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Hedge fund manager - 20Y+ VC & equities fund manager - Cofounder & former President of 400 M€ AUM AM company https://teapawt.net/t.co/877cRCFNZa

Joined May 2013
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L’Espagne compte les victimes de ses accidents de train et se demande oĂč est passĂ© l’argent sensĂ© maintenir les infrastructures. Un coup d’oeil dans le rĂ©troviseur suffit Ă  comprendre que, comme en France, l’augmentation du poids des retraites y affaiblit les services publics et les missions rĂ©galiennes. (pour les monolingues, “Pensiones” = retraites, et “Transporte” = transport)
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On m'a envoyĂ© cette vidĂ©o pĂ©dagogique, plutĂŽt bien faite. Par les temps qui courent, elle mĂ©rite peut-ĂȘtre d'ĂȘtre partagĂ©e Ă  votre entourage.
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"VĂȘtu de peaux de bĂȘtes, je m'en allais par les chemins boueux des bosquets infestĂ©s de moustiques quĂ©rir le lait au pis des vaches, puis, lorsque la distraction venait Ă  manquer, avec les copains sans-dents du village, nous allions chez le charcutier admirer sa machine Ă  dĂ©couper le jambon".
«Toute mon enfance j’ai vĂ©cu dans la ruralitĂ©. J’allais chercher le lait tous les matins, les Ɠufs. Le loisir Ă©tait rare, ma seule distraction Ă©tait de jouer au foot. C’était ça, mon univers», se rappelle François Hollande dans l’émission «Empreintes», prĂ©sentĂ©e par @vtremolet.→l.lefigaro.fr/15W0
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La décision du SwissTech Convention Center d'exclure Palantir du Forum EPFL est le résultat des intimidations d'associations militantes. C'est scandaleux. Tout le monde a le droit de critiquer les activités de Palantir et les positions de ses dirigeants. Mais il n'appartient pas à des associations militantes de décider à la place des étudiants de l'EPFL quelles entreprises ils peuvent rencontrer ou non. Ils sont parfaitement capables de prendre connaissance des critiques, de confronter Palantir à ses controverses et de se forger leur propre opinion à son sujet.
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On reparle beaucoup de Matthieu Pigasse et de sa copine comme des gens qui font de la moula. Elle l’a mĂȘme Ă©crit : pendant que nous avançons et faisons de la moula, vous nous surveillez. TrĂšs bien. Regardons d’oĂč vient la moula. Spoiler : pas d’une entreprise. Pas d’une usine. Pas d’un produit vendu sur un vrai marchĂ©. En vendant Ă  l’État ce qu’il avait appris en travaillant pour l’État. Pigasse n’est pas un entrepreneur. C’est un pur produit de la haute administration. Sciences Po, ENA, puis la Direction du TrĂ©sor — oĂč, littĂ©ralement, il gĂšre la dette et la trĂ©sorerie de l’État français. Ensuite conseiller technique de DSK, puis directeur adjoint de cabinet de Fabius Ă  Bercy. Pendant des annĂ©es, il apprend de l’intĂ©rieur une seule chose : comment un État se finance, comment se nĂ©gocie une dette publique, et Ă  quel point un gouvernement est dĂ©pendant des banques pour survivre. Il passe de l’autre cĂŽtĂ© de la table. Il rejoint Lazard et y crĂ©e le Sovereign Advisory Group — la cellule dĂ©diĂ©e aux dettes publiques. Traduction : il va dĂ©sormais monnayer dans le privĂ© tout ce qu’il a appris dans le public. Son mĂ©tier n’est pas de vendre un produit sur un marchĂ©. Son mĂ©tier, c’est de facturer son expertise Ă  des États — donc Ă  de l’argent public. Argentine, Irak, Équateur, GrĂšce, Chypre, Bolivie, Ukraine. Et, couronnement de carriĂšre : la restructuration de la dette vĂ©nĂ©zuĂ©lienne. Pendant que tout le monde fuit les États au bord du gouffre, lui y fonce. Parce que c’est lĂ  que se signent les mandats les plus chers de la finance souveraine : des dizaines de millions d’honoraires, payĂ©s par des pays en faillite. VoilĂ  la matrice. Devenir l’intermĂ©diaire le mieux payĂ© entre les États insolvables et la finance internationale. Et le sommet du systĂšme, c’est le marchĂ© français. 2012, dĂ©but du quinquennat Hollande. Le gouvernement socialiste lance son projet phare : la Banque publique d’investissement. Pour la structurer, Bercy choisit une banque conseil. Devinez laquelle. Lazard. DirigĂ©e en France par
 Matthieu Pigasse. Sauf que Pigasse, Ă  ce moment prĂ©cis : est un soutien public dĂ©clarĂ© de Hollande pendant la prĂ©sidentielle, et vient de nommer Audrey Pulvar, compagne d’Arnaud Montebourg — le ministre politiquement en charge de la BPI — Ă  la tĂȘte des Inrocks, dont il est propriĂ©taire. L’État qui crĂ©e une banque publique « pour rompre avec la vieille finance » confie le dossier Ă  l’emblĂšme mĂȘme de cette vieille finance, dirigĂ© par un proche du pouvoir. Lui a tout niĂ© en bloc. Soit. Mais la boucle, elle, est imparable : L’État paie la banque. La banque enrichit Pigasse. Pigasse finance des mĂ©dias qui dĂ©fendent une vision oĂč l’État est central. Le systĂšme se nourrit de lui-mĂȘme. Et c’est exactement ce qu’il a construit ensuite avec l’argent. Le Monde. L’Obs. Les Inrocks. Radio Nova. Le HuffPost France. Vice France. Mediawan. Rock en Seine, les EurockĂ©ennes. Un empire culturel et mĂ©diatique alignĂ© Ă  gauche, financĂ© par une fortune bĂątie sur des mandats publics. Mediawan pompe ensuite tranquillement des centaines de millions d’euros publics via France TĂ©lĂ©visions. Le militant de « l’État fort », de l’impĂŽt, contre la rente et l’hĂ©ritage
