social, un déshonneur collectif et une indignité intellectuelle imprescriptibles. 3.2/ Doter les jeunes des capacités nécessaires pour publier dans les meilleures revues scientifiques du monde. — Tout discours contraire à cette exigence de productivité scientifique doit être écarté du « vocabulaire courant ». 3.3/ Instaurer mais aussi accompagner le développement des espaces d'excellence, à l'instar du @CIREMath : — où l'on retrouve la lucidité d'accepter avec humilité ce qui ne marche au niveau local et la patience de travailler sans relâche, avec fermeté et détermination, pour corriger ces faiblesses. — où les standards internationaux ne sont pas une ambition vaine, mais une norme à imposer étape par étape. — où les jeunes intériorisent que le mérite, la dignité et la réussite en respectant les règles du jeu constituent les seuls critères de reconnaissance quels que soient les domaines cibles : universités, administration publique, entreprise; églises, partis politiques, vie en société; — où les jeunes apprennent à rivaliser avec les meilleurs, sans complexe et sans complaisance, en faisant de la discipline et du travail acharné leurs alliés; — où la qualité du travail est évaluée selon les standards internationaux plutôt que selon des références locales à géométrie variable.
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🇨🇩 #DRC–Tshopo: 30 young people completed training in #Agribusiness and tree crops under the Tree Crops – Kivu–Kinshasa Green Corridor project 🌱 Certificates were awarded in the presence of H.E. Me Bijoux Koy Taka, Provincial Minister of Agriculture of Tshopo.
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En collaboration avec l structures spécialisées (MINAGRI, IFA-Yangambi, INERA-Yangambi), AALI s’active à participer à la relance dla production à gde échelle d plantules d café, cacao et Palmier à huile, ds la Tshopo pour booster le secteur de cultures de rente ds le Gd Oriental
🇨🇩 #HappeningToday | The training on perennial crop seed production has officially kicked off in #Kisangani. The first cohort of young beneficiaries has begun technical sessions on nursery management, #cocoa,#coffee & #oilpalm seed production standards under the #GreenCorridor
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AALI
🇨🇩 Kolwezi | AALI at GSAD 2026 AALI participated in the Grand Salon de l’Agribusiness, des Mines et des Technologies (GSAD 2026) in Kolwezi, contributing to discussions on the priorities for agricultural transformation in the Democratic Republic of the Congo.
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🇱🇷 Tomorrow: #LiberiaSeedSectorInvestmentRoundtable AALI and stakeholders will convene in Monrovia to shape Liberia’s agricultural future by mobilizing investments in the seed sector, because Africa’s food security starts with one critical input: quality seeds 🌱 @Taat_Africa
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🇨🇩 #ATARDC – Grand Kasaï In Nkuadi, AALI, in collaboration with @IITA_CGIAR, has launched the identification of small-scale cassava farmers, followed by the distribution of improved cuttings. 🎯 Objective: to increase cassava production and strengthen the value chain.
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Petit à petit, la population de Masina s’aligne sur le développement des affaires le long de la chaine de valeur « Déchets Organiques », sous l’encadrement de l’Institut Africain de Leadership Agricole. Un modèle à dupliquer dans d’autres communes @PrimatureRDC
🇨🇩 #DRC – Kinshasa | Bongola Fulu Initiative♻️ 30 young people from Masina selected as the first cohort for the circular economy and agribusiness training program, aimed at creating green micro-enterprises. @rikolto #Regiondebruxelles #BongolaFulu #CircularEconomy #agricultu
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Through our dedicated Youth Horticulture Training Program, we are supporting a generation — young leaders capable of turning agricultural challenges into economic opportunities and actively contributing to food security and rural development in the DRC.
🇨🇩 DRC – Kinshasa |#LastWeekAtAALI 🌱 24 young recruits took the first step in our Youth Horticulture Training Program with #YASEKA: exploring production, embracing a vision, and pioneering youth-led transformation in DRC agriculture. #YouthInAgribusiness
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« De la poubelle à la création d’emplois, génération de revenus et la sécurité alimentaire ». BONGOLA FULU-Initiative confirme que les déchets organiques ne sont, en fait, pas des matières perdues, mais plutôt des opportunités économico-financières et alimentaires @SuminwaJudith
🇨🇩 In #Kinshasa, at INDU Market,we are raising awareness among women vendors about waste sorting♻️ Through #BongolaFuluInitiative, supported by @Rikolto, we aim to transform biodegradable waste into compost to support local agriculture, improve urban sanitation, and create jobs.
