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Beaucoup d'Acadie, un petit peu de sang autochtone, entièrement Québécois. Fier de mon peuple. Souverainiste sans condition.

Joined December 2020
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Hier, à l’occasion du Forum Économique de la Chambre de commerce et d’industrie française, j’ai été invité à prononcer l’allocution inaugurale devant un parterre de dirigeants, d’investisseurs et d’institutions au Château St-Ambroise à Montréal. Vous n’êtes pas sans savoir que la France est un grand partenaire du Québec sur la scène internationale. Nos liens bilatéraux dans les sphères culturelles, scientifiques et politiques créent une relation directe et privilégiée entre nos deux nations. C’est grâce à son appui et à son expertise que nous avons pu mener à terme de grands projets comme la modernisation de l’État québécois et le développement de notre action internationale. Dans le nouveau contexte mondial, nous pouvons faire mieux car le Québec a encore plusieurs cartes dans son jeu. Il est sans doute le plus européen de tous les États nord-américains, et une porte d’entrée de choix sur le continent. Nous allons augmenter notre présence en France afin d’y sceller un partenariat économique renouvelé.
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On espère pour le commentariat, spécialement #PatrickLagacé et ses courtisans, que le budget fédéral n'est pas trop long et ne contient pas trop de mots. Mais si malheureusement c'était le cas, voici mon conseil: soustraiter à l'IA pour un résumé. 😌 De rien.😇 #polcan #polqc
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Des précisions importantes sont nécessaires. 1- Y a-t-il un déclin du français au Québec? Oui, en particulier sur l’Île de Montréal. Le français, langue la plus souvent parlée au travail, est passée de 60% en 2001 à 51% en 2025. Le français, langue la plus souvent parlée à la maison, est passée de 55% en 2001 à 42% en 2025. 2- Est-ce que l’immigration est une des causes de ce déclin? Quand le gouvernement fédéral ajoute au Québec 500 000 immigrants temporaires en quelques années, la réponse est assez évidente. 3-Est-ce que la langue parlée à la maison est importante? La langue parlée à la maison a une influence importante sur la langue écoutée pour la télé et la culture et dans le choix de la langue principale des enfants. lapresse.ca/actualites/chron…
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Wowwwww !! Ok, je le dis clairement : C'est la blague de l'année ! Les libéraux ont lancé une grande stratégie nationale sur le logement en 2017 dans laquelle ils avaient mis 82 MILLIARDS et dont un des objectifs étaient de réduire de moitié l'itinérance ! Résultat des courses : l'itinérance a doublé au pays dans cette période !! 10 ans plus tard, les mêmes vieux libéraux mettent moins d'argent et pensent ÉLIMINER l'itinérance ! On en rirait si c'était pas si tragique !! @FRAPRU @ReseaudAide @RQOH_ @RSIQ_Solidarite
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Cet arrangement biscornu où de grandes entreprises privées prêtent des salariés au bureau de projets de @markjcarney pose d'énormes problèmes éthiques.
