
Journaliste-Caricaturiste- #Art(iv)iste ...(Je Tweete,donc je Suis...et ça n'engage que moi)
Burundi
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🔴 #FOCODE | ÉMISSION – X SPACE | #CONGRÈSCITOYEN – Édition #44
📅 Dimanche 25 octobre 2026
🕕 18h00 – Heure du Burundi (GMT+2)
🇪🇺 17h00 – Heure d'Europe centrale (GMT+1)
📍 En direct sur X : @FOCODE_
🔴 THÈME
🇧🇮 #Burundi | Une République pour tous ou pour quelques-uns ? Discriminations et exclusions à l’épreuve de l’égalité des chances, de la justice sociale et de la cohésion nationale.
🔴 LE CONTEXTE
Au Burundi, l’égalité des citoyens devant la loi, l’égalité des chances et la justice sociale sont des principes fondamentaux censés garantir à chacun les mêmes droits et les mêmes possibilités d’épanouissement. Pourtant, les dénonciations récurrentes de discriminations, de favoritisme et de pratiques d’exclusion soulèvent une interrogation majeure : l’État burundais est-il au service de tous les citoyens ou réservé à quelques privilégiés ?
Nominations aux hautes fonctions de l’État, recrutements dans l’administration publique, attribution des marchés publics, accès aux responsabilités et aux opportunités économiques : autant de domaines où les pratiques dénoncées interrogent les mécanismes de gouvernance sous le CNDD-FDD.
Ces discriminations présumées revêtent plusieurs formes : ethniques, notamment à l’égard des Tutsi ; politiques, envers les citoyens non affiliés au parti au pouvoir ; régionales, selon l’origine géographique ; et de genre, notamment dans l’accès des femmes aux postes de décision.
Au-delà des injustices individuelles, c’est le fondement même du pacte républicain qui est en jeu. Lorsque les appartenances et les réseaux d’influence prévalent sur le mérite et les compétences, l’égalité des chances recule, la justice sociale s’affaiblit et la cohésion nationale se fragilise.
🔴 TROIS QUESTIONS AU CŒUR DU DÉBAT
1⃣Le CNDD-FDD a-t-il érigé la discrimination et l’exclusion en mode de gouvernance, au détriment de l’égalité citoyenne et de la justice sociale ?
2⃣ Les nominations, recrutements et marchés publics : le mérite et les compétences ont-ils cédé la place aux appartenances ethniques, politiques, régionales et aux réseaux de pouvoir ?
3⃣Comment garantir l’égalité des chances, restaurer la justice sociale et préserver la cohésion nationale face aux pratiques de discrimination et d’exclusion dénoncées au sein des institutions ?
🔴 INVITÉS
1⃣Pierre Célestin Ndikumana, ancien député
2⃣ Innocent Muhozi, directeur de la Radio-Télévision Renaissance
3⃣Pacifique Nininahazwe, président du FOCODE
🔴ANIMATION
1⃣ Alice Hakizimana, journaliste et co-host
2⃣Gilbert Hakizimana, journaliste et co-host
🔴 ÉVÉNEMENT SPÉCIAL : LANCEMENT DE LA CAMPAGNE #BURUNDIBWACU
🇧🇮 Campagne « Burundi Bwacu – Burundi pour tous »
À l'issue de cette émission, le FOCODE lancera officiellement sa nouvelle campagne citoyenne #BurundiBwacu, consacrée à l'observation, à la documentation et à la dénonciation des discriminations et des pratiques d'exclusion au sein des institutions publiques burundaises.
Cette campagne reposera sur un mécanisme permanent de veille citoyenne et de suivi (monitoring) des nominations, des recrutements, de l'attribution des marchés publics et de l'accès aux responsabilités et aux opportunités nationales.
Une attention particulière sera portée aux discriminations fondées sur l'appartenance ethnique, les affiliations ou opinions politiques, l'origine régionale et le genre.
L'objectif est de recueillir et de vérifier les informations, de documenter les pratiques discriminatoires, d'identifier les mécanismes d'exclusion et d'interpeller les institutions concernées afin de promouvoir une gouvernance respectueuse de l'égalité des droits, de la justice sociale et du mérite.
🔴 UNE CAMPAGNE CITOYENNE QUI A BESOIN DE VOUS
Le FOCODE compte sur la mobilisation et la contribution active des citoyens pour assurer la réussite de cette campagne.
Fonctionnaires, candidats aux emplois publics, soumissionnaires aux marchés publics, victimes ou témoins de discriminations, acteurs de la société civile et citoyens soucieux de l'intérêt général : chacun peut contribuer à faire reculer les pratiques d'exclusion.
Le FOCODE invite les citoyens à partager des informations précises, des témoignages et, lorsque cela est possible, des éléments documentaires permettant d'identifier et de vérifier les situations de discrimination au sein des institutions du pays.
La campagne privilégiera la vérification rigoureuse des faits, la confidentialité des témoignages et la protection des personnes qui transmettent des informations sensibles. Les modalités pratiques de contribution seront précisées lors de son lancement.
Car l'égalité des chances ne se décrète pas seulement : elle se défend, se surveille et se construit collectivement.
🔴 IMPORTANT – CHANGEMENT D'HEURE EN EUROPE
🌍 Avis à nos auditeurs résidant en Europe
Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026, les pays européens concernés passeront à l'heure d'hiver.
Notre émission débutera donc :
🇧🇮 À 18h00 au Burundi (GMT+2)
🇧🇪 🇫🇷 🇩🇪 🇳🇱 À 17h00 en Belgique, en France, en Allemagne et aux Pays-Bas (GMT+1)
📢 Nous invitons nos auditeurs résidant en Europe à tenir compte de ce changement afin de ne pas manquer le début de l'émission.
📢 APPEL À PARTICIPATION
Une République ne saurait appartenir à quelques privilégiés. L'égalité des chances est un droit, la justice sociale une exigence et la cohésion nationale une responsabilité collective.
Rejoignez-nous pour un débat citoyen consacré aux discriminations, aux mécanismes d'exclusion et aux conditions d'une gouvernance véritablement inclusive.
