Lyon, France
Joined October 2011
Philippe DOMERC retweeted
La France emprunte désormais à 5,10 %sur 10 ans. Ce taux, c'est la base du crédit immobilier. Pour chaque hausse, nous aurons des ménages qui ne pourront plus acheter de logement et avoir leur projet de vie. Les marchés financiers sanctionnent l'absence de cap. Italie et Espagne ont fait des choix difficiles et les ont tenus. Les responsables politiques doivent trouver un compromis budgétaire et en assumer le coût politique. La République doit primer sur les calculs partisans.
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L'effet ciseaux entre les taux de prêt et les prix crée une forte éviction à l'achat pour la classe moyenne, qui ne sort pas du marché locatif de facto. De l'autre côté, les rendements nets sont moins intéressants que les placements financiers, donc pas d'investissement...
Offre locative 0 - Hausse des loyers 1 Et si vos loyers n’avaient pas fini de grimper ? Certains affirment que le nombre de logements à louer ou en construction n’influence pas le marché. Le marché rappelle une règle simple : moins il y a d’offre, plus c’est cher. @LesEchos
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Et la coccinelle, la Fiat 500, la mini ? Même avis sur les autres pays ? Ou simple finitude d'un monde où l'inspiration s'est arrêtée il y a bien longtemps ?
Ce qui me gêne le plus dans ces remakes de voitures anciennes, c'est que cela semble traduire un repli français vers le passé en réaction à une peur maladive du futur et ce n'est pas bon signe
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Culture "hydrocarbures et conservation"
On m'a posé une question intéressante sur le stockage des hydrocarbures ce matin, rapide fil sur les durées de conservation👇👇👇
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Les taux des banques augmentent très vite avec le choc de l'oat et la hausse BCE, dès maintenant beaucoup de dossiers sont bloqués malheureusement, et c'est vrai que la norme HCSF peut rajouter un souci pour les clients qui ont une banque qui respecte strictement le 35%.
Le piège du taux d’usure sur le #crédit #immobilier ! Deux mesures simples pour soutenir le marché du #logement: - réviser le taux d'usure chaque mois ; - ne pas réduire l'analyse d'un ménage à un ratio de 35%. - analyser le reste à vivre lnkd.in/p/ekcjub-R
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Avec la hausse des taux entrée dans une spirale d'au moins quelques mois , dans une économie sans croissance, réponse Oui. La statistique est en plus faussée par la surrepresentation des petites surfaces dans les ventes actuelles.
🏘️ Les prix immobiliers sont-ils à la veille d'une rechute ? ➡️ ebx.sh/rzSk0t 🌡️ A Paris, thermomètre de l'immobilier résidentiel, le coût du mètre carré ressort en repli de 0,2 % sur les trente derniers jours. « C'est la première fois que les prix rebaissent dans la capitale depuis le début de l'année », note Thomas Lefebvre, directeur scientifique de SeLoger-MeilleursAgents. 🗓️ Or, Paris est toujours un peu en avance de phase et donne généralement le ton de ce que sera le marché immobilier résidentiel dans les prochains mois.
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Philippe DOMERC retweeted
C'est une dinguerie ce qui se trame depuis trois quatre jours au large de la Catalogne. Les spécialistes avouent n'y rien comprendre si ce n'est que cela se rapproche d'une tempête tropicale.
Molta atenció!!! És torna a retroalimentar al mar i torna a ser un sistema convectiu de meseoescala amb tempestes agrupades, veurem si es manté estàtica o no, cap model donava aquest matí una situació així, peatge d'un mar molt calent. #meteo
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Notre système de prêts décrypté, avec tous ses avantages
La France est un enfer fiscal mais un paradis bancaire. Et c'est encore plus vrai maintenant que les taux remontent. Le système français reste l'arme de construction patrimoniale la plus puissante au monde. Voici pourquoi : 🧶 À Dérouler
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Philippe DOMERC retweeted
La France est un enfer fiscal mais un paradis bancaire. Et c'est encore plus vrai maintenant que les taux remontent. Le système français reste l'arme de construction patrimoniale la plus puissante au monde. Voici pourquoi : 🧶 À Dérouler
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Oui, les méthodes d'enseignement basées sur la connaissance brute doivent changer...