Ottawa won’t say which private companies are paying staff inside PM @MarkJCarney’s Major Projects Office. The Toronto Star reports 41 workers came from banks, energy companies and builders, and their conflict checks never reach the ethics commissioner. 🧵👇 (1/6)
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Il s’est dit beaucoup de choses sur ce qui s’est passé la semaine dernière, à propos du changement d’attitude du gouvernement du Québec par rapport à Ottawa. Pour notre gouvernement, il était clair qu’en début de mandat, il fallait que le Québec soit respecté. Il fallait dire clairement que nous n’accepterons plus le rôle de figurant qu’Ottawa veut nous imposer lorsqu’il s’agit de défendre nos intérêts. Certains observateurs ont parlé d’un changement de ton, d’autres d’affirmation, d’autres de chicane ou d’intransigeance. Il y en a même qui sont allés jusqu’à parler de révolution dans les relations entre les deux gouvernements. En fait, avec un pas de recul, nous comprenons qu’en se tenant debout comme il l’a fait, le premier ministre du Québec n’a rien inventé. Il n’a rien révolutionné. Il nous a rappelé ce qui allait de soi il n’y a pas si longtemps. Pour preuve, cette image, tirée du Droit en 1990 : « Bourassa ne discutera maintenant que d’égal à égal avec Ottawa ». Robert Bourassa, premier ministre libéral. Dire que nous sommes loin des positions de Charles Milliard est un euphémisme. Le chef libéral a reconnu du bout des lèvres la semaine dernière que le premier ministre du Québec aurait dû pouvoir s’adresser aux invités du sommet. Mais il n’a pas hésité à dire que si le Canada refuse, il ne doit pas y avoir de conséquence. Peut-on se surprendre que le Canada continue ensuite à nous ignorer et à empiéter sur nos pouvoirs décisionnels? Il faut donc comprendre que lorsque M. Milliard dit « favoriser une approche collaborative », ce qu’il veut dire, c’est accepter le rôle de figurant, accepter que nos pouvoirs décisionnels québécois dans nos champs de compétence soient désormais exercés par Ottawa. Mais surtout, accepter que le Québec revendique moins d’autonomie que ce que Robert Bourassa réclamait. Il nous demande ni plus ni moins d’accepter notre déclin politique. Aujourd’hui, ce que propose le gouvernement du Québec et son premier ministre, c’est un retour aux sources, avec les moyens qu’il faut pour redonner un rapport de force au Québec. Il faut retrouver cette posture d’affirmation nationale, une posture qui ne date pas d’hier.
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La CAQ a vraiment fait ça ? Dans une entrevue sur QUB, Marwah Rizqy critique fortement la cession d’une part importante de la ligne Hertel–New York d’Hydro-Québec au Conseil mohawk de Kahnawàke et souligne que cela constitue une « surprise » pour le nouveau gouvernement péquiste.⁠ La « surprise » du nouveau gouvernement Ces derniers n’étaient pas au courant des montants précis ni même de la publication de la demande d’approbation à la Régie. 👉Hydro-Québec ne leur aurait pas communiqué les détails financiers ni prévenu de la divulgation du jour. Selon l’article de La Presse (Hélène Baril) auquel elle fait référence, Hydro-Québec cède la portion québécoise de la ligne de transport (environ 58 km, principalement souterraine, entre le poste Hertel en Montérégie et la frontière américaine) à une société en commandite codétenue à 50 % par le Conseil mohawk de Kahnawàke. 👉Cette infrastructure, dont le coût de construction de la portion québécoise est évalué autour de 800 millions à plus de 1,1 milliard de dollars selon les chiffres cités, est vendue pour environ 300 à 310 millions de dollars. 👉Hydro-Québec demande des hausses de tarifs aux consommateurs québécois mais vend à rabais ?
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En février 2025, @PaulPlamondon expliquait que Donald Trump allait perdre des appuis avec le temps et appelait à ne pas se laisser emporter par la panique. C'est exactement ce qui s'est passé hier. Avez-vous entendu ça chez les libéraux et la CAQ ? NON ! Jamais. Ils ont préférés se faire du capital politique sur cette crise.
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Replying to @ClintonDesveaux
Double honte pour vrai. T’as les ancêtres qui se sont fait déporter pour avoir voulu rester francophones, qui ont reconstruit des communautés de A à Z après le Grand Dérangement, et même en Louisiane les Cajuns se battent encore aujourd’hui pour pas perdre leur français. Pis toi tu sors ton 1604 pour nous dire que le Québec c’est juste une province et qu’on devrait se taire? Tes propres ancêtres ont passé des générations à refuser d’être réduits à un groupe folklorique géré par les autres. Ils ont survécu précisément parce qu’ils se voyaient comme un peuple, pas comme une simple province ou un coin de Canada. Et là tu utilises exactement cette histoire pour taper sur ceux qui font la même chose au Québec. C’est pathétique. Si tes ancêtres pouvaient te voir sortir le pedigree acadien pour défendre le « mind your own business » et le « Quebec is a province », ils se retourneraient dans leurs tombes. Les Cajuns en Louisiane te riraient au nez. Update ton logiciel.