Cette émission marquera également le début d'une mobilisation citoyenne appelée à se poursuivre au-delà du débat, grâce à la vigilance, aux témoignages et à l'engagement de chacun.
🇧🇮 #BurundiBwacu — Burundi pour tous !
Un même pays. Des droits égaux. Les mêmes chances pour tous.#FOCODE #BurundiBwacu #BurundiPourTous #Discrimination #Exclusion #ÉgalitéDesChances #JusticeSociale #CohésionNationale #Gouvernance #DroitsHumains #CNDD_FDD
@GeneralNeva , @NtareHouse , @KwaNtare , @BurundiGov , @CNIDH_Bdi , @nshingamateka , @Burundi_senat , @AmnestyEARO , @amnestynl , @amnestybe , @hrw , @UN_HRC , @UNHumanRights , @DefendDefenders , @AfricaDefenders , @hivos , @CIVICUSalliance , @FIACAT_org , @omctorg ,@CCPR_Centre , @achpr_cadhp , @NEDemocracy @KIOSFoundation , @EurAc_Net , @ASF_NGO , @pnininahazwe , @InnocentMu91011 , @niyogilbert1 , @Misslys2023 , @FNisabwe , @emerusengeclau , @Alain__Cesar , @janvierbig , @Ndayishemeza_ , @GNiyungeko , @NadineSindaka
#Burundi : sur Radio-Canada, #RAFIO et le #FOCODE annoncent le plaidoyer prévu pour suspendre les renvois depuis le Canada
#FocodeMagazine | 20 octobre 2026
Dans un entretien accordé ce 20 octobre 2026 à l’émission « Matins sans frontières », diffusée sur ICI Première, le réseau radio de Radio-Canada, Inès Ghozzi, vice-présidente de RAFIO, expose les demandes que son organisation entend porter avec le FOCODE auprès des décideurs canadiens : suspendre les renvois vers le Burundi, instaurer des mesures temporaires de protection et ouvrir une voie vers la résidence permanente pour motifs humanitaires. À l’heure de publication de cet article, la conférence prévue au Parlement du Canada doit débuter dans deux heures. Au cœur de ce rendez-vous : les risques au retour et la protection des familles concernées.
« Personne ne devrait être renvoyé vers la torture. » Au micro de Radio-Canada, Inès Ghozzi pose l’enjeu de la rencontre annoncée ce mardi, de 18 h à 20 h, heure d’Ottawa. Avant les échanges avec les parlementaires, elle invite à regarder au-delà de la procédure : que risque une personne une fois renvoyée au Burundi ?
Dans le lancement de l’entretien, Radio-Canada rappelle qu’un sursis administratif aux renvois vers le Burundi avait été instauré en 2015, avant d’être levé en juillet 2025. Cette évolution nourrit les inquiétudes de ressortissants burundais établis en Ontario, notamment dans le sud-ouest de la province.
🔴Trois demandes pour sortir de l’incertitude
Vice-présidente de Résilience active des familles immigrantes en Ontario (RAFIO) et intervenante en immigration francophone, Inès Ghozzi énonce trois priorités.
D’abord, rétablir la suspension des renvois vers le #Burundi. Ensuite, adopter des mesures temporaires spéciales pour les Burundais déjà au Canada, notamment la prolongation du statut sans frais et la délivrance de permis de travail ouverts. Enfin, ouvrir une voie vers la résidence permanente pour motifs humanitaires.
Elle réclame également un traitement prioritaire et rigoureux des demandes d’asile, tenant compte des constats des Nations Unies. À l’appui de ces propositions, elle évoque les mesures prises en faveur de personnes touchées par la crise soudanaise. « Le Canada l’a déjà fait, il peut le faire », insiste-t-elle.
Pour RAFIO et le FOCODE, la conférence doit permettre de porter ces préoccupations auprès des décideurs et de discuter des mesures susceptibles d’y répondre.
🔴Documenter ce qui survient après le retour
Organisée par RAFIO en collaboration avec le Forum pour la Conscience et le Développement (FOCODE), la rencontre doit croiser les constats internationaux, la documentation des violations et l’analyse juridique.
Selon le programme annoncé, Fortuné Gaétan Zongo, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme au Burundi, présentera les observations de son mandat. Pacifique Nininahazwe, président du FOCODE, exposera les informations documentées par son organisation sur les violations subies par des personnes revenues d’exil et les risques au retour.
L’expérience suisse doit également nourrir les échanges. Irène Blanc, de l’association Droit de rester à Neuchâtel, est attendue pour en témoigner. Dans l’interview, Inès Ghozzi évoque des arrestations, des interrogatoires et au moins un cas de torture concernant des personnes renvoyées. Elle souhaite que les autorités canadiennes prennent ces situations en considération avant l’exécution de nouveaux renvois.
Maître Dieudonné Bashirahishize, du CAVIB, abordera les garanties légales de non-refoulement et les obstacles à l’accès à la justice, notamment l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire à des fins de répression et l’impunité chronique au Burundi.
« Ne restez pas seul et n’attendez pas »
L’entretien éclaire aussi le travail quotidien de #RAFIO. Lorsqu’une personne reçoit un avis de renvoi, le premier conseil d’Inès Ghozzi est direct : « Ne restez pas seul et n’attendez pas. »
Soulignant la brièveté des délais de recours, elle appelle à contacter rapidement un avocat en immigration. Elle invite également les personnes concernées à demander de l’aide sans se laisser enfermer dans la honte, le silence ou la crainte de représailles.
RAFIO propose un accueil sans jugement, un soutien psychologique et une orientation vers une aide juridique, souvent gratuite selon sa vice-présidente. L’accompagnement peut porter sur la collecte des documents nécessaires et les déplacements aux rendez-vous. Avec l’accord de la personne, l’organisme peut aussi alerter les élus et les médias.
Derrière chaque dossier, rappelle Inès Ghozzi, il y a une famille qui ne dort plus. Cette réalité humaine accompagnera les arguments documentaires et juridiques que les organisateurs souhaitent présenter à Ottawa.