 est devenu riche en facturant des États. Maintenant, l’hypocrisie finale. Celle qu’on n’entend jamais. Ce « banquier de gauche » qui incarne soi-disant l’alternative au capitalisme financier anglo-saxon : a quittĂ© Lazard pour Centerview, une boutique de Wall Street, dont il a montĂ© le bureau parisien pour conseiller LVMH, Sanofi, Carrefour. Le CAC 40 dans le texte. a revendu 49 % de sa part du Monde au milliardaire tchĂšque Daniel KƙetĂ­nskĂœ — sans mĂȘme prĂ©venir la sociĂ©tĂ© des journalistes censĂ©e garantir l’indĂ©pendance du titre. Le rĂ©cit « David de gauche contre Goliath capitaliste » s’effondre. Il n’y a pas David. Il n’y a que Goliath, dĂ©guisĂ©. Parce que Pigasse n’est pas un capitaliste. Un capitaliste prend des risques sur un marchĂ© et peut tout perdre. Lui a fait l’inverse : il a transformĂ© sa connaissance intime de la machine d’État en rente privĂ©e. ZĂ©ro risque entrepreneurial. Juste un homme qui a appris la mĂ©canique du pouvoir de l’intĂ©rieur, puis l’a revendue de l’extĂ©rieur, au prix fort. C’est ça, la moula. Pas une contradiction. Le pur produit d’un systĂšme : le capitalisme de connivence, oĂč la mĂȘme oligarchie prospĂšre prĂ©cisĂ©ment grĂące Ă  l’argent public qu’elle prĂ©tend rĂ©guler — et finance ensuite les mĂ©dias qui vous expliquent que tout va bien. AprĂšs ça, on peut toujours traiter de jaloux ceux qui regardent la facture. On peut toujours dire que la dette n’est qu’un mur imaginaire, qu’ĂȘtre de gauche ce n’est pas faire vƓu de pauvretĂ©, et que pendant qu’on fait de la moula, les autres surveillent. Le problĂšme n’est pas qu’ils aient de l’argent. Le problĂšme, c’est le mĂ©tier. La France n’a pas besoin de gens qui facturent la carcasse. Elle a besoin de gens qui construisent assez de valeur pour que la dette redevienne un outil, pas un destin. Il faut que tout change pour que rien ne change. Sauf si on arrĂȘte, enfin, de confondre la rente et la crĂ©ation.
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You heard that Juan PerĂłn destroyed Argentina's economy, but what actually happened? PerĂłn nationalized Argentina's central bank in March 1946 and handed price-setting power over beef and wheat exports to a state agency called IAPI. That single move strangled the two industries that fed the country. IAPI bought grain from farmers at prices it set, then sold that grain on world markets at actual prices, pocketing the spread. Farmers received roughly half the international price for wheat throughout the late 1940s. They responded the only rational way: they planted less. Cattle ranchers faced identical incentives and reduced their herds. Argentina's beef exports fell from 400,000 tons in 1946 to under 200,000 tons by 1952. The central bank nationalization meant PerĂłn controlled credit allocation directly. He flooded industry with cheap loans while agriculture starved of capital. Foreign exchange reserves accumulated before 1946 were gone by 1952. The price signal is the only tool an economy has to communicate scarcity and opportunity across millions of producers simultaneously. Suppress that signal in two of your most productive sectors and output collapses. By 1955, when the military removed PerĂłn, Argentina's share of world wheat trade had collapsed from a dominant position to near irrelevance. A country that once fed Europe had engineered its own agricultural decline through deliberate, economically illiterate, socialist policy.
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Nos intellectuels français, censĂ©s ĂȘtre l'apothĂ©ose de la pensĂ©e humaine, sont pour la grande majoritĂ© de grosses fraudes. Exemple ici de ce Boomer de la "Nouvelle Droite" qui pense que Marx est "insurpassĂ©" et que personne ne l'a encore "rĂ©futĂ©". Attention, pavĂ©. On creuse dans l'ordre : capital marxiste, sujet automate, fĂ©tichisme, baisse du taux de profit, argent qui se produit lui-mĂȘme jusqu’au supermarchĂ© planĂ©taire. DĂ©jĂ , l’analyse de Marx sur le capital est totalement "surpassĂ©e". Chez Marx, le capital est une sorte de substance inerte et homogĂšne qui n'est rien sans le travail de la classe ouvriĂšre. Si vous voulez dĂ©couvrir une bonne thĂ©orie du capital, il faut chercher du cĂŽtĂ© d'Eugen von Böhm-Bawerk. C'est lui qui a donnĂ© une vision comprĂ©hensible de ce qu'est le capital et comment sa structure est agencĂ©e. Pour faire vite, les biens du capital sont hĂ©tĂ©rogĂšnes (un four Ă  pain n'est pas un tracteur), Ă©tagĂ©s dans le temps selon une sĂ©quence bien dĂ©finie que l’épargne individuelle rend possible. Possible en remettant Ă  demain sa consommation, ce qui a pour effet de libĂ©rer du capital monĂ©taire sous forme de dĂ©pĂŽts empruntables par les entrepreneurs Ă  faible prix (taux d'intĂ©rĂȘt). Pour bĂątir, il faut d’abord renoncer Ă  consommer. Il faut aussi que les prĂ©fĂ©rences temporelles des acteurs Ă©conomiques s'accordent pour que les uns prĂ©fĂšrent un salaire maintenant (l'ouvrier) tandis que l'autre prĂ©fĂšre le risque d'un retour plus important plus tard (l'entrepreneur). La plus-value n'est pas volĂ©e, c'est une discordance