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Je suis fier de vous annoncer la nomination de deux nouveaux employés de grande expérience au sein de mon cabinet. Les deux proviennent des milieux économiques. D'abord, monsieur Laurent Desbois agira à titre de conseiller économique du premier ministre du Québec. Monsieur Desbois est un spécialiste de la macroéconomie. Détenteur d’une maîtrise en science économique, il est analyste financier agréé et a travaillé pendant plus de trente ans dans le domaine de la finance. Il a notamment occupé le poste de responsable de la gestion du risque des devises pour la Caisse de dépôt et de placement du Québec entre 1988 et 1996, ainsi qu’entre 2014 et 2018. Il a également travaillé à Londres et à New York pour Merrill Lynch et Citibank, puis comme PDG d'une firme de gestion de portefeuille pour des caisses de retraite et des banques canadiennes et internationales (2004-2014). Il a finalement été membre du comité Québec et du comité des devises de la Banque du Canada et agit à titre de maire d’Outremont et de vice-président de la Commission des finances et de l'administration de la Ville de Montréal. Son mandat sera d’aider à redresser les finances publiques et d’accompagner le gouvernement du Québec dans la rechercher des occasions de croissance économique dans le contexte du conflit commercial avec les États-Unis. Il va également épauler les travaux du président du Conseil du Trésor et du ministre responsable de l’allègement réglementaire et de l’efficacité gouvernementale visant à examiner toutes les subventions inefficaces et à identifier les sources de gaspillage dans l'appareil étatique. Son expertise sera un atout exceptionnel pour notre gouvernement. Je le remercie d’avoir accepté de relever ce défi à mes côtés. Ensuite, madame Isabelle Garon, qui occupera un haut poste de direction relativement aux grands projets et aux priorités du premier ministre, notamment le sommet sur l’itinérance les états généraux sur l’éducation. Elle œuvrait jusqu’à tout récemment comme bras droit du PDG du Mouvement Desjardins, Guy Cormier. Madame Garon aura également pour mandat de suivre l’avancement des travaux de la Commission sur l’allégement réglementaire et bureaucratique, en plus de piloter les grands objectifs stratégiques du gouvernement. Madame Garon a plus de 30 ans d’expérience au sein d’organisations d’envergure, où elle a développé une solide capacité à évoluer dans des environnements complexes et à piloter des transformations stratégiques à fort impact. Détentrice d’un doctorat en science politique ainsi que d’une maîtrise en gestion et en développement des coopératives, elle a notamment occupé les postes de vice-présidente à la Coopération et au Soutien aux administrateurs et de vice-présidente au Marketing et aux Communications au bureau du président du Mouvement Desjardins. Je remercie madame Garon et monsieur Desbois d’avoir choisi le service public.
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Une psychologue expérimentée à la retraite explique la structure de la haine envers PSPP Texte de Renée Lavigne 1 - En psychologie sociale, lorsqu'un adversaire politique est perçu comme une menace sérieuse en raison de son intelligence ou de sa rigueur intellectuelle, la stratégie inconsciente (ou délibérée) des opposants n'est pas de l'affronter sur le terrain des idées, mais de le détruire sur le terrain de la perception.. 2 - La stratégie de la « dé-crédibilisation » (Le bébé qui boude) Attaquer l'intelligence d'un politicien chevronné est difficile et peu crédible aux yeux du public. Les détracteurs se tournent donc vers une autre cible : sa maturité émotionnelle. * Le mécanisme : En le qualifiant de « bébé qui boude » ou de « capricieux » lors de ses sorties passionnées ou de ses refus de compromis (par exemple, sur le serment au Roi ou les débats linguistiques), les critiques tentent de transformer ses convictions fermes en simples crises de colère infantiles. * L'effet psychologique : Cela permet de détourner l'attention du fond du débat. On ne discute plus de la légitimité ou de l'intelligence de ses arguments, on discute de sa posture. Pour l'internaute qui consomme cette désinformation, le leader n'est plus un intellectuel menaçant, mais quelqu'un d'immature qu'il est légitime de mépriser 3 - Le raccourci mental de l'association (Le « mini-Trump ») L'étiquette de « mini-Trump » est ce qu'on appelle en psychologie cognitive un biais d'ancrage ou une technique d'amalgame. * Le mécanisme : Donald Trump est devenu le symbole universel de la division, du populisme et de la menace à la démocratie. Associer le nom de PSPP à celui de Trump est un raccourci psychologique extrêmement paresseux mais redoutablement efficace. Dès que PSPP critique vivement le gouvernement fédéral, les médias traditionnels ou l'immigration, ses opposants appliquent cette étiquette pour court-circuiter toute réflexion. * L'effet psychologique : L'esprit humain déteste la complexité. Il est beaucoup plus simple de coller une étiquette préexistante (« Trump ») sur un politicien complexe que d'analyser les nuances de son nationalisme social-démocrate. Cela permet aux opposants de ressentir une supériorité morale. 