MIT published a brutally honest report on what AI is doing to students. A committee of professors and students spent five months studying how AI changed learning on campus, and the findings read like a warning to every university on the planet. Study groups are disappearing. Office hours are emptying out. Problem sets and take-home exams no longer prove anything, because AI can produce credible solutions to almost any written assignment in the undergraduate curriculum. Students who lean on chatbots lose mastery and confidence, and some slip into what the report calls cognitive surrender, reaching for AI at the first hint of struggle. The numbers are rough. 46 percent of surveyed MIT undergrads use LLMs daily. 90 percent worry about their own overreliance. Undergrads who feel AI makes them replaceable now outnumber those who feel it makes them capable. The committee's answer surprised me. They refused to fight AI with surveillance. The report calls AI detectors unreliable, says lockdown browsers feel like spying, and warns that policing students builds a classroom atmosphere of mutual distrust. Instead, MIT wants to rebuild education around the things AI can't replace. That means oral exams, semester portfolios, in-person project work, and a required social component in every subject. The report even floats the idea of rethinking grades entirely, since without a GPA to optimize, much of the incentive to cheat with AI evaporates. The committee warns professors against replacing undergrad research assistants with AI agents just because they're cheaper, because a university exists to grow people, not output. The most famous tech school on earth admitted the machines broke its way of teaching. Its answer is more humans, not more software.
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L'essentiel de ces 9000 milliards, ce sont des biens immobiliers, pas liquides, qui vont perdre une grosse partie de leur valeur quand ils vont tous se présenter en même temps sur le marché....
Merci à @marcfiorentino d'en parler "Un magot de 9 000 milliards d'euros va être transmis par les 10,7 millions de personnes qui vont mourir entre 2026 et 2040. Et l’État veut mettre la main sur ce magot pour remplir ses caisses. les baby-boomers qui ont accumulé une large majorité du patrimoine financier et immobilier vont mourir en masse dans les 15 ans qui viennent. On estime le nombre de décès à près de 11 millions, plus d’un million et demi de plus que sur les quinze années qui viennent de passer. Estimé entre 7 000 et 9 000 milliards d’euros sur 15 ans. De quoi financer une partie de nos dépenses publiques qui ne vont qu’augmenter. Le grand gagnant de cette grande transmission ce n'est pas la génération suivante. Non, le plus gros héritier de France : l’État. La tranche supérieure de la taxation est de 45% au-dessus de 1 805 677 €. Mais la taxation est déjà de 30% au-dessus de 552 324 €. On va donc probablement toucher au barème et créer des nouvelles tranches. L’enjeu est de taille. On parle de centaines de milliards d’euros supplémentaires. Et de passer de 20 milliards de recettes pour l'État par an, comme en 2025, à plus de 60 en quelques années."
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[Thread] [1/6] Je pense que l’on peut désormais affirmer que la France traverse la plus grandes catastrophe agricole nationale depuis 1945. Sans aide publique, 30 000 à 35 000 exploitations pourraient se retrouver en situation de faillite, soit près de 10 % des exploitations agricoles françaises. C’est monstrueux. Les conditions climatiques exceptionnelles que nous connaissons aujourd’hui se rapprochent de ce qui deviendra beaucoup plus fréquent, voire ordinaire, dans les prochaines décennies. 2026 sera dans la moyenne de 2050. Nous connaîtrons encore des années plus chaudes et plus extrêmes que 2026. Le constat devient donc difficile à éviter : notre modèle agricole n’est pas suffisamment préparé au changement climatique qui arrive. C’est aussi le résultat d’un échec politique collectif : les gouvernements successifs n’ont pas suffisamment pris la mesure de l’ampleur des bouleversements que le changement climatique impose déjà, et imposera demain, à notre agriculture. Il ne s’agit plus seulement de réparer les dégâts après chaque sécheresse, canicule ou mauvaise récolte. Il faut désormais engager une transformation structurelle de notre agriculture. Voici les pertes de rendement les plus fiables que j'ai pu trouver par rapport à la moyenne de 5 dernières années (uniquement pour les cultures de printemps et d'été).