de prĂ©fĂ©rences temporelles. Le prix du temps. Aussi, dire que "personne n’a rĂ©futĂ© Marx" devrait ĂȘtre suffisant pour envoyer ce boomer Ă  l'EHPAD dĂ©finitivement. C'est encore Böhm-Bawerk qu'on va citer ici, il a Ă©tĂ© le premier Ă  comprendre la grande contradiction marxiste entre le premier tome du Capital (entre autres sur la valeur-travail) et le troisiĂšme tome (qui tente d'expliquer les prix de production et le taux de profit moyen). En gros, pour faire simple : deux biens avec la mĂȘme somme de travail incorporĂ© peuvent se vendre Ă  des prix diffĂ©rents, parfois en deçà de la valeur-travail. Gros bug qui invalide la valeur-travail. L'explication de Marx a Ă©tĂ© de dire que les marchandises s'Ă©changent au coĂ»t plus un profit moyen, et que le total des prix Ă©gale le total des valeurs. Les deux ne tiennent pas ensemble. Sauf que le bug est impossible Ă  rĂ©soudre et il invalide dĂ©finitivement le marxisme Ă©conomique : si les prix s’écartent des valeurs-travail, l’exploitation comme vol s’écroule. Ensuite le sujet automate. Le sujet n'est pas un automate dĂ©nuĂ© de libre arbitre, il agit toujours et son action est toujours tournĂ©e vers une fin future plus satisfaisante que son prĂ©sent. L'observateur extĂ©rieur pourra toujours essayer de trouver des dĂ©terminismes chez son prochain, mais en faisant il commet lui-mĂȘme une contradiction performative car il se pense libĂ©rĂ© des dĂ©terminismes sociaux (ou naturels) qui dictent chaque action d'autrui. On agit donc toujours, l'entrepreneur compris, qui entrevoit que le profit vient d’une anticipation validĂ©e aprĂšs coup par le marchĂ©. Le fĂ©tichisme de la marchandise maintenant. Marx y voit des rapports humains occultĂ©s derriĂšre des choses. Sauf que l'action humaine fait sans cesse advenir de nouveaux besoins. De nouveaux besoins, ce sont de nouveaux biens comme fins, et donc de nouveaux biens qui Ă©mergent comme moyens. Le marchĂ© n'habille pas un rapport social figĂ© d'une apparence d'objet. Il rĂ©vĂšle, par les prix, que des individus jugent ces choses utiles pour demain. La baisse tendancielle du taux de profit est un gros morceau qui recouvre plusieurs rĂ©alitĂ©s Ă©conomiques : dĂ©jĂ , il n'y a pas de rĂ©alitĂ© macro tendancielle, il n'y a que des rĂ©alitĂ©s multiples qui s'agglomĂšrent pour provoquer, ou non, ces baisses. Il faudrait dĂ©cortiquer le taux de profit comptable, les taux d’intĂ©rĂȘt du marchĂ©, le rĂŽle de l'entrepreneur, de la rĂ©allocation temporelle du capital, des gains de productivitĂ©, de la dĂ©flation naturelle, de la nĂ©cessitĂ© d'un Ă©talon monĂ©taire dur etc... Enfin l’argent qui "se produit lui-mĂȘme vers un toujours plus, la suppression des obstacles au marchĂ© et la transformation de la planĂšte en vaste marchĂ© planĂ©taire." Ce qu'il dĂ©crit ici c'est l'Ă©volution naturelle de la structure du capital d'une sociĂ©tĂ© libre qui se complexifie sans cesse et "s'allonge" sans cesse dans ses Ă©tapes premiĂšres et intermĂ©diaires de la production. L'ensemble de ce systĂšme est orientĂ© vers une seule et mĂȘme fin : la consommation finale. Donc vers la rĂ©solution des besoins individuels des consommateurs sur le marchĂ©. Ce systĂšme qui fait la force du marchĂ© libre, c'est la division sociale en rĂ©gime de division du travail, de spĂ©cialisation des compĂ©tences et donc de bonne allocation du temps et de l'Ă©nergie humaine dans la sociĂ©tĂ©. Chacun a son rĂŽle Ă  jouer, chacun est unique, personne n'est Ă©gal. C'est cette diversitĂ© qui, laissĂ©e libre, produit ce marchĂ© planĂ©taire qui place la coopĂ©ration pacifique au-dessus de tout et qui permet l'amĂ©lioration des conditions de vie. Bref, rien Ă  retenir de boomer... Et j'ose mĂȘme pas imaginer ce qu'il a pu dire de J.-J. Rousseau avant ce passage ...
De Benoist sur Marx Un des derniers Ă  tenir la route
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Some may have forgotten, but "AI extinction" is the same old song and dance. In 2023 Altman tipped what his desired endgame is during a meeting with Biden and Kamala: a "government-issued license" for makers of large AI models. This is all about crushing competition
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🔮 Le Conseil d'État vient de rejeter le rĂ©fĂ©rĂ© dĂ©posĂ© par @Paymium et @BullBitcoinFR contre le dĂ©cret qui oblige les prestataires crypto français Ă  transmettre au fisc les donnĂ©es de leurs clients. Ce que les sociĂ©tĂ©s contestaient : le dĂ©cret du 19 dĂ©cembre 2025, qui applique en France la directive europĂ©enne DAC8. Collecte, vĂ©rification et conservation des donnĂ©es personnelles des dĂ©tenteurs de crypto-actifs, transmission Ă  l'administration fiscale, puis centralisation dans un registre couvrant les transactions de l'ensemble des rĂ©sidents de l'UE. Leur argument le plus concret portait sur le risque de fuite d'un fichier de cette taille. RĂ©ponse du juge : la probabilitĂ© est "trĂšs faible", et une simple Ă©ventualitĂ© ne suffit pas Ă  caractĂ©riser l'urgence. La semaine derniĂšre, le Parquet national anticriminalitĂ© indiquait que plus de 70 enlĂšvements ou sĂ©questrations liĂ©s aux cryptos avaient Ă©tĂ© recensĂ©s sur les huit premiers mois de 2026. La grande majoritĂ© d'entre eux se sont produits Ă  cause de fuites de donnĂ©es.