4 - La peur de l'intelligence de l'adversaire C'est un paradoxe bien connu en psychologie politique : plus un leader est perçu comme articulé et stratégique par ses partisans, plus il devient terrifiant pour ses opposants. * Si PSPP était perçu comme incompétent, ses adversaires l'ignoreraient ou se contenteraient de s'en moquer gentiment. * La virulence de la désinformation et la violence des caricatures à son endroit sont souvent proportionnelles à la menace réelle qu'il représente pour le statu quo politique. Plus il marque des points de rhétorique, plus la machine à caricaturer s'emballe pour tenter de briser son élan.
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Yasmine Abdelfadel avait raison ce matin à @QubRadio . Depuis quand négocie-t-on sur la place publique une date de rencontre entre 2 PM? Habituellement, ça se passe par équipe interposée et là on connaît l’agenda de Carney… Ce dernier a tendu un piège à PSPP, c’est évident!
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I want to shake the hand of the guy who wrote this... Have you ever seen a Muslim hospital? Have you heard a Muslim orchestra? Have you seen a Muslim band march in a parade? Have you witnessed a Muslim charity? Have you shaken hands with a Muslim Girl Scout? Have you seen a Muslim Candy Striper? The answer is no, you have not. Just ask yourself WHY ??? Barack Obama, during his Cairo speech, said: "I know, too, that Islam has always been a part of America 's history." AN AMERICAN CITIZEN'S RESPONSE Dear Mr. Obama: Were those Muslims that were in America when the Pilgrims first landed? Funny, I thought they were Native American Indians. Were those Muslims who celebrated the first Thanksgiving Day? Sorry again, those were Pilgrims and Native American Indians. Can you show me one Muslim signature on the United States Constitution? Declaration of Independence? Bill of Rights? Didn't think so. Did Muslims fight for this country's freedom from England? No. Did Muslims fight during the Civil War to free the slaves in America? No, they did not. In fact, Muslims to this day are still the largest traffickers in human slavery. Your own half-brother, a devout Muslim, still advocates slavery himself, even though Muslims of Arabic descent refer to black Muslims as "pug-nosed slaves." Says a lot about what the Muslim world really thinks of your family's "rich Islamic heritage," doesn't it, Mr. Obama? Where were Muslims during the Civil Rights era of this country? Not present. There are no pictures or media accounts of Muslims walking side by side with Martin Luther King, Jr. or helping to advance the cause of Civil Rights. Where were Muslims during this country's Women's Suffrage era? Again, not present. In fact, devout Muslims demand that women are subservient to men in the Islamic culture. So much so that they are often beaten for not wearing the 'hijab' or for talking to a man who is not a direct family member or their husband. Yep, the Muslims are all for women's rights, aren't they? Where were Muslims during World War II? They were aligned with Adolf Hitler. The Muslim grand mufti himself met with Adolf Hitler, reviewed the troops, and accepted support from the Nazi's in killing Jews. Finally, Mr. Obama, where were Muslims on Sept. 11th, 2001? If they weren't flying planes into the World Trade Center, the Pentagon, or a field in Pennsylvania, killing nearly 3,000 people on our own soil, they were rejoicing in the Middle East. No one can dispute the pictures shown from all parts of the Muslim world celebrating on CNN, Fox News, MSNBC, and other cable news networks that day. Strangely, the very "moderate" Muslims whose asses you bent over backward to kiss in Cairo, Egypt on June 4th were stone cold silent post 9-11. To many Americans, their silence has meant approval for the acts of that day. And THAT, Mr. Obama, is the "rich heritage" Muslims have here in America ... Oh, I'm sorry, I forgot to mention the Barbary Pirates. They were Muslims. And now we can add November 5, 2009 - the slaughter of American soldiers at Fort Hood by a Muslim major who is a doctor and a psychiatrist who was supposed to be counseling soldiers returning from battle in Iraq and Afghanistan. Also, don't forget the Boston Marathon bombing on April 15.2013 was done by 2 Muslim Brothers. That, Mr. Obama, is the "Muslim heritage" in America EVERY AMERICAN MUST READ THIS !! Be sure to SEND IT TO ALL. Muslim Heritage, my ass. Copy and post. That's what I did to inform people about these things.