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Comme quoi, la décision de l'Europe de supprimer le thermique à horizon 2035, si décriée, est mise en place de fait par le marché...
🚨 VOLKSWAGEN : BIENVENUE AU CRASH-TEST DE LA DÉSINDUSTRIALISATION EUROPÉENNE. Jusqu’à 140 000 emplois potentiellement menacés selon le comité d’entreprise. Pourquoi ? Coûts trop élevés. Énergie trop chère. Surcapacités. Chine perdue. VE chinois qui arrivent en Europe. Droits de douane américains. Et le chiffre qui résume tout : LES FRAIS DE STRUCTURE DE VW SONT ENCORE +30 % AU-DESSUS DE CEUX DE SES CONCURRENTS. Oliver Blume veut donc couper jusqu’à 50 000 emplois supplémentaires et réduire encore les capacités européennes. Les syndicats répondent : « Réduire les coûts n’est pas une stratégie d’avenir. » Certes. Mais produire une voiture trop chère que le client peut acheter moins cher ailleurs…CE N’EST PAS DAVANTAGE UNE STRATÉGIE D’AVENIR. Voilà le piège allemand. Pendant vingt ans, l’Europe a accumulé : normes, coûts énergétiques, fiscalité, contraintes industrielles en supposant que son avance automobile serait éternelle. Pendant ce temps, la Chine construisait : batteries, chaînes d’approvisionnement, usines, logiciels, véhicules électriques. Et maintenant l’ancien champion européen découvre la règle la plus brutale du capitalisme industriel : LE CLIENT N’ACHÈTE PAS VOTRE MODÈLE SOCIAL. IL ACHÈTE UNE VOITURE. Plus de 10 000 salariés ont hué Blume aujourd’hui à Wolfsburg. Mais le véritable adversaire n’était pas dans la salle. Il est à Shenzhen. À Shanghai. Et dans chaque usine chinoise capable de sortir plus vite un véhicule moins cher. L’EUROPE PENSAIT RÉGLEMENTER LA TRANSITION AUTOMOBILE. LA CHINE A DÉCIDÉ DE LA PRODUIRE. Et Volkswagen est peut-être simplement le premier géant européen à recevoir la facture.
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Prévision devenue réalité quelques heures plus tard...
Sans aller jusqu'à dire que ça va s'y dérouler à 100%, ce qui ressort des modélisations c'est un très gros risque supercellulaire et tornadique entre nord Aude et Hérault-Gard entre fin d'après-midi et début de soirée. On n'a pas fréquemment de tels indices supercellulaires et tornadiques. Je ne serai pas étonné qu'une grosse tornade se manifeste sur ce secteur. (sans l'affirmer je le répète à 100%, on évoque toujours le mot de "risque") Pour rappel, y a déjà une suspicion de tornade sur l'évènement orageux violent de Peyrehorade (40) hier soir.