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Le pib par tĂȘte est corrĂ©lĂ© Ă  90% avec tout ce qui est bon
CoĂŻncidence
 le classement PISA est le mĂȘme que celui du PIB par tĂȘte immense responsabilitĂ© de ceux qui ont en main la gestion de l’éducation
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Suisse-UE - L'Ă©tude de Swiss Economics disponible en français Depuis 2015, le Conseil fĂ©dĂ©ral a commandĂ© plusieurs Ă©tudes Ă©conomiques aux agences Ecoplan (Berne) et BAK (BĂąle), destinĂ©es Ă  montrer le bien-fondĂ© de la politique europĂ©enne de la Suisse. Ces recherches ont Ă©tĂ© abondamment critiquĂ©es. Elles montrent surtout que le principal effet Ă©conomique des Accords bilatĂ©raux avec l'UE porte de loin sur l'immigration europĂ©enne. Se priver des autres avantages reprĂ©senterait une difficultĂ© dĂ©risoire Ă  cĂŽtĂ© du choc monĂ©taire que les exportateurs suisses ont dĂ» subir Ă  cause de la faiblesse chronique de l'euro. En rĂ©duisant par hypothĂšse cette immigration drastiquement - ou mĂȘme Ă  zĂ©ro dans certains scĂ©narios, on parvient Ă  la conclusion que la croissance Ă©conomique de la Suisse serait passablement rĂ©duite Ă  long terme. Ce qui est une Ă©vidence ne requĂ©rant pas vraiment la mise en oeuvre de modĂšles Ă©conomĂ©triques sophistiquĂ©s. Autonomiesuisse a mandatĂ© Swiss Economics Ă  Zurich pour une recherche adoptant une approche tout Ă  fait diffĂ©rente. Beaucoup plus rĂ©aliste, portant cette fois sur les nouveaux accords d'intĂ©gration ("BilatĂ©rales III"). Parue au premier semestre de cette annĂ©e en allemand, ce rapport d'expertise de 50 pages environ (avec les rĂ©sumĂ©s), est aujourd'hui disponible en français (lien d'accĂšs au pdf) autonomiesuisse.ch/fr/nouvel

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Suisse-UE - L’UE veut le beurre et l’argent du beurre AargauerZeitung, 20 aoĂ»t 2026 – Commentaire de Ulrich Giezendanner, ancien conseiller national UDC (extraits traduits, parenthĂšses ajoputĂ©es). « Dans sa tribune libre (Ă©dition du 7 aoĂ»t), Thomas Pfisterer, ancien conseiller national libĂ©ral-radical d'Argovie, fait l'Ă©loge des traitĂ©s europĂ©ens (« BilatĂ©rales III). J'ai beaucoup de mal Ă  saisir son propos. « Pfisterer parle de « garde-fous dĂ©mocratiques » dĂ©sormais nĂ©cessaires. Le Conseil fĂ©dĂ©ral doit jouer un « nouveau rĂŽle » entre politique Ă©trangĂšre et lĂ©gislation. « Et puis ça se complique encore. L'ancien juge fĂ©dĂ©ral et professeur de droit Ă©crit : « La lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique ne se forge pas seulement le jour des Ă©lections, mais par un processus politique continu de recherche de compromis jusqu'Ă  parvenir Ă  un consensus. » Quel charabia ! (
) « Je me mĂ©fie des gens qui tournent autour du pot avec des mots Ă  n'en plus finir. Si ces traitĂ©s europĂ©ens sont si formidables, pourquoi avons-nous soudainement besoin de « garde-fous dĂ©mocratiques » ? (
) « J'ai passĂ© beaucoup de temps Ă  Berne. On nous disait sans cesse que la Suisse ne faisait que choisir ce qui lui convenait dans l’UE. C'est tout le contraire : la Suisse contribue gĂ©nĂ©reusement et sans relĂąche. « Nous avons construit et financĂ© la nouvelle liaison ferroviaire Ă  travers les Alpes pour environ 24 milliards de francs. (
) « L'Allemagne et l'Italie s’étaient engagĂ©es Ă  construire les lignes de raccordement. La ligne BĂąle-Karlsruhe n'est toujours pas terminĂ©e, pas plus que la ligne Domodossola-Stresa. ParallĂšlement, la Suisse a construit et financĂ© la ligne de Luino en Italie. Qui, dans tout cela, ne fait que choisir ce qui lui convient ? (
) « Les nouveaux traitĂ©s europĂ©ens impliquent Ă©galement notre contribution financiĂšre. Nous devrons verser des milliards Ă  Bruxelles chaque annĂ©e (pour des agences et contributions diverses). (
) « À cela s'ajouteront les coĂ»ts indirects liĂ©s Ă  l’application de toute la bureaucratie europĂ©enne. Elle nous coĂ»tera des milliards supplĂ©mentaires. « Qu'il s'agisse de l'accord sur l'Ă©lectricitĂ©, les transports ou la libre circulation des personnes, je n'y vois aucun avantage pour la Suisse. « Nous aurons moins notre mot Ă  dire et les coĂ»ts seront nettement plus Ă©levĂ©s. Qui paiera la facture ? Les contribuables suisses. « Thomas Pfisterer rĂ©clame un dĂ©bat « neutre » sur les traitĂ©s europĂ©ens. VoilĂ  une demande Ă©trange. Une dĂ©mocratie se nourrit d'arguments pour et contre. Elle a besoin de la diversitĂ© des opinions et des points de vue. Ceux qui veulent un dĂ©bat « neutre » ne souhaitent en rĂ©alitĂ© aucun dĂ©bat. @autonomiesuisse @kompassVI aargauerzeitung.ch/schweiz/u