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Sur le défi de gouverner pour défendre les intérêts du Québec dans un environnement qui s'est habitué à accepter ce qui est pourtant parfaitement anormal En ce beau dimanche ensoleillé, je prends la plume comme je le ferai de temps à autre le dimanche, à titre de premier ministre, pour donner de la perspective à des sujets de société ou des décisions qui le méritent. Pas tant pour convaincre, car la semaine est remplie d'occasions de le faire, mais plutôt pour donner un peu plus de contenu et de perspective, de sorte que les citoyens qui veulent s'intéresser à la politique de plus près puissent se rapprocher des enjeux et comprendre les fondements de ces décisions. Cette semaine a été marquée par l'organisation d'un sommet Canada-Union européenne dans le cadre duquel le Québec a été relégué à un statut de figurant. Comme premier ministre, j'ai été confronté via nos fonctionnaires aux constats suivants quelques jours après mon assermentation et à quelques jours seulement de l'événement: 1- Le refus du Canada d'octroyer au Québec le statut de participant au sommet; 2- Le refus du Canada d'octroyer au Québec le statut d’observateur au sommet; 3- Le refus du Canada de permettre au Québec d'organiser une réception de bienvenue en marge de l'événement; 4- Le refus d’organiser une réelle rencontre d’enlignement des orientations entre le Québec et le Canada le cadre du sommet; 5- Le refus du Canada de permettre au premier ministre du Québec, sur son territoire, d’adresser la parole aux invités. Mark Carney a affirmé publiquement qu'il y a avait eu trois rencontres de travail entre le Québec et le Canada pour préparer ce sommet, mais, après vérification avec le secrétaire général du gouvernement du Québec et le sous-ministre aux relations internationales, cette affirmation n'avait aucun fondement. Il n’y a pas une nation au monde qui accepterait d'être exclu, sur son propre territoire, de négociations qui affecteront directement ses intérêts, son économie, sa richesse et ses lois. C'est le principe même de la démocratie: pouvoir veiller soi-même à ses propres intérêts en reflétant la volonté de sa population et non pas laisser le voisin décider à sa place. Certains diront: est-ce que c’est si grave si le Canada, et non pas le Québec, décide de ce qui est bon pour le Québec ? La réponse la plus sincère que je puisse apporter à cette question ne pourrait être autre que oui. Ne pas pouvoir parler en notre propre nom, c'est abdiquer à un parlement dans lequel nous n’avons que 20% des sièges, donc très peu d'influence, l'arbitrage de nos propres intérêts qui seront alors le plus souvent sacrifiés pour d'autres intérêts qui ne sont pas les nôtres. Car oui, les accords de libre-échange ou les accords politiques entre les pays ont des impacts concrets dans la vie des gens. Ne pas être à la table signifie que notre économie risque d’être affectée de manière disproportionnée, ce qui peut mener à des conséquences bien réelles pour nos entreprises et pour de nombreux citoyens qui travaillent dans certains secteurs. Devant cette exclusion manifeste et ce manque de respect envers le Québec, j'ai décidé de poser un geste. Non pas en laissant la « chaise vide » comme l'ont laissé entendre faussement plusieurs commentateurs: notre négociateur et diplomate en chef, Pascal Paradis, qui a plus de 25 ans d'expérience dans le domaine, était présent à la table d'honneur et a rencontré en privé les représentants les plus influents de l'Union européenne. Mais bien en indiquant simplement que le Québec ne pouvait être ignoré. En envoyant clairement le message que, pour avoir la collaboration du Québec, il faut reconnaître son existence et son droit d'être à la table de discussion, un principe qui est normal dans toute nation qui