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Très intéressant à lire pour comprendre les dynamiques du logement ! #logement #construction
En fait, t'y connais rien et tu veux juste blâmer l'immigration, hein ? Un petit tout du coté des données 2025 de l'INSEE ? En 2025, le solde migratoire était de +176 000 personnes, ce qui requiert environ 82 000 logements. Voyons maintenant tous les autres paramètres du logement : Nous avons également eu 651 000 décès, ce qui a libéré environ 220 000 logements ayant la capacité de loger environ 500 000 personnes. Mes données peuvent parfois sembler étrange quand on passe d'un nombre de personne à un nombre de logement (ou vice-versa). Parce que tous les logements n'ont pas les mêmes capacités, et que les besoins varient selon qu'on loge seul ou en groupe (familles, colocataires, etc.) Chaque décès ne libère pas un logement : il n'y a pas que des vieux, ni des personnes qui vivent seules dans leur logement, qui meurent. Le conjoint peut rester seul le logement, d'autres vivent déjà en EPHAD depuis un moment, etc. Il faut aussi tenir compte que bien des personnes âgées qui décèdent occupent alors seules un logement qui fut un logement familiale, un logement au moins pour deux voir bien plus. Nous avons eu 645 000 naissances (hiver démographique), sachant que dans l'écrasante majorité, cela ne requiert pas immédiatement un changement de logement. Les chambres se partagent quand ce n'est pas le premier enfant, ou les parents ont déjà anticipés et ont déjà une chambre de disponible. Parfois, un changement de logement peut se faire, ce qui en libère un, on perd seulement un peu de place. Retenez que les naissances ont un impact faible sur les enjeux de logement pur à court termes, et donc dans l'année. Mais ça finira par devenir des besoins nouveaux quand les enfants vont quitter la maison, avec des situations diverses : colocations, cité universitaires, couples qui se forment, vie active en célibataire, départ pour l'étranger (ça, c'est déjà inclus dans le solde migratoire) etc. En gros, il a fallu 250 000 nouveaux logements pour notre jeunesse en 2025, en tenant compte des diverses situations de ces environ 375 000 jeunes. Coté construction, nous avons eu la livraison d'environ 300 000 nouveaux logement avec une capacité de loger environ 500 000 personnes de plus. Mes calculs peuvent parfois sembler étrange (oui je me répète) quand je passe d'un nombre de logements à un nombre de places de logement. Parce que je tiens compte des différents types de logement. Et ici, je dois en plus tenir compte du fait que jusqu'à 15% des constructions neuves sont des résidences secondaires, qui ne vont donc pas permettre à de nouvelles personnes de se loger. Coté destruction, nous avons détruit environ 10 000 logements. Nous en avons également des pertes par réaffectation (transformation en locale commerciale, en bureaux, en cabinet médical, en garage aussi parfois), ce qui fait en gros 15 000 logements. Tout cela nous a fait perdre de la place pour environ 50 000 personnes. Mais nous faisons aussi des gains par la réhabilitation (rénovation de logements qui sont remis sur le marché) et des réaffectation dans l'autre sens : des bureaux, des locaux professionnels abandonnés, ce qui correspond en tout à 20 000 logements et 50 000 places aussi. Ça se compense en nombre de places, parce qu'on réhabilite surtout des gros logements, voire des immeubles avec des appartements familiaux, alors qu'on démolit le plus souvent de petites habitations. Ce qu'il faut retenir : Le logement, c'est une dynamique à la fois du parc immobilier, et de la démographie, avec des paramètres bien chiants : on a besoin de toute sorte de taille de logement selon les besoins des personnes, en groupes ou seuls, et d'une répartition sur le territoire en fonction de là où ils ont du travail pour les actifs, là où ils étudient, là où veulent ou peuvent vivre (pour les retraités selon leurs moyens). Et ces besoins évoluent sans cesse : on se met en couple, on fait des enfants, on se sépare, on se remet en couple, on est muté dans une autre région, des enfants partent du foyer, on vieillit, on finit seul. Chaque étape peut nécessité déménagement, revente et achat. L'adéquation du parc immobilier de chaque bassin