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“From trash to job creation, income generation, and food security.” BONGOLA FULU Initiative confirms that organic waste is not, in fact, lost material, but rather an economic, financial, and food security opportunity.@ClerisseC
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Qu’est-ce qui empêcherait la RDC de rivaliser le Ghana et la Cote d’Ivoire dans le développement des cultures de rente ? AALI, en collaboration avec l’IFA-Yangambi se lance un défi dans la Tshopo…, pour répondre aux attentes de l’initiative "Couloir Vert Kivu-Kinshasa".
🇨🇩DRC |#GreenCorridor Since January, we have launched activities in #Tshopo to support the revival of cash crops together with #IFAYangambi, as part of the Green Corridor Kivu–Kinshasa. Already in production: 15,000 #cocoa seedlings, 62,208 #coffee seedlings,and 15,000 #oilpalm.
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🇨🇩 #DRC-Lubero |Field visit and monitoring of the agricultural recovery programme. A team from AALI, @IITA and @gorillacd ,is assessing the progress of activities and performance on wheat, maize and soybean crops as part of the agricultural recovery programme. #agriculture
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#HAPPENINGNOW | 🌾🇨🇩 Lubero / North Kivu We have just launched the wheat harvest and post-harvest activities using small-scale mechanization, alongside our partners @IITA_CGIAR and @gorillacd, to support local smallholder farmers. #AALI #Youth #Agriculture #NorthKivu #DRC
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TAUX DE CHANGE NOMINAL. BCC versus Ministère des Finances: au-delà du tort et de la raison, comprendre les implications et les mécanismes en jeu. 1/ J’avais volontairement évité de commenter cet épisode d’appréciation du taux de change nominal USD/CDF et les guerres de positionnement qui l’ont accompagné ; car j’ai, dans un récent passé, reçu plusieurs menaces et interpellations après une série de critiques objectives que j’avais formulées à l’encontre de la Banque Centrale du Congo (BCC) et de la conduite de la politique budgétaire. 2/ En tant que professeur, et surtout en tant que chercheur, il est essentiel de rappeler que mes analyses et mes critiques ne doivent pas être interprétées comme des attaques personnelles ou comme des prises de position partisanes. Elles doivent être comprises pour ce qu’elles sont, c’est-à-dire : des contributions au débat public, fondées sur la théorie économique et les évidences empiriques issues des données statistiques. 3/ Mais à la suite de l’échange public (sur Twitter) entre le Ministère des Finances et la Banque Centrale du Congo, je me vois dans l’obligation d’apporter un commentaire. 4/ Avertissements : 4.1/ Je serai long et très technique dans mon langage car les enjeux en présence exigent du sérieux intellectuel (objectivité et froideur analytique). 4.2/ Aussi, avant de procéder à mon commentaire, ici, j’aimerais inviter Son Excellence le Ministre des Finances, Monsieur le Gouverneur de la BCC, ainsi que l’ensemble de leurs équipes respectives, à cultiver la rigueur, l’humilité et le sens du bien commun. 4.3/ Ce qui se joue dans ces échanges dépasse largement les considérations politiques ou les logiques de positionnement. Ce qui se passe affecte profondément la vie des citoyens et les projets d’investissements, mais aussi se cristallise immédiatement dans l’histoire de notre pays. Les mots, les chiffres et les gestes posés aujourd’hui laisseront des traces, pour le meilleur ou pour le pire. 4.4/ La logique argumentative que je reprends ici s’appuie principalement sur une série d’investigations que j’ai menées entre 2011 et 2018, dans le cadre d’un ouvrage corédigé avec le Professeur Kabuya Kalala, intitulé « Macroéconomie : Fondements, microfondements et politiques ». 4.5/ Notre livre compte 652 pages (+ recueil d’exercices de 319 pages), entièrement rédigées en manuscrit avant d’être saisies. À cette époque, il n’existait pas d’intelligence artificielle générative de textes pour assister l’écriture. 5/ Maintenant, voici mon commentaire. 