se respecte. Mais voilà, ce qui est normal pour les peuples de partout dans le monde est anormal au Québec. Ce qui est normal au Québec, c'est de laisser passer et de ne rien faire lorsque le Québec recule, n'obtient pas le respect minimum et est littéralement écarté sur des questions vitales le concernant. Sous les libéraux, on traitait ces reculs de notre pouvoir démocratique de veiller à nos affaires dans l’indifférence et le silence. Un exemple? Lors du dépôt du rapport « Québécois, notre façon d'être Canadien », suivant lequel le fédéral a cavalièrement fermé la porte au Québec, notre gouvernement de l’époque s’est contenté d’un haussement d’épaules. Parfois même on tentait de faire passer des reculs comme des victoires. Sous la CAQ, le premier ministre se plaignait publiquement du mauvais traitement et de la condescendance du fédéral sans toutefois poser aucun geste concret en conséquence, rappelons-nous seulement de nombreux épisodes où le fédéral nous a manqué de respect : le débat des chefs où la CBC avait qualifié notre loi québécoise sur la laïcité de raciste, le refus sur les transferts en santé, l'épisode interminable du chemin Roxham, le refus de nous laisser mettre en place une déclaration de revenus unique, le refus sur les pleins pouvoirs en immigration, une question de « survie pour notre nation », et tant d’autres. Plus récemment, pensons au spectacle désolant sur la privatisation de l'aéroport de Montréal et les négociations sur les tarifs américains dans le cadre desquelles le fédéral a pris des décisions unilatérales qui vont à l'encontre des intérêts et des demandes du Québec, notamment celle des contre-tarifs dollars pour dollar qui nuit substantiellement à notre économie, suivant la presque totalité des intervenants du milieu des affaires. Mon point de vue est que dans un pays normal, le premier ministre ne devrait pas avoir à quémander pour prendre la parole lorsqu'il accueille des dignitaires sur son territoire, il ne devrait pas non plus espérer que le téléphone sonne pour savoir si nos intérêts sont sacrifiés ou non dans le cadre des négociations avec l'Europe. Ça fait six ans que je suis chef du Parti Québécois et que j'interviens en chambre pour que cesse cette approche de faire le tapis et faire semblant que le recul du Québec n'a pas lieu. À ce titre on ne pourra pas m'accuser de manquer de transparence ni de constance, car non seulement j'ai reproché à mes prédécesseurs de ne rien faire de concret devant ces nombreux reculs et manque de respect, mais j'ai explicitement affirmé à de multiples reprises durant la campagne que sous un gouvernement du Parti Québécois, les choses changeraient: voyez cet extrait ci-joint aussi clair que parlant du face-à-face TVA dans le cadre duquel j'affirmais que « je veux collaborer avec Mark Carney, SI et QUAND c’est dans le respect des intérêts du Québec, le respect du Québec est non négociable ». Donc, nous y voilà. Dorénavant, lorsque le Québec et ses intérêts ne seront pas respectés, on ne gardera plus le silence et on ne fera pas semblant que ça n'a pas eu lieu. Dorénavant, on va se tenir debout jusqu'à ce que le respect soit obtenu et que nos intérêts soient bel et bien servis. Dans mon esprit, c'est cela revêtir les habits de premier ministre: défendre le Québec avec conviction au-delà du calcul à court terme de l'effet de cette posture sur le prochain sondage du jour. Je prends également note de la tentative de mes adversaires d’éviter le débat sur le fond en y allant d’arguments ad hominem, c’est-à-dire d’attaques me visant personnellement comme étant un « boudeur », un « bébé lala », ou encore Mélanie Joly qui affirmait qu’elle me ferait un « câlin ». Cette condescendance à mon égard et à l’égard du fait de défendre les intérêts du Québec ne fait que renforcer davantage ma