d'emploi, ou de zone à retraités, avec ces besoins est le plus gros casse tête qui soit. Actuellement, nous gagnons 500 000 places de plus chaque année, et pourtant nous avons de gros soucis de logement. L'immigration ? C'est seulement 176 000 personnes, c'est largement absorbé par ces 500 000 places qu'ils contribuent fortement à construire. Où est le problème alors ? Le gros soucis, c'est l'inadéquation des logements aux besoins réels. On a des familles qui voudraient pouvoir acheter des logements plus grands (quand les enfants arrivent ou grandissent, ou avant même de faire un enfant) certains étant occupés par des vieux qui vivent plus longtemps qu'avant. D'autres voudraient acheter plus petit quand les enfants s'en vont. Et d'autres veulent cloner leur logement un peu plus loin, pas trop, quand les parents se séparent. Et ces cycles de rotations sont un peu grippés, à la fois par l'allongement de la vie, mais aussi des difficultés financières : salaires trop bas, immobilier trop cher, taux plus haut qu'avant = marché bloqué = crise du logement. Et donc l'éléphant dans la pièce, c'est le phénomène de décohabitation, alimenté principalement par les séparations et les divorces (mais aussi le célibat choisi) qui ajoute une pression énorme. C'est un phénomène de plus en plus difficile à mesurer directement dans un monde où le mariage (et donc le divorce) n'est plus le cadre légal dominant pour former une famille. Des gens se séparent, des familles recomposées se forment, et la garde alternée devient le mode de garde de référence quand papa et maman ne vivent plus ensemble, au grand bénéfice des enfants. On peut en avoir une idée de cette décohabitation, toutes causes confondues, en suivant le taux moyen d'habitants par logement : 3,1 en 1968, 2,14 en 2025. On estime que ce phénomène nécessite 150 000 logements de plus par an, avec de grandes inégalités territoriales (on se sépare plus à Paris et dans les grandes villes) et des pressions pour être proche des écoles, collèges, lycées. La natalité baisse, mais on aurait besoin de presque 1,6 fois plus de logement près de ces lieux stratégiques, un joli paradoxe.
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Philippe DOMERC retweeted
Bravo Nico, C’est un petit chef-d’œuvre. Incisif. Bien écrit. Rien de ce que tu dis n’est faux, pris isolément. Et pourtant c’est un modèle de sophismes et d’insinuations. Étonnant de la part de quelqu’un qui se veut fact-checker sourcilleux, toujours prompt à tenter de discréditer un article de 12 000 signes pour un mot qui ne lui convient pas, ou à crier à la « fabrique du doute » dès qu’on ne cadre pas exactement avec sa lecture. Le plus amusant est qu’on retrouve ici, en beaucoup moins subtil, plusieurs des procédés que tu traques chez les autres. La paille et la poutre, toussa. Allez, c’est parti... « La France s’assèche et brûle. En 2023, elle a pourtant exporté près de 4 milliards de litres d’eau en bouteilles. » 1) Premier procédé : deux faits vrais, et un « pourtant » chargé de faire tout le travail de suggestion. La France connaît une sécheresse sévère. La France a exporté de l’eau embouteillée en 2023. Deux phrases vraies. Le « pourtant » invite à comprendre que l’exportation de cette eau est pertinente pour expliquer la pénurie, ou qu’elle entre directement en concurrence avec l’eau que l’on voudrait stocker. Ce qui reste entièrement à démontrer. « 4 milliards de litres » 2) Deuxième procédé : donner un nombre immense sans fournir le dénominateur qui permet d’en comprendre l’ordre de grandeur. 4 milliards de litres, c’est beaucoup. Cela représente 0,013 % des prélèvements d’eau douce. Rapporté non pas aux prélèvements bruts, dont une énorme partie est restituée au milieu, mais aux 3,8 milliards de m³ effectivement consommés en France cette même année (car les dénominateurs, c’est important), on est autour de 0,1 %. Exactement le genre de détail de cadrage que tu reproches aux autres et transformes illico en « fake news ». « On nous parle sans cesse de "stocker l’eau". Il serait peut-être temps de parler aussi de qui la prélève, qui la vend, qui l’exporte et pour quels usages.» 