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Suisse-UE – Comment Lufthansa abuse impunĂ©ment de sa position dominante en Suisse Handelzeitung/Bilanz, 30 juillet 2026 – La Commission de la concurrence Ă  Berne ne peut pas intervenir. Le caractĂšre institutionnel de l’Accord sur le transport aĂ©rien (BilatĂ©rales I) a intĂ©grĂ© le marchĂ© suisse au marchĂ© europĂ©en. Avec rĂ©gulation exclusive de la Commission europĂ©enne (extraits traduits, parenthĂšses ajoutĂ©es). « Les prix des billets d'avion en Suisse sont fixĂ©s Ă  Francfort, siĂšge du groupe Lufthansa. « Ce dernier contrĂŽle les tarifs de ses compagnies aĂ©riennes assurant les liaisons avec Zurich et GenĂšve, principalement Swiss et Edelweiss, mais aussi Lufthansa, Austrian Airlines, Brussels Airlines, ITA Airways et Eurowings. « Ces compagnies exploitent environ 90 liaisons entre Zurich et GenĂšve, (pratiquement) sans concurrence. En situation de monopole, Francfort fixe les prix. Le groupe Lufthansa dĂ©tient une position dominante sur le marchĂ© du transport aĂ©rien sur ces lignes. « Selon une enquĂȘte de la Handelszeitung, ces tarifs sont en moyenne jusqu'Ă  quatre fois plus Ă©levĂ©s que sur les lignes oĂč la concurrence existe. (
) « La nĂ©cessitĂ© d'agir semble Ă©vidente. Pourtant, la Commission suisse de la concurrence (ComCo) et le rĂ©gulateur des prix affirment : « Nous ne sommes pas autorisĂ©s Ă  intervenir. » (
) «Les liaisons aĂ©riennes sont pourtant un Ă©lĂ©ment vital de l'infrastructure du pays. « PremiĂšrement, des accords bilatĂ©raux avec l'UE interdisent Ă  la Comco et au rĂ©gulateur des prix d'intervenir dans le trafic aĂ©rien entre la Suisse et l'Europe. « DeuxiĂšmement, la Commission europĂ©enne, compĂ©tente pour la Suisse et faisant Ă©galement office d'autoritĂ© de la concurrence, ignore le fait que le groupe Lufthansa a mis en place, Ă  proximitĂ© immĂ©diate du pays, un systĂšme tarifaire sans Ă©quivalent. (
) « Le fait que la Commission europĂ©enne ignore les prĂ©occupations suisses concernant les prix de Lufthansa est flagrant dans le cas du rachat de la compagnie aĂ©rienne italienne ITA par Lufthansa. « Elle Ă©tait seule responsable de l'examen de cette opĂ©ration. « En 2024, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© que le groupe Lufthansa ne cĂ©derait que quatorze crĂ©neaux horaires de dĂ©collage et d'atterrissage Ă  Zurich Ă  ses concurrents – quatorze sur des centaines. « Cette dĂ©cision n'a eu pour consĂ©quence qu'une intensification de la concurrence sur les vols vers Rome, et non sur les autres destinations italiennes, notamment Venise, Bologne et Florence. Par consĂ©quent, les prix sur ces lignes sont trĂšs Ă©levĂ©s. Il en va de mĂȘme pour les vols vers l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique et la Hongrie. » (
) @autonomiesuisse @KompassVI bilanz.ch/unternehmen/luftha

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Le journal allemand @cicero_online lĂąche une bombe, en rĂ©vĂ©lant que la sortie dĂ©finitive du nuclĂ©aire en 2023 a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©e sur la base de tromperies et de documents falsifiĂ©s par les Verts poches du ministre de l'Economie @RobertHabeckP 👇cicero.de/innenpolitik/rober

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Ce qui n’est pas une bonne nouvelle, c’est avant tout de voter des lois inconstitutionnelles. Et il revient au CC de rappeler cette Ă©vidence au lĂ©gislateur. Un contrĂŽle de la totalitĂ© des internautes, une loi silencieuse sur les conditions et les modalitĂ©s de mise en Ɠuvre, mais avec une entrĂ©e en application au 1er septembre (dans 15 jours), uniformisĂ©e car ne tenant nul compte de chaque situation (nocivitĂ© ou non de la plateforme, etc.)
 les warnings clignotaient Ă  tous les Ă©tages.
Une intrusion du Conseil constitutionnel dans le rĂŽle du LĂ©gislateur n'est jamais une bonne nouvelle. Aujourd'hui il va dans votre sens (et encore, il ne fait que souligner ce qu'il manque au projet pour s'appliquer correctement, il suffit de revenir avec un projet mieux rĂ©digĂ© ou pire, passer par Bruxelles), mais demain il vous empĂȘchera d'agir sur un autre thĂšme. Il faut Ă  tout prix une feuille de route pour rĂ©duire son pouvoir, et la raison est simple : en dĂ©mocratie c'est le peuple et lui seul qui dĂ©cide des rĂšgles qui s'appliquent Ă  lui. Soit par ses reprĂ©sentants, soit par rĂ©fĂ©rendum. HantĂ©s par les totalitarismes du XXe siĂšcle, nous avons abandonnĂ© ce principe et tout cela se retourne contre nous aujourd'hui... Nos dĂ©mocraties sont lentes, impopulaires, soumises Ă  des tracas juridiques qui n'ont plus l'intĂ©rĂȘt des Ă©lecteurs pour la simple raison qu'ils n'ont plus le pouvoir de dĂ©cision. Il faut Ă  tout prix revenir sur cela pour revitaliser le dĂ©bat dĂ©mocratique et la souverainetĂ© du peuple.
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Il faudrait afficher ce graphique @StrategiePlan en grand dans toutes les salles d'attente de France.