volonté d’agir en premier ministre, un premier ministre qui est entièrement dédié à la défense de l’intérêt des Québécois. J’ajouterais que je souhaite ardemment qu’un jour, avant de tourner en dérision ceux qui défendent le Québec, on remette en question d’abord ceux qui ont perdu de vue l'intérêt collectif et le respect de notre démocratie au fil du cheminement de leur carrière. Nous ne voulons pas revenir 60 ans en arrière. À ce titre, l’incapacité des diplomates et ministres fédéraux à comprendre et reconnaître l’existence de la doctrine Gérin-Lajoie devrait nous alerter sur le recul évident auquel nous faisons face. Maintenant, j'ai bien entendu l'invitation de Mark Carney pour une rencontre avant le Sommet de la francophonie au Cambodge dans le cadre duquel je mènerai personnellement la délégation du Québec. J'accepte cette invitation et je le remercie pour son changement de ton. Sans surprise, je demande simplement que cette rencontre soit faite dans le respect des lois du Québec, notamment la loi sur la Commission de la capitale nationale, qui énonce que les rencontres de cette nature doivent se tenir à Québec. Les nombreux intervenants de la capitale nationale ont eu parfaitement raison au cours des dernières années de demander fermement que cette loi soit respectée et je me suis engagé à ce changement lors de la campagne électorale. J'espère que cette mise en contexte permettra à mes lecteurs de mieux comprendre les principes qui guideront le gouvernement du Québec pour la suite: ces principes sont désormais clairs et prévisibles, car ils reflètent mes engagements électoraux et sont cohérents avec notre vision d’un Québec qui décide par lui-même et rayonne partout dans le monde. Les relations internationales du Québec vont prendre de l'ampleur au cours de ce mandat, bien qu'au cours des prochains mois, d'autres urgences plus terre à terre occuperont l'essentiel du temps de notre gouvernement, notamment de remplir chacun de nos engagements pour les 100 premiers jours de notre nouveau gouvernement. J'aurai l'occasion de reprendre la plume sur ces autres sujets prochainement, en espérant que cette lecture ait contribué à votre compréhension de nos orientations. À bientôt et bonne journée à tous.
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J'arrive sur les réseaux sociaux et je me mets à lire. Un message sur deux concerne Jacinthe-Eve. JE, ça fait plus de 4 ans que je la côtoie sur les ondes de Noovo pour Les Débatteurs, et c'est une débatteuse qui arrivait toujours prête — pas mal plus que moi ;) C'est une femme d'opinion et de droite. Quand je vois QS demander sa démission et Radio-Canada qui fait de la déformation… c'est devenu de l'acharnement. Et si on avait choisi quelqu'un de proche du parti, on aurait dit que c'était pour faire plaisir à des amis. Est-ce qu'elle est compétente? C'est ça qui compte. Les fonctionnaires n'ont pas tous voté pour le PQ non plus, chacun a droit à son opinion. Ce qu'il faut regarder, ce sont les compétences et les qualités de la personne. Il y a un ministre délégué à l'Efficacité gouvernementale, et devenir plus efficace, ça veut aussi dire faire des coupures et revoir chaque programme. Aucune entreprise ne va dire qu'elle sera plus efficace en gardant tout son monde. Vous n'êtes pas tannés de payer et de ne pas avoir de services? JE est la bonne personne pour ce poste. Ce qu'on voit en ce moment, c'est tout le côté syndical qui a peur de perdre des cotisations.
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J’ai jamais vu quelque chose d’aussi redondant que des gens qui disent qu’ils abandonnent le PQ après une décision qu’ils n’aiment pas… C’est fou ces gens qui trace une ligne pour des absurdités mais qui sont indifférents à l’essentiel.
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