🔴Un rendez-vous, puis des suites à construire
La conférence reste à tenir. Inès Ghozzi annonce toutefois sa volonté de poursuivre les démarches auprès des élus et des autorités compétentes au-delà de cette rencontre, avec un objectif : obtenir le rétablissement de la suspension des renvois le plus tôt possible.
Pour RAFIO et le FOCODE, le rendez-vous d’Ottawa doit ainsi ouvrir un dialogue suivi sur la protection des personnes concernées. La demande qui sera portée tient en une exigence : que les risques documentés au Burundi soient pleinement pris en compte avant qu’un renvoi ne soit exécuté.
🎧 Écoutez l’intégralité de l’entretien sur Radio-Canada en cliquant sur le lien ci-dessous :ici.radio-canada.ca/ohdio/pr…
#FocodeMagazine — Les faits au-delà des discours
La Rédaction
@InesGHOZZI ,@pnininahazwe , @RS_Burundi , @BashirahishizeD , @IrareraAntoine1 , @Ndayishemeza_ @sharangaboLeop1 , @CbdhVicar , @janvierbig , @GNiyungeko , @FNisabwe , @DefendDefenders , @AfricaDefenders , @AmnestyEARO , @hivos , @achpr_cadhp , @omctorg , @FIACAT_org , @CCPR_Centre , @ISHRglobal , @CIVICUSalliance , @NEDemocracy , @KIOSFoundation
Au #Burundi , on ne plaisante pas avec le peigne en acier blindé de la 1st Lady.
🤣🤣🤣🤣🤣
🚨Je subis une cyberattaque depuis plus de quatre heures.
J'ai réussi à sécuriser mes comptes, mais pas encore mon compte WhatsApp.
Si vous recevez des messages provenant de mon numéro habituel, sachez que ce n'est pas moi, du moins pour l'instant.
Merci !
FloNisabwe retweeted
💸| Après les 814 000 euros, un nouveau cas de détournement ?
Plus de 100 000 dollars auraient été détournés dans un transfert d’argent vers les États-Unis impliquant la Régie Nationale des Postes et la @BankiNkuru
🎙️ C’est ce que révèle par Gabriel Rufyiri, président de l’Olucome, lors d’une conférence de presse, ce 8 octobre 2026.
🔎 Selon Rufyiri, cette somme aurait été détournée dans le cadre d’un transfert de fonds vers les États-Unis engageant les parties citées, entre autres.
🏦 Rufyiri révèle une affaire de ce genre après avoir, très récemment dénoncé le détournement de plus de 814 000 euros à la BRB, via une banque basée en Pologne.
👮🏾♂️ Dans cette nouvelle affaire, raconte Rufyiri, une seule personne aurait, à ce stade, été arrêtée parmi les personnes soupçonnées.
🎥 De quoi s’agit-il exactement ? Les détails dans cette vidéo ⤵️
#Burundi #BRB #Olucome #IrisNews
FloNisabwe retweeted
Thank you so much Libérat Ntibashirakandi.
I am extremely speechless for your words and heartfelt congratulatory message. It is my pleasure to give the message of hope, resilience, peace, education but most of all a message of humanity to the world.
De l’exil à l’excellence : l’émouvante leçon de vie de Jean de Dieu Ndayikeza à la jeunesse burundaise
Il est des histoires qui nous rappellent pourquoi il ne faut jamais renoncer à croire en l’avenir. L’histoire de Jean de Dieu Ndayikeza est de celles qui touchent le cœur et redonnent espoir.
Il y a onze ans, Jean de Dieu était contraint de fuir son pays, le Burundi. Comme tant d’autres jeunes frappés par les épreuves de l’exil, il s’est retrouvé dans un camp de réfugiés au Rwanda, loin de sa terre natale, confronté aux privations, à l’incertitude et à un avenir qui semblait alors profondément obscur.
Aujourd’hui, ce même jeune homme reçoit un diplôme de Master à la Vrije Universiteit Brussel (VUB) et prononce avec talent et dignité un discours remarquable au nom des diplômés de sa promotion.
À travers ce moment, ce n’est pas seulement un diplôme qui est célébré. C’est une victoire de la volonté sur l’adversité. Une victoire de l’éducation sur la fatalité. Une victoire de l’espérance sur le découragement.
Cher Jean de Dieu,
Permets-moi de t’adresser mes plus sincères et chaleureuses félicitations.
Au-delà de ton brillant parcours académique et de ton discours inspirant, c’est l’être humain que tu es devenu qui mérite aujourd’hui notre admiration. Tu as transformé les épreuves en force, l'exil en opportunité et les obstacles en tremplins vers l'excellence.
Ton parcours me touche particulièrement parce qu'il nous rappelle une vérité fondamentale : aucun destin n'est écrit d'avance.
Je connais les difficultés auxquelles sont confrontés de nombreux jeunes Burundais. Je sais combien les obstacles économiques, sociaux ou politiques peuvent parfois faire naître le doute et le découragement. Pourtant, ton histoire démontre que même lorsque tout semble perdu, l'éducation, le travail et la persévérance peuvent ouvrir des chemins que l'on n'imaginait pas possibles.
Le travail, encore le travail, toujours le travail
S'il y a une leçon que les jeunes peuvent retenir de ton parcours, c'est celle-ci : le travail reste le plus puissant levier de transformation personnelle et sociale.
Le travail ennoblit l'être humain. Il forge le caractère. Il apprend la discipline, la patience et la persévérance. Il permet de transformer les rêves en réalité.
À tous les jeunes Burundais qui traversent aujourd'hui des moments difficiles, je voudrais dire :
Ne baissez jamais les bras. Travaillez. Travaillez encore. Travaillez toujours.
Investissez dans votre éducation. Développez vos compétences. Apprenez des langues. Formez-vous au numérique et à l'intelligence artificielle. Lisez. Soyez curieux. Cultivez l'excellence.
L'avenir appartient rarement aux plus privilégiés. Il appartient souvent à celles et ceux qui persévèrent lorsque les autres abandonnent.