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Vu hier soir un extrait des commissions de reglementation de Youtube/Twitter. Une hallu. Les mecs (ya Agnes Evren dans le lot) ne sont jamais allĂ©s sur youtube. Le president dit: -"Bon, si je mets youtube (ils prennent tous leur portable), je tombe sur..voyons voyons..alors..France culture, ok, arte, ok, et lĂ , AH! en 3e position, je tombe sur FrontiĂšres, vous pouvez m'expliquer pourquoi on me propose Frontieres ??heeeeiiin ?? -"attends, michel, j’ai pas pareil sur ma page, on me propose pas FrontiĂšres Ă  moi, comment ça se fait ?" -"moi non plus, j’ai pas pareil que vous sur ma page. Montre la tienne pour voir ?" (PendĂ t ce temps le patron de youtube France hallucine complet et se retient de les traiter d’enormes buses): -"eh bien ça s’appelle un algorithme, voyez-vous, les contenus proposĂ©s dĂ©pendent de vos recherches, uhu". MĂȘme chose, mĂȘme equipe, avec le patron de twitter (mĂȘme tĂȘte qu’Elon Musk mais version française, on dirait son frĂšre) - "comment luttez-vous contre les fake niouzes qui pullulent sur touitĂšre ?" -"eh bien nous avons les notes de la communautĂ©, un outil democratique revolutionnaire, hyper rapide, qui corrige presque immediatement les erreurs, avec un vote qui les valide" -"eh bien il faudrait autoriser uniquement les medias crĂ©dibles Ă  faire ces notes de la communautĂ©, sinon comment voulez-vous que les faits soient bien vĂ©rifiĂ©s"? Le patron de Twitter hallucine complet sur le niveau d'incompĂ©tence de ces 10 vieux cons qui n’ont jamais compris comment les rĂ©seaux marchaient mais qui sont bien decidĂ©s de les censurer pour pas que la droite s’exprime. Une hallu complĂšte. (Vu ça sur la chaĂźne de ThĂ©o Malini)
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The great feat of capitalism has been lifting billions out of poverty, but the modern left barely talks about it. Instead, they're obsessed with something else: inequality. Thomas Piketty and Gabriel Zucman have become the rock stars of modern economics by sounding a single alarm: capitalism is producing dangerous and unjust levels of wealth inequality. Their books and policy proposals - heavy wealth taxes, global tax coordination and aggressive redistribution - are presented as moral necessities. But their framework is deeply flawed. They fixate on relative inequality (Gini coefficients, top 1% shares, etc.) while downplaying the explosion in absolute living standards. The bottom half of society today enjoys access to healthcare, technology, sanitation and consumer goods that would have been unimaginable to the middle class of previous generations. Capitalism’s great achievement is not that the rich got richer – it’s that the poor became dramatically less poor. Their historical narratives often cherry-pick data and project trends that ignore economic dynamism, mobility, and the role of innovation. Much of the wealth at the top comes from value-creating entrepreneurs, not inherited privilege or “rent-seeking”. Their proposed solutions are even more problematic. Wealth taxes are notoriously difficult to administer, encourage capital flight and punish the very saving and investment that drive long-term growth. History is littered with examples of high-tax redistributionist policies that slowed progress without meaningfully reducing poverty. Rather than focusing on absolute poverty or lack of opportunity, activist economists like Piketty and Zucman treat inequality as the central moral failing of our time, creating the mindset that has led politicians to sacrifice growth, freedom and human flourishing in pursuit of enforced equality of outcome. When capitalism proved it could solve need, the left pivoted to focus on inequality. The inequality economists would have us sacrifice progress on the altar of envy dressed up as science.
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En France, l'état peut interdire aux gens de faire du sport au prétexte qu'il fait chaud. On nage en plein délire. La liberté et son corollaire la responsabilité individuelle n'existent plus.
Canicule & pratique sportive : En rĂ©fĂ©rĂ©-libertĂ©, l'interdiction de « la pratique de toute activitĂ© physiques & sportives » (en extĂ©rieur) sur le territoire d'une commune est validĂ©e. MĂȘme pour des activitĂ©s libres. Au motif que l'interdit est limitĂ© Ă  la pĂ©riode de canicule.
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J'ai donnĂ© le rapport le plus liberticide de la Ve RĂ©publique Ă  une IA et je lui ai demandĂ© de le dĂ©monter juridiquement. RĂ©sultat : en quelques minutes, elle a produit ce que des cabinets facturent des dizaines de milliers d'euros. Chaque angle d'attaque, chaque prĂ©cĂ©dent, chaque voie de recours. Les IA sont dĂ©sormais au niveau des meilleurs avocats — et ce qu'elles trouvent dans ce texte est accablant. Le rapport n° 875 du SĂ©nat propose de faire « invisibiliser » des citoyens avant la prĂ©sidentielle, de suspendre les algorithmes pendant les campagnes, de crĂ©er des dĂ©lits de diffamation SANS intention, et de conditionner le statut de presse Ă  des chartes « dĂ©ontologiques ». Voici, noir sur blanc, comment ce tas de recommandations liberticides se fait dĂ©molir devant les juges. D'abord, le Conseil constitutionnel a DÉJÀ tranchĂ©. Deux fois. En 2020, dĂ©cision 2020-801 DC : la loi Avia, qui voulait faire retirer des contenus sans juge, censurĂ©e pour atteinte disproportionnĂ©e Ă  la libertĂ© d'expression. En 2009, dĂ©cision 2009-580 DC : Hadopi, seul un JUGE peut restreindre l'accĂšs Ă  Internet. La reco n° 1 de ce rapport — un « observatoire » para-public qui dĂ©signe des « utilisateurs fautifs » Ă  invisibiliser, sans juge, sans procĂšs, sans recours — propose exactement ce que le Conseil a dĂ©jĂ  dĂ©clarĂ© contraire Ă  la Constitution. En pire. Et l'astuce de la confier Ă  la « sociĂ©tĂ© civile » financĂ©e par l'ANR ne trompera personne : un organisme financĂ©, mandatĂ© et orientĂ© par l'État exerce une prĂ©rogative de puissance publique. Ses actes sont attaquables. En rĂ©fĂ©rĂ©-libertĂ©, c'est jugĂ© en 48 heures. Ensuite, l'article 11 de la DĂ©claration de 1789, bloc de constitutionnalitĂ© : « tout Citoyen peut donc parler, Ă©crire, imprimer librement, sauf Ă  rĂ©pondre de l'abus de cette libertĂ© dans les cas dĂ©terminĂ©s par la Loi. » RĂ©pondre APRÈS, devant un juge. Pas ĂȘtre neutralisĂ© AVANT, par un consortium subventionnĂ©. Deux siĂšcles de droit balayĂ©s par une recommandation. Les dĂ©lits « non intentionnels » de diffamation par IA (reco n° 9) ? Un oxymore juridique. La responsabilitĂ© pĂ©nale personnelle est un principe constitutionnel (articles 8 et 9 de la DĂ©claration de 1789). Condamner quelqu'un pour des propos qu'il n'a ni conçus ni voulus, c'est la responsabilitĂ© pĂ©nale du fait d'une machine. Aucune chance de survivre Ă  une QPC. Le conditionnement du statut de presse Ă  la « dĂ©ontologie » (recos 20 Ă  26) ? Le Conseil constitutionnel a posĂ© dĂšs 1984 (dĂ©cision 84-181 DC) que l'administration ne peut subordonner l'existence d'un organe de presse Ă  une apprĂ©ciation de son contenu. C'est le retour de l'autorisation prĂ©alable — abolie en 1881. En Italie, l'article 21 de la Constitution l'interdit mot pour mot. En Espagne, l'article 20. En Allemagne, l'article 5 de la Loi fondamentale dit littĂ©ralement : « Il n'y a pas de censure. » La France serait le seul pays d'Europe Ă  faire ce que Karlsruhe, Madrid et Rome interdiraient au premier regard. Et le plus beau : le front europĂ©en. Obliger YouTube et TikTok Ă  paramĂ©trer leurs algorithmes pour pousser des mĂ©dias labellisĂ©s par l'Arcom, rĂ©guler les crĂ©ateurs « Ă  forte audience » comme des chaĂźnes de tĂ©lĂ©, passer au « pays de destination » (recos 31, 32, 38, 52) — tout ça viole frontalement le droit de l'Union. La CJUE vient de pulvĂ©riser la loi autrichienne qui tentait la mĂȘme chose (arrĂȘt Google Ireland, C-376/22, novembre 2023). Et n'importe qui — vous, moi — peut dĂ©poser une plainte Ă  la Commission europĂ©enne. C'est gratuit. Ça dĂ©clenche une procĂ©dure d'infraction contre la France. La CEDH a mĂȘme dĂ©jĂ  jugĂ© qu'on ne condamne pas pour « fausses nouvelles » Ă©lectorales (Salov c. Ukraine, 2005) et que l'anonymat en ligne est protĂ©gĂ© par la libertĂ© d'expression (Standard c. Autriche, 2021). RĂ©capitulons les armes disponibles : saisine du Conseil constitutionnel par 60 parlementaires avant promulgation. QPC par n'importe quel justiciable visĂ©. Recours devant le Conseil d'État contre chaque acte d'application, avec rĂ©fĂ©rĂ©-libertĂ© en 48h. Question prĂ©judicielle Ă  la CJUE. Plainte gratuite Ă  la Commission europĂ©enne. Contentieux Ă©lectoral devant le Conseil constitutionnel si l'invisibilisation touche la prĂ©sidentielle. Six voies. Toutes ouvertes. Ce rapport sait qu'il est fragile : il cite lui-mĂȘme, page 97, la jurisprudence qui le bloque. Ses auteurs ne pourront pas plaider l'ignorance. J'ai mis la cartographie juridique complĂšte Ă  disposition — dix cibles classĂ©es par vulnĂ©rabilitĂ©, tous les prĂ©cĂ©dents, tous les vĂ©hicules de recours. Avocats, constitutionnalistes, professeurs de droit public : servez-vous. Les mĂ©moires de saisine peuvent ĂȘtre prĂ©parĂ©s dĂšs maintenant, avant mĂȘme que ces recommandations deviennent des amendements. Ils ont Ă©crit 160 pages pour organiser le contrĂŽle de l'information. Il a fallu quelques minutes Ă  une IA pour cartographier leur dĂ©molition. VoilĂ  le monde dans lequel ils lĂ©gifĂšrent — et ils ne l'ont pas encore compris.
C'est le texte le plus affreux que la Ve RĂ©publique ait produit depuis la LibĂ©ration. J'ai Ă©tĂ© lire le rapport n° 875 du SĂ©nat sur « la rĂ©gulation de l'information dans l'espace numĂ©rique », adoptĂ© le 8 juillet avec les prĂ©rogatives d'une commission d'enquĂȘte. 160 pages, 56 recommandations. C'est absolument Ă©difiant. Pendant que tout le monde regarde ailleurs, ce texte sert de cheval de Troie : on part de la lutte contre l'ingĂ©rence Ă©trangĂšre Viginum, un service lĂ©gitime, bornĂ© par quatre critĂšres cumulatifs dont l'implication d'une « entitĂ© Ă©trangĂšre » et on propose froidement de construire son « pendant » tournĂ© vers l'intĂ©rieur. Vers vous. Vers moi. Vers n'importe quel Français qui publie. Lisez la recommandation n° 1. Elle propose de crĂ©er, avant la prĂ©sidentielle, un « observatoire » financĂ© sur fonds publics, chargĂ© d'inciter les plateformes « Ă  modifier leurs algorithmes ou Ă  invisibiliser un utilisateur fautif » Ă  l'approche des Ă©lections. Vous avez bien lu. « Invisibiliser un utilisateur fautif. » Fautif de quoi ? DĂ©cidĂ© par qui ? Sans juge, sans procĂšs, sans dĂ©fense. Un organisme para-Ă©tatique qui dĂ©signe des citoyens Ă  faire disparaĂźtre des fils de recommandation, prĂ©cisĂ©ment au moment oĂč la parole politique compte le plus. Le shadowban comme instrument de politique publique. La recommandation n° 4 va plus loin : imposer aux plateformes des obligations « plus strictes de retrait des contenus, voire de suspension des algorithmes pendant la campagne Ă©lectorale ». Suspendre la distribution de la parole pendant la campagne. Dans quel pays libre a-t-on jamais Ă©crit ça ? Article 11 de la DĂ©claration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789, bloc