3) Troisième procédé : comparer un flux annuel à une capacité de stockage comme s’ils remplissaient la même fonction. Car il manque une dimension assez importante dans ton post quand on parle d’eau, et assez surprenante dans un post qui prétend précisément nous expliquer comment gérer la ressource : la géographie. Un mètre cube prélevé dans l’aquifère qui alimente une source minérale dans les Alpes n’est pas un mètre cube disponible dans la nappe du bassin Sèvre Niortaise-Mignon. Additionner toute l’eau embouteillée exportée depuis toute la France pendant un an et la comparer à une retenue située à Sainte-Soline suppose implicitement que tous ces mètres cubes sont interchangeables. Or ils ne le sont évidemment pas. Pour savoir si un prélèvement d’eau minérale pose problème, il faut connaître la ressource locale, sa recharge, les volumes prélevés et les usages concurrents. Une réserve de substitution ne sert pas principalement à augmenter la quantité annuelle d’eau disponible en France. Elle sert à déplacer dans le temps certains prélèvements, en pompant lorsqu’ils sont autorisés et que la ressource est davantage disponible afin d’éviter de le faire en période d’étiage. Opposer « stockage » et « exportation » revient donc à comparer deux questions totalement différentes. Pas très rigoureux, ça, non ? « L’eau est une ressource qu’on privatise et qu’on commercialise. » 4) Quatrième procédé : le petit glissement sémantique final. « Commercialise » ? Évidemment. « Privatise », en revanche, n’est pas une description juridique neutre. Le Code de l’environnement dispose que « l’eau fait partie du patrimoine commun de la nation ». Son exploitation peut être privée et commerciale, dans un cadre réglementé. Le mot « privatiser » importe donc déjà dans la phrase une lecture politique. Et surtout, « privé » ou « public » ne nous dit strictement rien sur la soutenabilité hydrologique d’un prélèvement. 5) Résumons-nous. Rien n’est faux. C’est même ce qui rend le procédé intéressant. Un chiffre exact. Des phrases exactes, prises individuellement. Un cadrage soigneusement choisi, puis une série de rapprochements qui font naître dans l’esprit du lecteur une conclusion que les données, elles, ne démontrent jamais. La vraie question, parfaitement légitime, n’est tout simplement pas traitée : certains prélèvements d’eau destinée à l’embouteillage sont-ils localement excessifs au regard de la recharge des nappes et des autres usages ? Pour y répondre, il faudrait regarder aquifère par aquifère, prélèvement par prélèvement. Mais forcément, autour de 0,1 % de la consommation nette nationale, c’est moins spectaculaire que « six Sainte-Soline ». 6) Moralité : le fact-checking ne consiste pas seulement à vérifier si chaque chiffre est juste. Il consiste aussi à vérifier ce qu’on essaie de leur faire dire. « Les chiffres ne mentent pas, mais les menteurs adorent les chiffres. » Mark Twain (ou pas).
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Philippe DOMERC retweeted
Quelles évolutions pour l'attractivité de la France et de la zone euro? bit.ly/4g5STCg
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🇫🇷 Dette : l'addition s'envole déjà pour l'Etat ➡️ lesechos.fr/economie-france/… 📊 La charge de la dette de l'Etat a bondi de 18 % au premier semestre. Cette hausse rapide, accentuée par la remontée des taux, pèse sur le déficit de l'Etat, qui s'est creusé sur un an.
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Philippe DOMERC retweeted
Mythe n°3 : l’irrigation, ce serait des méga-bassines, une privatisation et un accaparement de l’eau. Trois mots, un même objectif. La guerre du vocabulaire sur l'eau. • «Méga-bassine». Le terme technique est «retenue de substitution» : un stockage d'hiver qui remplace un prélèvement d'été. L'ouvrage ne prend pas plus d'eau, il la prend à un autre moment. • «Privatisation de l'eau». En droit français, l'eau est un patrimoine commun de la nation. Un agriculteur n'achète pas d'eau : il obtient une autorisation encadrée, limitée, révocable, restreinte dès le premier arrêté sécheresse. • Sur le prix : personne ne paie l'eau, ni l'agriculteur ni le particulier. Ce qui se paie, ce sont les services – captage, potabilisation, distribution, collecte et traitement des eaux usées. L'eau brute d'irrigation n'est ni traitée ni distribuée : elle relève d'une redevance de prélèvement, pas d'un achat. • «Accaparement». L'eau potable reste prioritaire en toutes circonstances. L'agriculture est le 4ᵉ préleveur, 10% des volumes, et la première restreinte en cas de crise. • Alors pourquoi ces mots ? Parce que le débat n'est pas technique. Derrière, il y a un projet idéologique assumé : produire moins. Moins d'élevage, moins de céréales, moins d'irrigation. ➡️ L'eau n'est pas le sujet. Elle est le levier. Quand on remplace un nom par un slogan, ce n'est pas un accident de vocabulaire mais une volonté de manipuler le débat. #Eau #Irrigation @AnnieGenevard @Agri_Gouv @Ecologie_Gouv @Irrigants_Fr