6/ Le récent échange public entre la BCC et le Ministère des Finances autour de l’impact de l’appréciation du franc congolais (CDF) sur les recettes publiques soulève des questions importantes qui dépassent l’immédiat. 7/ Ce débat ne doit pas être lu comme une confrontation, mais comme une opportunité de rappeler trois principes fondamentaux : 7.1/ La politique économique est un exercice de cohérence. Autrement dit : toute politique économique doit être cohérente dans la définition des objectifs et la mobilisation des instruments, faute de quoi l’équilibre macroéconomique devient instable (Tinbergen 1952, Mundell 1962, Barro et Gordon 1983, Blanchard et Fischer 1989, etc.). — Ainsi, la coordination entre la Banque Centrale du Congo et le Ministère des Finances est indispensable pour maintenir la cohérence de l’orientation macroéconomique du pays, éviter les signaux contradictoires envoyés aux agents économiques, renforcer la crédibilité des politiques publiques et garantir la stabilité du cadre budgétaire, monétaire et financier. 7.2/ La performance apparente n’est pas toujours la performance réelle. Dès la première année à l’université, je rappelle aux étudiants que la performance économique doit être analysée à travers plusieurs horizons (court terme, moyen terme, long terme), car les données brutes peuvent masquer des tendances structurelles profondes. Cette exigence de prudence analytique s’inscrit dans un cadre théorique bien établi, notamment : la théorie de la réputation (Milgrom et Roberts 1982); théorie de la crédibilité (Barro et Gordon 1983, théorie de l’incohérence temporelle (Kydland et Prescott 1977); théorie du policy mix et de l’assignation optimale des instruments (Tinbergen 1952, Mundell (1962); théorie des anticipations rationnelles et du signal institutionnel (Sargent et Wallace 1975). 7.3/ La sagesse institutionnelle consiste à éviter l’empressement statistique. En effet, une monnaie forte peut protéger à court terme, mais fragiliser à moyen terme. Les chiffres doivent donc être lus avec prudence et dans leur complexité. De même, une monnaie, dans le contexte d’un pays en développement, ne constitue pas seulement un instrument technique : elle porte l’économie réelle, influence la compétitivité externe, conditionne la dynamique des recettes publiques et façonne les anticipations des ménages et des entreprises. Son appréciation ou sa dépréciation ne peuvent donc être interprétées isolément, mais doivent être analysées à la lumière de la structure productive, du degré de dollarisation, de la vulnérabilité externe et de la capacité de résilience du tissu économique. 8/ De ce qui précède, il est possible d’en tirer plusieurs enseignements fondamentaux. 9/ Tout d’abord, deux lectures différentes, mais pas nécessairement contradictoires 9.1/ La BCC affirme que la mobilisation des recettes publiques est restée supérieure aux assignations, malgré un raffermissement du CDF. 9.2/ Le Ministère des Finances rétorque que cette conclusion est méthodologiquement discutable, notamment parce qu’elle reposerait sur : (a) des recettes cumulées; (b) incluant même des avances fiscales, alors que les cadrages indépendants (FMI) prévoient une perte de recettes liée à l’appréciation du taux de change. 10/ Ces deux positions peuvent s’expliquer par une différence : de périmètre statistique (cumul vs courant); d’horizon temporel (court terme vs structurel), de méthodologie (brut vs corrigé des effets exceptionnels). 11/ Il est donc possible qu’elles décrivent des aspects complémentaires, plutôt qu’opposés. 12/ En théorie économique, une appréciation peut avoir des effets ambigus. 12.1/ D’une part, des effets potentiellement positifs (ce qui se rapproche de la position ou de la croyance de la BCC), en ce sens qu’une monnaie forte : (a) réduit les pressions inflationnistes; (b) stabilise les prix des importations; (c) améliore la prévisibilité macroéconomique; (d) soutient certaines formes de consommation et donc de taxation interne. — En ce sens, il est donc possible que la stabilité macroéconomique favorise, à court terme, certaines formes de recettes fiscales. Le cas de la RDC est particulièrement complexe en raison d’une dollarisation profonde, qui touche jusqu’à la structure des chiffres d’affaires et, de ce fait, biaise les mécanismes habituels de transmission entre taux de change, compétitivité et fiscalité. 