Pour moi, Jean de Dieu Ndayikeza est bien plus qu'un diplômé. Il est devenu un symbole.
Le symbole qu'un jeune réfugié peut devenir diplômé d'une grande université internationale.
Le symbole qu'il est possible de surmonter les épreuves les plus difficiles sans perdre ses valeurs et sa dignité.
Le symbole que l'excellence n'est pas une question d'origine sociale, mais de détermination, de travail et de persévérance.
Son histoire doit être racontée dans nos écoles, nos universités et nos familles. Elle doit inspirer tous les jeunes qui doutent aujourd'hui de leurs capacités.
Cette réussite fait aussi écho à un combat qui m'habite depuis de nombreuses années.
Je rêve d'un Burundi où chaque jeune, quelles que soient ses origines ou les ressources financières de sa famille, puisse accéder à une éducation de qualité et poursuivre ses études aussi loin que son talent et son ambition le permettent.
Je pense particulièrement aux enfants issus de familles modestes, aux jeunes réfugiés, à ces jeunes brillants dont les parents n'ont pas les moyens de financer des études universitaires.
Mon engagement est de contribuer, à mon niveau, à créer davantage d'opportunités pour eux, à renforcer les capacités de nos institutions et à promouvoir l'accès à l'enseignement supérieur pour tous.
Car je suis convaincu que le plus grand trésor du Burundi n'est ni dans son sous-sol ni dans ses ressources naturelles. Il réside dans l'intelligence, le talent et le potentiel de sa jeunesse.
Cher Jean de Dieu,
Ta réussite est une fierté pour ta famille, pour tes enseignants, pour tes amis et pour tout le Burundi.
Merci de nous rappeler, par ton parcours, que les circonstances les plus difficiles ne peuvent jamais vaincre une volonté déterminée à réussir.
Tu es aujourd'hui un exemple, une source d'inspiration et un message d'espoir pour toute une génération.
Bravo pour ce magnifique parcours. Continue à porter haut les valeurs du travail, de l'humilité, de l'excellence et du service. Le Burundi a besoin de jeunes comme toi.
#JeanDeDieuNdayikeza #Burundi #JeunesseBurundaise #Education #Excellence #Résilience #Persévérance #Leadership #EnseignementSupérieur #VUB #Inspiration #Travail #EgalitéDesChances #Espoir #JeunesseAfricaine #InvestirDansLaJeunesse #TransformationParLEducation #Réussite #Avenir #CapitalHumain
RT @FOCODE_: #FOCODE | ÉMISSION X SPACE #CONGRÈSCITOYEN — Édition #43
📅 Dimanche 11 octobre 2026
🕕 18h00 — heure de Bujumbura (GMT+2)
📍 En…
Jean de Dieu Ndayikeza, la résilience de l’exil : du camp de Mahama au master à Bruxelles
#FocodeMagazine | 08 octobre 2026
En 2015, il quittait le Burundi, contraint d’interrompre sa scolarité. Onze ans plus tard, Jean de Dieu Ndayikeza prend la parole au nom des diplômés de master de la promotion 2026 de la Vrije Universiteit Brussel. Du camp de réfugiés de Mahama à un master en commerce international, son parcours raconte une reconstruction par les études, soutenue notamment par Maison Shalom. Une réussite qu’il dédie aux jeunes qui cherchent encore un avenir dans les camps de réfugiés.
« Quelle belle journée ! » Jean de Dieu Ndayikeza avait préparé un discours. Devant les diplômés, il annonce qu’il parlera sans le lire. Puis il remonte le fil de son histoire, jusqu’au garçon qui, onze ans auparavant, avait dû quitter l’école et fuir le Burundi.
Ancien élève de l’École technique de Bubanza, il se retrouve en 2015 dans le camp de réfugiés de Mahama, au Rwanda. De cette période, il livre un souvenir abrupt : « Sans nourriture, sans eau, sans lumière et sans espoir. » À la rupture avec son pays s’ajoute celle d’une scolarité interrompue. L’avenir reste à reconstruire.
Aujourd’hui, ce même garçon devenu adulte s’adresse à ses camarades de la Vrije Universiteit Brussel, la VUB. Il est titulaire d’un master en commerce international. Invité à représenter les diplômés de master de la promotion 2026, il mesure le chemin parcouru : « Onze ans plus tard, ce jeune garçon est devenu un homme. »
Cette trajectoire s’est construite par étapes. En 2016, Jean de Dieu Ndayikeza poursuit sa formation à Apena TSS, au Rwanda, avec le soutien de Maison Shalom. Deux ans plus tard, son parcours universitaire passe par Kepler et Southern New Hampshire University. En 2022, il effectue un stage en Italie, de nouveau soutenu par @Maison_Shalom , dans le cadre d’un partenariat avec l’Institut universitaire européen, l’EUI. Puis viennent les années 2024 à 2026, consacrées à son master à Bruxelles.
Derrière le diplôme, il y a donc des années d’études et des soutiens qui ont permis de poursuivre le chemin. Dans son discours, le jeune homme remercie ceux qui ont accompagné les étudiants : familles, amis, professeurs, assistants d’enseignement, employeurs ayant proposé des stages, agences d’intérim ayant donné accès à des emplois étudiants et ville de Bruxelles. Sa réussite laisse une place entière à la reconnaissance.
Car arriver à l’université n’avait pas effacé les doutes. Lors de son premier cours à la VUB, il se demandait encore s’il serait à la hauteur. « Je ne suis pas sûr de pouvoir y arriver », se souvient-il avoir pensé. Il craignait également le regard de ses camarades lorsqu’ils découvriraient son histoire.
À ceux qui ont éprouvé cette même incertitude, il rappelle que beaucoup sont les premiers de leur famille à accomplir un tel parcours. Puis il leur adresse une phrase qui prend, à la lumière de son histoire, un relief particulier : « Nous avons réussi. Vous avez réussi. »
Il invite les diplômés à garder cette journée en mémoire. Lorsque le doute reviendra, cette réussite pourra leur rappeler leur capacité à surmonter les difficultés et à donner corps à leurs ambitions.