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Philippe DOMERC retweeted
On aurait pu s'attendre à ce qu'un tel article paraisse dans Libé, Mediapart, Libération... mais certainement pas dans le FT, tant son ton dénonce brutalement le capitalisme américain comtemporain, allant jusqu'à avancer que "contrairement aux barons voleurs du passé, qui étaient souvent charitables et donnaient généreusement aux institutions publiques, les milliardaires de la tech actuels affichent une indifférence totale envers toute forme de contrat social et envers la nécessité de « compenser les personnes pour les perturbations qu'ils ont apportées dans leur vie". Et il est exact, Carnegie, Rockefeller, Pierpont Morgan... étaient célébrés pour leur philanthropie. En témoignent les nombreuses universités, hôpitaux bibliothèques au travers de tout le pays. Leurs équivalents de la technologie non seulement n'ont pas réellement pratiqué la philanthropie (à part de notables exceptions comme l'ex-femme de Jeff Bezos, Bill Gates ou encore Mark Benioff), mais ils ont cherché autant que possible à limiter les dépenses sociales de l'Etat. En favorisant la fin de "l'Obamacare" (ACA) ou en créant le DoGE, l'agence dirigée un temps par Musk et chargé de démanteler l'administration sociale et d'Etat autant que possible, ils ont clairement affirmé leur souhait d'un capitalisme exclusif et par ailleurs oligarchique. La dénonciation d'ailleurs ne vise pas que le mandat de Trump. Elle vise une lente dérive qui a vu les 0,0002% des américains posséder de 3% de la richesse du pays, il y a quarante ans, à plus de 20% aujourd'hui. Parmi les éléments clés se trouvent les superPAC : la possibilité de donner sans limite pour une cause politique. SuperPacs qui seront autorisées par la cour suprême dès 2010, permettant ainsi aux 100 milliardaires les plus riches de sponsoriser à hauteur de 2,4Mds de dollars les candidats à l'élection de 2024. l'influence de ces acteurs - dont les plus emblématiques viennent désormais du monde de la technologie et de l'IA. Le cabinet de Trump lui même est essentiellement composé de milliardaires, ce qu'il revendique comme une vertu, mais que les chercheurs, d'UCLA et d'ailleurs, dénoncent comme une source de corruption majeure. On peut, comme c'est parfois fait, me faire observer que "je me gauchise". La réalité est que c'est plutôt le contexte qui a changé. Une newsletter que je reçois (celle de Guy Hervet "une semaine aux Etats-Unis" NDRL) observe que cette "économie américaine est structurée par une concentration de marché extrêmement forte, secteur après secteur. L’indicateur le plus utilisé par les économistes industriels, le CR4 - la part de marché cumulée des quatre plus grandes entreprises d’un secteur - dessine un paysage saisissant : dans la recherche en ligne, les réseaux sociaux, les systèmes d’exploitation, les paiements électroniques, les télécommunications ou les processeurs pour l’intelligence artificielle, on est dans le quasi-monopole pur : plus de 90 % du marché tenu par quatre acteurs, adossés à des effets de réseau et des rachats de startups et de concurrents à tour de bras, qui verrouillent durablement la position des leaders." Il me semble que c'est tout le contraire du capitalisme réel, qui limite les trusts et les abus de pouvoirs. Nous sommes face à une ploutocratie dans sa forme aboutie et c'est particulièrement inquiétant alors que se profile d'importantes créations de richesse avec l'IA. Le risque étant évidemment que cette valeur aille de façon disproportionnée vers le capital concentrée plutôt que le capital déconcentré et le travailleur. ft.com/content/2472ef5a-798d…
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