12.2/ En parallèle, des effets potentiellement négatifs (ce qui se rapproche de la position du ministère des Finances). En effet, à moyen terme, l’appréciation peut : (a) réduire la compétitivité des exportations; (b) diminuer les recettes en devises; (c) amputer la base taxable dans les secteurs dépendants de l’exportation; (d) fragiliser les entreprises nationales produisant localement; (e) provoquer une baisse des recettes douanières si les importations diminuent. — Ces mécanismes sont largement documentés dans la littérature économique des pays exportateurs de matières premières; cf. Corden et Neary 1982, Aizenman et Pinto 2011, IMF (Chatterjee et Mursagulov, 2016), Lorna Katusiime 2025, etc. 13/ À mon avis, à ce stade, le point central n’est ni le taux de change, ni les chiffres (guerre des statistiques), mais la coordination des politiques économiques. 14/ Ici, l’échange public entre la BCC et le Ministère des Finances pointe un enjeu plus profond : la coordination entre la politique monétaire (BCC) et la politique budgétaire (Finances). 15/ Je rappelle encore que dans un pays où (a) la dollarisation est élevée; (b) la structure fiscale dépend fortement des secteurs miniers et importateurs; (c) l’économie réelle reste fragile; (d) la pression inflationniste est volatile : la cohérence entre politiques budgétaire et monétaire devient un pilier de stabilité macroéconomique. 16/ En conséquence, une communication non harmonisée, comme ce qu’on observe depuis un temps : (a) crée une confusion dans les attentes (anticipations) des agents économiques; (b) fragilise la crédibilité institutionnelle; (c) alimente des interprétations erronées. 17/ Pour mes étudiants, je dirais ceci; ce débat met en lumière un enjeu méthodologique majeur (cf. la série de mes critiques antérieures adressées à la BCC et au Gouvernement) : toujours se rappeler qu’il est essentiel pour éviter des conclusions prématurées et des analyses erronées d’établir un distinguo claire entre (a) performance apparente vs tendance fondamentale ; (b) variable en cumul vs variable à niveau au temps t; (c) recettes nominales vs recettes corrigées; (d) avances fiscales vs recettes structurelles; (e) année de référence (mois de référence) vs année courante (mois courant). 18/ Au-delà de mon point central (cf. Point 13 ci-dessus), j’estime qu’en outre, la vraie question n’est pas de savoir si “les recettes montent ou baissent”, mais si les recettes montent-elles pour de bonnes raisons ? Est-ce que la tendance est-elle soutenable dans le temps ? — Toujours se rappeler que : La sagesse institutionnelle demande : une lecture globale; un croisement des sources; une analyse de la dynamique plutôt que du simple niveau; une communication coordonnée et alignée au service de la stabilité. 19/ Attention : 19.1/ Un indicateur pris isolément peut induire en erreur 19.2/ Un seul graphe, même correct, peut être incomplet. 19.3/ Une seule critique, même légitime, peut être insuffisante. J’appelle donc Son Excellence le Ministre des Finances, Monsieur le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), ainsi que l’ensemble de leurs équipes respectives, à privilégier la rigueur analytique, la coordination institutionnelle, la prudence interprétative, la retenue et la hauteur de vue nécessaire à toute gouvernance économique responsable. *Sources. — BCC : teapawt.net/BCC_RDC/status/1996261… — Finances: teapawt.net/financesrdc/status/199…
Il est important de souligner que cette analyse est erronée et inexacte basée sur des recettes cumulées et comprenant même des avances fiscales, dans ce contexte où la coordination des politiques économiques est plus que nécessaire. Le cadrage du Fonds monétaire international pour le dernier trimestre de l’année 2025 ainsi que les données des administrations financières confirment la perte des recettes suite à l’appréciation du franc congolais. Communication officielle à suivre. #CellCom
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