de constitutionnalitĂ© : « La libre communication des pensĂ©es et des opinions est un des droits les plus prĂ©cieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, Ă©crire, imprimer librement, sauf Ă  rĂ©pondre de l'abus de cette libertĂ© dans les cas dĂ©terminĂ©s par la Loi. » RĂ©pondre de l'abus DEVANT UN JUGE, APRÈS publication. Pas ĂȘtre invisibilisĂ© prĂ©ventivement par un consortium subventionnĂ©. Le Conseil constitutionnel a dĂ©jĂ  tranchĂ© deux fois. En 2018 (dĂ©cision 2018-773 DC), il n'a sauvĂ© le rĂ©fĂ©rĂ© « fake news » qu'en le rĂ©duisant Ă  presque rien : seules des allĂ©gations manifestement fausses, diffusĂ©es artificiellement et massivement, avec un risque manifeste d'altĂ©rer le scrutin. En 2020, il a censurĂ© la loi Avia (dĂ©cision 2020-801 DC) parce que faire retirer des contenus sans juge portait une atteinte disproportionnĂ©e Ă  la libertĂ© d'expression. Ce rapport propose exactement ce que le Conseil a dĂ©jĂ  dĂ©clarĂ© contraire Ă  la Constitution — en pire, puisqu'on y ajoute la dĂ©signation nominative de « fautifs ». Et ce n'est que le dĂ©but. Recommandation n° 5 : permettre Ă  des associations militantes de dĂ©clencher elles-mĂȘmes des poursuites pour « fausses nouvelles » au titre de l'article 27 de la loi de 1881. La dĂ©lation processuelle privatisĂ©e. Recommandation n° 9 : crĂ©er des dĂ©lits NON INTENTIONNELS de diffamation, d'injure ou de discrimination, punissables par simple « nĂ©gligence » quand une IA est impliquĂ©e. Deux siĂšcles de droit de la presse reposent sur l'intention. On propose de condamner pĂ©nalement des gens pour des propos qu'ils n'ont pas voulu tenir. Recommandations n° 14 Ă  17 : inscrire dans le droit europĂ©en une dĂ©finition officielle de la « dĂ©sinformation », graduĂ©e en niveaux de risque jusqu'au « risque inacceptable », en visant expressĂ©ment la dĂ©sinformation « climatique, de santĂ© ». L'État qui dĂ©finit le vrai et le faux sur les sujets scientifiques contestĂ©s, avec une Ă©chelle de peines. Un ministĂšre de la VĂ©ritĂ© avec une nomenclature. Recommandations n° 20 Ă  26 : conditionner l'agrĂ©ment de presse (CPPAP), donc les aides et le statut fiscal, au respect de « chartes dĂ©ontologiques » et Ă  la consultation d'une « association agréée agissant en matiĂšre de dĂ©ontologie journalistique ». Traduction : pour ĂȘtre reconnu comme presse, il faudra penser correctement. C'est le retour de l'autorisation prĂ©alable, abolie en... 1881. Recommandations n° 29 et 53 : conditionner les achats publicitaires de l'État Ă  l'exclusion des « sites de dĂ©sinformation », puis « prĂ©voir un mĂ©canisme incitatif voire une obligation » pour que les annonceurs PRIVÉS orientent leurs budgets vers les mĂ©dias labellisĂ©s. L'asphyxie Ă©conomique des mĂ©dias non conformes, organisĂ©e par la loi. Recommandations n° 31, 32, 36, 37, 38 : obliger YouTube, TikTok, Instagram Ă  « paramĂ©trer leurs algorithmes » pour mettre en avant des « services d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral » dĂ©signĂ©s par l'Arcom et placer les crĂ©ateurs indĂ©pendants « Ă  forte audience » sous la rĂ©gulation directe de l'Arcom, « au mĂȘme titre que dans le champ de l'audiovisuel ». Un influenceur qui marche trop bien devient une chaĂźne de tĂ©lĂ© soumise Ă  licence. Et pendant qu'on rĂ©gule d'une main, on subventionne de l'autre : recommandations n° 39 et 40, un « soutien financier spĂ©cifique » et des grilles de rĂ©munĂ©ration pour les crĂ©ateurs d'information. Le bĂąton pour les insoumis, la gamelle pour les dociles. Recommandations n° 12 et 13 : Ă©largir l'identification pĂ©nale des auteurs d'« infractions au droit de la presse » et crĂ©er une « requĂȘte nommĂ©e » pour lever l'anonymat en ligne. La fin de l'anonymat, pour des dĂ©lits d'opinion. Prenez du recul une seconde. Mis bout Ă  bout : un organe qui dĂ©signe les citoyens Ă  invisibiliser, des algorithmes suspendus pendant les campagnes, une dĂ©finition lĂ©gale de la vĂ©ritĂ©, des dĂ©lits sans intention, la presse sous agrĂ©ment dĂ©ontologique, la publicitĂ© flĂ©chĂ©e par l'État, les crĂ©ateurs sous licence Arcom, l'anonymat levĂ© sur requĂȘte. Chacune de ces briques serait dĂ©jĂ  un scandale. L'ensemble forme une architecture complĂšte de contrĂŽle de l'information, prĂ©sentĂ©e dans la langue anesthĂ©siante de la « rĂ©gulation » et de la « qualitĂ© de l'information ». L'article 34 de la Constitution confie Ă  la loi le soin de fixer les garanties des libertĂ©s publiques pas d'organiser leur dĂ©mantĂšlement par observatoires interposĂ©s. L'article 4 de la Constitution garantit « les expressions pluralistes des opinions ». L'article 10 de la CEDH protĂšge la libertĂ© d'expression y compris pour les idĂ©es qui « heurtent, choquent ou inquiĂštent » (Handyside, 1976). Ce rapport heurte frontalement les trois. S'il y a des avocats, des constitutionnalistes, des professeurs de droit public qui lisent ceci et veulent se saisir de l'affaire documenter, publier, prĂ©parer les QPC et les saisines le jour oĂč ces recommandations deviendront des amendements manifestez-vous. Parce que je pĂšse mes mots : je pense que c'est le texte le plus affreux que la Ve RĂ©publique ait produit depuis la LibĂ©ration. Pas le plus brutal. Le plus profond. Celui qui ne censure pas un livre mais qui redĂ©finit qui a le droit d'informer, ce qui est vrai, et qui mĂ©rite d'exister dans l'espace public. J'ai Ă©tĂ© lire ce rapport-lĂ  et c'est absolument Ă©difiant. Lisez-le vous-mĂȘmes. Rapport d'information n° 875, SĂ©nat, session extraordinaire 2025-2026. Tout y est.
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