Mais sa pensée se tourne aussi vers les jeunes qui vivent encore dans les camps de réfugiés du monde entier. C’est à eux, tout particulièrement, qu’il dédie son accomplissement. « Continuez à avancer », leur dit-il. Son diplôme devient ainsi un message adressé à ceux dont les études et les projets ont été interrompus par la fuite.
Ce parcours donne un sens concret à la résilience de l’exil : reprendre une formation après le déracinement, saisir les possibilités offertes et retrouver, progressivement, la capacité de choisir son avenir. Il montre aussi la portée d’un accompagnement qui permet à la persévérance de produire ses fruits.
Jean de Dieu Ndayikeza en tire un plaidoyer pour l’éducation et la paix. Du Burundi à la Belgique, de la Palestine à l’Ukraine ou au Soudan, il rappelle ce qu’elles peuvent rendre possible pour chacun. Lui qui a dû abandonner l’école interroge également la poursuite des guerres et appelle à l’écoute ainsi qu’à la résolution des différends.
Aux diplômés qui s’apprêtent à prendre leur place dans le monde, il demande de penser par eux-mêmes, d’accepter le désaccord et de contribuer à l’avenir commun. Dans une société où l’intelligence artificielle occupe une place croissante, il insiste : « Ne perdez pas votre humanité. »
Cette humanité, il la rattache à un geste précis : donner une chance aux personnes que l’on remarque peu, leur permettre de révéler leurs capacités. Son histoire illustre ce qu’une telle chance peut ouvrir lorsqu’elle rencontre la détermination et des soutiens durables.
À la fin de son discours, Jean de Dieu Ndayikeza revient une dernière fois au garçon contraint d’abandonner l’école. Aujourd’hui, celui-ci repart de Bruxelles « avec un diplôme et un rêve ». Sa réussite ouvre alors une question plus vaste : à quoi ressemblerait le monde si chaque fille et chaque garçon disposait de la paix nécessaire pour rêver ?
« Mesdames et Messieurs, construisons ce monde. »
#FocodeMagazine — Les faits au-delà des discours
La Rédaction
« La suspension immédiate de tous les renvois vers le Burundi » : à Genève, Irène Le Blanc somme la Suisse d’agir
#FocodeMagazine | 25 septembre 2026
Retour sur la manifestation du 18 septembre 2026, place des Nations à Genève. Devant une centaine de personnes opposées aux renvois vers le Burundi, Irène Le Blanc, de Droit de rester Neuchâtel, a rapporté des témoignages d’interrogatoires, d’arrestations, de détentions et de violences après le retour. Une semaine plus tard, son appel reste adressé aux autorités suisses.
Genève. Irène Le Blanc a parlé de ce qui se passe après. Après la décision de renvoi, après le vol, après l’arrivée au Burundi. Devant les manifestants réunis le 18 septembre sur la place des Nations, la représentante de Droit de rester Neuchâtel a refusé que la Suisse cesse de s’interroger sur le sort des personnes qu’elle a expulsées. « Si la Suisse ne veut pas savoir ce qui arrive à ces personnes après leur envoi, pour nous, impossible de fermer les yeux », a-t-elle déclaré.
La marche-manifestation était organisée par la Coalition d’associations suisses contre le renvoi vers le Burundi, Droit de rester Neuchâtel et Solidarité Tattes, en collaboration avec la communauté burundaise vivant en Suisse. Environ une centaine de personnes y ont participé, parmi lesquelles des demandeurs d’asile, des réfugiés burundais et des représentants d’organisations burundaises en exil, dont le FOCODE, King Umurundi Freedom et l’APRODH.
Selon Irène Le Blanc, des personnes renvoyées ont raconté des interrogatoires, des arrestations, des périodes de détention et des violences. Ces témoignages sont rares, a-t-elle souligné : la peur des représailles retient souvent les victimes de parler. Elle a affirmé que les informations recueillies, accompagnées de preuves, avaient été transmises aux autorités suisses. Puis elle a lâché son constat : « Pourtant, rien ne bouge. »
L’oratrice a invoqué le rapport publié en août 2026 par le Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides de Belgique. Celui-ci reprend des difficultés signalées par des associations suisses et burundaises concernant des personnes renvoyées depuis la Suisse : certaines auraient été interrogées ou détenues à leur arrivée ; plusieurs auraient ensuite fui de nouveau vers un pays voisin. Le document précise que toutes les informations recueillies n’ont pas pu être vérifiées indépendamment et que le Secrétariat d’État aux migrations suisse ne corrobore pas certaines déclarations des autres sources.
Le rassemblement avait lieu le jour même où Fortuné Gaëtan Zongo, rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits humains au Burundi, présentait son nouveau rapport au Palais des Nations. Dans son discours, Irène Le Blanc a rappelé son alerte sur les risques de « persécution post-retour ». Elle a cité les exécutions extrajudiciaires, les disparitions forcées, les actes de torture, les arrestations et les détentions arbitraires, dans un climat d’impunité qu’elle a dénoncé avec force.
Puis elle est revenue aux personnes renvoyées. Selon elle, « l’immense majorité » aurait déjà quitté le Burundi une nouvelle fois pour vivre en exil dans les pays voisins, dans des conditions difficiles et sans être à l’abri du danger. En Suisse, a-t-elle poursuivi, celles et ceux qui risquent un renvoi vivent avec cette menace au fil des jours, des semaines et des mois. Elle a décrit de graves conséquences psychologiques : pour ces personnes, « le quotidien est synonyme de survie ».
Irène Le Blanc a conclu par trois demandes aux autorités suisses : la suspension immédiate de tous les renvois vers le Burundi ; un réexamen complet de la pratique du Secrétariat d’État aux migrations à la lumière du rapport du rapporteur spécial, de celui du commissariat belge et des informations sur les personnes déjà renvoyées ; enfin, la prise en compte explicite du risque de persécution après le retour, dans le plein respect du principe de non-refoulement.
« Combien faudra-t-il encore de preuves et de vies brisées pour que la Suisse réagisse ? » Une semaine après la manifestation, cette question reste posée. Elle concerne les personnes déjà renvoyées autant que celles qui attendent, en Suisse, de connaître leur sort.
#FocodeMagazine — Les faits au-delà des discours
La Rédaction
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#FOCODE | ÉMISSION X SPACE #CONGRÈSCITOYEN — Édition #42
📅 Dimanche 27 septembre 2026
🕕 18h00 — heure du Burundi (GMT+2)
📍 En direct sur X : @FOCODE_
🔴 THÈME
🇧🇮 Burundi : Rhétorique guerrière à l’égard du Rwanda par le Président Ndayishimiye, revers militaires en #RDC et risques de déstabilisation intérieure — jusqu’où peut aller l’escalade ?
🔴 LE CONTEXTE
Le 22 septembre à New York, dans une interview accordée à France 24, Évariste Ndayishimiye a affirmé que la menace d’une attaque rwandaise contre le Burundi « existe encore ». Il a jugé les accords de Washington entre le Rwanda et la RDC « dans l’impasse », disant ne voir « pas un signe manifeste de désengagement » des forces rwandaises.
Ces propos viennent du président en exercice de l’Union africaine, appelé à promouvoir la paix sur le continent. Ils viennent aussi du chef d’un État dont l’armée est engagée dans la guerre en #RDC. Comment défendre la désescalade alors que ses propres soldats sont au front ? Et que risque le Burundi si la guerre se prolonge ?
🔴 TROIS QUESTIONS AU CŒUR DE L’ÉMISSION
— Que signifient les déclarations de Ndayishimiye sur France 24 ? Quelle stratégie poursuit-il face au Rwanda et quelle crédibilité peut-il donner à une initiative de paix de l’Union africaine ?
— Où en est l’engagement de la FDNB en RDC, et quelles conséquences cette guerre a-t-elle pour l’armée burundaise ?
— Les groupes armés gagnent-ils du terrain ? Comment comprendre les arrestations et enlèvements signalés ? Ces évolutions annoncent-elles un risque de déstabilisation au Burundi ?
🔴 INVITÉS
1️⃣ Emery Pacifique Igiraneza, président de MAP-Burundi
2️⃣ Frédéric Bamvuginyumvira, président de la CFOR-Arusha
3️⃣ Pacifique Nininahazwe, président du FOCODE
🔴 ANIMATION
1️⃣ Alice Hakizimana, journaliste, coanimatrice
2️⃣ Gilbert Niyonkuru, journaliste, coanimateur
📢 La guerre en RDC se joue aussi dans les choix de Bujumbura, dans la vie des soldats envoyés au front et dans la sécurité des Burundais. Parlons-en au Congrès Citoyen.
📡 Émission également diffusée en direct sur la page Facebook du FOCODE, puis rediffusée sur ses autres plateformes numériques.
#FOCODE #CongrèsCitoyen #Burundi #Rwanda #RDC #FDNB #AccordsDeWashington
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Manifestation à #Genève contre les renvois vers le #Burundi : « Où sont ceux que la Suisse a expulsés ? »
#FocodeMagazine | 23 septembre 2026
Le 18 septembre, une centaine de personnes ont réclamé, sur la place des Nations, la suspension des renvois de demandeurs d’asile vers le Burundi. Irène Blanc, de l’association Droit de rester Neuchâtel, a dénoncé les risques encourus après le retour. Un représentant des Burundais de Suisse a demandé des nouvelles de personnes déjà expulsées. Pour Me Janvier Bigirimana, du FOCODE, les renvoyer revient à les envoyer « à l’abattoir ».
Genève. Dix-sept renvois. Le chiffre, avancé par Irène Blanc, tient en deux mots. Il ne dit rien des jours qui ont suivi, des familles restées en Suisse ni des nouvelles qui ne viennent pas. Sur la place des Nations, vendredi 18 septembre, un représentant de la communauté burundaise prend la parole pour parler de ceux que les manifestants connaissaient. « Est-ce qu’ils sont encore en vie ? Ne sont-ils pas en prison ? » demande-t-il.
Une centaine de personnes se sont rassemblées dès 18 heures contre les renvois vers le Burundi. Le choix du jour donne à leur démarche une portée particulière : quelques heures plus tôt, Fortuné Gaëtan Zongo, rapporteur spécial des Nations unies, présentait devant le Conseil des droits de l’homme son nouveau rapport sur la situation du pays. Aux autorités suisses, les manifestants adressent une demande précise : tenir compte des risques encourus après un retour forcé.
Irène Blanc, de Droit de rester Neuchâtel, affirme que 17 personnes ont été renvoyées de force vers le Burundi depuis décembre 2024, dont onze lors d’un vol spécial le 21 avril 2026. La coalition mobilisée contre ces renvois, dit-elle, alerte la Suisse depuis près d’un an. Elle assure avoir transmis aux autorités des témoignages, accompagnés de preuves, faisant état d’interrogatoires, d’arrestations, de détentions et de violences après le retour. Elle cite également un rapport publié en août 2026 par le Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides de Belgique qui, selon elle, documente les préjudices subis par plusieurs personnes renvoyées par la Suisse.cgra.be/fr/infos-pays/traite…
Me Janvier Bigirimana, qui s’est joint aux manifestants au nom du FOCODE, porte l’avertissement plus loin. Il juge alarmante la situation des droits humains au Burundi et rappelle que, selon lui, les autorités burundaises considèrent les demandeurs d’asile et les réfugiés comme des ennemis du pays. Renvoyer ces personnes, soutient-il, équivaut à les renvoyer « à l’abattoir ». La formule est dure. Elle traduit la conviction qu’un retour ne peut être évalué sans prendre en compte la manière dont ces personnes risquent d’être perçues à leur arrivée.
Le représentant des Burundais de Suisse, lui, revient à ceux qui ont déjà été renvoyés. Parmi eux, explique-t-il, figurent des amis, des frères et des sœurs avec qui certains partageaient leur quotidien. Il dit être sans nouvelles de plusieurs d’entre eux. Il interroge la cohérence de la position suisse : comment reconnaître les préoccupations internationales concernant le Burundi tout en continuant à y expulser des demandeurs d’asile déboutés ?
Organisée par la Coalition d’associations suisses contre le renvoi vers le Burundi, Droit de rester Neuchâtel et Solidarité Tattes, en collaboration avec la communauté burundaise vivant en Suisse, la manifestation a réuni des demandeurs d’asile, des réfugiés et des organisations burundaises en exil. Aux côtés du FOCODE figuraient King Umurundi Freedom, représenté par Vianney Nizigiyimana, et l’APRODH.
« Nos vies ne sont pas des dossiers », rappelait l’un des slogans. Les revendications, elles, sont détaillées : suspendre immédiatement les renvois, réexaminer la pratique du Secrétariat d’État aux migrations à la lumière des informations récentes et prendre explicitement en compte le risque de persécution après le retour.
La Suisse est ainsi interpellée sur deux temps d’une même décision : le danger qu’elle évalue avant le départ et le sort des personnes une fois renvoyées. Sur la place des Nations, les manifestants ont demandé qu’aucun nouveau dossier ne fasse oublier les dix-sept précédents.
#FocodeMagazine — Les faits au-delà des discours
La Rédaction
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Renvois vers le #Burundi : à Genève, le #FOCODE interpelle la Suisse sur le sort des demandeurs d’asile
#FocodeMagazine | 25 septembre 2026
Lors de la manifestation du 18 septembre sur la place des Nations, Me Janvier Bigirimana, secrétaire général du FOCODE, a appelé les autorités suisses à cesser les renvois vers le Burundi. À ses yeux, les personnes qui y ont demandé l’asile risquent d’être traitées comme des ennemies à leur retour.
Genève. Me Janvier Bigirimana emploie une image saisissante. Renvoyer aujourd’hui un demandeur d’asile burundais dans son pays, déclare-t-il devant les manifestants, revient à l’envoyer « à l’abattoir ». Le secrétaire général du FOCODE veut que les autorités suisses mesurent ce qui, selon lui, attend certaines personnes une fois descendues de l’avion.
« Les réfugiés et les demandeurs d’asile sont considérés par le pouvoir de Bujumbura comme des ennemis du pays », affirme-t-il. Dans son intervention, l’exil n’apparaît pas seulement comme la conséquence d’une crainte passée : il pourrait devenir, au retour, un motif de suspicion. Bigirimana accuse les Imbonerakure, mouvement de jeunesse du parti au pouvoir, de collaborer avec les services de renseignement pour traquer les personnes perçues comme étrangères au camp présidentiel, parmi lesquelles il place les réfugiés.
Son avertissement s’appuie sur un rapport publié le 25 août par le Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides de Belgique. Le document fait état d’informations recueillies par des associations suisses et burundaises, parmi lesquelles le FOCODE et la Ligue Iteka : certains Burundais renvoyés depuis la Suisse auraient été interrogés ou détenus à leur arrivée. Plusieurs auraient ensuite quitté de nouveau le Burundi pour un pays voisin.
C’est sur ce point que Bigirimana presse la Suisse de s’arrêter : un renvoi ne se termine pas à l’arrivée à Bujumbura. Le rapport belge relaie aussi l’analyse du rapporteur spécial des Nations unies, selon laquelle les risques de persécution peuvent se manifester après le retour. Il y est notamment question d’une surveillance exercée à l’arrivée, puis dans les communautés locales.
Le même 18 septembre, Fortuné Gaëtan Zongo venait de présenter son rapport sur la situation des droits humains au Burundi au Palais des Nations. Pour le représentant du FOCODE, ces alertes imposent aux autorités suisses de reconsidérer les renvois. Il s’adresse également à la justice suisse et invoque l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme : l’interdiction de la torture et des traitements inhumains ou dégradants fait obstacle à une expulsion lorsqu’il existe un risque réel de tels traitements.
Sa demande est sans détour : cesser les renvois vers le Burundi. Reste, pour les autorités chargées de chaque décision, à examiner le risque propre à la personne concernée — y compris celui qui pourrait naître de sa demande d’asile et se révéler une fois de retour dans son pays.
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La Rédaction
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#FOCODE | ÉMISSION X SPACE #CONGRÈSCITOYEN — Édition #41
📅 Dimanche 6 septembre 2026
🕕 18h00 (heure du Burundi — GMT+2)
📍 En direct sur X (Twitter) — @FOCODE_
🔴 THÈME
🇧🇮 #Burundi | La #FDNB précarisée, les Imbonerakure officiellement militarisés au sein d’une #FRAD monoethnique : quels risques pour les équilibres d’Arusha, la cohésion et la loyauté de l’armée, ainsi que pour la sécurité des minorités sous le régime Ndayishimiye ?
🔴 CONTEXTE
Alors que les militaires de la Force de défense nationale du Burundi vivent dans des conditions matérielles et sociales de plus en plus difficiles, le pouvoir accélère parallèlement la structuration de la Force de réserve et d’appui au développement — FRAD — composée principalement d’Imbonerakure, membres de la ligue des jeunes du CNDD-FDD.
Présentée officiellement comme une force de réserve destinée à soutenir la défense nationale et les activités de développement, la FRAD consacre désormais la militarisation officielle d’une structure issue du parti au pouvoir. Son recrutement à prédominance monoethnique soulève de profondes interrogations sur sa véritable mission, sa chaîne de commandement et sa loyauté institutionnelle.
Le contraste est saisissant. D’un côté, une FDNB issue de l’Accord d’Arusha, construite sur l’intégration des anciennes forces belligérantes et les équilibres ethniques, mais aujourd’hui précarisée, éprouvée par les déploiements militaires extérieurs et confrontée à une dégradation des conditions de vie de ses membres. De l’autre, une FRAD en pleine consolidation, constituée d’Imbonerakure idéologiquement liés au CNDD-FDD et progressivement intégrés dans l’architecture sécuritaire du pays.
Cette évolution annonce-t-elle la coexistence de deux forces armées aux missions et aux loyautés différentes ? Le régime Ndayishimiye cherche-t-il à renforcer la défense nationale ou à se doter d’une force partisane capable de contourner, de surveiller ou, à terme, de supplanter la FDNB issue d’Arusha ?
Au-delà de l’avenir de l’armée, cette recomposition soulève une inquiétude majeure : celle de la sécurité des minorités dans un pays dont l’histoire reste profondément marquée par les violences ethniques et l’instrumentalisation politique des forces armées.
🔴 TROIS QUESTIONS AU CŒUR DU DÉBAT
1 Quelles sont les conditions réelles de vie et de travail des militaires de la FDNB, et quelles conséquences leur précarisation peut-elle avoir sur le moral, la cohésion, l’efficacité opérationnelle et la loyauté de l’armée nationale ?
2 Quels objectifs politiques et sécuritaires se cachent derrière la militarisation officielle des Imbonerakure au sein d’une FRAD à prédominance monoethnique : renforcer la défense nationale ou constituer une armée du parti au service du régime Ndayishimiye ?
3 La montée en puissance de la FRAD menace-t-elle les équilibres militaires hérités de l’Accord d’Arusha, la cohésion de la FDNB et la sécurité des minorités au Burundi ?
🔴 INVITÉS
1 Gratien Rukindikiza, ancien officier et observateur attentif de l’évolution de la situation dans la région des Grands Lacs
2 Pacifique Nininahazwe, président du FOCODE
🔴 ANIMATION
1⃣ Alice Hakizimana, journaliste / Co-host
2⃣ Gilbert Niyonkuru, journaliste / Co-host
📢 Rejoignez-nous pour un débat citoyen sans détour sur la précarisation de la FDNB, la militarisation officielle des Imbonerakure, la montée en puissance de la FRAD et les menaces que cette recomposition sécuritaire pourrait faire peser sur les équilibres d’Arusha et la sécurité des minorités.
Lorsqu’une armée nationale est précarisée pendant qu’une force issue du parti au pouvoir est militarisée et renforcée, la question n’est plus seulement de savoir qui porte les armes. Elle est aussi de savoir au nom de qui, au service de qui et contre qui ces armes pourraient être utilisées.
📡 L’émission sera également retransmise en direct sur la page Facebook du FOCODE, avant d’être rediffusée sur ses autres plateformes numériques.
#FOCODE #CongrèsCitoyen #Burundi #FDNB #FRAD #Imbonerakure #AccordDArusha #Sécurité #DroitsHumains
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FloNisabwe retweeted
Well, a year later, it seems that Putin's plan to trick Trump into handing him Zelensky's head was not as successful as expected (but not entirely unsuccessful either...)
✍️ Paolo Lombardi 🇮🇹 Italy, Cartoon of the Week for August 23, 2025
Iyi dessin sindayiheza n'ubu...
Ahwiiiii...nzokabandanya amatara agarutse.
#Abatwip nimundangire aho nochargea.
N'ubu ni ko bikiri @Regideso_bdi
Au Burundi, Dieu dit : « Que la lumière soit »… @Regideso_bdi répondit : « Plus tard, peut-être. »
#Abatwip mumaze kuronka amatara muraduhako.
#FOCODE |ÉMISSION –X SPACE #CONGRÈSCITOYEN– Édition #40
📅 Dimanche 23 août 2026
🕕 18h00 (heure du Burundi – GMT+2)
📍 En direct sur X (Twitter) – @FOCODE_
THEME: 🇧🇮 #Burundi | Échos de menace rebelle, revers militaires en #RDC et pièges présumés du #SNR : un terreau propice à de nouvelles disparitions forcées ?
🔴 CONTEXTE
Autour du Burundi, les échos d’une menace rebelle s’intensifient, tandis que des informations font état de revers qu’auraient subis les unités de la FDNB déployées dans l’est de la RDC, notamment au Sud-Kivu. Parallèlement, des alertes évoquent des méthodes présumées du SNR visant à approcher, identifier ou piéger des citoyens pour ensuite les accuser d’entretenir des liens avec des groupes rebelles.
Dans un pays durablement marqué par les arrestations clandestines, les détentions non reconnues et les disparitions forcées, cette convergence entre tensions militaires et opacité du renseignement nourrit de graves inquiétudes.
🔴 Les trois questions au cœur du débat
1⃣ Quelle est la situation réelle des forces burundaises engagées dans l’est de la #RDC, et quelles conséquences les revers militaires rapportés pourraient-ils avoir sur la cohésion et la stabilité de l’armée nationale ?
2⃣ Quelles méthodes le #SNR utiliserait-il pour approcher ou piéger des citoyens, puis les accuser d’entretenir des liens avec une rébellion ?
3⃣ La convergence entre revers militaires, menace rebelle et opérations présumées du renseignement pourrait-elle ouvrir un nouveau cycle de détentions secrètes et de disparitions forcées ?
🔴 INVITES
1⃣ Gratien Rukindikiza, ancien officier, observateur attentif de l'évolution de la situation dans la région des Grands Lacs .
2⃣ Innocent Muhozi, directeur de la Télévision Renaissance
3⃣ Pacifique Nininahazwe, président du FOCODE
🔴 ANIMATION
1⃣ Alice Hakizimana, journaliste / Co-host
2⃣ Gilbert Niyonkuru, journaliste / Co-host
📢 Rejoignez-nous pour un débat citoyen sans détour sur la situation des forces burundaises en RDC, la menace rebelle, les méthodes présumées du renseignement et le risque d’une nouvelle vague de disparitions forcées au Burundi.
Lorsque les revers militaires se conjuguent à la peur de la rébellion et à l’opacité des services de renseignement, la sécurité nationale peut rapidement devenir le paravent de la répression. Il faut en parler avant que de nouvelles familles ne soient condamnées à demander : « Où sont les nôtres ? »
📡 L’émission sera également retransmise en direct sur la page Facebook du FOCODE, avant d’être rediffusée sur ses autres plateformes numériques.
#FOCODE #CongrèsCitoyen #Burundi #RDC #SNR #Ndondeza #MoisNdondeza2026 #DisparitionsForcées
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